Frisson
Il y a bien une chose que j'avais apprise : si je voulais me réveiller, il me fallait un réveil hors de portée de mon lit. Je l'avais placé dans un coin de ma chambre et il crachait un bip-bip strident, m'obligeant à sortir de la douce étreinte de ma couchette pour l'éteindre.
Douche, café, bol de céréales pour enfants bien trop sucrées, le tout en lisant mes mails professionnels et en commençant à répondre à certains, tout en préparant ma journée de travail entre deux cuillerées de céréales.
Puis, direction ma penderie remplie de costumes. Je prenais toujours les trois mêmes parmi la dizaine que j'avais. Plus qu'à monter dans ma voiture pour trente minutes de trajet en appelant un premier client.
Mes journées de travail étaient simples, en fait, mes journées tout court étaient simples et chiante. Faire croire au monde entier que je n'avais pas le temps et que j'étais occupé. En soi, c'était le cas, mais je forçais le trait. Et de toute façon, j'étais chef, personne n'avait rien à dire de ce que je faisais. La seule distraction de mes journées était les conversations avec mes futurs coups d'un soir. Le midi, j'évitais les repas commerciaux et les pieges du style pour finir bourré. Je partais à la salle de sport et reprenais mon après-midi comme la matinée.
Ce jours-là, j'étais plutôt doué pour éviter les questions du jour en me bourrant le crâne de travail pour ne pas penser à la proposition d'hier. Ce contrat étrange, tout comme cette pseudo-psy qu'Alice m'avait conseillée. Signer ou ne pas signer?
Et plus le temps avançait, plus mon déni était fort, une certaine pression surgie, une pression étrange, inconnue depuis bien longtemps. Une peur de changement que j'avais oubliée, celle de sortir d'une zone de confort, de sortir de mon petit monde bien huilé. Morne, triste et chiant à mourir, mais bien huilé et sans accroc.
Ma montre connectée vibrait : un message de Cécile.
— Un directeur, ça travaille dans un grand bureau seul ?
— Oui, seul.
J'avais un grand espace et une fenêtre vers l'extérieur au cinquième étage d'un immeuble quelconque. J'ai toujours aimé être seul au boulot. Je déteste le bruit, les open spaces. Alors, ma porte est toujours fermée. Mon agenda est rempli d'occupations et les réunions n'ont jamais lieu dans mon bureau. C'était mon lieu à moi, ce bureau, et vu le temps que j'y passais, il valait mieux.
— Oui, il faut bien des avantages à être chef.
— Avec assez de place sous le bureau pour négocier les augmentations ?
— Entretien à 16h30, tailleur, chemise, si tu veux savoir.
— J'arrive, monsieur le directeur.
Mon bureau était mon deuxième joker baise, il etait au fond d'un couloir d'un espace de stockage. On m'avait proposé de le changer plusieurs fois, j'avais toujours refusé, prétextant que les bureaux des autres étaient plus importants. Ce qui m'avait valu une certaine sympathie, étonnamment. Je voulais juste être seul au fond de mon couloir.
Un verre d'eau, une pilule bleue, un passage lavage de dents dans ma salle d'eau privée du bureau. Je répondais à deux mails, puis mon téléphone sonnait.
— Bonjour, une certaine Cécile dit avoir un entretien.
— Bonjour, pardon Magalie, j'ai completment oublié de prévenir. Je viens la chercher.
Je descendais à l'accueil. Elle était là, en tailleur très court et chemise blanche, chaussures à talons noirs, rouge à lèvres prononcé.
— Bonjour, Cécile. On se serre la main ou la bise ?
— Bonjour, monsieur. La bise.
Je tournais la tête vers la personne à l'accueil.
— Encore désolé pour l'oubli.
— Pas grave, vous n'êtes pas le seul, monsieur.
— Suivez-moi, Cécile.
— Bien, monsieur.
Dans les couloirs, je faisais mon pitch de présentation de l'entreprise, le plus basique, mais qui faisait son office jusqu'à mon bureau.
— Après vous, dis-je en ouvrant la porte.
— Merci, monsieur.
Puis, je refermais la porte à clé derrière moi.
— Mon numéro de directeur vous a plu ?
— Oui, vous semblez le maîtriser.
