Chapitre 46 - Rémy
Rémy était affalé sur la chaise de Colin, les yeux fixés sur le petit papier qu’il venait de découvrir au milieu des autres documents. Ce n’était pas un des messages codés ou des lettres effacées qu’ils avaient trouvés dans leurs cercueils, mais quelque chose de plus… direct. L’écriture soignée, presque familière, contrastait avec le chaos cryptique des messages précédents. Le papier portait une signature dans le coin inférieur droit : “Nathan”.
— Nathan… murmura Rémy, la voix tremblante. Il a laissé ça pour nous ?
Anita s’approcha, les bras croisés, le regard fixé sur le message. Clark, lui, s’était penché sur la carte du lycée étalée sur la table, comparant les couloirs, les rangées de casiers et les sorties possibles.
Rémy prit une profonde inspiration et lut à voix haute :
"Si vous trouvez ce message, sachez que vous êtes sur la bonne piste, mais soyez prudents. Tout est surveillé, et chaque mouvement compte. Ne vous fiez pas à ce que vous pensez savoir. Les indices mènent là où ils doivent, mais seul un œil attentif verra le vrai danger. Quatre combinaisons vous mèneront à la première étape. Faites confiance à votre logique, et surtout, ne vous précipitez pas."
Il s’arrêta, sentant un frisson lui parcourir la colonne vertébrale. Nathan… il ne leur donnait pas tout, mais il leur donnait juste assez pour éviter le pire.
— Il nous avertit… et en même temps nous guide, murmura Anita. Comme toujours avec lui, tout est subtil.
— Il parle de quatre combinaisons, fit Rémy en tournant la feuille dans ses mains. Je… je crois que ce sont les codes des cadenas. Il n’en dit pas plus, mais ça confirme ce qu’on pensait : il y a un cadenas à trouver.
Clark pointa du doigt la carte du lycée.
— Si on combine ça avec la carte, on peut localiser la rangée de casiers où Arthur pourrait avoir caché quelque chose. Je pense qu’on peut limiter les zones.
Rémy se pencha sur la carte, suivant du doigt les allées, les couloirs et les numéros de casiers. L’idée que quelqu’un avait pris le temps de laisser des indices précis pour eux le fit frissonner. Tout cela ressemblait à un jeu… mais un jeu dangereux.
— Quatre codes, quatre cadenas… murmura-t-il. On doit être méthodiques. Aucun détail ne doit être laissé de côté.
Anita hocha la tête, ses yeux brillants d’intensité.
— On peut commencer par réduire le nombre de casiers possibles. Clark, montre-nous ce que tu as trouvé.
Clark désigna plusieurs rangées sur la carte.
— Ces rangées correspondent aux chiffres que vous avez relevés dans le message codé. Si on suit la logique des indices, Arthur n’aurait pas choisi un casier isolé, mais quelque part fréquenté… mais pas trop. On peut éliminer ceux près de la sortie et ceux à l’écart.
Rémy nota rapidement les cases possibles, les numéros et les chiffres du message.
— Bien, dit-il en respirant profondément. Et maintenant ?
— On réduit encore, intervint Anita. Si on se fie aux habitudes des élèves, aux zones qu’ils fréquentent souvent… on peut éliminer quelques autres casiers. Ceux-là ne seraient jamais pratiques pour quelqu’un qui veut rester discret.
Elle pointa plusieurs numéros sur la carte, et Rémy les biffa de sa liste.
— Il en reste… six. Juste six ? souffla-t-il, incrédule.
— Pour l’instant, dit Clark. Tant qu’on ne combine pas encore les quatre codes des cadenas, c’est tout ce qu’on peut faire.
Rémy inspira profondément, sentant une tension presque palpable. Six casiers. Six points possibles dans tout le lycée où Arthur pourrait avoir laissé la clé. Et quatre codes à tester pour chacun. Le calcul était simple… mais l’angoisse, elle, était énorme.
