Chapitre 36

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Kim embrassait Naeliya avec faim. Les corps plaqués contre la porte qu’il avait fermée d’un violent coup de pied. Elle, suspendue à son cou. Lui, enroulé autour de sa taille, tel un serpent autour de sa proie. Leurs bouches se dévoraient et leurs langues s’étaient mises à danser à peine Kim avait glissé la sienne entre les lèvres de sa compagne.

Même si Naeliya était encore très novice dans ce domaine, l’Oni ressentait un plaisir immense à la sentir aussi réceptive. Elle était de plus en plus aventureuse, cherchant à s’imposer, malgré la férocité qu’il mettait dans chacun de ses actes. Les soupirs qu’elle poussait contre sa bouche électrisaient l’esprit et le corps du démon qui tremblait d’un désir contenu, d’une envie puissante de lui déchirer ses vêtements et de la faire sienne là, dans l’entrée.

Il sentit les ongles de la jeune femme lui griffer la nuque et le cuir chevelu. Samsara s’insinua dans ce moment. Il goûta cette femme qui allait définitivement leur appartenir. Aidé par une envie commune, Samsara leva fit bouger le bras de Kim allant chercher le bas de la robe qu’ils remontèrent jusqu’à lui dénuder les jambes. Quand ils sentirent l’élastique de sa culotte, les deux démons poussèrent un grognement animal. Ils l’appelèrent, le visage enfouit dans le creux de son cou, s’enivrant de son odeur douce et captivante. De la langue, ils s’appliquèrent à lui lécher la peau, sentant les frissons qui la parcouraient. Un lent sourire étira la bouche de Kim, dont le cœur battait furieusement contre sa poitrine.

Accrochée aux larges épaules de l’Oni, Naeliya se sentait de plus en plus faible. Il se contenait pour elle, mais son aura sauvage s’imposait à elle et la forçait à se plier. Le sentir lui lécher la peau, lui caresser le corps, ses grognements d’animal en cage, cherchant à être libéré de sa prison…
Naeliya avait conscience que certaines zones de son être la trahissaient pour appeler à l’attention du géant qui baladait ses mains sur elle, sa bouche lui suçotant la peau, passant sa langue pour terminer de la brûler. Elle savait que le feu n’était pas encore totalement allumé. Ce n’était pas le brasier auquel elle s’était attendue. Mais ils n’en étaient qu’aux prémisses de ce qu’elle savait être le plus gros plongeon dans l’inconnu, pour elle.

La sentant plus molle, Kim se stoppa. Il la dévisagea. Son regard lumineux, bien que vide, fixait un point précis sans savoir lequel. La bouche entrouverte, respirant de façon erratique, la jeune femme n’était déjà plus elle-même. L’Oni lui retira la robe d’un coup, révélant un ensemble de dessous encore plus affolant.

— Tu cherches à me tuer ? gronda-t-il sourdement.

— N… N… N-Non ! réussit-elle à dire alors qu’elle sentait la honte la submerger.

Il l’avait déjà vu nue, bien sûr ! Mais là, elle sentait bien que c’était différent. Elle avait tenté de se faire belle, allant jusqu’au choix d’une paire de sous-vêtements qu’elle avait acheté avec Taeliya et Alya, à l’abri du regard de sa mère. Les deux femmes lui avaient prodigué moult conseils afin d’attiser le désir chez un Oni. Elles s’étaient arrêtées sur un ensemble noir tissé avec du fil argenté, une perle au centre du soutien gorge. La culotte possédait l’exact même design, à l’exception de la perle qui se trouvait être une breloque en forme de coquillage argenté qui s’agitait à chaque des mouvements de sa propriétaire. Les quelques rondeurs de la jeune femme mettait le tout en valeur et Kim se savait perdu.

Je la veux ! cria Samsara, perdant sa patience face à la vision qu’elle leur offrait. Je la veux !

Patience, mon ami, grimaça Kim, bien qu’il sache qu’il ne pourrait attendre éternellement.

— K… Kim ? appela sa belle, de sa voix étranglée entre suffocation de plaisir et honte.

— Naeliya, soupira-t-il, caressant un sein à travers le tissu de satin.

