Chapitre 50 - Anita

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Le crépuscule étirait ses doigts oranges sur la ville alors qu’Anita, Rémy, Colin, Clark et Kelvin prenaient la route vers le bâtiment à vingt minutes du lycée. La voiture de Colin avançait lentement sur les rues presque désertes, les phares perçant l’obscurité naissante. À l’intérieur, le silence régnait, chacun absorbé par ses pensées.

— Vous sentez ce poids ? murmura Rémy, la voix tremblante. Pas le poids de la clé… le poids de… je sais pas, tout ce qui pourrait arriver.

Clark tourna légèrement la tête vers lui, fronçant les sourcils.

— Si tu continues comme ça, on va arriver et tu vas te liquéfier avant même d’ouvrir la porte, dit-il, un sourire nerveux.

Rémy esquissa un faible sourire, mais son regard était fixé sur le petit sac qui contenait la clé trouvée plus tôt au lycée. Chaque cliquetis, chaque bruit de la route lui rappelait des souvenirs qu’il ne voulait pas revoir, des éclats du passé où tout s’était arrêté trop tôt.

Anita, assise à côté de lui, posa sa main sur le genou de Rémy.

— Ça va aller, murmura-t-elle. On est ensemble. On sait ce qu’on cherche.

Colin, concentré sur la route, jeta un coup d’œil à Kelvin, assis à l’arrière à côté de Clark.

— Chacun doit rester concentré. La clé ouvre quelque chose ici, et ça pourrait bien être le prochain morceau du puzzle. On ne sait pas encore si c’est piégé…

Kelvin hocha la tête, le visage tendu mais résolu. Clark passa un bras derrière le dossier du siège pour toucher doucement la main de Kelvin, un geste discret mais rassurant. Même dans l’urgence, ce contact apportait une sensation étrange de normalité, un ancrage qui calmait légèrement le chaos qui les entourait.

Vingt minutes plus tard, ils atteignirent le bâtiment : un vieux hangar décrépi, couvert de graffitis, certaines fenêtres brisées laissant filtrer un halo de lumière rougeâtre. Le béton semblait suinter la poussière et l’humidité. La voiture s’arrêta devant, et Colin coupa le moteur. Le silence, déjà épais, devint presque tangible.

— C’est ici, dit Anita d’une voix basse, mais ferme.

Rémy sortit en premier, le sac contre lui, les mains légèrement tremblantes. Ses yeux se posèrent sur la porte métallique, sur le mur écaillé. Chaque pas résonnait comme un avertissement, chaque souffle semblait peser des tonnes. Clark et Kelvin le suivirent, tandis que Colin ouvrait la marche.

— On reste groupés, dit Colin. Pas de mouvement brusque. Et chacun surveille ses arrières.

L’intérieur était sombre, éclairé par quelques lampes d’urgence suspendues au plafond. Les murs nus et gris absorbaient chaque son, chaque respiration. Anita se pencha pour observer le sol, ses doigts frôlant les papiers et débris qui jonchaient le sol.

— On y va doucement, murmura-t-elle. Le moindre bruit et on se fait repérer.

Ils avancèrent vers le casier métallique que la clé était censée ouvrir. Le métal froid sous leurs doigts fit frissonner Rémy. Le grincement sinistre de la serrure lorsqu’il tourna la clé résonna dans tout le couloir.

La porte s’ouvrit enfin, révélant un amoncellement de papiers, de photos et de carnets soigneusement rangés. Chaque document, chaque image semblait attendre qu’on le découvre, et la tension monta d’un cran.

Anita attrapa une lettre datée un mois avant la mort présumée de Rémy. Ses doigts tremblaient légèrement. Les yeux de tous se posèrent sur le texte. Clark posa sa main sur l’épaule de Kelvin, un geste de soutien, tandis que Colin scrutait les lignes avec attention.

— Arthur… murmura Rémy. C’est celui dont Nathan m’a parlé ? Arthur 3… ou Arthur 6 ?