— C'est mon métier de raconter n'importe quoi.
— Ça semble vous réussir.
— Oui, plutôt.
— En toute honnêteté, après cette baise, combien de chances qu'on se revoie monsieur?
— Honnêtement, presque zéro.
— Au moins, on est sur la même longueur d'onde. Vous pouvez faire semblant d'écrire un mail pendant que je vous suce, j'ai envie de jouer la petite salope qui veut une augmentation.
— Je dois pouvoir m'accommoder de cette demande. D'autre chose ?
— Pas de main sur ma tête quand je suce, pas de sodo, mais vous pouvez me bouffer le cul, et vous pouvez me brutaliser un peu dans les limites du raisonnable d'une salope qui veut une augmentation.
— Tout est clair. Une dernière chose, tu avales ?
— J'ai dit que je voulais une augmentation.
Je prenais mon téléphone qui vibrait avec un bon timing et retournais derrière mon PC. D'un geste du doigt, je pointais le sol, qu'elle interpréta très bien en se mettant à quatre pattes. Je m'installais derrière mon bureau, écoutant d'une oreille étonnamment plus attentive ce que me disait la personne au téléphone que Cécile se démenant à quatre pattes pour aller sous mon bureau. Assis sur ma chaise, je la laissais déboutonner mon pantalon et faire glisser ma braguette. Ses doigts agiles travaillaient avec une précision méthodique, chaque mouvement empreint d'une détermination tranquille. Elle glissait ses mains sur les côtés de mon boxer, ses ongles effleurant ma peau, pour faire sortir ma queue. Elle la saisissait aussitôt d'une main ferme mais douce, avant d'engouffrer sa bouche sur le sommet de mon érection artificielle. Ses lèvres chaudes et humides se refermaient autour de moi, tandis que ses yeux levés cherchaient mon regard, que je lui rendis avec une certaine délectation. Je bloquai le micro de mon téléphone d'une main et soufflai :
— Suce, je bosse.
Et plus j'y repensais, plus j'en avais rien à carrer. Elle venait juste de cocher la case "nouveau trophée" sur mon étagère. Je pourrais même pas dire si elle suçait bien ou si c'était agréable. La seule chose que je savais, c'est qu'on avait un problème avec un client en Roumanie. En raccrochant, je me disais que je n'aurais pas le temps d'envoyer un mail inutile qui ne changerait rien si je voulais partir à 17h30 pour aller signer le contrat. Douze minutes au téléphone, elle devait avoir la mâchoire en feu, elle n'avait pas lâché ma queue une seconde.
— Sur le bureau, salope, ta chatte va continuer les négociations.
Je la fis sortir de sous le bureau en lui tirant les cheveux, sentant la douceur de ses mèches glisser entre mes doigts. Elle poussa un petit cri de surprise, mais ne résista pas. Avec une poigne ferme, je la guidai jusqu'au bord du bureau, la penchant brutalement sur la surface froide et lisse. Ses mains s'agrippèrent instinctivement aux bords du meuble, tandis qu'un gémissement de surprise et de plaisir s'échappait de ses lèvres
— Ton nom, déjà ? Que je n'oublie pas de le mentionner au RH. Y'en a tellement qui passent ici.
— Cécile, monsieur.
— Ah oui.
Je relevai son tailleur, dévoilant un string noir que je m'empressai de baisser jusqu'à mi-cuisse, laissant apparaître un long filet de mouille. Aucun doute, elle était bien plus excitée par ce jeu que moi. Je trouvais cela triste, alors que cette jeune femme, penchée sur le bureau, semblait beaucoup s'amuser à ce petit jeu de rôle. Quant à moi, je n'arrivais pas à produire la moindre molécule de bonheur. Tout semblait fade dans mon esprit, comme si une brume épaisse enveloppait mes pensées et mes émotions. La conversation de la veille avec cette étrange pseudo-psy me revint à l'esprit
Fellation, levrette et basta.
