CHAPITRE 11 : Voyage vers Vardecia

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C’est sur la grande route en terre, qui sillonne les vallées du pays de Sardon, que nous retrouvons nos protagonistes, se rendant à Vardecia, la capitale du royaume.

Fripon : – marchant d’un pas lourd – Ça fait déjà deux jours qu’on marche… On arrive quand ?

Riwalo : Tu ne peux pas arrêter de te plaindre deux minutes ? On a fait une pause à midi il y a une heure, et le temps est magnifique. Tu devrais plutôt te réjouir de n’avoir eu aucun problème jusqu’ici.

Fripon : Me réjouir ?! On aurait été chez nous, en une heure de voiture ça aurait été plié. Les gens de ce monde sont trop cons pour inventer la voiture ou quoi ?

Riwalo : Comme si c’était aussi simple…

Les deux frères se figèrent instantanément. Riwalo fronça les sourcils.

Fripon : Je sens plusieurs présences de mana… Elles ont l’air agressives.

Riwalo : Elles le sont. J’arrive à en distinguer quatre. C’est donc un groupe, sûrement des bandits.

Fripon : Le mana qu’ils émettent est faible. On va pouvoir s’en occuper sans problème. Ça tombe bien, je vais pouvoir me défouler un peu !

Ils continuèrent tous deux à avancer. Quelques centaines de mètres plus loin, ils rencontrèrent bel et bien un groupe de quatre voleurs.

Chef des bandits : Hé ! Les deux moucherons. Filez votre pognon et tout ce que vous possédez.

Riwalo regarda Fripon se craquer les doigts, puis il s’assit.

Riwalo : Je te les laisse. Mais dépêche-toi, on n’a pas que ça à faire.

Fripon : Merci beaucoup, Riwa, je vais m’en donner à cœur joie !

Chef des bandits : NON MAIS POUR QUI TU TE PRENDS, MICROBE ?!
Allez les gars ! Démolissez-les !

Les bandits dégainèrent des couteaux et foncèrent sur Fripon.
Mais il les esquiva sans effort, puis leur asséna à chacun quelques coups de poing, les faisant tomber inconscients comme des mouches.

Chef des bandits : NON MAIS JE RÊVE ?!!! ATTENDS, TU VAS VOIR !

Mais avant que le chef des bandits puisse dégainer, il entendit une voix calme et lassée derrière lui.

Riwalo : Au lieu de hurler, tu ferais mieux de surveiller tes arrières. – lui donna une tape à la nuque –

Chef des bandits : – s’écroulant lentement au sol en perdant connaissance – (Mais comment il a fait… Il était assis devant moi, je ne l’ai même pas vu bouger…)

Riwalo : Bien, ces guignols nous ont fait perdre suffisamment de temps. On se remet en route. – reprend son chemin comme si de rien n’était –

Fripon : – le rejoint et reprend la route – C’est dégueulasse, Riwa ! Tu avais dit que tu me les laissais !

Riwalo : – soupirant – Tu n’avais qu’à être plus rapide. Ça faisait partie des conditions données. Cela étant dit, père et mère sont de tels monstres que ce genre de bandits est plus insignifiant que des insectes.

Fripon : Au moins, l’entraînement ne nous aura pas fait baver pour rien pendant sept ans…

C’est ainsi que nos deux amis continuèrent de suivre la route. Le soleil de l’après-midi descendait petit à petit, éclairant sous différents angles les plaines vallonnées qui s’étendaient à perte de vue, tandis que la brise du vent leur caressait silencieusement les cheveux.
Peu avant que les dernières lueurs du soleil ne s’évanouissent, Fripon et Riwalo décidèrent d’en rester là pour aujourd’hui et de dresser le camp.

Riwalo : Je te laisse t’occuper du feu et de l’abri, je vais voir aux alentours si je peux nous dénicher le dîner.

Fripon : Pas de problème, je m’occupe de tout !

Riwalo s’éloigna plus loin dans la plaine. Pendant ce temps, Fripon sortit de son sac un petit tas de brindilles qu’il avait ramassées la veille. Il les disposa ensemble et installa autour de petites pierres pour former un cercle.
Il tendit alors son index près du tas de brindilles.

Fripon : Pyromancie rudimentaire, Flammèche.

Un petit cercle de runes se forma au bout de son doigt et une toute petite flamme en jaillit, allumant instantanément le bois, donnant vie à un joli feu de camp.
Après ça, il s’éloigna légèrement de l’âtre et posa sa main au sol.

Fripon : Terramancie rudimentaire, Earth Wall.

Trois murs de roche d’environ deux mètres de haut jaillirent du sol, puis un quatrième se posa à l’horizontale sur les trois premiers pour former un toit.

Fripon : Et voilà, tout est prêt. Il ne reste plus qu’à attendre que l’intello nous ramène la bouffe !

