Chapitre 22

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— Tu es sublime, ma chérie, souffla Louisa, alors qu’elle terminait la coiffure de sa fille.

— Merci, maman, sourit Naeliya. Tu penses que ça ne fait pas trop ?

— Trop quoi ?

— Je sais pas. Trop découvert, peut-être ?

— Tu te sens trop découverte ? Ou tu penses à un certain Oni ? S’amusa sa mère.

Naeliya rougit d’un coup et baissa la tête.

— Maman…

— Dis-moi, mon coeur. C’est à lui que tu penses en disant ça, n’est-ce pas ? Kim est un bel homme, je ne le nie pas. Mais… Sa condition d’Oni ne te fait pas peur ?

Naeliya avait déjà entendu cette question à l’hôpital. Mais venant de sa maman, elle savait quelle n’avait pas la même signification. Si les civils étaient terrifiés par ce groupe d’élite du clan, c’était uniquement pour leurs faits d’armes. Tueries de masse, scènes dignes des plus grands films d’horreur, etc. On pouvait bien comprendre leur terreur, encore plus quand on se souvenait de ce qu’il s’était passé dans l’hôtel particulier d’un des ennemis de Carlington qui avait kidnappé sa fille.Pour Louisa, la question était légèrement différente. Naeliya comprenait bien que sa mère était sur ses gardes. À la fois parce que Kim est un mafieux et qu’à tout moment ça pouvait se retourner contre elle. D’un autre côté, elle était une maman inquiète par les choix de sa fille tout en la sachant handicapée. Mais Louisa ne savait pas que Naeliya rêvait de cet homme, discutait avec lui et son démon intérieur dans un rêve partagé. Mais jamais elle ne trahirait le secret des Oni et encore moins celui qu’elle partageait avec Taeliya.

— Tout ira bien, maman, dit-elle, se tournant à demi, posant sa joue sur la main que Louisa avait mise sur son épaule. Merci de toujours t’inquiéter pour moi.

On toqua à la porte de la chambre. Louisa essuya ses larmes et reprit ce masque souriant pour aller ouvrir. Elle trouva Kim et se figea légèrement devant lui. Habillé d’un costume noir, sans cravate et d’une chemise blanche légèrement ouverte sur un torse imberbe et musclé qu’elle pouvait facilement deviner, tant le tissu était tiré.

— Bonsoir, Madame Clark, dit-il. Je viens vous escorter jusqu’à la salle du restaurant.

— Elle est prête, répondit Louisa, s’effaçant pour le laisser entrer.

Mais il ne s’était pas attendu à découvrir la jeune femme dans cette tenue.

— Kim ? appela-t-elle.

— C’est moi. Je viens vous chercher.

— J’arrive.

Des pas retentirent sur le sol carrelé de la salle de bain. Elle apparue telle une créature des eaux. Habillée d’une robe bleue, cintrée au niveau de la taille et s’évasant par la suite, la jupe s’arrêtant au niveau de ses genous. Des chaussures à petits talons claquaient sur le sol. La robe possédait de fines bretelles tissées avec des fils argentés. Fils qui suivait l’encolure basse de la robe et dans son dos. Louisa avait coiffé sa fille avec une cascade de cheveux ondulés et brillant sous les lumières, un serre-tête argenté sur sa tête. Un maquillage très léger et une bouche où on pouvait deviner une touche de rose pâle. Une odeur fleurie entourait la jeune femme.

Kim n’arrivait pas à se séparer de cette vision qui provenait tout droit de ses rêves les plus fous. Là, encore, son imagination fertile lui suggérait de déchirer cette tenue et de l’aimer sur le sol de cette salle de bain, mais il se reprit rapidement, avant de se trahir devant la mère de la jeune femme.

— Tu es prête, ma chérie ? Demanda Louisa à sa fille.

— Oui. Je dois juste récupérer ma pochette pour ce soir et c’est tout bon ! Kim ?

— Ou-Oui ?! S’exclama l’Oni, reprenant enfin contrôle de lui-même. Ta pochette ?

— S’il te plaît. Elle est sur la chaise à côté du lit.

— J’y vais.

Elle l’entendit partir, puis revenir quelques secondes plus tard. Le bruit des roues sur le parquet l’avertit qu’il l’avait également avancé pour elle. Elle tâtonna l’air et s’y installa, assistée de sa mère et de Kim.

— Tu es vraiment sublime, entendit-elle d’une voix basse et grave, tout contre son oreille, la faisant rougir.

— Merci. Je te verrai tout à l’heure.

Kim lui tapota l’épaule et ils quittèrent la chambre pour se rendre dans la salle du restaurant où un brouhaha joyeux les attendait déjà.

[…]

Devant la salle du restaurant, Naeliya sentit une angoisse poindre. Et si son père n’appréciait pas ce qu’ils avaient préparé pour lui ? Et si rien n’allait ? Avait-elle pensé à tout ?

