Mémoires Monstrueuses (9)

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22 octobre, an X732 (deuxième partie)

Mihan, terre des monstres

Gaston


 Fort heureusement, je n’aurais pas à passer dehors pour rejoindre ma cible. L’orage qui se déchaîne me pousse à rester à l’intérieur, et pour cause, l’eau s’accumule dans toute la ville. Vivement le retour du soleil avant que les premières inondations ne se déchaînent.

 Le lieu où séjourne la selkie est un bâtiment annexe du palais : la maison militaire. L’accès se trouve au rez-de-chaussée. Cette proximité permet des interventions armées plus rapides et efficaces au sein des appartements de la régente. Les habitants de cette demeure sont tous des soldats orphelins ou ceux souhaitant déserter leur famille. Raison de plus, aux yeux de l’institution, d’employer ces monstres sans congés. Pourquoi les utiliseraient-ils de toute façon ? Ils n’ont personne. Ou du moins, c’est ce qu’ils pensent. Au sein du palais, nous sommes nombreux à être seuls, et nous demandons des fins de semaine allégées, comme n’importe quel fonctionnaire.

 Il faut des soldats pour protéger les autres, et la menace n’attends pas les heures de travail pour se manifester. J’en ai conscience, en revanche, je me demande comment Lazuli voit cette situation ; lui qui sacrifie tout son temps pour une institution prônant des valeurs contraire aux siennes.

 J’ouvre la porte du couloir menant à la maison militaire d’un geste vif. Puis, mon élan s’arrête, le temps d’une maigre contemplation. Des sueurs froides descendent le long de mon front, tandis que mon regard se retrouve piégé par cette scène d’horreur. Une hécatombe, voilà ce que j’ai sous les yeux. Les corps agonisants de plusieurs dizaines de soldats recouvrent le sol du séjour. Une odeur pestilentielle embaume l’air, me forçant à couvrir mon nez et ma bouche.

 La peur prend possession de mes membres, me figeant sur place. Comment est-ce possible ? Pourquoi autant de monstres sont-ils touchés ? Combien de personnes étaient présentes au bar, hier ?! Je reprends possession de mes orbites, les laissant scruter la pièce avec hâte. J’ai beau fouiller la moindre victime, je ne trouve Lazuli nulle part. J’ignore si je peux considérer ce résultat comme une bonne ou une mauvaise nouvelle. À vrai dire, j’ai peur de connaître l’état du sergent. Lui qui avait la nausée hier, se trouve-t-il dans une situation similaire à ceux qui jonchent le sol ?

 Ces soldats n’ont même pas la force de parler. Seuls leurs yeux ouverts et leurs respirations saccadées me prouvent qu’ils sont encore conscients. J’ai envie de les aider, et aussi cruel que cela puisse paraître, Lazuli passe avant. En revanche, je n’ai aucune idée de l’endroit où se trouve sa chambre. L’information se trouve à l’accueil, cette dernière est obstruée par les corps des victimes. Devrais-je les pousser ? J’imagine que c’est toujours plus rapide que de passer mon temps à fouiller dans les appartements.

 Je pose un pas en direction des infectés, la main posée sur mes voies respiratoires. J’entends leurs faibles gémissements, et cette odeur fétide… J’ai envie de vomir ! Vite, je dois le faire… pour Lazuli !

  • BZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ !

 Argh, bon sang ! D’où vient ce bruit ?! Je tourne la tête dans tous les sens, les oreilles recouvertes par mes paumes. Je sens le dégoût me saisir, le parfum pestilentiel des malades pénètre sans peine dans mes narines. J’ai envie de me boucher le nez, mais ce son est bien trop désagréable ! Je dois faire vite, ou je finirai par cracher mes tripes !

