Psaume : Chant de la Harpe IV

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Un corbeau, noir comme l'encre de la nuit, plane au-dessus de longs quartiers de L'Hémarche. Il glisse entre les toits serrés, effleurant de ses ailes les ombres des habitants, presque tous lovés sous leurs parapluies. Ses duvets, alourdies et ruisselantes par une cataracte de pluie incessante, frémissent sous les rafales du vent, qui les fait vibrer comme un chant de harpe sombre, dans une danse étrange, presque rituelle, au rythme soutenu.

Son regard, enveloppé d'une noirceur aussi vaste que le monde, scrute la ville. Le corbeau se fige sur un lampadaire, observant des passants qui montent presque mécaniquement dans un large bus sur la grande route centrale.

Puis l'oiseau se laisse tomber. La caméra suit ses mouvements, le survolant, le laissant disparaître vers une direction inconnue. Dans un bref instant de silence, un léger bruit se fait entendre.

Ce n'est ni la pluie, ni le vent incessant, ni le murmure des passants absorbés dans leur quotidien. Ce sont de petits tapotements précis, assurés, provenant de doigts qui glissent sur une tablette numérique tenue en main.

Une jeune femme, assise sur l'un des sièges du bus. Écrivant sur sa tablette numérique des textes à n'en plus compter. Concentrer dans ses pensées. Elle ne remarque pas qu'elle fait plus de...

— Excusez moi ? Mais vous faites beaucoup de bruits quand vous écrivez. Murmure une femme plutôt élégante à côté d'elle.

— Ah ! Euh...Toutes mes excuses pour la gêne occasionnée. Répond-elle range précipitamment sa tablette dans son petit sac à droite d'elle.

La femme lève un léger sourcil, scrutent avec petite attention la jeune femme à côté d'elle.

« Ces cheveux cours, d'une couleur parfaitement noir . Et ses deux petites mèches en avant. Des yeux véron ? Son visage elle me dit quelqu'un... Mais qui déjà ? » Murmure dans ses pensées.

A peine que la jeune femme tourne son visage, qu'elle écarquille ses yeux la reconnaissant soudainement.

— Je m'excuse de vous interrompre à nouveau, mais vous êtes bien nouvelle au sein de l'entreprise journalistique de « La Vigie d'Édom », n'est-ce pas ? Car votre visage me semble familier : je l'ai déjà aperçu sur les réseaux sociaux, il y a quelques mois, lors du scandale entourant le tragique décès de « Sophie Vregindcel ».

La jeune femme prise de court pendant qu'elle scrutait discrètement sa tablette à moitié sortie de son sac. Tournant la tête, elle regarde la femme avec méfiance tout en essayant de rester professionnelle.

— Euh... Oui ! Cette affaire a été un vrai bouleversement. Même dans la famille Des « Valthora ».

— Comment elle a pu mettre fin à ces jours pour une affaire d'argent ? Elle était déjà très riche. Alors pourquoi faire un tel acte ? D'ailleurs tout cela reste un mystère sur le fait qu'elle n'utilise pas le nom de famille de sa mère ! Dit-elle, les bras croisés hochant la tête.

La journaliste reste pendant un court instant silencieuse. Le regard plonger dans un vide profond. Revoyant comme des pulsations les documents sur cette histoire mortifère.

— Penser vous qu'elle a pu être corrompu par des Hérétiques ? Chuchote-t-elle, la tête légèrement sur le côté, sa main sur le rebord de ses lèvres camouflant les résonances de ses mots.

Ses yeux s'écarquillent. Cette question, personne ne lui a demandé depuis cette histoire. Ses mains se joignent presque tremblantes.

— Je pen...

— MAMAN ! Regarde, c'est la statue avec pleins de fleurs, de L'Empereur ! S'émerveilla L'enfant pointent du doigt à l'extérieur face aux grandes vitres de bus.

Une femme en face d'elle, assise avec son enfant à côté d'elle, répond.

— Oui de notre Ancien, Grand Empereur Cerpestien ! Et, comment s'appelle-t-il mon ange ? Demande une femme avec son regard doux, le tenant à la main.

Étant très gêné de ne pas avoir la réponse. Sa tête légèrement baissé  pris de honte, tout en cherchant ces mots. Mais une voix douce prend la parole, brisent le malaise du petit garçon.

— Monsieur « Hurgen Louven Cerpestien ». « Hurgen » reprend la première sonorité du nom de l'Empereur Fondateur. « Louven » son prénom, a été ajouté en second, comme on dépose une offrande, en signe de respect envers le fondateur.