— Tout va bien ? Demanda Kim, alors qu’il attendait que Christopher les rejoignent.

— Je… J’ai peur que cette soirée soit un cauchemar, bredouilla la jeune femme, serrant sa canne contre elle.

L’Oni s’agenouilla devant elle, lui prit les mains et lui dit :

— Tu as confiance en moi ?

Naeliya le dévisagea.

Croire en lui ? C’était un pari risqué, mais elle n’avait rien à perdre.

— Oui, souffla-t-elle.

— Je ferai en sorte que tout aille pour le mieux et que ton père passe une bonne soirée. Si quelque chose vient à gâcher la fête, on s’en chargera.

Son cœur se mit à battre si fort à ce moment-là qu’elle se demandait s’il lui arrivait de l’entendre à travers sa poitrine. Kim passa son pouce sur la joue de la jeune femme, puis se releva en entendant les voix du père de Naeliya ainsi que Carl.

— On ne vous attendait plus, soupira Louisa, voyant son mari apparaître dans un costume qui lui redonnait cette allure de jeunesse fougueuse qu’elle lui avait connu. Tu es sublime, mon chéri.

— Vous êtes radieuse, Madame Clark, répondit-il, prenant la main de sa femme pour en baiser les doigts. Naeliya, tu es resplendissante.

— Merci, papa, lui sourit sa fille.

— Je crois que nous pouvons y aller, fit Kim, se plaçant derrière le fauteuil.

— Oh, attendez ! S’exclama Louisa, comme si quelque chose d’horrible venait de se dérouler devant ses yeux.

Elle s’approcha de Carl et lui ajusta son col de chemise. Ce geste surpris les trois hommes.

— Qu’est-ce qu’il se passe ? Demanda Naeliya.

— Ta mère vient de rajuster le col d’un Oni, répondit Christopher, choqué.

— Pardon ? Elle a fait quoi ?!

— Ce… Ce n’est pas comme si je l’avais agressée, se justifia la femme en se reculant, après s’être assurée que Carl soit assez présentable pour entrer dans la salle du restaurant.

— On ne te reproche rien, maman, la rassura sa fille. On est juste surpris que tu t’en approches sans tourner de l’œil, c’est tout.

— C’est ça, moque-toi, jeune fille !

Ils écoutèrent Naeliya rire, détendant un peu la tension. Carl ouvrit la porte du restaurant et Kim entra, poussant le fauteuil. Un grand silence se fit dans la salle, mettant la petite famille peu à l’aise.

— Voilà le Roi de la soirée ! S’exclama Stein, qui s’était levé de son siège pour venir accueillir les Clark et leur escorte.

— Bonsoir, Monsieur Carlington, dit Naeliya.

— Mademoiselle, vous êtes resplendissante dans cette tenue, la complimenta le mafieux avec cette façon bien à lui d’être poli.

— Je vous remercie.

Carl et Kim jetaient des regards autour d’eux, captant les coups d’œil curieux des clients venus se sustenter. Contrairement à la remise des diplômes de Taeliya, quelques années plus tôt, le restaurant n’avait pas été entièrement réservé. Mais très honnêtement, Naeliya s’en fichait. Taeliya avait réussi à prendre une partie de la salle pour faire également une petite piste de dance. Les deux jeunes femmes avaient travaillé le moindre détail et l’enfant Clark en était satisfaite.

— Venez, notre table est là-bas, indiqua Stein.

Le monde marchait à l’envers. Voilà que Stein Carlington devenait u hôte actif et venait, de lui-même, accueillir des convives, inconnus au bataillon. Mais ces derniers devaient être assez important pour être escortés par deux Oni.

— Bonsoir, ma jolie, fit Laly qui tapotait la main gauche de la jeune femme. Tu es toute jolie, ce soir.

— Merci, Laly. Je suis contente que vous soyez avec nous pour ça, répondit Naeliya.

— Louisa, vous êtes à couper le souffle. Colonel Clark, auriez-vous rajeuni ? dit la vieille femme.

— La flatterie ne fonctionne pas avec moi, Laly, pouffa Christopher, serrant la main du vieux couple.

Tout le monde se salua, puis chacun pris place où son nom était indiqué. Kim était malheureusement séparé de sa belle qu’il pouvait sentir tendue. Il se trouvait avec ses confrères, une table juste derrière.

Taeliya tapota l’avant-bras de son père qui leva la main pour faire signe d’apporter l’apéritif.

— Fais attention, ma chérie, lui dit sa mère, à sa droite. Ils vont apporter des hors d’œuvres.

— D’accord.

