A toi que j'ai temps detester mais aussi que j'ai aimer

de Image de profil de Iris_27Iris_27

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Je m’y étais toujours préparée, du moins c’est ce que je croyais. On se dit que le temps finira par nous y habituer, que la vieillesse est un chemin qu’on voit venir de loin. Mais rien ne m’avait préparée à ce jour‑là. Rien ne m’avait préparée à entendre ma grand‑mère pleurer en hurlant ton nom, la voix brisée, comme si elle essayait de te retenir par la force de son amour. Rien ne m’avait préparée à la voir s’effondrer, à supplier, à appeler encore et encore, comme si tu pouvais revenir.

Et moi… moi je suis restée figée. Je me souviens de tout, même si j’aimerais parfois oublier. Je me souviens de toi, allongé sur cette place du canapé. Je me souviens de ton souffle qui changeait, de ton corps qui se fatiguait. Je me souviens de ce moment où j’ai compris que tu partais, et que je ne pouvais rien faire.

On avait nos petits conflits, toi et moi. Tu savais me pousser à bout, et moi je te grondais parfois trop vite. Tu volais une chaussette, je râlais. Tu boudais, je faisais semblant de ne pas céder. C’était notre façon de vivre ensemble, maladroite mais sincère. Et aujourd’hui, ces disputes me manquent presque autant que toi.

Parce que derrière tout ça, il y avait un amour que je n’ai pas su dire. Un amour que je portais en silence, en pensant que tu le savais déjà. Je croyais qu’on avait encore du temps pour se comprendre, pour se pardonner, pour s’aimer mieux. Mais le temps nous a échappé.

Ce jour‑là, j’ai compris ce que tu représentais vraiment. J’ai compris que tu avais été un morceau de ma vie, un morceau de mon enfance, un morceau de mon cœur. J’ai compris que tu avais été là dans mes colères, dans mes doutes, dans mes silences. J’ai compris que tu avais été plus qu’un chien : tu avais été mon repère, mon soutien, ma présence la plus fidèle.

Ton absence a laissé un vide que rien n’a comblé. Un vide qui fait encore écho quand je repense à ce moment où tout s’est arrêté. Mais malgré la douleur, malgré le traumatisme, malgré les souvenirs qui piquent encore, il reste quelque chose de plus fort : l’amour. Celui que je n’ai pas su exprimer comme il fallait. Celui que je porte encore aujourd’hui, sans honte, sans retenue.

Tu me manques. Et même si je n’ai pas su te le dire assez fort, assez tôt, assez souvent… je t’aimais. Je t’aime encore.

Je t'aime mon petit chou a la creme fouetter double de chocoat parsemer de vermiselle, je t'aime tellement...

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Table des matières

En réponse au défi

Écrivez à un être cher que vous avez perdu, pour vous exprimer et vider vos pensées.

Lancé par Iris_27

Écrire à un être cher disparu, c’est ouvrir une porte que l’on croyait fermée. Les mots deviennent un refuge où l’on dépose ce que l’on n’a jamais pu dire, ce qui pèse encore, ce qui manque. C’est une manière de faire remonter les souvenirs, de laisser parler le cœur sans retenue, et de libérer ces pensées que l’on garde trop souvent pour soi. Dans cette lettre, chacun peut retrouver un peu de paix, un peu de vérité, et peut-être une façon d’avancer malgré l’absence.

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Je t'aime à ma façon...Chapitre0 message

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