Un schéma connu et reconnu, une zone de confort qui n'avait plus rien d'excitant depuis longtemps. Je lui mettais une fessée avant d'écarter ses fesses pour me laisser à loisir mater sa chatte et son cul. Son sexe était luisant de désir, les lèvres gonflées et humides, prêtes à être explorées. Les plis délicats de sa chair intime se révélaient à moi, tristement sans grand effet sur moi. Je me permis une chose que je n'avais pas faite depuis des années : j'enfonçai mon visage entre ses fesses pour lui bouffer le cul. Je ne sais pas, j'espérais peut-être un pic de plaisir, un truc, mais en fait non, rien. Je ne sentais que ma langue sur son cul qui se contractait à chaque coup de langue avec ses gémissements. Quitte à être là, je descendais sur sa chatte trempée et étonnamment aussi acide qu'une pile électrique. Et comment dire, ce goût piquant écœurant me fit sentir une sensation étrange, une sensation oubliée, un frémissement de plaisir inattendu. J'enfonçais ma langue entre ses lèvres intimes trempées, glissais sur son clito, enfonçais ma langue en elle sous ses gémissements. C'était étrange. Je finis d'enlever sa culotte qui était toujours mi-cuisse. Me redressant, je levai sa jambe sur mon bureau et enfonçai ma queue en elle sans grande délicatesse. Et le léger frisson de plaisir s'effaça aussi brutalement que mes coups de reins.
La baise à son état le plus brut, voir ma queue s'engouffrer entre ses lèvres intimes dans un va-et-vient mécanique, presque dénué de plaisir. Une chatte de plus, pensai-je froidement, tandis que je maintenais sa jambe levée sur mon bureau à chaque va-et-vient. Les bruits de nos corps s'entrechoquant résonnaient dans la pièce : le claquement de mon bassin contre ses fesses, le grincement du bureau sous nos mouvements, et ses gémissements qui emplissaient l'air. Mais rien de tout cela n'avait un grand effet sur moi. En fait, cela n'avait plus d'effet.
Je regardais son corps se tordre sous mes assauts, sa peau luisante de sueur, ses seins pressés contre le bureau, ses cheveux éparpillés en désordre. Ses gémissements se faisaient de plus en plus intenses, mais ils résonnaient dans mes oreilles comme un écho lointain, dénué de sens. Chaque poussée, chaque frisson de sa chair sous mes doigts, tout semblait mécanique, dépourvu de la passion et de l'intensité que j'avais autrefois connues.
Je me sentais comme un automate, exécutant des gestes appris par cœur, sans réelle connexion avec l'instant présent. Mon esprit était ailleurs, perdu dans des pensées sombres et des souvenirs amers. La conversation avec cette pseudo-psy me hantait, me rappelant à quel point j'étais devenu insensible, incapable de ressentir quoi que ce soit de véritablement profond ou authentique.
Je la retournais pour la mettre face à moi sur le bureau, ses cheveux en bataille, son visage rouge et sa respiration saccadée. De mes mains, je maintenais ses jambes écartées face à moi, sa chatte entièrement lisse et la lumière se reflétait sur sa mouille abondante. Ce que je voulais, c'était ce petit frémissement de plaisir de tout à l'heure. Alors, je me mis à genoux et enfouis de nouveau mon visage entre ses cuisses. Un frisson oublié me parcourut au moment où ma langue s'engouffra en elle, la transpiration, la mouille abondante. Je ne savais pas pourquoi, mais un instant, je sentais ce frisson. Il était là, lointains, mais présent.
— Oh putain, monsieur, attendez.
Attendre quoi ? Je ne savais pas, mais la seconde qui suivit, ses mains agrippèrent ma tête avec une force surprenante. Ses gémissements se transformèrent en cris de plaisir, tandis qu'elle me maintenait plaqué contre sa chatte. Une pluie de liquide tiède m'inonda abondamment, se répandant sur mon visage et trempant mon costume. À ce moment, mon visage bloqué sous son éjaculation, je sentis un souffle de lumière en moi, une étincelle de vie qui semblait réveiller quelque chose de profondément endormi. C'était comme si, pour la première fois depuis longtemps, je ressentais une connexion réelle, une intensité qui transcendait la monotonie de nos ébats habituels. Ses cuisses tremblaient autour de moi, ses doigts s'enfonçaient dans mes cheveux, et je pouvais sentir chaque ondulation de son corps contre le mien. C'était brut, viscéral.
— Oh putain, pardon, je l'ai pas vue venir, votre costume, oh putain, putain, désolée.
