CHAPITRE 1

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Putain de réveil, je lui donne un grand coup, il s'envole et un "crac" se fait entendre, il a atterri contre le mur de ma chambre avec brio, enfin du calme. Une, deux ou peut être trois heures s'écoulent, j'ai perdu la notion du temps, je finis par me réveiller sans oublier bien sûr de grogner sur le fait qu'il est trop tôt et commence à me préparer pour le lycée. Je mange vite et prends mon casque en me ruant vers ma moto. Je le mets et démarre pied au plancher, direction la prison aussi appelée « lycée ». Aujourd'hui c'est la rentrée du coup, on a un seul cours pour savoir dans quels classes on est et savoir qui est notre prof principale, du coup ça ne dure qu'une ou peut être deux heures. Les cours commencent à 8 heures et il est 8h 20, ça va.

Une fois garée, j'avance, sans me presser bien sûr, dans les couloirs complètement vides. Je suis en retard, encore, mais pourquoi changer les habitudes après tout. J'ouvre la porte, sans toquer bien sûr, et toutes les têtes se retournent vers moi en même temps, wow bravo la synchronisation. Je reste là, sourire arrogant scotché au visage, casque encore sous le bras et les cheveux en bataille à cause de celui-ci.

Le prof de maths, monsieur Fernandez, me fixe comme tous les autres élèves. Je crois qu'il attend quelque chose. Mais quoi ?

-Mademoiselle Kiara, vous n'avez rien à dire ? me questionne-t-il

-Bah non, répondais-je avec détachement

-Fernandez : « Excusez-moi du retard », non ? lança-t-il en imitant ma voix

-Moi : Ah oui, j'avais oublié et heureusement que vous êtes prof parce que vous n'auriez sûrement pas percé en tant qu'humoriste

-Fernandez : Allez vous asseoir, Kiara, me dit il visiblement irrité en désignant une place au fond, on dirait qu'il ne m'apprécie pas beaucoup

-Moi : Comme vous voudrez.

Sur ces mots, je traine des pieds jusqu'au fond de la classe, fais grincer ma chaise avant de finalement m'assoir et malgré le temps de sommeil en plus de ce matin, je me sens retomber dans les bras de Morphée, trop épuisée pour résister je me laisse glisser vers les profondeurs du sommeil sans honte. Je sens des regards vers moi curieux ou alors outrée, ceux des autres élèves, mais je m'en fous, leurs avis m'indiffèrent.

-À votre tour, Kiara, lance la voix grave et profonde de monsieur Fernandez

Je me sens émerger des tréfonds des ténèbres du sommeil à l'entente de mon nom, wow c'est euh comment on dit déjà ah oui poétique, très poétique Kiara bravo. Mais brusquement un truc me percute en pleine tête sans que je sache pourquoi, je lève la tête pour voir d'où viens le projectile et vois que celui ci est un feutre, bizarrement Fernandez a l'air plutôt fier. Connard

-Présentez-vous, me demande-t-il sans aucune politesse, bon j'ai pas été très polie aussi mais c'est pas une raison

-Ah, ok.

-Faites vite, m'ordonne-t-il d'un ton qui n'admettait aucune négation

-Y'a pas le feu, finis je par dire

Nouveau soupir de Fernandez, je pense qu'il est dépité le pauvre je devrais commencer moins fort, n'importe quoi on viens juste de commencer, ce qui me fait sourire de toute mes dents.

---Kiara:1 Prof relou Fernandez:0----

-Bon, salut tout le monde. Vous me connaissez tous, moi c'est Kiara Lopez et je suis née à Madrid. Je suis une fille basique, j'aime pas les cours, je sais ma valeur, je me laisse pas marcher dessus donc faites gaffe. Sinon, je suis assez désintéressée du regard des autres donc dites ce que vous voulez tant que je vous chope pas ça va.

Je me rassieds calmement et me laisse encore,oui j'aime dormir, porter dans le monde des rêves...ou des cauchemars.

Soudain, une main se pose sur mon épaule me tirant des bras de Morphée.

-Désolé, je ne voulais pas te réveiller si brusquement.

-Pourquoi y a personne ? demandais je incrédule

-Le cours est terminé, me répond-t-il

À l'entente de ces quatre mots, une joie immense m'envahit, je prends vite mon casque et sors en trombe sans même laisser Fernandez réagir. Je monte sur ma moto et me mets à rouler vite, trop vite. Je ne m'arrête pas jusqu'à cet endroit. Mon endroit.

Je gare la moto et entre dans la salle, mais pas n'importe laquelle : la salle de boxe. Je jette négligemment mon sac de cours dans un coin, si on le vole bah tant pis les gars, pas le temps pour les commodités. Je reste donc dans mes vêtements de cours et me dirige vers les sacs de frappes, cette journée a été longue alors qu'il n'y avait que deux heures de cours alors imaginez du 8h 18h, je suis pas d'accord. Ca me soule de fou tout ça.

J'enfile mes gants et frappe. Fort. Fort. Encore et encore.

Pendant de longues minutes, je continue, de plus en plus fort à chaque fois. Quand, après quelques heures, je sens enfin la fatigue, je m'arrête et soudain j'entends des acclamations venant du ring. Il doit y avoir un combat.

De base, je ne regarde pas les combats, mais bizarrement je me mets à regarder, comme attirée vers le ring, je m'avance dans les première place et là, je distingue deux hommes:

L'un est Alexander, le boxeur le plus fort et le plus ancien de la salle, je peux pas le voir en peinture, il est trop hautain pour que je puisse ne serait ce que le supporter.

Et l'autre est masqué, je ne vois rien que ses yeux, verts comme les émeraudes ou le jade

Le combat commence et l'homme masqué donne quelques coups « amicaux », puis soudain il s'arrête. Il reste là. Immobile. À me regarder.

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