La journaliste s'interrompt un instant, puis pose sur le petit garçon un regard chargé d'une douceur presque cérémonielle.

— Merci beaucoup madame ! répond-elle avec un léger rire de joie.

Elle rétorque avec tendresse à son petit garçon timide.

— Tu as eu un petit cours gratuit avant d'aller à l'école. Aller remercie là mon ange ! Mettent ses mains sur ses épaules.

Le petit garçon descend lentement du siège, la tête légèrement baissé de timidité, en avancent pas lent devant la journaliste. Ils mettent un doigt dans sa petit bouche, il n'ose pas la regarde dans les yeux.

Il tourne la tête regardent sa maman assise le fixent.

— Aller ! Vas-y ! Murmure-t-elle, fessent des gestes de ses mains.

Le petit garçon reprend les devants et s'avance jusqu'à être face à elle.

— Eu... Mer... Merki, Madame... Répond le petit tout hésitant.

Il a couru directement auprès de sa mère sautant dans ses bras, la tête dans sa poitrine.

— C'est rare qui réponde à une jeune femme inconnue  ! Il est tout intimidé ! Dit t'elles lui caressent les cheveux.

— Ce n'est rien ! Il est mignon... Répond t'elles fessent un geste de ses mains.

La journaliste tournant la tête regardent à l'extérieur, voyant la grande statue au plein milieu du rond-point. La pluie bat à tout rompre sur les vitres. Le vent souffle fort par une tempête qui a des choses à dire.

La femme élégante, à côté d'elle, reste immobile. Mais étrangement, son ton change lorsque qu'elle prend la parole.

— Je suis désolé d'avoir posé cette question. Cette affaire a dû être dure pour vous et votre équipe. Souffle-t-elle, son regard river sur ses doigts qui grattent ses ongles.

La journaliste tourne légèrement la tête, ses yeux rivés sur elle.

— Ce n'est pas la première fois que des affaires de cette nature sont commises. Le véritable problème, c'est que très peu d'entre elles parviennent jusqu'à nous.

Elle marque une légère pause. Et à cette instant la femme parle dans sont esprit.

« Pourquoi hésite-t-elle ? »

— Dans ce cas précis, la situation est différente. Il s'agit d'une femme célèbre, non pour ses actes, mais pour son héritage : fille d'une tragédienne reconnue à travers le monde. Elle était surtout connue pour ses apparitions médiatiques, destinées à promouvoir ses pratiques littéraires.

— Vous avez lu tout ces livres ? Demande-t-elle la femme élégante tournant la tête, regardent la journaliste.

— Seulement 2 sur ces dizaines... Répond-elle d'un ton presque détaché.

— Et cela ne vous plait pas ? Demande-t-elle, surprise.

La journaliste laisse un léger silence. Elle reprend sa petite tablette à la main, scrollent ses écrits.

— Je n'aime pas la façon dont son histoire est racontée. Les propos sont malsains, le rythme étouffant. C'est une tragédie frontale. Et, la religion qu'elle y injecte est accablante, presque sacrificielle, comme si le récit lui-même voulait nous avertir que tout ce qui nous entoure est néfaste. Voir même...

— Démoniaque ? chuchote la femme, son regard penchant sur les yeux de la journaliste.

— Oui... Pourtant, l'humain a besoin de repère. De vivre tout en sachent que quelqu'un est là pour les épauler. De savoir que malgré les erreurs. Malgré les difficultés et les épreuves. Nous serons récompensés et pardonner de nos actes et de nos échecs. Dit t'elle, le regard river sur l'extérieur.

La femme sort de son petit sac à main un livre délicat et le tend légèrement devant la journaliste. Un rayon de soleil perce les nuages grisâtres, projetant entre elles une douce pointe de chaleur.

— Son nihilisme l'a conduite à défier ce qu'elle croyait être ses propres limites. Dans cet ouvrage, elle évoque les premières fissures, ces instants d'éveil apparus au fil de son chemin. Elle soutient le regard de la journaliste, sans ciller.

Elle rétorque avec une douceur froide.

— C'est le dernier livre qu'elle a écrit avant de mourir. Il ne ressemble en rien au personnage public qu'elle incarnait à ce nihilisme qu'elle revendiquait presque avec ostentation. Et cette contradiction est dérangeante.

Elle marque un temps. Hésitante. Mais elle poursuit, plus assurée.

