CHAPITRE 15 : Que l’Aventure commence !

6 minutes de lecture

C’est à la guilde que nous retrouvons nos protagonistes, en train de savourer un bon repas. Riwalo dévorait avec appétit et insouciance un curry bien chaud.
Le soleil était déjà bien bas, il devait être aux alentours de 19h~20h, et la guilde était bien plus animée qu’à leur précédent passage. De nombreux aventuriers, de retour de leurs quêtes, trinquaient et mangeaient pour célébrer leur réussite. Deux musiciens étaient également présents, jouant du violon et de l’accordéon, participant à l’animation collective.
Jeanne, quant à elle, avait troqué sa casquette de réceptionniste pour celle de serveuse, déambulant entre les tables pour servir les différents clients.

Riwalo : Jeanne ! Tu pourrais m’apporter une autre assiette de curry s’il te plaît !

Jeanne : Je t’apporte ça tout de suite !

Fripon : Depuis quand tu manges autant… Ça va être ta troisième assiette…

Riwalo : - finissant son verre d’eau - Il faut bien que je me change les idées après toutes ces nouvelles bien chiantes !

Fripon : - soupire - Ouais… Là, j’avoue que tu marques un point… Pour une première journée à la capitale, je suis bien déçu.

Jeanne : Et voilà pour toi !

Riwalo : Ah ! Merci beaucoup ! - se remet à manger -

Fripon : Bon, c’est quoi le plan ? Te connaissant, tu en as déjà un génial, non ?

Riwalo : - entre deux bouchées - Génial, je ne sais pas… mais oui, j’ai un plan.
Vois-tu, je doute que la reine nous confie une mission avant d’avoir vu de quoi nous sommes capables. Or, nos quêtes à la guilde vont justement lui permettre de nous évaluer. Surtout que j’ai déjà repéré deux personnes nous prenant en filature depuis notre sortie du palais.

Fripon : C’est donc pour ça que je me sentais épié… Décidément, je ne l’aime pas, la vieille.

Riwalo : Moi non plus. Elle me demande de prendre les choses au sérieux alors que j’ai horreur de ça.

Fripon : Du coup, on fait quoi ?

Riwalo : Je ne pense pas que l’on soit en mesure de se débarrasser d’eux dans l’immédiat. Et même si on le pouvait, ça ne ferait qu’aggraver la situation. On va donc faire comme s’ils n’étaient pas là.
Cependant, interdiction de se donner à fond ou d’utiliser de grosses techniques. On se limite au strict minimum.

Fripon : Sérieux ? Barbant de fou… Mais bon, je suppose que c’est ce qu’il y a de mieux à faire ?

Riwalo : Oui. Moins on paraît puissants, moins les missions qu’elle nous donnera seront importantes ou dangereuses. Si nous sommes vraiment des atouts comme elle le dit, la reine ne prendra clairement pas le risque de nous envoyer à l’abattoir.

Riwalo finit son assiette et alla payer Jeanne au comptoir. Puis les deux frères se dirigèrent vers une auberge à proximité. Une fois arrivés, ils demandèrent chacun une chambre et s’installèrent.
Fripon rejoignit Riwalo dans sa chambre. Ils se retrouvèrent dans une petite pièce en bois, équipée seulement d’un lit simple, d’un bureau, d’une chaise et d’une petite bougie pour éclairer.
Riwalo s’assura de bien fermer la porte et la fenêtre, et que personne ne pourrait les entendre.

Fripon : Tu voulais me parler ?

Riwalo : Oui, mettons rapidement au point le planning de demain.

Il sortit alors de son sac magique en cuir une carte de la région et la posa sur le bureau, rapprochant la chandelle.

Riwalo : - pointant la carte - La guilde est là. J’ai repéré une quête qui demande de tuer des monstres faibles dans les bois à l’est de la ville, ici. Ça nous ferait une bonne première mission pour nous dérouiller et évaluer les monstres de ce monde.

Fripon : Et le tout sans y aller trop fort, c’est ça ?

Riwalo : Exactement. Lever demain à 7h.

Fripon : - rigole - Mais oui, bien sûr, c’est très drôle. On fait la grasse matinée, hein.

Riwalo : - marque un blanc puis reprend - Demain, levé à 7h en douceur… Sinon…
- lance un regard noir à Fripon et forme une rune bleu ciel sur son index -
Sinon, mon sort de foudre se fera un plaisir de te réveiller. - lui adresse un grand sourire -

Fripon déglutit difficilement et partit se coucher précipitamment afin de gagner le maximum de secondes de sommeil possible, laissant Riwalo seul dans sa chambre.

Riwalo : - soupire en s’asseyant sur le lit - C’est donc ça, la réincarnation… Mourir pour recommencer une autre vie de merde pleine de contraintes… Et dire que, dans notre ancienne vie, on fantasmait sur nos personnages de manga préférés qui se faisaient isekai…

Riwalo s’allongea dans son lit, essayant de trouver le sommeil.