Elle poussa un petit gémissement, serrant les dents, rejetant la tête en arrière, électrisée par le geste.

— Mon ange, l’appela-t-il. Aveugle ou non, je t’épouserai quoi qu’il en soit. Tu es à moi et à moi seul.

Était-ce une confession ? Si tel était le cas, elle le prendrait volontiers.

Naeliya n’était pas en quête d’affection, elle cherchait principalement à vivre sa vie comme une personne normale. Mais le destin avait placé un démon terrible et féroce sur son chemin. Et ce dernier venait de lui dire mot pour mot qu’elle était celle qu’il désirait plus que tout.

Maladroitement, elle tendit sa main vers lui, cherchant son visage. Quand elle le trouva, ses doigts en firent le tour pour attraper sa nuque et le pencher vers elle. Naeliya lui offrit un baiser qui le surpris. Il serra les poings si fort que ses jointures faillirent exploser. Il délaissa la robe sur le sol et la souleva d’un bras. Elle se cramponna à lui, l’écoutant marcher, puis monter les marches vers la chambre, dont il ferma rageusement la porte.

— Naeliya, tu te souviens de ce que je suis ? demanda-t-il, la laissant glisser vers le sol, longeant son grand corps en y frottant ses formes.

— Oui, souffla-t-elle quand son genou toucha le témoin de son excitation.

— Dis-le, ordonna-t-il sombrement.

— Un… Oni, souffla-t-elle.

— Dis-le, encore.

— Un Oni…

Il soupira.

— Je ne suis pas un tendre, même si je me contiens, pour toi. Je ne sais pas si j’arriverai à continuer comme ça. Samsara est comme un fou et je ne serai bientôt plus à même de nous retenir tous les deux, je-

Naeliya posa ses deux mains sur sa bouche.

— Qui a dit que je voulais ça ? l’entendit-elle murmurer.

— Tu sais ce que tu dis ?

Il la vit hocher la tête.

— Je suis aveugle, Kim. Je ne suis pas fragile, mais simplement aveugle, dit-elle d’un souffle.

Il lui prit le menton et dévora la bouche. Sa langue inquisitrice s’insinua en elle, se jouant de sa partenaire qui tentait de suivre le rythme.

— Touche-moi, ordonna-t-il entre deux souffles. Mon ange, touche-moi ou je vais en mourir.

Elle voulut ajouter quelque chose, mais se retint. Ce n’était pas le moment pour de l’humour. Elle était prête pour lui depuis un temps infini et il la revendiquait ce soir. Alors, Naeliya s’exécuta.

De ses gestes peu assurés, elle chercha le premier bouton de la chemise de son compagnon et le défit. Les autres suivirent jusqu’à ce qu’elle puisse l’ouvrir et y glisser ses mains fraîches sur la peau brûlante de son compagnon. Elle l’écouta se défaire de sa veste et sa chemise qui chutèrent au sol. Il était torse nu, face à elle et s’interdisait de bouger. De la pulpe de ses doigts, Naeliya traça son chemin sur ce corps sculpté pour les combats et la mort. Chaque relief, chaque muscle passa sous ses doigts. Même les pointes de cet homme féroce se dressèrent sous ses caresses. Elle l’entendit soupirer bruyamment. La jeune femme approcha sa bouche du torse de son compagnon et déposa quelques baisers ci et là. Kim cru qu’il allait enfin passer l’arme à gauche, mais serra ses poings. Il voulait qu’elle le découvre avant qu’il ne la prive de tout. Soudain, les doigts de sa belle glissèrent sur sa bouche de ceinture.

Il voulut la retenir, mais Samsara l’en empêcha. Il vivait l’instant comme si c’était son propre corps qui subissait. Naeliya, ne sentant aucune résistance de sa part, défit l’anneau, puis se stoppa quelques secondes. Quand elle fut plus sûre d’elle, le bouton sautoir et la braguette s’ouvrirent. Les deux démons, prit de court, se refusèrent à bouger ou à parler. Ce qu’il se passait était un moment qu’ils ne pouvaient espérer. Sa main fraîche se glissa à l’intérieur du pantalon et ils la regardèrent s’accroupir devant eux, comme une offrande, tout en retirant le vêtement de l’Oni qui alla rejoindre le reste du tas. Elle s’aida des cuisses puissantes de l’homme pour se redresser et lui faire face.