 Ce son, j’ai l’impression de l’avoir déjà entendu, et pourtant, j’ai conscience de son origine. Il y a un objet électronique qui le produit. Où peut-il bien être ? Dans les poches des militaires tombés au sol ? Je n’ai pas le temps de les fouiller, et je n’en ai aucune envie ! Qui plus est, la source sonore peut être ailleurs : derrière des meubles, sous une chaise, ou tout simplement… sur un bureau.

 Je reste abasourdi quelques instants en observant la radio sur le comptoir de l’accueil. Pourquoi ne l’avais-je pas remarqué avant ? Peu importe, je dois l’éteindre, je ne pourrais pas avancer avec cet horrible son ! Je me rapproche grossièrement du mobilier, tendant mon bras vers les boutons de l’engin avant de m’arrêter, alerté par une sonorité différente :

  • Bzzzzz… Lazuli… Deuxième étage, appartement 203…

  Dites-moi que je rêve, ce poste vient de m’offrir l’information qu’il me fallait. Et cette voix… Non, c’est impossible. Je ne peux pas… je suis dans la réalité. Il n’y a aucun moyen que je puisse entendre la voix de cette fille aux cheveux blancs !

 Mon corps se retourne brutalement à l’écoute d’un bruit soudain. J’entends quelqu’un marcher dans la salle où je me trouve. Je retire mon attention de la radio, désormais silencieuse, avant de revenir au centre du séjour, la main posée sur mon visage. Personne, hormis les soldats, ne se trouve ici. Pourtant, je l’entends toujours, comme si une présence martelait le sol de ses pieds nus. Un instant ! Des pieds… Je pose mon regard sur le carrelage avant de lâcher un petit cri. Des empreintes noires prennent place à quelques centimètres de ma position. À chaque bruit, c’est une autre frappe qui s’illustre sur les dalles. Celles-ci se dirigent vers un escalier en respectant un rythme bien précis. Je déglutis en observant la direction des marques. J’ai l’intime conviction qu’elles se dirigent au deuxième étage, et plus précisément, à l’appartement 203.

 Un rire nerveux sort de mes lèvres. Tout ceci est beaucoup trop beau pour être vrai. J’entends une voix que je ne pourrais pas écouter, j’obtiens l’information que je veux, et une chose parvient à me guider. C’est une hallucination, un rêve, une illusion ! Je suis encore en train de dormir, n’est-ce pas ? Auquel cas, je serais en train d’assister à l’impossible.

 Je me pince la joue, un léger picotement en ressort. Je retire mes ongles dans un soupir, le regard posé sur les empreintes. Je ne rêve pas, ce que j’expérimente est bien réel, que je le veuille ou non. Mais dans ce cas, pourquoi les choses tournent-elles en ma faveur ? Je pensais que tout se mettrait en travers de ma route, à cause de mes actions qui constituent un crime envers les Sources. Non, peut-être que je cherche à me tromper. Les événements ne vont pas dans mon sens, ils sont tels qu’ils devraient être… à l’image du temps.

 Par conséquent, rien ne m’empêche de suivre ces marques, rien ne m’empêche de croire qu’elles me mèneront jusqu’au sergent ! Lazuli est atteint d'une maladie dangereuse, plus je perds mon temps à douter, et plus sa vie pourrait être mise en danger ! Je n’ai pas le luxe de prendre une décision réfléchie, si ce que je veux se réalise. Je désire sauver cette selkie, et je ne compte pas l’abandonner à son sort !

 Mes jambes s’élancent vers les escaliers, suivant de près les empreintes laissées par ce mystérieux guide. Comme je m’y attendais, les traces me mènent jusqu’au deuxième étage. Le bruit de pas s’est tu, deux marques se trouvent devant une porte ouverte, celle de l’appartement 203. Sans attendre, je me précipite devant l’entrée, puis y découvre une pièce en piteux état. Les vêtements, livres et autres fournitures sont éparpillés aléatoirement dans la chambre du sergent. Le lit est tâché d’un liquide nauséabond, sûrement du vomi. Je pénètre avec prudence dans le séjour, cherchant Lazuli du regard.