— Peut-être, dit Anita, mais je ne suis pas sûre que ce soit aussi simple. Les écritures ne sont pas toutes identiques… On dirait plusieurs mains, plusieurs esprits.

Rémy sentit un frisson lui parcourir l’échine. Il fixait les lignes comme si elles pouvaient lui répondre.

— Alors… celui qu’on cherche… il est blond, non ? murmura-t-il. C’est Arthur 3 ou 6 ?

— Probable, admit Anita, un sourire noir sur les lèvres. Mais ce n’est pas tout, dit-elle. Chaque document a été touché par d’autres personnes, ou d’autres personnalités, ce qui rend tout ça encore plus… joyeux, ironique, presque un jeu morbide.

Clark regarda Kelvin et eut un sourire léger. Kelvin lui rendit un regard complice, mais sérieux, partageant silencieusement le poids de cette réalité étrange.

— On dirait que… murmurait Rémy, le souffle court… Arthur 3 ou Arthur 6 a planifié tout ça depuis longtemps… et Nathan a essayé de nous protéger là où il pouvait…

Colin hocha lentement la tête.

— Exactement. Mais ça ne veut pas dire qu’on peut baisser notre garde. Chaque pas compte. Et si Arthur a plusieurs “assistants”, on ne sait pas qui joue pour qui.

Anita sortit une feuille pliée, presque oubliée, et la tendit à Rémy. Il lut à voix basse : une date, une heure, et une mention : « Nouvelle action. Cible : Rémy. Méthode : chute de brique. » Son visage se crispa.

— La brique… murmura-t-il. Nathan a vraiment empêché ça ?

— Oui, dit Anita, calmement mais avec gravité. Mais regarde… tout est codé, tout est planifié. Même toi, Rémy, tu as été étudié.

Rémy hocha la tête, mélange de peur et de gratitude dans le regard.

— Et s’il y avait d’autres ? demanda Clark, inquiet. On ne parle pas que d’Arthur, apparemment…

Anita soupira, laissant tomber un instant le masque de la fille sûre d’elle :

— Il faudra qu’on se prépare au pire. Parce que si on est à nouveau en vie… combien de temps avant que ce soit à nouveau notre tour ? Et si tout ça n’était qu’un avant-goût ?

Kelvin posa une main sur son épaule, un geste discret mais protecteur. Clark laissa sa main se glisser dans celle de Kelvin, un instant suspendu hors du temps, où tout semblait normal malgré le chaos autour.

Colin referma doucement le casier.

— On a assez pour planifier la suite. On sait maintenant qui pourrait nous menacer, et ce que Nathan a essayé de protéger. Mais rien n’est simple. Et Arthur… il est loin d’avoir terminé.

Rémy serra les poings, le regard fixe sur la pile de documents.

— Je sais maintenant… murmura-t-il. C’est soit Arthur 3, soit Arthur 6. Mais il n’y a pas que lui. Les écritures, les notes… tout ça montre que plusieurs mains ont participé. On a affaire à un… un réseau.

Anita hocha gravement la tête, son humour noir revenant :

— Joyeux Noël, hein ? Un complot organisé par plusieurs personnes pour nous transformer en pantins.

Rémy laissa échapper un rire nerveux, mais son esprit était déjà en train de calculer, d’analyser chaque document, chaque indice.

— On a du pain sur la planche, dit Clark. Et je crois qu’il va falloir qu’on fasse venir Nathan… maintenant.

Rémy acquiesça, prêt à sortir du bâtiment pour le chercher, conscient que chaque minute perdue pouvait leur coûter cher.

Anita marchait aux côtés de Colin, le pas lourd, ses doigts crispés sur la lettre qu’elle venait de sortir de sa poche. Le bâtiment s’éloignait derrière eux, ses contours sombres et menaçants comme un rappel silencieux du danger qu’ils venaient de frôler. Le vent froid leur mordait les joues et faisait danser quelques feuilles mortes au sol. Rémy était parti de son côté, probablement pour contacter Nathan, et Clark et Kelvin avaient pris une ruelle plus courte pour rejoindre leur voiture.