— Si on se trompe, murmura-t-il presque pour lui-même, on passe à côté du premier indice… ou pire, on déclenche quelque chose qu’on ne veut pas.
Anita posa une main sur son bras, douce mais ferme.
— On fera attention. On avance calmement. On note tout. On ne précipite rien.
Rémy hocha la tête. Il se sentait plus léger en sachant qu’ils étaient ensemble dans cette tâche, mais l’inquiétude ne disparaissait pas. Tout dans ce puzzle sentait la dangerosité, et le prénom Arthur revenait sans cesse dans sa tête. Ce n’était plus seulement un élève du lycée, ce n’était plus un code ou un jeu : c’était une menace.
— Il faut qu’on s’organise, dit-il enfin. Les quatre codes qu’on a relevés… je vais les noter séparément. Chacun doit correspondre à une combinaison possible pour chaque casier.
Il griffonna rapidement les quatre séries de chiffres sur un carnet, en prenant soin de laisser de l’espace pour ajouter des notes.
— Et si Arthur a prévu plusieurs options ? demanda Anita. Et si ce n’est pas dans le lycée ?
— On se concentre sur ce qu’on a, répondit Rémy. Pour l’instant, c’est là que le message de Nathan nous mène. Si ça mène ailleurs… on s’adaptera.
Clark observait les rangées et les numéros de casiers, puis l’alignement des chiffres sur le papier.
— Avec ces quatre codes, et ces six casiers, on peut déjà commencer à éliminer certaines possibilités, dit-il. Certains chiffres ne correspondent pas à la longueur des casiers, à l’ordre des lettres ou des nombres.
Rémy nota chaque observation, chaque détail, chaque incohérence possible.
— Ce n’est pas juste un cadenas, murmura-t-il. C’est… un message dans le message. Chaque chiffre, chaque code… c’est une information sur Arthur, sur ce qu’il veut ou ce qu’il prévoit.
Anita fronça les sourcils.
— Et si on se trompe ? Et si ces codes sont des leurres ?
— Alors on observe avant d’agir, répondit Rémy, déterminé. On teste chaque possibilité dans notre tête d’abord. On prépare notre plan. Pas de précipitation.
Un silence s’installa, chargé de concentration. Les quatre regards étaient fixés sur les papiers, les cartes, les chiffres et les lettres. Chacun savait que cette étape pouvait être cruciale. Chaque erreur pourrait leur coûter cher.
Rémy leva les yeux, et pour la première fois depuis des jours, il sentit un élan de détermination.
— Très bien, dit-il. On commence par vérifier les casiers qui correspondent le plus aux indices. On élimine ce qui ne marche pas, on note chaque détail… et on avance par étape.
Clark hocha la tête, l’air grave mais concentré.
— Et on garde en tête les conseils de Nathan. Prudence. Observation. Logique. Pas d’impulsions.
Anita sourit faiblement.
— Ensemble, on peut le faire. On va rester méthodiques. Pas de précipitation. Pas d’erreur.
Rémy respira profondément, reprenant confiance dans le groupe. Ils avaient des indices clairs, des codes à tester, et une stratégie à construire. Et même si la peur persistait, la tension était désormais accompagnée d’une lumière fragile : celle de comprendre enfin ce qu’Arthur avait préparé pour eux.
— Alors… on se lance ? demanda-t-il.
Anita et Clark acquiescèrent. La route serait longue, complexe et dangereuse. Mais pour la première fois depuis qu’ils avaient commencé à analyser ces messages, il y avait un plan.
Un plan pour Arthur.
Et pour eux.
La nuit avait étendu son manteau sombre sur la ville. Rémy suivait Anita et Clark dans les ruelles désertes menant au lycée, chaque pas résonnant dans le silence comme un avertissement. Les feuilles mortes crissaient sous leurs pieds, et le souffle froid de l’automne leur glaçait la nuque.