 Je l’ai trouvé, son corps est avachi dans la salle de bain, les mains dans la baignoire. Ses paupières sont closes, mais j’entends néanmoins sa respiration. Dans la panique, je me précipite à ses côtés, puis saisis son visage en tapotant ses joues avec frénésie.

  • Lazuli, c’est moi, Gaston ! Tu m’entends ?

Je continue de le stimuler, en y mettant plus de force.

  • Ouvre les yeux ! Je t’en prie !
  • ...salée, marmonne-t-il avec difficulté.

Enfin, j’ai la preuve qu’il n’est pas inconscient !

  • Qu’est-ce qui est salé ?
  • L’eau… ma peau… salée… guérir…

 Un ronflement s’échappe de ses lèvres après que son corps ait forcé sur ces derniers mots. Le pauvre, il doit être épuisé. Je me demande comment doit être cette souffrance, il y a-t-il vraiment un moyen de soigner ce mal ?

 Le responsable est une maladie, alors des antibiotiques pourraient faire l’affaire. En revanche, tous ne possèdent pas le même effet, et rien ne me dit qu’ils seront efficaces. Je pourrais tenter de soulager les symptômes, mais le parasite continuera d’infecter l’hôte et de l'amener, à terme, au stade de l’inconscience.

 Dans ce cas, que puis-je tenter ? Mes connaissances en médecine ne me sont pas plus utiles, surtout avec le peu d’informations à ma disposition. Éventuellement, je pourrais tenter une autre approche, celle des sortilèges. Malheureusement, je ne suis spécialisée que dans les formules offensives, je n’y connais rien en guérison, contrairement à un savant comme Lazuli. Minute, et si ses paroles étaient justement le moyen d’appliquer son sort ? De l’eau salée et sa peau… Il faudrait mettre de l’eau salée sur sa peau pour le guérir ? C’est tout ? Si c’était aussi simple, cette selkie aurait réussi depuis longtemps. Un instant, la voilà, la réponse : une selkie ! Ce sergent agit de manière humaine au quotidien, à tel point que j’en oublie son essence monstrueuse, sa véritable nature !

 Leur peau est ce qui leur permet de se transformer en phoque. Ces fées sont souvent assimilées aux lycanthropes, qui possèdent eux aussi, un pouvoir de métamorphose. Les loups-garous ont beau être puissants sur terre, ils le sont beaucoup moins en milieu marin ; le parfait opposé des selkies. J’ignore depuis combien de temps Lazuli sévit hors de l’eau, mais à mon humble avis, il ne doit pas y aller souvent. Ces créatures ne doivent pas s’éloigner de la mer, lieu symbolisant leur force et leur liberté. La capitale a beau être abreuvée par des rivières, aucune n’est suffisamment salée pour ces créatures.

 Par conséquent, une transformation en milieu marin pourrait donner la puissance nécessaire au sergent pour se guérir. C’est d’ailleurs ce qu’il devait tenter avant de succomber à la faiblesse, si j’en crois sa position. Sa baignoire aura beau lui fournir de l’eau, il n’y aura jamais assez de sel. Fort heureusement, l’entrepôt dans lequel je séjourne est un débarras contenant plusieurs condiments, dont ce minéral. Une cuve s’y trouve également, je pourrais donc y jeter la fée. Ces problèmes étant réglés, il ne me reste plus qu’à trouver l’objet indispensable : sa peau.

 Je lâche doucement mon emprise du sergent avant d’entamer les recherches. L’appartement a beau ne pas être grand, la fourrure doit être bien cachée. Les selkies y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. Je tire tous les tiroirs, vérifie sous les meubles, rien, je ne trouve cet objet nulle part. Même la penderie en est démunie. Dans ce cas, où puis-je vérifier ? Comment Lazuli l’aurait-il dissimulé ? Je dois penser comme lui, et me mettre à la place de ce sergent qui ne voulait pas devenir un monstre. Une cachette que nul ne douterait, un lieu à l’image de ses envies. Une pensée me taraude l’esprit, j’ai une idée de l’endroit où peut être la peau ; et dans un sens, j’espère sincèrement pouvoir me tromper.

