Chapitre 34
— C’est le camping ici ! S’exclama Louisa, gênée. Pardon, Kim. On a un peu investi ton espace.
— Il n’y a aucun souci, s’amusa l’Oni.
— Nous te rendons ton lit, dit la mère, ramassant ses affaires éparses sur les draps.
— Oh, non, l’arrêta l’homme. J’ai un matelas en plus. Prenez le lit. Christopher risque de ne pas apprécier le sol.
Les deux parents se jetèrent un regard.
— C’est vrai, concéda l’ancien militaire. Merci, mon garçon.
— Pas de problème pour moi. Mon ange, ça ira, pour toi ?
— Du moment que je peux dormir, répondit la jeune femme, haussant les épaules.
La petite famille fit sa ronde, chacun prenant son moment pour se débarbouiller et se mettre en tenue de nuit, avant de rejoindre la chambre où le matelas d’appoint venait d’être installé sur le sol, juste à côté du lit, draps et coussins dessus.
— Attention à ne pas trébucher sur le matelas, ma chérie, prévint Louisa, prenant la main de sa fille pour lui indiquer où poser son pied. Là, tu peux te placer.
— Merci, maman sourit-elle en s’installant sous la couette.
Kim sortit de la salle de bain juste après. Il les étudia et ne put s’empêcher de penser que c’était l’idée qu’il s’était fait d’une famille.
— Tout va bien, Kim ? demanda Naeliya, sentant que quelque chose se tramait dans sa tête.
Louisa et Christopher tournèrent leurs têtes vers l’Oni qui secoua doucement la sienne, un sourire doux sur les lèvres.
— Non, ça va, ne t’en fais pas. Juste qu’en nous voyant ici, j’ai l’impression d’avoir gagné une vraie famille.
Louisa sentit son cœur rater un battement. Elle se rappelait que Kim n’avait jamais connu sa famille biologique.
— Je suis désolée, Kim, de t’avoir mise de côté, tout ce temps, dit-elle.
— Je comprends très bien que c’est compliqué d’accepter que votre seul enfant a un lien avec un Oni, sourit-il.
Kim s’allongea aux côtés de la non-voyante, s’engouffrant sous la couette. Immédiatement, il la sentit se rapprocher de lui. Il la prit dans ses bras.
Le quatuor papota encore quelques minutes avant que tout le monde ne sombre dans un sommeil profond.
[…]
Durant les deux jours qui suivirent, les Clark et Kim utilisèrent l’ancienne chambre comme s’ils dormaient dans un camping avec une seule pièce de vie dans leur bungalow. L’ambiance était encore à la fête dans le manoir et c’était tout ce dont avait besoin la famille Clark qui découvrait un tout autre monde, bien plus expressif que le leur.
Pendant les jours qui précédèrent le nouvel an, Naeliya les vit comme si elle n’avait jamais eu d’accident et qu’elle voyait encore. Entre promenade en famille, en couple ou jouer avec les plus petits du clan, elle était constamment occupée.
Kim en profite pour en apprendre plus sur Louisa et Christopher, cherchant à créer une véritable relation posée avec les parents Clark et commencer à se faire une place dans leur famille blessée par le monde dans lequel il a évolué depuis son adolescence.
Le soir du 31 décembre, Stein invita tout le monde dans son hôtel du centre-ville, assister à un dîner que beaucoup de personnes tueraient pour avoir une place et avoir la chance de goûter à la cuisine la plus exquise, ainsi que de voir le fameux feu d’artifice qu’il organisait chaque année.
Kim et Carl furent chargés d’aller récupérer les Clark, rentrés, entre-temps, afin de passer deux jours tranquilles, se retrouvant entre eux.
— Bonsoir ! lança Christopher, ajustant son écharpe autour de son cou.
— Colonel, le salua Clark, inclinant la tête.
— Naeliya ! Ton cavalier est là ! s’exclama le père.
Kim retint de justesse un sourire, mais Carl ne s’empêcha pas de rire, se moquant gentiment de son compagnon d’armes.