— T’es sûr qu’on devrait faire ça ? murmura Anita, sa voix teintée d’ironie. Ou alors tu comptes qu’on devienne les stars d’un reportage “adolescents perdus se font attraper par la police” ?
— On n’a pas le choix, répondit Rémy, la voix tendue. S’il y a quelque chose à trouver ici, c’est dans ce lycée. Et Colin peut nous aider à entrer.
Clark jetait des coups d’œil nerveux aux ombres mouvantes, son regard oscillant entre la porte de service et les couloirs sombres :
— Et si on se faisait surprendre ?
— Alors on pourra dire qu’on est morts… deux fois. Avec style, ajouta Anita, un sourire noir étirant ses lèvres.
Rémy soupira, à la fois amusé et inquiet.
Ils atteignirent enfin le point convenu. Colin les attendait, caché derrière un angle, une expression à la fois sérieuse et concentrée sur le visage.
— Bien, chuchota Colin, je peux vous faire passer par l’entrée de service, mais restez derrière moi. Et surtout, pas un bruit.
— Pas un bruit… sauf si je décide d’improviser un opéra avec les casiers, murmura Anita en mimant un air dramatique.
Rémy hocha la tête et suivit, le cœur battant la chamade. Le couloir était désert, les casiers froids et métalliques reflétaient la lumière pâle des néons. Colin guida le groupe jusqu’à la rangée indiquée par les indices qu’ils avaient décodés chez eux, là où, selon leurs déductions, la clé était cachée.
— Là, murmura Colin en pointant un casier légèrement plus usé que les autres.
Anita fit glisser sa main dans le compartiment secret, et son souffle s’arrêta lorsqu’elle toucha la petite clé soigneusement dissimulée.
— On l’a… et moi qui pensais que la seule clé que je trouverais serait celle de ma boîte de chocolat, ironisa-t-elle.
Mais alors que Rémy s’apprêtait à souffler, son téléphone vibra. Un message du numéro inconnu venait d’arriver :
"Vous avancez trop vite, Rémy. Ce que vous cherchez… ce n’est pas un simple jeu. Certaines décisions auront des conséquences. Certains… et vous ne savez pas encore lesquels."
Rémy sentit un frisson glacial lui parcourir la colonne vertébrale.
— Certains… répéta-t-il à voix basse, inquiet. Qui ?
— Certains… qui se feront écraser par notre intelligence légendaire, murmura Anita, le ton sarcastique. Ou pas.
— On ne peut pas rester ici, dit enfin Rémy. Il faut qu’on rentre chez Colin pour analyser ça.
— Oh oui, rentrons… avant que ce “certains” décide de venir nous serrer la main avec une batte de baseball, ajouta Anita en roulant des yeux.
Ils se dirigèrent rapidement vers la sortie de service, Colin ouvrant la porte avec précaution. Une fois dehors, le silence de la nuit les enveloppa à nouveau.
Chez Colin, ils s’installèrent autour de la table de travail. Rémy sortit la clé et les messages de son téléphone :
— On a trouvé la clé dans le casier. Et j’ai reçu ces messages… signés d’un numéro inconnu. Conseils, avertissements… et ce mot qui revient : certains. Qui ? Quels risques ?
Anita haussa un sourcil :
— Certains ? Super. Donc on a un tueur invisible ou juste un fan de suspense qui aime nous voir stresser. Parfait…
Clark observa les messages avec attention :
— Le numéro inconnu ne donne pas beaucoup d’informations. Mais ce mot, “certains”… il y a une menace implicite.
— Ou alors c’est juste un mec qui s’ennuie et veut écrire des poèmes macabres, suggéra Anita.
Rémy secoua la tête :
— On doit rester prudents. Chaque pas peut avoir des conséquences. Même nous.
Colin acquiesça :
— La priorité, c’est de comprendre le code, la clé, les messages… tout ce qui peut nous mener à ce qu’Arthur a prévu. Pas de précipitation.
— Je sens que je vais mourir d’ennui avant de mourir d’Arthur, murmura Anita. Mais au moins, je mourrai en analysant des indices.