C'est pas faux, mon costume était trempé.
— Je paierai le nettoyage.
J'étais là à fixé sa chatte. Je relevais la tête.
— J'ai assez de costumes pour en mettre un différent par jour pendant un mois, mais celui-ci, c'est mon préféré. Italien, sur mesure, tissu choisi par mes soins.
— Oh pardon.
— Je rigole, c'est un truc tape-à-l'œil de prêt-à-porter, trop cher pour ce que c'est. Et puis bon, c'est pas comme si c'était de la pisse.
— Euh, techniquement, l'éjaculation féminine, c'est de la pisse. Désolée.
— Ne le sois pas, ce ne sont que des fringues. Je dormirai moins con, ce n'est pas compliqué en soi.
— Je m'en veux tellement. Je vous voyais vraiment pas comme un type qui allait me bouffer la chatte, plus comme un coup vite fait, sans orgasme.
— Et tu as totalement raison. Je ne sais pas, mais j'ai eu envie de changer du schéma fellation-levrette-facial. La dernière que j'ai fait jouir, ça doit dater. Je sais, je vends bien mes talents pour la baise.
— J'ai eu un coup de chance alors, je ne vais pas m'en plaindre. Putain, ça fait du bien.
Elle descendit du bureau et on constata les dégâts des eaux : bureau, moquette et mon costume.
J'attrapais la carafe d'eau qui traînait sur une table basse dans un coin de mon bureau et la renversais sur mon bureau.
— Oh, oups, quelle maladresse je suis.
— Va falloir du nettoyant pour la moquette, l'éjac en séchant, ça sent pas très bon.
Elle descendit son regard sur ma queue en érection.
— Vous voulez finir comment ? Je peux pas vous refuser grand-chose après vous avoir étouffé et fait une faciale entre mes cuisses sans prévenir.
— Tu sais, ça peut te paraître étrange, mais c'était ma meilleure baise depuis des années et je vais en rester là, un bon pied de nez à la femme qui jouit et pas l'homme pour changer.
— Vous êtes sûr ? Après tout ça, je me sens gênée.
Je ramassais sa culotte et lui tendis.
— Sur, j'ai passé un moment des plus agréables, t'as pas idée.
Ça, elle ne pouvait pas vraiment s'en rendre compte de ces petits éclats de plaisir soudain qui m'avaient traversé.
— Je vais pas me plaindre de pas avoir le visage recouvert de foutre ou d'avaler, mais vous semblez toujours bien excité.
Dit-elle en regardant ma queue en érection.
— Je prends du Viagra, je peux bander très longtemps. Jouir est plutôt compliqué pour moi.
Son regard s'illumina étonnamment en jouant avec sa culotte dans la main.
— La vitre, on voit quoi depuis l'extérieur ?
— Rien, la lumière se reflète dessus.
— Oh. J'aime bien votre honnêteté sur le Viagra. Je vais l'être aussi, j'ai pas baisé depuis deux ans, rien, walou. Ma chatte était un buisson sauvage jusqu'à la semaine dernière et là, j'ai envie de mettre à l'épreuve l'endurance de la pilule bleue contre cette vitre.
Et merde, fut la première chose qui me passa par la tête. Encore de la baise sans grand intérêt.
Elle fit tomber son tailleur et enleva les boutons de sa chemise avant de détacher son soutien-gorge. Elle se déplaça face à la vitre.
— Détruisez ma chatte, monsieur le directeur, je vous prie.
Elle écarta les jambes et leva les bras, s'offrant complètement à moi. Je me glissai derrière elle, positionnant ma queue à l'entrée de sa chatte, et enfonçai mon gland dans son fourreau intime inondé de mouille avec lenteur et douceur. Puis, je commençai à accélérer doucement entre chaque va-et-vient, la maintenant bloquée de ma corpulence face à la grande vitre. Je saisissais sa poitrine de mes mains tout en la baisant, sentant ses tétons durcir sous mes paumes. Mon esprit était entièrement tourné vers ce moment où elle m'avait bloqué la tête pour m'éjaculer sur le visage, ça semblait si puissant par rapport à cette pénétration face à la rue piétonne au cinquième étage. C'était brutal et pornographique, un va-et-vient sans fin sous ses gémissements et ses jambes qui la tenaient de moins en moins. Mais aucun éclat ou frisson ne venait perturber cette mécanique bien huilée.