— T’as ton carnet de bal ? lui lança-t-il.
— Ouais, grommela Kim. Et hormis la première danse que je laisse au Colonel, il est complet avec mon nom dessus.
Christopher et Carl éclatèrent de rire.
— Entrez dans la voiture, Colonel, pouffa Carl, tentant de calmer son fou rire.
Mais le père autant que lui avaient du mal à s’arrêter. Louisa et sa fille les découvrirent ainsi, se demandant ce qui avait bien pu se passer pour que ces deux-là soient totalement hillare.
— Bonsoir, Kim, dit Louisa. Qu’est-ce qu’il leur arrive ?
— Allez savoir, soupira-t-il. Vous êtes ravissante.
— Merci, sourit-elle. Tu peux aider Naeliya à mettre son manteau, s’il te plaît ?
— J’y vais.
Depuis son retour à Noël, Louisa et Kim étaient devenus assez proches, comme un gendre et sa belle-mère. Elle lui faisait bien plus confiance qu’au départ et avait fini par réaliser que sa méfiance ne la mènerait nulle part, hormis à la perte de sa fille.
Kim la trouva à l’intérieur, bataillant entre sa canne, son sac et son manteau.
— Laisse-moi t’aider, murmura-t-il assez proche de la jeune femme pour qu’elle sache où il se trouve.
— Vous êtes arrivés tôt, fit remarquer Naeliya, un sourire mutin sur les lèvres.
Kim se plaça sur le côté, bloquant la vue depuis l’extérieur, se pencha et vint déposer un baiser sur cette bouche qui l’appelait sans cesse.
Naeliya sourit encore plus fort, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine.
— Tu veux bien m’aider, avant qu’ils ne se posent des questions…
Kim ne put empêcher son sourire étirer les coins de sa bouche dure. Il lui prit la canne et son sac, l’aida à enfiler les manches de son manteau et l’ajusta puis ajouta l’écharpe qu’il noua avec des gestes doux. Il lui tendit la canne qu’elle prit entre ses doigts.
— Mon sac ?
— Je te le donnerai dans la voiture, répondit l’Oni, la guidant vers l’extérieur.
Louisa revint pour mettre l’alarme et ferma la porte d’entrée à clé, s’assurant que tout était bien clos avant de s’engouffrer dans l’habitacle du véhicule.
La voiture démarra et ils prirent la route pour se rendre à l’hôtel du centre-ville où les attendait une énorme fête de fin d’année.
Là-bas, ils y retrouvèrent le reste des Oni, le clan et leurs familles. Stein les accueillis avec de grandes exclamations de joie, serrant la main de Christopher dans une poigne de fer. Alya embrassa les joues de Louisa. Taeliya alpagua la non-voyante pour la prendre dans ses bras, lui souhaitant la bienvenue. Elios, aussi joyeux qu’à son habitué, sautillait partout autour de Naeliya, lui donnant le tournis.
— Elios, calme-toi, gronda son père. Naeliya risque d’être malade à force que tu lui tournes autour.
Le garçon tempéra sa joie, mais reçu un petit sourire de la part de la jeune femme qui lui caressa la tête.
— Pardon, Naeliya, dit-il.
— C’est rien.
Kim glissa une main autour de sa taille, la gardant proche de lui. Noah, amusé par l’attitude de son ami de toujours, l’imita, attrapant sa femme pour la coller à lui. Taeliya gloussa et Naeliya comprit que les deux hommes faisaient le concours de celui qui serait le plus possessif, ce qui les amusa toutes les deux.