— Je ne la connaissais pas. Je ne lui ai jamais parlé. Ni virtuellement, ni en face à face. Et malgré tout, j'ai senti ce qu'elle ressentait. L'accident de sa mère l'a brisée. Elle était enfant quand elle a assisté à son amputation, sur scène.

La journaliste regarde les yeux pétillants, mais pleines de sagesse dans son regards à la femme. Elle rétorque, en poussant légèrement le livre devant la journaliste, silencieuse.

— Prenez le... Ordonne avec gentillesse la femme.

En lâchent le livre. De sa main droite elle pose 2 doigts sur le cœur de la journaliste, statique l'écoutent avec intention.

— Le monde va mal depuis quelque temps. J'ai l'impression que tout s'accélère. Alors... préserve toi le plus longtemps possible. Surtout depuis cette affaire de ce matin à Urimel. Plusieurs personnes sont décédées suite à une brutale attaque d'une chose jusque-là totalement inconnue qui, d'après les dires, « détruit la foi ». Et malgré l'intervention, ils n'ont pas pu sauver tout le monde. Murmure-t-elle en la regardant droit dans les reflets de l'âme.

La journaliste glisse sa main droite prennent lentement le livre posé entre ses jambes. Elle respire doucement, répondent à ces paroles.

— J'ai vu sur les réseaux l'étendue des dégâts... Beaucoup de monde ont relié les images macabres.  Et si ce Sanctificateur n'avait pas intervenu, le quartier entier aurait été décimé par cette étrange créature venue de nulle part...

— Rien n'arrive jamais par hasard, ma grande. Il y a toujours une cause à ce qui nous entoure. Pour l'instant, l'Empire n'en connaît pas encore l'origine. Mais, tôt ou tard, elle sera révélée. Tous les organismes qui se battent ont, au fil de l'Histoire, affronté d'innombrables ennemis. Et dans la majorité des cas... c'étaient des humains. Comme toi et moi.

— Des créatures, plus ou moins étranges, ont toujours existé au fil des siècles. Mais celle-ci, d'après les témoignages, dépasse notre propre logique.

La journaliste reprend, mais cette fois-ci avec une légère gravité :

— La foi est notre source. « Ce qui est là, ce qui vient, ce qui reste ». C'est ce qui nous a été transmis, à chacun de nous. Et si de telles choses existent... alors ces mêmes fondations nous ont aussi transmis les moyens de nous défe...

— « Exprimer ». La femme, l'interrompt sans élever la voix.

— Comment ça ? Demande la journaliste, surprise de la réponse.

Le bus s'arrête, sec, puis la porte s'ouvre. Les gens descendent, happés par leur quotidien. La mère et son petit-fils marchent lentement vers la journaliste, leurs derniers mots tombant avec une délicatesse troublante.

— Aller chérie, dit au revoir à la mademoiselle !

Le petit incline la tête, ses deux petits mains sur ses genoux.

— Merci beaucoup ! Dit t'il plein de joie.

Quant à la femme face à la journaliste, elle se lève lentement, prennent son sac à main. Regardent une dernière fois.

— Faites vraiment attention à vous. Vous êtes encore si jeune, pleine de vie. N'hésitez pas à fuir quand les choses deviennent trop difficiles. Prenez soin de vous...

— Au revoir.

La journaliste se lève d'un geste brutal. Aucune réponse. les yeux rivés sur la femme qui s'éloigne. Elle descend les marches du bus. La caméra s'éloigne jusqu'à ce que le cadre soit entièrement dégagé. La journaliste reste seule, debout, au centre du bus. La lumière décline, et l'ombre d'un ravin semble prendre fin.

Plongée dans son silence intérieur, elle laisse passer quelques minutes, contemplant la pluie tomber en cataracte sur les vitres, comme un rideau mouvant. La journaliste descend du bus. La pluie continue de s'abattre en cordes sur le béton, et elle y pose son pied, éclaboussant les flaques.

Au moment où elle compte mettre sa capuche. Un corbeau sombre se pose sur le toit du bus. Fixent la journaliste dans un regard perçant et insistant. Elle tourne le regard vert lui l'observant débordent de normalité. Mais plus elle le fixe. Plus une sensation étrange glisse dans ses mains. Un bruit de klaxon retentit coupent instantanément cet instant. Le corbeau part sans laisser de traces.

La journaliste tapote sa main droite sur sa tête.

« Qu'est-ce que je suis en train de faire moi ? » Murmure-t-elle dans ses pensées.