Le silence s’installait, pesant, presque tangible. Anita jeta un regard discret à Colin. Ses traits étaient fermés, concentrés, mais quelque chose dans son regard trahissait l’inquiétude.

— Tu sais, murmura-t-elle, ce n’est jamais une promenade tranquille, hein ? Même quand il n’y a personne autour, je sens qu’on est observés.

Colin esquissa un sourire court, presque triste.

— Tu n’as pas tort. Ce… ce n’est pas juste une clé ou des documents. C’est un message. Et les messages… parfois, ils ne disent pas tout.

Anita inspira profondément, puis sortit la lettre de sa poche. Le papier froissé avait été oublié jusque-là, et pourtant elle le serrait comme un talisman contre l’inconnu.

— Regarde ça, dit-elle enfin, la voix basse mais ferme.

Colin se pencha légèrement pour lire. La lettre était simple, presque déroutante dans sa concision : une date, « Dans trois jours », et juste un mot griffonné en marge : « Piège ». Aucun nom, aucune indication de cible. Juste… un compte à rebours.

Colin fronça les sourcils.

— Trois jours… et pas de nom. Rien qui nous dise qui est visé. Rémy ? Ou un autre ?

Anita haussa les épaules, un sourire ironique flottant sur ses lèvres malgré la tension.

— Joyeux jeu de piste, hein ? Le genre de truc qui te donne envie de rester sous la couette et de pleurer. Mais non… on marche, on essaie de deviner qui va se faire avoir.

— C’est exactement ce que je pense, dit Colin, le ton grave. Et le problème… c’est qu’avec Arthur ou ses complices, tout est calculé. Chaque détail compte. Même l’absence de nom est peut-être un piège en soi.

Anita serra la lettre contre sa poitrine, comme pour la protéger de l’air glacial.

— Alors on fait quoi ? On attend, on prie, ou on essaie de deviner ? murmura-t-elle. Parce que… franchement, je préfère être frappée par la vérité que par une brique sortie de nulle part.

Colin secoua légèrement la tête, pensif.

— On doit planifier. Observer. Tout analyser. On a vu ce que cette personne est capable de faire avec Rémy, avec les autres documents. Et si le piège concerne quelqu’un d’autre… il faudra être prêts.

Le silence retomba entre eux, seulement troublé par le bruit de leurs pas sur le trottoir humide. Anita jouait nerveusement avec le bord de la lettre. Ses yeux glissaient sur le papier, sur le mot « piège », essayant de lire entre les lignes.

— Trois jours… trois longues journées pour deviner, se murmura-t-elle à elle-même. Et si c’est… Rémy ? Ou Clark ? Ou même toi, Colin ? Tu sais que cette pensée me traverse l’esprit.

— Tu penses trop vite, répondit Colin, d’une voix plus douce. Mais je comprends. On a tous peur de ce qui pourrait arriver.

Anita soupira, laissant tomber un instant l’humour noir pour laisser transparaître la peur qui la nouait.

— Et si ce piège… n’était pas seulement physique ? murmura-t-elle. Et si c’était un test, un moyen de nous briser, de nous faire douter les uns des autres ?

Colin posa sa main sur l’épaule d’Anita, un geste discret mais réconfortant.

— Alors on ne le laissera pas gagner. Trois jours, ça nous laisse du temps. Du temps pour réfléchir, pour anticiper. Mais il faudra être méthodiques. Et prudents.

Anita hocha la tête, reprenant son masque d’assurance avec un sourire amer.

— Méthodiques… et paranoïaques à souhait. Super combo. Je suppose que c’est notre quotidien maintenant.

— Exactement, dit Colin avec un petit sourire. Mais il faudra aussi rester soudés. L’un ne peut pas tout faire seul. Pas avec ce genre d’adversaire.