— Qui t’as appris ça ? gronda Kim.

— Les livres, murmura-t-elle.

— Quel genre ?

— Le genre de ceux qu’on planque sous le lit, répondit la jeune femme, tremblante d’appréhension.

— Putain… soupira-t-il, se passant la main sur le visage. Ma femme est une dépravée.

— Autant que tu l’es, sourit-elle.

Ah ! Qu’elle allait le tuer !

Mais une chose surprenante en amena une autre. Alors qu’elle avait déjà commencé à lui montrer qu’elle pouvait faire certaines choses, jugé sans doute trop osées, elle fit un geste encore plus scandaleux. D’une main, elle caressa la hampe, à travers le tissu du boxer qui serrait la taille de l’homme. Sa bouche s’était posée sur son ventre, lui offrant une pluie de baisers qui lui parsemait le corps. Il allait virer fou à cause de cette femme !

La main aventureuse lui caressait le sexe sans chercher à franchir la dernière barrière. Elle jugeait la taille, même si elle connaissait déjà la réponse. Mais quand elle l’entendit gronder au point qu’elle puisse confondre avec des larmes, ce fut le moment qu’elle choisit pour s’arrêter net.

— Bordel ! Grondèrent les deux démons, à bout.

Il la souleva et l’allongea sans ménagement, sur le lit. Il la regarda, là, offerte à lui, à son plaisir. Il ne lui laissa aucun moment de répit et s’attaqua à son intimité, lui retirant la barrière de satin déjà trempée.

— Mon ange, murmura-t-il, un sourire carnassier sur le visage alors qu’il avançait sa langue.

Quand il la toucha, Naeliya arqua son corps. Elle se cramponna aux draps, serrant les cuisses autour de la tête du démon qui ne s’en formalisa pas et continua de la déguster tel un mets rare et gustatif. Les deux créatures s’en donnaient à cœur joie. La langue passa et repassa sur le bouton de chair qui déclencha une vague de frissons dans tout le corps de la belle écartelée par le plaisir qu’ils lui procuraient.

Elle était incapable de prononcer le moindre mot, la moindre phrase. Tout ce qui pouvait sortir de sa bouche était des cris, des soupirs, des gémissements. Sa respiration était trop rapide, trop courte pour lui permettre de s’oxygéner correctement. Son cerveau refusait de fonctionner correctement. Aucune pensée cohérente n’arrivait à s’aligner.

Quand la première vague se calma, la laissant pantelante, Kim ne lui laissa pas le temps de reprendre ses esprits. Il lui écarta un peu plus les cuisses et insinua ses doigts en elle, mais quand il sentit la membrane protectrice lui faire barrage, il se figea.

— Je suis vraiment un monstre, souffla-t-il.

Il releva son visage pour la voir, les mains sur le sien, pleurant visiblement de honte. Il déposa des baisers sur sa cuisse, sa taille, son ventre et se hissa à sa hauteur.

— Mon ange, murmura-t-il, le cœur serré par ce qu’il avait failli lui faire, trop pris par l’instant. Laisse-moi te voir, s’il te plaît…

Doucement, elle découvrit son visage en larme. Il s’approcha d’elle et vint baiser ses joues, son nez, son front, son menton.

— Je suis vraiment qu’un monstre, soupira-t-il, le front contre le sien.

— Non.

— Tu pleures. Ne me dis pas le contraire alors que tu pleures.

— Je pleure, parce que tu t’es arrêté ! cria-t-elle. Tu savais que je n’avais jamais eu la moindre relation ! Que tu es le premier et le dernier ! Alors pourquoi tu t’es arrêté ?! Le voir, maintenant te gêne ? Je te dégoûte ?

Kim gronda à cette dernière phrase. Il s’écrasa sur elle, de tout son poids et dévora ses lèvres. Les grondements sourds et menaçants qu’il poussa la firent frissonner, mais elle était en droit de lui crier dessus. Alors qu’il cherchait encore à se faire pardonner, il sentit l’air glisser sur la peau de son membre. Elle le tenait. Il était pris au piège et elle ne manquerait pas de lui faire comprendre qu’elle était prête à tout subir avec lui.