Des pas lui parvinrent et elle sentit qu’on la frôlait d’un peu trop près pour déposer des plateaux garnis de nourriture en tout genre. Naeliya sursauta, mais s’accrocha aux accoudoirs de son fauteuil pour ne pas faire de geste brusque. Un grondement mécontent se fit entendre derrière elle. Le silence qui s’ensuivit fut assez étrange. Tendu, personne ne savait par quoi commencer. C’est là que Stein se vit proposer de choisir le vin de départ.

— Nous fêtons un anniversaire, déclara-t-il, haut et fort. Le Colonel Clark est notre invité. Ne serait-il pas judicieux que ce soit à lui de choisir ce qui lui ferait envie ?

Christopher ne sut quoi répondre, bredouillant quelques paroles décousues pour tenter de refuser l’offre.

— Je… Je ne m’y connais pas assez pour choisir, bafouilla-t-il.

— Hm, dans ce cas… apportez-nous l’une de mes meilleures bouteilles pour un apéritif festif, je vous prie.

— Tout de suite, Monsieur Carlington, dit un homme.

Quelques instants plus tard, trois personnes revinrent, tenant une bouteille que Naeliya entendit le pop caractéristique des bouchons de vin que l’ont retire pour la première fois.

— Oh, non, intervint Louisa, alors qu’on cherchait à remplir le verre vide de sa fille. Ma fille ne boit pas d’alcool. Auriez-vous un jus ou un cocktail ?

— Je vous apporte la carte, Madame.

— Merci beaucoup, dit Louisa avant de se pencher vers sa fille.

Quand le serveur revint, Naeliya lui indiqua sa commande, rejointe par Taeliya qui prit également pour les enfants.

C’est alors que, une fois les boissons servies, Stein se leva, verre à la main.

— Nous sommes réunis ce soir, non pas parce que j’ai organisé quoi que ce soit, dit-il haut et clair. Mais parce que ma fille et sa nouvelle amie, Mademoiselle Naeliya Clark, ont eut l’idée de célébrer l’anniversaire d’un homme d’honneur. Le Colonel Clark qui, après avoir subit un terrible accident qui nous a retiré un militaire prestigieux et courageux, ainsi que privé sa fille de la vue et de sa femme d’une vie plus tranquille, aujourd’hui fête ses 53 ans !

Des applaudissements retentirent autour de la table.

— Colonel, Madame, reprit-il. Cette fête a été organisée du début à la fin par votre fille et la mienne. Donc s’il y a le moindre souci, ne vous plaignez pas à moi.

Des rires fusèrent. Christopher et sa femme eurent un petit sourire amusé.

— Je pense qu’ils se plaignent assez souvent de moi ! Déclara la jeune femme, relançant les rires.

— Nous voilà trois dans ce cas, répliqua Stein. Je rajouterai aux leurs mes propres plaintes pour mes enfants.

Taeliya s’exclama.

L’atmosphère se fit plus légère.

— Levons nos verres pour cette occasion qui nous apporte de nouveaux amis et pour honorer l’un d’entre eux qui a protégé notre pays pendant des années et à qui nous devons une certaine reconnaissance.

Le tintement des verres qui se lèvent bourdonna aux oreilles de la jeune femme qui les imita.

— Joyeux anniversaire ! lança Stein.

— Joyeux anniversaire ! s’exclamèrent les convives invités à la soirée, mais aussi quelques clients que Christopher remercia en levant son verre en leur direction.

On commença ainsi à picorer les hors d’œuvres, pendant une bonne demi-heure avant que le chef Boris n’arrive pour présenter le menu soigneusement choisi par Naeliya. Elle argumenta en disant que Taeliya et le chef l’avaient aidé à choisir, afin que ça contente tout le monde.

L’entrée fut délicieuse.

De la truite fumée. Des toasts à la française. Du caviar savamment sélectionné par le chef. Des verrines colorées. Un nouveau vin fut servi. Pendant qu’on récupérait les assiettes, Elios et Taeliya proposèrent une petite composition musicale pour célébrer l’anniversaire de Christopher. La voix fluette du garçon s’harmonisait avec celle de sa mère, bien que quelques notes soient fausses, le tout était parfait. Toute la salle du restaurant et les cuisines applaudirent la performance. Christopher était ému que quelqu’un qui n’avait aucun lien avec lui, mais qui le considérait comme faisant partie d’une plus grande famille lui fasse ce genre de cadeau.

Le plat principal fut ainsi servi.

De la viande, bien évidemment. Carl s’exclama d’une voix très enjouée et gourmande :

— Voilà un menu qui me plaît !

— Carl, soupirèrent ses confrères, amusant les enfants et quelques autres.

— Je suis contente que ça vous plaise, Monsieur Carl, dit Naeliya.

— Vous avez les mêmes goûts que notre Princesse, dit-il. Avec vous deux, je ne risquerai pas de finir affamé.

Les rires furent plus francs.