Ils marchèrent encore quelques mètres dans le silence, chacun perdu dans ses pensées. Anita replia la lettre et la glissa dans sa poche, comme pour sceller cette menace invisible. Son esprit tournait en boucle autour de la question : qui était visé ? Et surtout, qui avait prévu ce piège ?

— Trois jours… répéta-t-elle, presque pour elle-même. Assez de temps pour agir, mais assez de temps pour se faire prendre.

Colin jeta un regard inquiet vers elle.

— On fera tout pour que ça n’arrive pas. Et si on découvre qui est derrière, on pourra anticiper.

Anita esquissa un sourire, nerveux mais teinté d’humour noir.

— Oui, et si tout échoue… au moins, on aura eu un avant-goût du chaos organisé. Joyeux anniversaire, nous.

Colin secoua la tête, un sourire discret aux lèvres malgré le sérieux de la situation.

Ils continuèrent à marcher, la lettre scellée dans la poche d’Anita, chacun sentant le poids du compte à rebours suspendu dans l’air glacé. Le bâtiment derrière eux semblait déjà loin, mais le piège, lui, était déjà là, invisible, en train de se mettre en place.

— On va devoir être plus vigilants que jamais, murmura Colin. Trois jours… chaque seconde compte.

Anita acquiesça, serrant le poing autour de sa poche : la peur était là, mais la détermination plus forte. Ils n’étaient peut-être que deux sur ce trottoir, mais leur volonté de découvrir la vérité et de protéger les autres était inébranlable. Trois jours, pensait-elle… Trois jours pour se préparer à ce qui allait arriver.

— Trois jours… murmura Colin, les yeux fixés sur le papier que tenait Anita. Tu crois que c’est pour Rémy ? Pour l’un des autres ? Ou pour… nous ?

Anita secoua la tête, le regard perdu dans le vide.

— Je n’en sais rien… Ce que je sais, c’est que ce n’est pas seulement un chiffre sur une feuille. C’est une promesse, dit-elle d’une voix basse. Une promesse que quelque chose va arriver.

Colin inspira profondément, ses doigts jouant nerveusement sur le bord du bureau.

— On doit se préparer, analysera tout, planifier chaque détail. Mais… je… je ne veux pas que ça nous change, dit-il en hésitant.

Anita le regarda, intriguée par cette vulnérabilité qu’elle n’avait que rarement vue chez lui.

— Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda-t-elle, laissant tomber son masque de détachement quelques secondes.

— Je… je veux dire que je veux que… peu importe ce qui arrive… je veux qu’on reste nous-mêmes. Que ce chaos ne nous vole pas ce qu’on a encore. Et… je veux que tu sois là, avec moi. Après tout ça. Même après que tout soit fini, murmura-t-il, presque comme une confession involontaire.

Un frisson parcourut Anita. Elle ne s’attendait pas à entendre Colin parler ainsi, à voix basse, hésitant, avec cette sincérité brute. Ses yeux croisèrent les siens et, sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi, elle se surprit à sourire, un sourire fragile mais honnête.

— Même après tout ça… je veux être là, Colin, dit-elle simplement, comme si elle lisait dans ses pensées.

Leurs yeux se fixèrent un instant, silencieux mais intenses. Colin sentit une chaleur étrange dans sa poitrine, un mélange de soulagement et de regret. Il avait voulu le dire depuis longtemps, mais maintenant qu’il l’avait fait, il se rendait compte de la fragilité de ce moment. Leur vie entière, suspendue à une enquête, à des dangers qu’ils ne maîtrisaient pas, et pourtant, une étincelle de normalité persistait.

— Tu sais, dit Anita en reprenant la parole après un silence, parfois je me demande… si tout ce qu’on a vécu avant… notre mort… notre retour… tout ça avait un sens. Si ça nous préparait vraiment pour ce qu’on est en train de traverser.

— Je crois que oui, murmura Colin. Mais ce que je sais surtout, c’est que je ne veux pas passer à côté de ça avec toi. Pas toi… Pas toi et rien d’autre.