Riwalo (Douze ans que je suis ici… Je n’ai toujours pas pris le temps de savoir ce que ce pseudo dieu en carton nous voulait réellement…)

Il finit par s’endormir.
Le lendemain, il se leva avec dix minutes d’avance et prépara donc toutes leurs affaires.
De son côté, Fripon dormait comme un loir, rêvant de jolies femmes elfes. Soudain, il sentit une violente décharge parcourir son corps, ce qui le réveilla sur-le-champ.

Fripon : BORDEL, RIWALO !

Riwalo : Je t’avais prévenu. Tu te réveilles à 7h ou je te réveille avec un sort de foudre.

Fripon : - bougeant son bras engourdi - Il est quelle heure… ?

Riwalo : - souriant fièrement - Il est 7h01 !

Fripon : Je vais te tuer…

Riwalo : - sur le point de quitter la pièce - Un jour peut-être. En attendant, on a une dure journée qui nous attend, alors dépêche-toi de t’habiller.

Riwalo quitta la pièce et alla attendre devant l’auberge. Fripon, pendant ce temps, se prépara en bougonnant des insultes incompréhensibles.
Après une dizaine de minutes, il rejoignit Riwalo qui l’attendait dehors.

Riwalo : Bah alors, pourquoi tu as mis autant de temps ? Tu as oublié comment enfiler ton slip ?

Fripon : La ferme ! Si j’ai mis du temps, c’est parce qu’il m’a fallu cinq bonnes minutes pour que le bras que tu m’as électrocuté veuille bien être fonctionnel !

Riwalo : Oh, pauvre princesse… Quelle histoire tragique, j’en verserais presque une larme. Allez, en avant ! - se met à marcher en direction de la guilde -

Après une courte marche, nos protagonistes entrèrent dans la guilde et se dirigèrent vers le comptoir.

Fripon : SALUUUUUT JEANNE !!!!

Riwalo : Surtout, crie plus fort, je crois qu’elle ne t’a pas entendu…

Fripon : Ah bon, tu penses ? SALUTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT JEANNEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !

Riwalo : - soupire - Imbécile…

Jeanne : - gênée - Fripon… Riwalo ! Bonjour à vous deux ! Comment puis-je vous aider ?

Riwalo : Tu aurais une quête d’élimination de monstres pas trop difficile dans la forêt à l’est ?

Jeanne : - rigolant, amusée - C’est sacrément précis comme demande, je regarde ce que j’ai.

Jeanne passa quelques minutes à observer le tableau des quêtes avant d’en attraper une et de la ramener aux jumeaux.

Jeanne : En effet, j’en ai bien une ! Elle consiste à aller tuer quelques gobelins et à nous ramener la boucle d’oreille que chacun d’entre eux porte pour valider la quête. On accepte un minimum de dix gobelins et un maximum de cinquante. Vous serez payés une pièce de cuivre par gobelin éliminé.

Riwalo : Soit un maximum de cinq pièces d’argent.

Jeanne : Exactement !

Fripon : Et on pourra avoir ton numéro aussi ?

Jeanne resta quelques secondes immobile, essayant de comprendre de quoi parlait Fripon.

Jeanne : Euh… Mon quoi… ?

Riwalo : Rien du tout ! N’y prête pas attention, il aime bien inventer des mots pour faire hésiter les gens. C’est une blague récurrente. Pas vrai, Fripon ? - lui adresse un faux sourire -

Fripon : Euh… Oui, oui ! C’est ça, je trouve ça marrant, désolé. - rigole nerveusement -

Jeanne : - sourit, amusée - Décidément, vous êtes un sacré duo tous les deux.

Riwalo : - lui sourit - Oui, en effet ! (C’était un compliment ou une insulte… ?) Sur ce, on a une quête à accomplir ! À tout à l’heure, Jeanne.

Fripon : Salut ! - lui sourit en lui faisant signe de la main -

Jeanne : Oui, à ce soir ! Faites bien attention à vous ! - les salue en souriant - (Ces deux-là… c’est vraiment quelque chose…)

Les deux jumeaux quittèrent la guilde et sortirent de la ville en direction du bois à proximité.

Riwalo : Des gobelins, donc… J’aurais cru que les slimes seraient une cible plus abordable que les gobelins…

Fripon : Ouais, bah je préfère ça. Imagine qu’on serait tombés sur un Rimuru sauvage ? On se serait fait allumer…

Riwalo : Tu as trop d’imagination… mais ça aurait été stylé.

Ils continuèrent alors leur route en discutant, se préparant à affronter leurs premiers monstres dans ce nouveau monde.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Les deux Otakus ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0