Sans titre
16 juin 2025
Hier, j’ai rêvé de lui.
Je ne m’y attendais pas. Rien ne l’annonçait. Aucun signe. Aucune trace. Juste… son apparition dans un de mes espaces les plus vulnérables : mes rêves.
Il est venu comme ça, sans prévenir.
Pas de message, pas de mot, pas de pseudo bizarre.
Rien que son visage, sa voix peut-être, ou juste cette sensation si particulière qu’il transporte avec lui. Cette empreinte.
Je me suis réveillée sans souvenirs très clairs. Mais je sais qu’il était là.
Pas en colère, pas lointain. Présent. Doucement présent. Comme une silhouette familière revenue me frôler l’âme, le temps d’un instant suspendu.
Et puis… plus rien.
Pas un signe. Pas un message. Pas un « bel aigle royal », pas un retour. Juste le vide. Son silence à lui, encore.
Et ce rêve, unique témoin qu’il existe encore quelque part, au moins dans mes nuits. Je ne sais pas si c’était un signe. Ou juste le fruit de mon inconscient, de mes souvenirs encore accrochés à lui. Mais c’était troublant. Presque doux. Presque douloureux. Il reste ce sentiment étrange d’avoir été en contact, brièvement, autrement. Pas dans la réalité, mais ailleurs. Là où je n’ai pas besoin de mots pour le voir. Là où les silences ne blessent pas.
Peut-être que c’est ça, maintenant. Je le croise dans mes rêves parce qu’il n’a plus sa place ici. Ou peut-être que c’est le seul endroit où je peux encore le rencontrer sans me faire mal.
Je ne sais pas.
Mais je me souviens de cette sensation au réveil. Comme un frisson. Comme un rappel qu’il existe encore quelque part. Et que malgré tout, une part de moi l’attend encore. Même sans le vouloir.

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