Louisa s’inquiétait tout de même de cette comparaison constante entre sa fille et Taeliya. Mais Naeliya semblait n’en avoir rien à faire, bien au contraire. Non pas qu’elle aima être comparée avec la fille du plus terrifiant des mafieux, mais ce qu’elle appréciait était qu’elle se sentait plus proche de cette dernière. Toutes deux avaient connu des difficultés terribles et avaient failli lâcher prise plus d’une fois. Mais elles étaient encore là, avançant malgré les blessures, vivants comme elles le voudraient, malgré cette douleur qui ne les quittait jamais.

— S’il n’y a que ça pour vous contenter, pouffa Naeliya.

— Tu vas souffrir d’un budget sévère, lui lança Taeliya, de l’autre côté de la table.

— Je gagne assez bien ma vie, ça ne devrait pas trop me ruiner, s’amusa la non-voyante.

— Ne leur dis surtout pas ça, soupira son amie, de façon théâtrale.

Les rires fusèrent à nouveau et les conversations reprirent. Stein et Christopher parlaient beaucoup. Le mafieux avait visiblement, tout comme sa fille, trouvé un égal en la personne de l’ancien colonel. Une réflexion se fit même dans l’esprit du père terrible. Si sa femme décédée avait été encore en vie, elle aurait énormément apprécié Louisa, il en était certain.

Puis, vint le dessert.

Naeliya, avant que ce dernier ne soit servit, prit son verre et tapota dessus avec un couteau. La salle toute entière se tut, suspendu à ses lèvres.

— Avant que le gâteau soit servit, dit-elle. Je voudrais que l’on offre ses cadeaux à mon père.

Comme elle savait que seules sa mère et elle en avait, Louisa fut la première à proposer un paquet à son époux.

— Louisa ? Qu’est-ce que c’est ? Demanda l’homme, surpris.

— Comme le séjour nous a été offert, j’ai pu me permettre de t’acheter un petit quelque chose, rougit sa femme, l’encourageant à sortir une boite.

Quand il l’ouvrit, il ne put retenir un petit cri.

— Mon amour, souffla-t-il.

Dans l’écrin se trouvait une montre qu’il avait plusieurs fois vut en vitrine, mais qu’il savait qu’il ne pourrait jamais se permettre d’acheter. Le bracelet en cuir vieillit, un cadrant en acier brossé. Les chiffres en romain gravé dans un disque dur.

— Essaye-la, l’encouragea sa fille.

— Très joli modèle, confirma Stein, admiratif.

Il se refusait, à cet instant, d’exhiber sa propre richesse. Bien évidemment, il pouvait s’acheter la plus luxueuse des montres et se trimballer avec pour montrer sa puissance au monde. Mais face à cette famille, il reçut une leçon d’humilité. Il n’était pas un adepte de l’exhibition de richesse. Sa simple présence servait d’avertissement et son compte en banque était une souffrance pour beaucoup.

— Je… Merci, ma chérie, dit Christopher, embrassant le front de sa femme.

— Hum ! Fit Carl. Même si on se doutait que ce serait qu’entre vous, nous avons tout de même décidé de vous offrir un petit quelque chose.

Les Oni se levèrent et déposèrent trois grosses caisses à côté de l’homme stupéfait.

— Oh ? Je… Merci à vous, Messieurs, dit-il.

— Ouvrez d’abord, l’encouragea Noah. Nous ne savions pas si cela vous plairait ou non.

L’ancien militaire ouvrit la première et trouva plusieurs bouteilles de vins chers. Ses yeux s’écarquillèrent.

— Oh, bah merde alors…

— Papa.

— Pardon, ma chérie, mais ces vins valent plus que nos vies réunies, lâcha-t-il.

Les mafieux tiquèrent. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Que cachait encore cette famille ?

Pourtant, ils décidèrent de mettre leurs réflexions de côté, voulant éviter de gâcher inutilement cette soirée.

Plusieurs personnes de la table lui offrirent quelque chose, surprenant le trio familiale à chaque cadeau.

On apporta le gâteau et l’homme souffla les bougies allumées. Il reçu un torrent d’applaudissements.

Pourtant, Naeliya n’avait encore rien dit. Ce fut quand Taeliya vint la voir qu’elle se décida à clôturer cette soirée avec son cadeau.

— S’il vous plaît ! s’exclama la fille Carlington. Nous invitons Monsieur Clark et Naeliya à participer à une dance père fille.

Christopher, bien que sa fille soit encore installée dans son fauteuil, bomba le torse et alla la chercher.

Le silence se fit. Taeliya alla s’installer sur le petit banc derrière le piano.

— Tu vas t’en sortir, ma chérie ? Demanda Christopher.

— Tu vas voir, sourit Naeliya.

Elle bloqua les roues et, d’une impulsion, se leva sous le regard stupéfait de son père.

***

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