— Naeliya…

Elle le repoussa et l’obligea à s’allonger. Elle grimpa sur ses cuisses, sa féminité plaquée contre lui, agitant lentement ses hanches, tout en dégrafant la dernière barrière de satin qui la recouvrait. Quand il vit cette poitrine généreuse apparaître, tout son corps se tendit. Samsara n’avait d’yeux que pour cette femme. Elle allait les tuer, c’était certain. C’est ainsi, hypnotisés par la belle, qu’ils ne se rendirent pas compte de ce qu’elle s’apprêtait à faire. Ce ne fut que quand ils sentirent des parois humides se refermer sur eux qu’ils réalisèrent. La grimace de douleur qu’elle afficha alors qu’elle se laissait glisser sur la hampe raide et chaude de l’Oni, les terrifia, autant que le sang qu’ils virent couler de son corps. Ils voulurent tout arrêter, mais elle était lancée et refusait de rebrousser chemin, surtout maintenant que le plus dur était fait. Quand elle se retrouva totalement assise sur Kim, ce corps étranger fiché en elle, Naeliya se permit de respirer.

— Naeliya… Pourquoi tu-

— Kim, est-ce que savoir que je n’ai jamais été touché te dégoûte à ce point ?

Il se mit à gronder, faisant vibrer leurs corps. Naeliya gémit.

— Non, dit-il, les poings serrés, admirant cette amazone qui était venue le soumettre à elle. Jamais.

— Je suis pas en sucre, tu sais ? Vous le savez, tous les deux, murmura-t-elle, la tête rejetée en arrière, ses cheveux caressant les cuisses de Kim.

Il se redressa, passant ses mains sous les fesses de la jeune femme qui le sentit presser en elle, s’insinuer plus loin encore. Elle s’agrippa à ses épaules.

— Tu es tout ce que je peux désirer, gronda l’Oni. Je suis juste un impatient qui ne sait pas vivre avec quelqu’un d’aussi délicat que toi. Tout ce que je connais… c’est la brutalité et le sang.

— Je vous veux, dit-elle alors, approchant son visage du sien. Adieux la douceur. Je veux juste vous avoir pour moi… À moi et… en moi.

— Est-ce que tu vas le regretter ?

— Sûrement demain, avec des courbatures, dit-elle.

Le baiser qui suivit fut foudroyant. La rage s’était emparée de l’Oni. La douceur, oui, parlons-en. Elle avait fait sauter l’unique verrou qui retenait l’homme du démon. Mais maintenant qu’elle l’avait retiré, les deux créatures se mélangèrent pour se plonger corps et âme dans une nouvelle aventure.

« Pour moi, à moi et en moi » cette phrase à elle seule fut le déclencheur d’un torrent de noirceur qui se déchaîna sur elle. Il l’allongea, relevant le bas de son corps pour mieux se voir bouger en elle. Le sang y était toujours, mais avait cessé de couler et la douleur avait quitté les traits de la jeune femme. Il donna un coup brutal en elle, la faisant crier. Il en donna un autre, puis un autre, se penchant en avant pour happer un sein, gardant une jambe prisonnière de l’autre. Il s’enfonçait si loin, de façon si féroce qu’il aurait pu la pourfendre. Samsara se joignit à l’ébat qu’il avait désiré avec elle. Sa langue passa sur la pointe, tandis que le corps qu’il partageait avec Kim se mouvait de façon plus rythmée, plus rapide dans cet être pure. Ils s’accrochèrent à elle, comme si elle pouvait les sauver de cette tempête qu’elle avait elle-même déclenchée.