Rémy hocha la tête. L’inquiétude et l’adrénaline se mêlaient dans son estomac. La clé, les messages… c’était peut-être le début d’une escalade qu’ils n’avaient pas anticipée.
— On commence ici, expliqua Anita en pointant les feuilles, les photos et les notes. Mais si quelqu’un nous observe, j’espère qu’il prend des notes : notre humour noir mérite un prix, ajouta-t-elle avec un sourire en coin.
Clark serra les poings.
— Chaque geste compte. Chaque détail peut nous rapprocher d’Arthur… ou nous mettre en danger.
Rémy sentit la tension monter. Il jeta un dernier regard à la clé sur la table. La nuit les avait mis en mouvement, mais ce qu’ils avaient trouvé n’était qu’une première pièce du puzzle. Et derrière les avertissements, le danger semblait déjà les observer.
— On doit être concentrés et prudents, murmura-t-il. Si certains risquent de souffrir… alors il faut tout comprendre avant d’agir.
— Et si certains finissent par mourir… j’espère qu’ils mourront en étant impressionnés par notre organisation, répliqua Anita, ironique mais avec cette lueur de détermination dans les yeux.
Ils passèrent le reste de la soirée à examiner les indices, noter des détails, comparer les messages et commencer à imaginer les premières hypothèses sur Arthur. Mais à chaque phrase, chaque note, le même mot revenait en boucle dans l’esprit de Rémy : certains… qui sont-ils ? Et quel prix vont-ils payer ?
Le déclic ne vint pas immédiatement.
Ils savaient déjà qu’ils avaient une clé.
Une vraie, froide, banale.
Ce genre de clé qui n’impressionne personne — et c’était peut-être ça, le plus dérangeant.
Elle était posée au centre de la table basse, entre des feuilles griffonnées, une carte froissée de la ville, et deux tasses de café froid. Rémy la fixait depuis plusieurs minutes sans vraiment la regarder. Il avait cette sensation étrange que l’objet avait changé sans bouger. Comme si sa fonction venait de muter.
— Attendez… murmura Colin, penché sur son ordinateur.
Il tapotait frénétiquement, passant d’un plan à un autre. Clark s’était rapproché de l’écran, bras croisés, attentif. Anita, elle, était affalée dans le canapé, une jambe repliée sous elle, l’air faussement détaché.
— Tu as trouvé quoi ? demanda Rémy.
Colin inspira lentement.
— Ce n’est pas un casier du lycée.
Silence.
— Pardon ? fit Clark.
— La clé. Le modèle. Le numéro gravé sur le métal. J’ai comparé avec… pas mal de trucs. Serruriers, bases de données, plans municipaux. Ce n’est pas un système scolaire.
Rémy sentit son estomac se contracter.
— Donc… quoi, alors ?
Colin se passa une main sur le visage, fatigué mais concentré.
— Des casiers de stockage. Individuels. Pour affaires personnelles. Comme ceux qu’on loue quand on déménage, ou quand on veut… cacher quelque chose.
Anita se redressa légèrement.
— Oh.
— Oh quoi ? demanda Clark.
— Oh super. Parce que quand on passe de “mystère glauque” à “box de stockage”, ça sent vraiment le hobby sain et légal.
Rémy esquissa un sourire nerveux, puis demanda :
— Où ?
Colin fit apparaître un point sur la carte.
— Là. À vingt minutes du lycée. À pied, trente en bus. Un ancien complexe réaménagé. Pas surveillé en permanence. Juste des caméras à l’entrée.
Le silence retomba, plus lourd cette fois.
— Donc… reprit Rémy lentement, quelqu’un a payé pour louer un casier.
— Ou plusieurs, ajouta Clark.
— Et y a mis des affaires personnelles, compléta Colin.
— Et nous a laissé la clé, conclut Anita.
Elle tapota la table du doigt.