Elle s'avance devant un grand bâtiment devant t'elle. Une barrière de sécurité bloque le passage. Un petit check point automatique, ou une caméra automatique prend la parole :

— « CARTE D'IDENTITÉ NUMÉRIQUE S'IL VOUS PLAÎT ».

La journaliste glisse sa petite main dans sa veste, tendent la carte devant un focus qui scanne sont identité.

— « FRUNTERICH INÉE, JOURNALISTE DE : « LA VIGIE D'ÉDOM » DE CATÉGORIE-3EA. VOUS POUVEZ ENTRER ».

— Évidemment que je peux entrer... Répond t'elles rangent rapidement sa carte d'identité dans sa veste.

Dans le bâtiment, elle traversa un long couloir l'emmènent au premier étage. Se retrouvent face à la grande porte en vers tremper. Elle fixe celle ci, avant de rentrer. C'est penser se tourne vers son sac. Elle l'ouvre. Ses yeux braqués sur le livre que cette femme lui avait offert. Un légère silence. Et par inadvertance quelqu'un brise ce moment.

Un homme cheveux long plutôt jeune apparaît derrière Inée. Lui touchent ces deux épaules la fessent sursauté.

— Bah alors qu'est-ce qui y'a t'as trop bu hier soir ? Dit t'ils en jubilent.

— Bordel mais Mark... T'es toujours aussi chiant !

— T'es toutes trempé ! Aller rentre, je t'ai rapporté des bonnes choses !

Mark ouvre la porte. Un zoom magnifique montre le visage de Inée complètement enthousiaste de retourner au bureau.

— Alors t'es contente ? J'ai modifier ton bureau un peut avec quelques décors !

— J'suis clairement pas enthousiaste aujourd'hui... Écoute. J'ai une affaire beaucoup trop importante. Et j'ai vraiment, mais vraiment besoin d'avoir un collègue surtout professionnel pour m'aider !

— Ah ! Mais je suis...

— S'il te plaît ! Mark.

Comprenant tout de suite, la demande, les deux marches en direction de son bureau s'asseyant chacun a une chaises face à un son pc portable. Mark prend la parole, en sortent 2 dossiers de son sac de travail sur le bureau de Inée.

— Bon. T'as entendu parler de l'affaire à Urimel ce matin. J'ai donc des nouvelles concernant ce qu'il se passe et ce qui compte ce passer. Murmure-t-il, fessent attention à ne pas se faire entendre.

Inée reste immobile, concentrée à l'écoute des informations qui lui seront révélées. Et pourtant elle n'est pas totalement sereine. Mark tourne légèrement son regard sur ses mains. Voyant qu'elle se gratte sans arrêt. Ses jambes un peu trop écarté, sachent comment elle fonctionne.

— J'ai des informations qui me sont données directement par une connaissance.

Inée surprise, tourne la tête fixent Mark avec grand intérêt.

— Je n'ai jamais su comment tu te débrouillais pour avoir autant d'avances. Pour qui cette personne que tu connais bossant ? Demande Inée, le regard insistant.

— Elle travaille récemment pour « L'Ordre de la Veille Sacrale » de L'Empire à la place Central. C'est le lieu où  toutes les informations proviennent des archives collecté par nos grandes instances dans tous le territoire. Donc...

— Donc... La t'as... « Informatrice »...Dit t'elle, de plus en plus insistante.

— Elle possède et utilisent des archives  confidentielles Mais je ne sais pas comment elle s'y prend. Mais ce que je sais, c'est que à chaque instant elle ce met en danger pour « Me » fournir des informations. Alors s'il te plaît écoute moi plus que ça.

Il prend une brève pause. Son regard plus insistant dans les yeux de Inée.

— Car là quand je te parle de sujets. Surtout les plus sensibles. C'est que tout ça est sérieux. Si elle se fait choper c'est la peine de mort... Ajoute t'il murmurent prêt d'elle.

Un silence. Un regard. Et Inée comprend que Mark ne rigole pas. Mais au fond une inquiétude la frissonna. Elle tourne la tête regardent son écran dans un visage neutre, mais qui renferme quelque chose de plus profond.

— Tu sais bien que la curiosité est beaucoup trop importante pour moi. Mais la... Mais là tu franchis une frontière bien trop dangereuse. Elle tourne lentement ses yeux vers Mark.

Elle rétorque, posent sa main droite sur la sienne.

— Qu'est-ce que... Répond-il presque tremblant. Surpris.

— Je n'ai pas envie que tu fissent comme eux...Chuchota Inée.