 Je retourne dans la cuisine, les yeux posés sur le dépotoir. Je déglutis en saisissant le couvercle. Un sac-poubelle nauséabond me fait face. Rien de plus logique. Néanmoins, je ne suis pas assez bête pour m’arrêter là. Mes mains referment grossièrement le récipient avant de le soulever. Il me suffit d’une maigre contemplation pour comprendre que ma pensée était la bonne, je l’ai trouvé.

 Cette fourrure grisâtre tachetée de points noirs, c’est bel et bien la peau d’une selkie. Un ricanement désespéré s’échappe de mes lèvres, tandis que les larmes inondent mes paupières. Cette simple cachette suffit à traduire beaucoup de choses. La haine que Lazuli ressent envers sa nature, son envie de la fuir et de redevenir humain, tout est là. Pour les selkies, leur peau incarne leur essence. Cette fourrure placée juste derrière les ordures est un morceau du sergent. Et c’est justement cette triste réalité qui me fait de la peine. Cette fée désireuse de devenir un homme, se raccroche à des illusions, jetant son cœur et sa personne dans cette boîte putride.

 Cette découverte ne me révolte guère, au contraire, je la comprends. Lazuli, tu disais haïr Aurore, mais en réalité, vous êtes très similaires. Si cette ogresse avait été de ton espèce, je suis sûr qu’elle aurait, au moins, cherché à faire la même chose que toi. Cacher sa peau dans un lieu symbolisant son dégoût, ou bien essayer de la brûler, tout cela afin de fuir cette immonde réalité. Notre régente a beau se montrer forte, elle n’oubliera jamais les conséquences de sa transformation, y compris sa sœur bien-aimée. C’est la même chose pour toi, tu penses encore à ta famille. D’ailleurs, moi aussi, j’ai une part de ressemblance avec vous deux. Notre point commun est la haine que nous nous attribuons envers nous-même.

 Cependant, j’ai fini par comprendre que ce n’était pas le bon moyen de vivre sur ces terres. Nous aurons beau rêver de changer dans une autre temporalité, nous resterons les mêmes. Les souvenirs subsisteront, et nous serons incapables de les oublier. Parti comme c’est, nous finirons par devenir des fantômes attachés à un monde qui nous répugne. Et c’est une chose que je souhaite éviter. Lazuli, tu es celui qui m’a ouvert les yeux, qui m’a encouragé. Tu es celui qui m’a soutenu. Aujourd’hui, je vais te rendre la pareille. Je vais te sauver, que tu le veuilles ou non, et je te laisserai profiter de ce voyage à sa juste valeur.

 Je retourne près du sergent, enroulant les pattes de la fourrure autour de son cou. Son corps à beau être grand, je devrais être capable de le traîner jusque chez moi. Pour ça, il va falloir le remonter et pencher sa tête sur mon épaule.

 Sans attendre, je m'exécute en m’assurant que la peau tient bien autour des muscles de la selkie. Ça y est, nous sommes prêts à partir. Dommage que tu sois endormi, Lazuli, tu aurais pu dire au revoir à ton chez-toi. Après tout, ce jour est le dernier que nous passerons dans ce monde. Le temps est après nous, et la construction est presque complète. La machine sera très bientôt opérationnelle. Il faudra juste que je trouve un rat ou deux pour les utiliser comme cobaye, mais ce ne sera pas un problème.