Dans le grand hall de l’hôtel, une foule se pressait pour saluer Stein et Alya ou avoir le droit à un petit mot de Taeliya. Kayle restait collé à ses parents, préférant éviter d’être en contact avec le moins de personne possible qui ne soit pas du clan. Louisa et son mari restèrent près de leur fille. Depuis que Damien était réapparu dans la vie de Naeliya, Louisa était sur le qui vive, espérant ne plus le recroiser, lui, ses parents ou même une de ces filles qui avaient osé blesser sa fille chérie. Kim avait eu une conversation avec elle à ce sujet et la mère avait put expliquer à l’Oni ce qu’il s’était passé et comment elle avait récupéré sa fille ce fameux soir, quelques temps avant l’accident, puis ce qu’il s’était produit ou plutôt ce qui n’est jamais arrivé par la suite. Ses amies ? Jamais venues. Damien ? Encore moins. Personne n’avait même demandé après elle et c’était ce qui avait mit Louisa dans une colère noire. Kim scrutait également les alentours, cherchant à s’assurer qu’il ne voit personne. Pourtant, il savait que cette soirée ne pouvait se passer de manière douce pour sa compagne accrochée à lui comme à une bouée de sauvetage.
Stein fit tinter son verre, ce qui fit taire tout le monde dans le grand hall. Chaque regard était tourné vers lui, attendant qu’il prononce son discours.
— Mes amis ! Commença-t-il, tenant sa coupe de champagne à la main.
Son aura sauvage imposait le respect et personne n’osait défier un homme tel que lui. Sa garde rapprochait scrutait les lieux, prêt à dégainer leurs armes. La présence des Oni à la soirée terrifiait les clients et membres du personnel.
— Ce soir, nous fêtons le passé de cette année écoulée ! Nous laissons les regrets derrière nous afin d’affronter le futur qui arrivera dans un peu moins de quatre heures. Nous avons fait fleurir cette ville, ses commerces et gardé la paix sur son territoire ! Ce soir, nous récoltons les bénéfices de ces mois écoulés et nous nous préparons à une nouvelle course. J’ai de la chance avec moi, depuis que ma fille m’eut été rendue, j’ai pu rencontrer la personne qui partage actuellement ma vie. Notre fils grandit pour devenir une personne qui saura être juste, autant que sa sœur et sa mère. Nous avons rencontré de nouvelles têtes qui se sont ajoutés à notre entourage. Colonel Clark et sa famille nous fait l’honneur d’être des nôtres et est devenu un ami. En tant que père et personnalité forte, j’ai un profond respect pour lui, autant que pour les siens. Des nouveautés se sont faites et nos liens se sont renforcés. Alors, mes amis, félicitons-nous pour cette année passée et souhaitons-nous le meilleur pour celle à venir ! En attendant, profitez de la soirée !
Les applaudissements emplirent la salle qui devint un terrible écho bourdonnant aux oreilles sensibles de Naeliya, qui ne put empêcher, tout de même, un sourire étirer les coins de sa bouche.
— Mon ange, tu veux boire quelque chose ? Demanda Kim, sa voix grave traversant le brouhaha terrifiant.
— S’il te plaît.
— Louisa, je peux vous la confier ? Je vais lui chercher quelque chose à boire.
— Bien sûr ! Vas-y, je vais rester avec elle, répondit la mère, glissant son bras autour de celui de son enfant qui fit un pas de côté.
Carl se plaça juste derrière Naeliya, se pencha pour lui dire un mot, signifiant qu’il était là. À demi rassurée, la jeune femme s’autorisa un soupir.
— Christopher ! S ’exclama la voix de Stein.
— Stein ! Merci pour l’invitation à cette fête.
— Nous la voyons chaque année, en passant devant, compléta Louisa, toute sourir. Mais nous ne sommes jamais venus.
— Eh bien, voilà une chose à cocher sur votre liste, ma chère Louisa, s’amusa l’homme, riant avec eux.
— Naeliya, tu apprécies la soirée ? Demanda Alya à la jeune femme.
— Oui, répondit cette dernière, tentant de cacher sa soudaine angoisse. C’est très réussi.
— Les compliments vont aux petites mains qui ont travaillé en secret, répliqua Stein.
— Mais le maître de ces petites mains, c’est vous. Nest-ce pas ? Répondit Naeliya sur le même ton.
Stein aimait beaucoup cette petite aussi ne put-il retenir son rire.
— Vous êtes une personne de cran, je l’admets, Mademoiselle Clark ! Je m’incline face à votre sagesse.