— Tu veux dire ceux qui prêchent à L'hérésies  ?

Un rictus sur son œil droit. Comme si une pulsation désagréable étirait sa peau. Elle lâche sa main sur la sienne. Mettent ses doigts sur son front, frottent légèrement.

— Qu'est-ce que tu as d'autres à me dire ? Demanda d'elle.

Mark s'approche de inée, montrent les informations données sur le 2 -ème dossiers.

— Des « Inquisiteurs » s'occupent depuis ce matin de récolter des renseignements sur le quartier des Verrières. Et nous on va s'occuper d'une autre affaire qu'elle m'a soigneusement fais pare ! Une histoire qui va te plaire pour le coup ! Jubile t'il tapote son index sur le dossier.

— Si tu cherches a ce qu'on soit sur le terrain avec des personnes aussi haut placer tu rêves... Répond-elle, désenchantée. Mordent un de ses stylos.

— Si je te dis qu'une affaire de disparition troublante dans une vielle maison, dans le vieux quartier D'Urimel est en cours ?

— Hein ?

— Et que tu puisses constater par toi même.  Un fait divers qui risque de secouer les esprits.  Beaucoup d'autres médias risques de mettre le nez dessus...

Il rétorqua, regardent le dossier :

— Bien sûr, malheureusement je n'en sais p...

COMMENT EST-CE POSSIBLE ?!!! Hurla-t-elle. Posent rapidement ses 2 mains sur sa bouche.

Quelques collègues détournent le regard, la mine légèrement contrariée par la gêne crée. Inée incline prudemment la tête, s'avançant jusqu'à se trouver presque au contact du visage de Mark.

— Mark, comment tu fait pour me prendre par les sentiments comme ça ? Chuchote-t-elle.

— Je sais que tu es une petite folle du morbide ! Mais sache que cette histoire à l'air d'être vraiment bizarre pour le coup... Franchement entre une entité mirifique angélique et maintenant une pauvre famille disparue. Franchement y'a plus rien qui va... Dit-il, chuchotant aussi.

— Purée c'est fou qui ce passe tant de choses à Urimel... C'est quand même la Cité principale de la grande Dynastie des Borgiean. Ils resteront pas longtemps dans le silence.

— C'est dingue... Mais pour le coup, tu veux que j'aille comment là-bas ?

— En train ? Il est disponible aujourd'hui.

— J'ai même pas l'autorisation du patron de faire cette affaire... Je ne crois pas non plus que les journalistes peuvent être acceptés. Si je fais ça je suis foutu et viré sur le champ. Dit t'elle, agacée.

Mark se redresse, pose ses 2 mains sur le clavier de l'ordinateur. Il lance une fiche d'écriture, tapotent une lettre rapide.

— Hé ?! Tu fou quoi Mark ? Dit t'elle pose sa main sur son avant-bras.

— Bah je fais ta lettre de démission, de cette façon tu seras indépendante. Dit-il sans aucune hésitation.

— Putain ! T'es zinzin ou quoi ?! Et comment je fais pour payer le loyer, les factures, la nourriture, et les...

Il pose sa main gauche sur son épaule. Fixent inée dépourvu.

— Tu n'es pas toute seule ! Cependant, je te rejoins plus tard. De toute manière, j'me fais chier ici. Et, je t'avancerai, tu n'as pas à t'inquiéter, je t'en dois 1 après tout ce que tu as fait pour moi !

Pendant des longues petites minutes de réflexion. Elle repense aux paroles de la femme dans le bus. Une phrase. Simple. Mais qui reste la gravée dans son esprit.

— « N'hésitez pas à fuir quand les choses deviennent trop difficiles.  ».

Elle regarde pendant un court instant Mark. Et ses yeux se rive sur la salle. Regardent d'autres collègues travaillant tous. Elle baisse la tête scrutent le carrelage. Et puis... Un petit sourire apparaît sur son visage.

— Ça va inée ? Murmure Mark inquiet de son comportement.

Elle se redresse rapidement, tournant le regard sur lui. Une lueur dans sont regards qui était pourtant hésitant.

— Le train, il est pour quelle heure ? Dit-elle, ses 2 petites mèches bougent au rythme de son inclinaison de tête.

Un léger sourire naît sur les lèvres de Mark, accompagné d'un regard complice. Tous deux semblent prêts à s'engager dans une nouvelle affaire, dont l'issue demeure encore inconnue, tant pour eux que pour ceux qui les entourent.

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