Kim ne se reconnaissait plus, mais tout ce qu’il entendait était la voix de Naeliya, criant son nom, l’appelant à l’aimer de la façon qu’il le souhaitait et lui gronder qu’il allait mourir s’il ne le faisait pas. Noah lui avait déjà raconté que Taeliya n’avait pas eut ce genre de pouvoir sur lui. Elle avait, certes, nourri son désir de la faire sienne tel un sauvage et il s’en était voulu après. Mais ce n’était pas le cas de Naeliya. C’était elle qui le guidait, qui lui donnait le choix, l’envie et le désir de se fondre en elle de façon aussi féroce. Il ne suivait plus Samsara qui grondait d’un plaisir sournois, ni cette autre créature déchaînée qu’elle avait laissé sortir. Tous les trois n’écoutaient qu’elle. Jouait grâce à elle et s’exécutaient quand elle le demandait. Le pouvoir de l’Oni avait basculé entre les mains de cette petite chose.

— Kim ! S’exclama-t-elle lors qu’il lui mordit l’épaule. Ne les laisse pas te retenir, chéri !

Cette sale petite sorcière allait lui prendre l’âme, en plus du cœur qu’elle possédait déjà.

Il se ficha d’un coup en elle, resta ainsi quelques instants.

— Naeliya… Je n’ai qu’une maîtresse. Taeliya reste celle qui me dirige. Mais mon dieu Naeliya, tu es celle qui a ma vie, mon cœur, mon corps et mon esprit. Mes démons t’écoutent, te réclament et prient pour que je ne te quitte pas, peu importe où tu vas. Je suis un Oni terrifiant, mais avec toi, c’est l’inverse. Pourtant-

— Kim… Je t’aime.

Il voulut pleurer à cet instant.

Elle était celle qui lui était destinée et elle s’en remettait à lui. Comment ne pas aimer cette femme ? Comment ne pas la désirer ?

Il se pencha pour poser sa bouche contre la sienne et dit :

— Je t’aime aussi… mon enchanteresse.

Il la souleva dans ses bras et la porta vers le bureau qui se trouvait dans la chambre. Il l’y posa et reprit son exploration. Ses coups firent craquer le bois du meuble qui menaçait dangereusement de se briser à tout moment. Naeliya s’accrocha aux rebords, le corps arqué, la tête rejetée en arrière. Elle le sentait se creuser un chemin qui aurait sa forme et qui lui laisserait une marque indélébile. Les démons s’accrochèrent à sa taille, la rapprochant toujours plus du bord, la maintenant contre eux. Les corps rebondissaient l’un contre l’autre à chaque impact. Ils pouvaient admirer sa poitrine s’agiter à chaque assaut, leur donnant faim.

Il la ramena au lit pour se mettre à sa hauteur et lui dévorer la poitrine. Il en était fou. Ils en étaient terriblement fous. S’ils ne la touchaient pas, ne la goûtaient pas ni ne l’entendaient, ils allaient virer dans une folie destructrice. Mais pour eux, Naeliya chantait. Elle appelait à leurs mains, leurs caresses, leurs baisers et cette brutalité qui les caractérisaient. Elle les cherchaient et ils ne se faisaient pas prier pour lui donner ce qu’elle demandait.

Kim la fit s’asseoir, dos à lui, à genou sur le matelas. Il put, à loisir, lui déguster l’épaule, mordillant par endroit, léchant ses marques, malaxant sa poitrine. Il jouait avec une curieuse qu’il triturait entre ses doigts, tandis que les autres s’amusaient avec son intimité. Il se mouvait en elle avec rythme et ne la lâcherait pas. Elle était à lui.

— Kim ! Démons ! cria-t-elle.

— Encore, gronda l’Oni à son oreille. J’en veux encore…

À s’en casser la voix, elle l’appela. Encore et encore jusqu’à ce qu’elle ne le sente se contracter.

Sans qu’elle n’ait pu s’y attendre, il serra ses deux bras autour d’elle et la plaqua contre lui, se déversant avec fureur dans son corps, déclenchant leurs orgasmes à tous les deux.

Ils restèrent ainsi un moment, découvrant un monde nouveau qui leur plut assez pour refuser de le quitter. Kim fut le premier à s’écrouler sur le lit, embarquant la jeune femme. Il resta fiché en elle un moment, cherchant à faire durer l’instant.

— Naeliya…

— Je t’aime, lui répondit-elle, caressant les bras qui l’entouraient.

Kim resserra son étreinte et déposa quelques baisers au creux de son cou.

— Je t’aime, Naeliya Clark.

***

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