— Sérieusement, dites-moi que vous aussi vous avez l’impression d’être dans un escape game géant organisé par quelqu’un qui nous déteste.
Rémy regarda de nouveau la clé.
Affaires personnelles.
Le mot le dérangeait plus que tout le reste.
Son téléphone vibra.
Numéro inconnu.
Tu sais maintenant ce que la clé ouvre.
Réfléchis avant d’y aller.
Ce n’est pas à vous que ça appartient.
Rémy sentit un frisson lui parcourir l’échine.
— Il sait, murmura-t-il.
— Évidemment qu’il sait, répondit Anita. C’est probablement lui qui a laissé les avis Google.
— Rémy, qu’est-ce qu’il dit ? demanda Clark.
Rémy hésita, puis lut à voix haute. Personne ne plaisanta cette fois.
Quelques secondes plus tard, un autre message arriva.
Ce que vous allez trouver n’est pas forcément ce que vous cherchez.
Et certains d’entre vous ne sortiront pas de cette histoire indemnes.
Anita leva les yeux au plafond.
— “Certains”. Toujours ce mot.
— Ça te fait rire ? demanda Colin.
— Non. Ça m’agace. Parce que c’est volontairement flou. C’est fait pour qu’on se regarde tous en se demandant lequel va trinquer.
Elle jeta un coup d’œil circulaire. Rémy, Clark, Colin.
— Spoiler : j’aime pas les jeux où on ne connaît pas les règles.
Rémy sentit le poids de la phrase.
Tout, depuis le début, ressemblait à un jeu.
Les messages codés.
La clé.
Les indices distribués au compte-gouttes.
— Pourquoi des casiers ? demanda-t-il à voix haute. Pourquoi pas juste… laisser les affaires quelque part ?
Colin répondit sans détour :
— Parce que ça implique une durée. Une attente. Quelqu’un a prévu qu’on y aille plus tard.
— Donc on suit un calendrier qui n’est pas le nôtre, murmura Clark.
Anita eut un rire sec.
— Génial. On est des PNJ.
Ils étaient en train d’échanger là-dessus quand la porte d’entrée s’ouvrit.
— Colin ?
La voix de sa femme.
Le bruit des clés. Des sacs qu’on pose. Une présence familière… qui s’arrêta net.
Rémy releva la tête, surpris par le silence soudain.
La femme de Colin se tenait dans l’entrée du salon. Son regard passa sur les feuilles, la carte, la clé. Puis sur Clark. Sur Anita.
Et là… elle se figea.
Son regard resta accroché à Anita plus longtemps que nécessaire.
Anita, elle aussi, s’immobilisa.
Plus de sarcasme.
Plus de posture.
Rémy sentit immédiatement que quelque chose clochait.
— Euh… ça va ? demanda-t-il doucement.
Personne ne répondit.
La femme de Colin cligna des yeux, comme si elle revenait de loin.
— Je… ne savais pas que nous avions des invités, dit-elle enfin.
Sa voix était calme. Trop calme.
— On travaillait sur un… projet, tenta Colin.
Anita esquissa un sourire crispé.
— Oui. Un projet de rangement, ironisa-t-elle. Très… personnel.
Le regard de la femme ne la quittait pas.
Rémy sentit la tension monter d’un cran.
Ce n’était pas de la curiosité.
C’était de la reconnaissance.
— On va y aller, lâcha Clark, mal à l’aise.
— Bonne idée, ajouta Anita. Avant que quelqu’un propose d’ouvrir un casier émotionnel.
Ils se levèrent. Rémy glissa la clé dans sa poche, comme si elle brûlait.
Alors qu’ils sortaient, son téléphone vibra une dernière fois.
Vous venez de comprendre une chose importante.
Mais pas la plus dangereuse.
Rémy releva la tête vers les autres.
Il savait maintenant que la clé n’était pas une fin.
C’était une invitation.
Et les jeux…
ne préviennent jamais quand ils commencent vraiment.

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