 J'entame le premier pas avec le corps de mon compagnon sur le dos. Ma marche continue avec prudence, les bras saisissant fermement la selkie. Je me retrouve sur le palier de l’appartement, clignant des yeux d’étonnement. La majorité des empreintes ont été supprimées. Seules deux, côtes à côtes, se tiennent devant moi. Mon regard se concentre avec effroi sur l’espace vide au-dessus de ces marques avant de revenir au sol. Je constate, une fois de plus, le cheminement de ce personnage invisible. Cet événement est vraiment étrange, comme si cette mystérieuse présence nous avait attendus. Mais pourquoi chercher à nous aider ? Qu’a-t-elle à y gagner ?

 Plus j’avance, et plus je me dis que le rythme des pas de l’inconnu concorde au mien. Nous empruntons un escalier avant d’arriver au premier étage. Je m’arrête, tentant de reprendre mon attache sur le corps de Lazuli. Les empreintes m’attendent, comme c’est mignon ! J’en oublierai presque le côté effrayant de la scène. Mon regard fait rapidement le tour des environs, j’aperçois quelques soldats adossés contre les murs du couloir, eux aussi semblent totalement affaiblis. Leurs visages pâles ne me portent aucune attention, leurs esprits doivent être sonnées par la maladie. Pardonnez-moi, je ne pourrais pas vous sauver, ou du moins, pas dans cette époque. Je reprends ma marche d’un geste coupable, tandis que le souffle du sergent vient me caresser les oreilles :

  • Prends garde…

Le rythme des marques devient de plus en plus frénétique, laissant la surprise me prendre de court. Mince, je devrais continuer au lieu de m’arrêter. Ce n’est qu’un changement de rythme, je ne devrais pas être aussi…

  • Ne bouge plus, Gaston.

 Mon corps stoppe le moindre mouvement à l’écoute de cet ordre. Merde ! Ce n’est pas vrai ! Pendant un instant, j’avais totalement oublié la menace que pouvait présenter ces malades, comment puis-je m’en sortir maintenant ?

 Mon regard se pose avec hâte sur les empreintes, celles-ci sont devenues immobiles. Elles doivent m’attendre encore une fois, mais… avec cet ordre, je ne peux pas bouger ! Comment puis-je m’en dépêtrer ? Jusqu’à maintenant, je n’ai connu personne capable de réaliser cet exploit, pourrais-je en être capable ?


C’est faux, tu connais quelqu’un.


Hein ? Qu’est-ce que je viens d’entendre ?

  • Pose Lazuli sur le sol.

Mes membres obéissent sans que je ne puisse protester, bon sang ! Ce n’était pas censé se produire, ce n’était pas ce que j'avais prévu ! Dire que je suis incapable de voir le responsable. L'infecté doit être quelque part derrière moi, si seulement je pouvais le rendre inconscient. Malheureusement, le seul moyen qu’il me reste est d’atteindre la venue du dernier stade, chose que je ne peux me permettre ! Lazuli n’en n’est pas loin non plus, il est même fort probable qu’il l’atteigne avant ce gêneur. Dans ce cas, tous mes efforts seront fichus !


N’abandonne pas tout de suite, rien n’est encore perdu.


Encore cette voix. Serais-je en train de devenir fou ? Qui plus est, j’ai déjà entendu ce timbre… c’est celui de la radio.

 Soudainement, les pas qui me guidaient se retournent contre moi, avançant dans ma direction avec célérité. La peur s’accroche à mon estomac, mes respirations s’enchaînent dans un rythme saccadé. Je voudrais partir, je voudrais prendre le corps de Lazuli et m’enfuir d’ici au plus vite ! Malheureusement, rien… je ne peux rien faire, si ce n’est subir.


Ne panique pas, je vais arranger les choses.

Prête-moi ton enveloppe un petit instant.


 Les marques s’arrêtent juste devant mes orteils, une sueur froide descend le long de mon front. Au moins, une chose est sûre, ce mystérieux guide tente de m'aider et de communiquer par la pensée. En revanche, quelle est cette… BZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ ! BZZZZZZZZZZZZ BZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ BZzZzZzZzZzZzZzZzZzZ...zzzz....zzz... Ha ha, j'ai réussi.

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