Il lui prit délicatement la main et la lui baisa, faisant rire la jeune femme.
— Passez une très bonne soirée, dit-il de nouveau. Restez jusqu’à la fin, pour ne pas manquer le feu d’artifice.
Il les quitta, sa femme et son fils sur les talons, allant vers un autre groupe d’invités.
— Tout va bien, Mademoiselle Clark ? Demanda Carl, qui l’avait vu se raidir quand son boss lui avait prit la main.
— Oui, soupira-t-elle. Kim est encore au buffet ?
— Il arrive.
Mais alors que l’Oni coréen se rapprochait, un verre de jus dans la main, une voix se fit entendre.
— Louisa ? Oh, mon dieu ! Louisa Clark ! Je ne savais pas que vous seriez là, tous les trois !
Naeliya se tendit.
Carl le vit, mais se refusait à poser une main sur elle. Ce n’était pas à lui de la rassurer. L’effet ne serait pas le même si ce n’était pas Kim. Il leva son visage pour voir celui de son ami s’assombrir. Il marcha droit vers leur groupe.
— Chérie ! Appela Kim de sa voix féroce et sombre qu’il avait quand il n’était pas spécialement heureux ou sur le point de faire quelque chose de mauvais.
La jeune femme tendit sa main tremblante vers lui. Il la prit de justesse avant que la femme importune ne s’en empare à sa place.
— Tu en as mis du temps, souffla-t-elle.
— Désolé, il y avait du monde. Tiens, bois un peu. Louisa, Christopher, voici pour vous.
— Oh ! Merci, mon garçon ! fit le père, prenant une flûte que l’Oni leur avait trouvé.
— Tu ne t’es rien pris pour toi ? l’interrogea la mère.
— Je suis en service, expliqua le coréen, glissant son bras autour de la taille de la non-voyante qui poussa un long soupir à peine perceptible.
Il était là. Elle était en sécurité avec lui. Mais que faisait la mère de Damien ici ?
— Oh, d’accord.
— Louisa ? Tu ne nous présentes pas ? demanda la femme, s’imposant dans leur petit groupe, cherchant visiblement à avoir le potin du siècle. Pourquoi Stein Carlington vous a-t-il présenté comme ses nouveaux amis ?
— En quoi cela te regarde-t-il ? tonna la voix de Louisa.
Son regard joyeux avait laissé place à un froid mordant qui n’était pas sans rappeler celui de Kim.
Prise de court, la femme bafouilla :
— Bah… V-Voyons, Louisa. C’est moi, Elodie Durant ! Ton amie !
— Tu veux dire, ancienne amie, la corrigea Louisa de ce ton tranchant qu’elle avait appris à utiliser en écoutant les Oni parler.
Surprise par cette attitude soudaine, la femme qui leur faisait face recula d’un pas.
— Maman ! Ah, te voilà, je te cherchais ! Oh, bonsoir Monsieur et Madame Clark ! Salut,
Naeliya.
Kim gronda.
Il resserra sa prise sur la jeune femme qui sentit sa chaleur irradier son corps.
— Je savais que ça allait mal se passer, grommela l’Oni.
— La prochaine fois, participe à une lotterie, lui murmura Carl, légèrement en retrait. Tu pourrais sans doute gagner gros.
— Ferme-la, répondit Kim.
Carl ne prit pas la mouche, il savait son ami à bout de nerfs et ne cherchait qu’à l’apaiser un peu. Mais il savait que la présence de Naeliya avec lui jouait beaucoup sur son état. S’il devait affronter le passé de sa compagne sans elle, Carl pouvait parier le manoir que Kim les réduirait en miettes, ici, dans le hall prestigieux de l’hôtel.
Pas sûr que Stein et Noah apprécient, encore moins la princesse.
— Je peux savoir qui vous êtes ? gronda la voix de Kim, foudroyant Damien d’un regard si froid qu’il pouvait le rendre aveugle avec de la glace imaginaire.