— Je vais rejouir, putain, gémit-elle, sa voix tremblante de plaisir.
Je remarquai qu'elle ne se tenait qu'avec une main contre la vitre et se branlait avec son autre main. L'idée que pour la première fois c'était moi qui me faisais baiser me traversa l'esprit. J'étais juste là pour assouvir son envie de bite, et ça me plaisait ,même m'excitait. C'était elle qui me baisait, et cette inversion des rôles avait quelque chose de grisant. La vitre subissait les affres de son éjaculation sous ses cris, chaque goutte de son plaisir éclaboussant le verre.
— Putain, défoncez-moi encore, supplia-t-elle, ses mots entrecoupés de gémissements.
Je la soutenais entièrement, ses jambes tremblantes ne la portant presque plus. Je continuais mes va-et-vient, chaque coup de reins plus profond, plus intense. Ses gémissements se transformaient en cris de plaisir, résonnant dans la pièce, se mêlant au bruit de nos corps en mouvement.
— Encore, bordel, ça revient, allez-y, oh oui, bordel, baisez-moi, haleta-t-elle, ses mots devenant de plus en plus incohérents.
On ne pouvait pas nier son enthousiasme à vouloir prendre son pied. Chaque mouvement, chaque gémissement, chaque cri était une preuve de son plaisir dévorant. Elle se donnait entièrement, sans retenue, et c'était fascinant à voir.
— Oh putain, c'était bon, merci, murmura-t-elle enfin, son corps s'affaissant contre la vitre, en sueur, la vitre trempée d'éjaculation et le tapis aussi.
Elle s'effondra assise contre la vitre, ses jambes tremblantes, son souffle court. Je restai un moment immobile, la regardant reprendre lentement ses esprits, ses yeux brillants de satisfaction.
— J'ai tendance à m'emporter quand je suis excitée.
— Je vois ça, je vois ça.
— T'as toujours pas joui ?
— Non, mais t'en fais pas, c'est pas vraiment une fatalité pour moi, ne le prends pas personnellement.
— Oh non, vous en faites pas, si vous me dites que vous avez kiffé. Bordel, après ça, je suis prête pour deux ans d'abstinence de nouveau.
Ma montre vibra : merde, 17h15. Dans 15 minutes, je devais partir signer un contrat étrange avec un sorte de pseudo-psy.
— Un rendez-vous ?
— On peut dire ça. J'avais oublié, pardon.
— J'espérais pas autant de ce passage à votre bureau ça me vas.
— J'aurais dû écouter mon prédécesseur avant de prendre le poste. Il m'avait dit de toujours avoir un costume de rechange.
Elle se releva, les jambes tremblantes, pour se rhabiller et tenter de refaire une coiffure à peu près lisse. Je glissais ma queue dans mon pantalon, le Viagra allait bientôt ne plus faire effet de toute façon.
Je renversais encore un peu d'eau pour l'illusion et on sortit de mon bureau l'air de rien jusqu'à l'accueil où je m'adressais à la personne derrière le bureau.
— J'ai deux mains gauches, j'ai fait tomber mon verre et la bouteille d'eau, mais par miracle, mon PC est intact. L'équipe informatique, çame fait trop peur pour casser mon pc. C'est possible de demander un petit coup de nettoyage sur la moquette ?
— Pas de soucis, monsieur, vous avez sauvé votre PC, c'est le principal.
Je me retournais vers Cécile.
— Je vous recontacte sous deux semaines pour la suite si vous êtes sélectionnée.
— T'es bien, monsieur, merci pour votre temps, bonne journée.
— Bonne journée.
Elle sortit l'air de rien.
— Vous la rappellerez jamais, elle semble un peu niaise, non ? me dit la personne à l'accueil.
— Vous devriez être RH, c'est exactement ça. Je dois partir pour un rendez-vous médical ce soir.
— 17h25, dit-elle, choquée. Rien de grave, j'espère ?
— Oh non, un check-up, je me fais vieux.
— Bonne soirée, à demain.
— Bonsoir.
Je me dirigeais vers ma voiture sans trop savoir où j'allais. Mais c'était un peu effrayant.

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