Anita baissa les yeux, un mélange de gêne et de douceur passant sur son visage. Le masque qu’elle portait depuis si longtemps, cette façade de fille sûre d’elle, venait de se fissurer.

— Alors… on se tient prêts, on affronte ce piège, et après… on essaie de vivre un peu ? demanda-t-elle, presque timidement.

Colin hocha la tête. L’ombre de la peur planait toujours au-dessus d’eux, mais il sentait que ce moment, cette conversation, créait un lien qu’aucun danger ne pourrait effacer.

— On ne peut pas savoir combien de temps on aura… dit-il. Mais je veux que tu saches… je veux que tu restes à mes côtés, quoi qu’il arrive, même après…

Anita esquissa un sourire, reconnaissant le poids de ses mots et le désir implicite derrière eux. Elle savait qu’il ne le disait pas seulement pour rassurer. C’était un souhait sincère, un besoin humain que la menace constante rendait plus intense encore.

— Je resterai… dit-elle doucement. Même si le monde décide de nous tester jusqu’au bout, je resterai, Colin.

Leurs mains se frôlèrent sur le bureau, un contact léger mais chargé de significations. Colin sentit son cœur battre plus vite, une tension agréable mais troublante. Ils restèrent un moment silencieux, simplement à ressentir la présence de l’autre, comme si ce calme était un luxe rare qu’ils ne pouvaient plus se permettre ailleurs.

Colin ferma les yeux un instant, conscient de son erreur et des tensions qu’elle révélait. Il savait que sa femme avait ses propres doutes, ses propres craintes. Et il ne pouvait pas lui en vouloir, car lui-même portait ses propres regrets, ses propres inquiétudes. Entre eux, il n’y avait plus de moments simples, plus de tendresse tranquille. Tout tournait autour de l’enquête, du groupe, de la protection de ceux qu’il aimait… et surtout d’Anita.

— Je… je ne sais pas si j’ai été juste, dit Colin enfin, sa voix brisée par une honnêteté involontaire. Je voulais juste… te protéger, toi et les autres, mais je… je me rends compte que j’ai laissé mes sentiments prendre le dessus.

Anita posa une main sur la sienne, douce mais ferme.

— Tu n’as pas à te justifier. On vit dans un chaos permanent, Colin. Ce n’est pas le moment pour des reproches. C’est le moment pour se soutenir. Et… pour se rappeler ce qu’on veut vraiment.

Colin hocha la tête, les mots d’Anita résonnant en lui. Elle avait compris, sans qu’il ait besoin de prononcer la totalité de ses pensées. Et cette compréhension silencieuse, cette complicité, était peut-être plus précieuse que n’importe quelle preuve ou indice dans leur enquête.

Ils parlèrent encore longtemps, abordant leurs souvenirs d’avant la mort, les erreurs qu’ils avaient commises, les regrets qu’ils portaient. Anita parla de son désir de reprendre une vie normale, même si cela semblait impossible, et Colin évoqua son souhait de protéger ceux qu’il aimait, tout en maintenant un lien avec elle, un lien qu’il espérait durable. Le temps semblait suspendu, le monde extérieur oublié, alors qu’ils partageaient ce moment rare de vulnérabilité et de sincérité.

Enfin, Anita se leva, le cœur encore lourd mais plus léger, emportant avec elle la certitude qu’ils étaient liés, non seulement par l’enquête et le danger, mais par une confiance mutuelle fragile mais réelle.

— Je vais y aller… murmura-t-elle, la voix douce mais résolue. Mais demain… demain on reprend tout, on analyse chaque indice, et on avance.

Colin hocha la tête, un mélange de fierté et d’inquiétude dans le regard.

— Fais attention à toi, dit-il simplement. Et… merci pour ta confiance.

Anita esquissa un dernier sourire, silencieux, puis quitta le bureau, laissant Colin seul. Il resta un long moment assis, le regard fixé sur la porte, conscient que ce moment partagé avec elle resterait gravé dans sa mémoire, un rappel de ce qui comptait vraiment, même au milieu du chaos, de la peur et de l’incertitude.

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