— Oh ! Euh… bredouilla Damien, ne sachant comment réagir face à ce molosse. Je suis un ami de lycée de Naeliya. Et vous, vous êtes qui ?
Mais avant que quiconque ne puisse répondre, Louisa déclara :
— Notre futur gendre.
Deux émotions bien distinctes se partagèrent le cœur et la pensée de Kim. D’abord une furieuse envie de détruire ce garçon, puis la fierté d’être enfin reconnu à haute voix par la mère de sa petite-amie.
Carl en fut surpris, mais se dit que ce n’était que la juste suite des choses, même si Louisa avait dû le dire sur un coup de tête, pour éviter que ce blanc bec ne tente de revenir dans la vie de sa fille pour lui faire de nouveau du mal. Pourtant, savoir que le seul orphelin de la bande puisse enfin avoir une famille qui désire l’avoir parmi eux, malgré ce qu’il était, le ravissait intérieurement.
— Ton fu-futur gendre ? Bafouilla Elodie, jetant un regard au coréen qui était prêt à les tuer à la moindre parole déplacée.
— Oui, confirma Christopher, tenant la taille de sa femme avec fierté. Kim est le petit-ami de Naeliya.
— Oh… De… Depuis quand ?
— Bientôt deux ans, répondit alors la jeune femme, surprenant encore plus les deux Oni à côté d’elle.
Damien lui lança un regard qui souhaitait lui indiquer sa surprise, mais aussi la déception qu’elle ait abandonné si vite l’envie de sortir avec lui et lui donner, ainsi, l’opportunité de jouer avec elle.
Sentant que quelque chose se passait, Taeliya, Noah, Stein, Alya et les enfants revinrent vers eux.
— Est-ce que tout va bien ? S’enquit Taeliya. Oh ? Je vous reconnais. Vous étiez au café !
Visiblement contente d’avoir été remarquée par la fille adorée de Stein, Elodie Durant voulu parader, mais à peine eut-elle fini de prononcer sa phrase que le sourire amical disparu.
— Naeliya ! S’exclama Elios, s’approchant de la non-voyante pour lui prendre la main. C’est quoi que tu bois ?
— Ça, petit Prince, fit la jeune femme, souriant tendrement à l’enfant, C’est du jus de pomme. Tu en veux une gorgée ?
— Je peux ? Maman, je peux ?
— Si Naeliya est d’accord, répondit sa mère, gardant un œil sur le duo mère fils qu’elle avait apprit à détester rapidement, après avoir entendu l’histoire du passé commun, de la bouche de Sonia.
Elios aida la non-voyante à diriger son verre vers lui et y trempa ses lèvres.
— Beurk ! dit-il. J’aime pas !
— C’est toi qui as demandé, s’amusa la non-voyante, caressant sa petite tête.
— Fils, tu as oublié de dire quelque chose à Naeliya, intervint Noah.
— Merci, Naeliya, même si c’est pas bon !
Le petit groupe soudé pouffa, ignorant les Durant qui restèrent là à les observer, totalement mis de côté.
Mais quand la mère croisa le regard de Kim, elle sentit une peur terrible l’envahir.
— Vi-Viens, chéri. On y va.
— Maman ?
Ils disparurent dans la foule, aussi vite qu’ils étaient apparus.
— Naeliya. Tout va bien ? s’enquit son amie, inquiète.
— Oui, ne t’en fais pas, souffla la jeune femme.
— Au fait ! Cette histoire de futur gendre ! Lança Carl, attirant l’attention. C’était pour faire diversion ?
— Non, déclara Louisa, un sourire radieux, cette fois, éclairant son visage.
— Je n’ai jamais assisté à une demande en mariage venant des parents de la future mariée, dit Stein, surpris.
— Eh bien, mon vieux, fit Noah. Te voilà proche de nous rejoindre, mon frère.
— Plus proche que tu ne le crois, mon frère, sourit le coréen.
Il se pencha pour enfouir sa bouche dans la chevelure de sa belle qui frissonna à son contact.
Oui, plus proche qu’ils ne pouvaient tous le croire.
***

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