Fripon s’assit à côté du feu, attendant que Riwalo rentre.
Après une dizaine de minutes d’attente, la nuit fut complètement tombée, et Riwalo revint en tenant un lièvre mort par les oreilles.

Riwalo : Voilà le repas de ce soir.

Il s’installa près de l’âtre et sortit de son sac une marmite qu’il plaça légèrement surélevée du feu. Il tendit la main au-dessus du récipient et une rune bleue apparut.

Riwalo : Hydromancie rudimentaire, Hydrosphère.

Une bulle d’eau se forma alors et remplit la marmite à moitié. Après ça, Riwalo sortit de son sac divers ingrédients. Il incorpora du sel, des herbes aromatiques et quelques champignons qu’il venait de couper. Une fois que le tout eut commencé à cuire, et que le lapin fut dépecé et décapité, il le rajouta au mélange, laissant le tout mijoter à feu doux, ravivant l’âtre crépitant au besoin.

Riwalo : Ça ne sera pas aussi bon qu’une gibelotte de lapin, mais ça nous remplira l’estomac.

Fripon : Même dans notre ancienne vie, tu nous faisais à manger… Heureusement que tu sais cuisiner, sinon ça ferait longtemps que je serais mort de faim.

Riwalo : C’est vrai ! À part pour les jeux vidéo, tu as toujours été un boulet ambulant. Même pour ouvrir la machine à laver, tu avais besoin de moi…

Fripon : – regardant Riwalo avec un regard meurtrier – (Connard… Mais il n’a pas tort…)

Riwalo : – dévisageant Fripon – Inutile de m’insulter dans ta tête, ça se lit sur ton visage. Et je ne faisais que dire les faits.

Fripon : Moi, t’insulter ? Jamais !!

Riwalo : Mouais… Bref, tu comptes faire quoi quand on sera arrivés à la capitale ? On n’est pas obligés d’aller à la guilde dès notre arrivée.

Fripon : Bar à elfes, directement !

Riwalo : Dix pièces de cuivre qu’il n’y a pas de bar à elfes dans la capitale, vu que nous sommes en pays humain…

Fripon : Bon bah va à la capitale, moi je vais à Sylphis !

Riwalo : – lui lançant un regard noir – Ose ne pas venir avec moi à la capitale pour tes délires chelous, et je t’emmène dans un bar à nains à Dwarareck.

Fripon : Va pour la capitale alors !

Riwalo : – lui faisant un sourire radieux – Tu es sûr ? D’accord alors !

Après une vingtaine de minutes, le repas était cuit. Riwalo leur servit alors, dans un bol en bois, une bonne dose de bouillon avec un morceau de lièvre et quelques champignons.

Riwalo : – soufflant sur la viande pour la refroidir – Bon appétit !

Fripon : – plissant les yeux – Itadakimasuuuuu ! Me regarde pas comme ça, je rêvais de le dire !

Riwalo : Tu me fatigues, Fripon… Tu me fatigues… – avec un sourire aux lèvres, en soupirant –

Après avoir mangé, les deux amis allèrent se coucher dans l’abri de terre fait par Fripon.

Riwalo : Je te préviens… Ronfle ne serait-ce QU’UNE SEULE FOIS ! Et je t’encastre dans le mur, pigé ? – se tournant pour dormir, face au mur –

Fripon : Euh… d’accord, chef. (Comme si c’était moi qui ronflais, alors que c’est toujours lui.)

Les deux protagonistes s’endormirent en délicatesse.
Durant la nuit, Fripon ne fit que bouger et ronfler ; Riwalo l’encastra donc dans le mur, puis partit de l’abri et dormit à la belle étoile.

Le lendemain, à l’aube, ils plièrent bagage et repartirent. Fripon avait la tête dans le cul ou plutôt dans le mur tandis que Riwalo, lui, était de très bonne humeur. C’est ainsi qu’ils reprirent leur route vers la capitale.

Riwalo : Allez, en avant ! J’ai vérifié la carte et si on marche d’un bon pas, on sera à la capitale en milieu d’après-midi !

Fripon : Enfin ! La prochaine fois, on construira une voiture !

Riwalo : Abruti… – dit-il d’un ton désespéré –

C’est ainsi qu’ils continuèrent leur marche, dans… la bonne humeur ? Et qu’en milieu d’après-midi, vers quinze heures, ils y étaient… Vardecia, la capitale étoile. Elle portait bien son nom, les grandes murailles blanches donnaient cette forme emblématique, la ville et les routes suivaient donc naturellement le tracé de ses remparts. Fripon et Riwalo s'arrêtèrent donc devant la grande porte en chêne, ça y est, ils y sont, le lieu qui donnerait naissance à leurs aventures.

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