Reflet et Renaissance
Parfois je suis à bout,
Que jamais je ne serai debout,
Un silence devant ce tabou :
Parler de l’ange qui secoue.
Mais soudain, un souffle très tendre,
Qui demande de renaître des cendres,
Un murmure, léger à entendre,
Qui m’apprend doucement à me défendre.
Alors toute la nature se rebelle,
Le ciel voilé de tourterelles,
Magicien, reviens, on t’appelle,
Le tonnerre hurle de ses nouvelles.
Je deviens volcan,
Je me lève en combattant,
Merci pour cette mission,
Toi qui arrives à temps.
Je me vois en étoile,
Perdue mais jamais banale,
Guidant des cœurs en cavale,
Dans une nuit colossale.
Je suis une étoile solitaire,
Dans un coin de la Voie lactée,
Mon éclat perce la poussière,
Et chaque souffle m’est conté.
On m’appelle parfois filante,
Et parfois polaire stagnante,
Mais l’image la plus frappante
Que la plume me rend parlante.
Si ma danse fait vaciller
Des âmes qui n’osent parler
De leur douleur oubliée,
Je deviens lumière révélée.
Je reprends ce miroir,
Pour qu’ils puissent enfin se voir,
Et qu’au cœur de leur soir
Renaisse un fragile espoir.
Je leur rends leur lumière,
Perdue sous trop de poussière,
Et leurs âmes téméraires
Retrouvent une route plus fière.
Je deviens reflet apaisant,
Le guide d’un instant,
Un éclat réconfortant
Dans leur ciel hésitant.

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