Chapitre 23
Il avait un nom !
Quelqu’un venait enfin de lui donner un nom ! Lui qui n’espérait qu’une chose, savoir qui aurait la force de les affronter pour les dompter, voilà qu’ils rencontraient, tous les trois, une femme frêle, mais courageuse. Une femme qui avait vu la mort plus d’une fois et dont le corps était aussi brisé que l’esprit par des années de maltraitances et de violences, surtout récentes.
Rubis… murmura l’entité, amoureux de la femme et du nom qu’elle lui avait donné.
Elle avait vu en lui comme s’il était lui-même l’Oni perché au-dessus d’elle, dévorant sa peau, léchant sa gorge, aspirant les pointes de ses seins à travers le tissu de son sous-vêtement. Tirant sur ses chaînes invisibles, la créature voulu s’imiscer dans l’acte, mais le démon lui barra la route.
Pas maintenant.
Je veux la voir ! Laisse-moi passer ! gronda Rubis.
Pas encore. Mafia est encore fragilisée par ce qui lui est arrivé. Laisse-le faire.
Barbaros avait un désir terrible de faire comme l’entité, mais savait qu’il devait laisser du temps à la femme de se familiariser avec un nouvel homme avant de les voir, tous les deux débarquer, pour se disputer son corps et se fondre en elle.
Carl respirait l’odeur de sa belle qui se laissait dévorer, frissonnant contre lui, caressant sa nuque de ses doigts frais, ses épaules ou bien ses cheveux dans lesquels elle se perdait. L’Oni la désirait comme un fou, bien plus que quelques instants auparavant. À mesure que le temps avance, sa faim grandissait et il aspirait à la faire sienne, mais devait se combattre pour ne pas la terrifier ni la braquer.
— Mafia, dit-il comme s’il cherchait à lui demander son consentement pour approfondir sa découverte de son corps.
Elle fixa son regard dans le sien et souleva d’elle-même son dos, lui laissant la place pour venir glisser ses doigts derrière elle. Cette femme était une combattante. Après le fou qui s’était amusé d’elle, celle-ci s’offrait à lui, un homme terrifiant et sanguinaire, comme s’il n’était rien de tout ça. Carl passa son bras sous elle et d’un geste sec, dégrafa l’attache, libérant la poitrine de sa belle qui plaqua tout de même ses bras sur elle dans un geste de timide pudeur.
Il lui laissa du temps.
Sa patience fut récompensée quand elle fit glisser les bretelles de son soutien gorge sur ses bras. Quand elle lui offrit son buste nue, l’Oni et ses deux démons en perdirent la voix. Qu’était-elle ? Un ange ? Une déesse ? Une nymphe ? Non. Une fée, voilà ce qu’elle était. Jolie et très loin des standards du monde actuel. Elle avait la peur dans les yeux, mais surtout un désir de lui faire confiance. Le cœur de l’homme s’emballa, lui coupant le souffle.
Il la délesta du sous-vêtement et le balança dans la chambre, puis s’attela à caresser, du bout des doigts, la peau fine et sensible de cette poitrine qu’il avait déjà commencé à maltraiter. Les soupirs et petits gémissement de Mafia le mettaient dans un état catastrophique. Son entre-jambe tendait la serviette de bain qui lui ceignait la taille, se frottait contre le bas-ventre de la belle, écartelée par le plaisir soudain et violent qu’elle ressentit à cet instant. Carl aspirait sa peau, mordillait les pointes qu’il appréciait pincer pour mieux les dresser et écouter les bruits qu’émit le corps de la jeune femme. Tout son être était concentré sur elle et sur son corps, les sensations qu’il créait en elle et la moindre réaction qu’elle pouvait avoir, tout en défiant ses propres démons d’intervenir.
La langue de l’homme électrisa tout l’être de la jeune femme qui arquait sans cesse son corps contre le sien, ouvrant la bouche comme un poisson en manque d’air, cherchant le sien ou tentant de prononcer autre chose que des soupirs et des gémissements. Mais Carl maltraitait la moindre de ses terminaisons nerveuses, jusqu’à ce qu’elle soit surprise par une main forte et large se poser sur l’intérieur de sa cuisse.
Il la sentit se raidir et se redresser, perdu entre le plaisir et la panique.
— Doucement, petite fée, dit-il de sa voix rauque et transformée par la présence des deux démons en lui. Mafia, je ne veux pas te faire peur, mais me retenir devient de plus en plus dur.
Elle baissa le regard vers le bas de leurs corps pour voir l’érection cachée par la serviette, dressée et déjà impressionnante pour elle, pointer droit vers son visage.
Un flash lui vint et elle se rappela de ce que son agresseur lui avait fait. La chaleur quitta son corps un instant, avant que Carl n’intervienne. Il lui prit le menton entre ses doigts et capta son regard.
— Il n’est plus là. Il n’y a que moi et les deux terreurs qui m’habitent. Raconte-moi ce qu’il t’a fait.
— Il… Il n’avait aucune douceur, dit-elle, les larmes lui brouillant la vue. Il…
Barbaros et Rubis se turent, écoutant le récit de leur douce petite fée, comprenant que ce moment était crucial pour elle comme pour eux trois, afin de pouvoir se lancer dans une nouvelle aventure.
Mafia leur raconta alors la brutalité avec laquelle il l’avait défloré la première fois, ne prenant aucune précaution pour elle. Il n’avait que le désir d’assouvir les pulsions malsaines qu’il ressentait pour Naeliya. Carl se dit que si ce taré n’avait pas rencontré l’illustratrice, Kim aurait mal fini. Dans un sens, il se sentait chanceux de savoir que ni l’une ni l’autre n’étaient mortes, mais que le monde avait survécu à une apocalypse de taille. Il ne pouvait en vouloir à Naeliya, non plus, car elle n’avait pas le pouvoir de deviner l’avenir et de savoir que quelqu’un allait souffrir pour elle, avant d’être prise et ouverte comme un sac. Mais plus Mafia racontait les horreurs sexuelles qu’elle avait vécu, plus les trois démons sentirent la rage les prendre, au point où ils rêvaient d’être à la place de Kim pour s’occuper de ce chien.
Mais à quoi bon remonter le temps ? Mafia était là, terrorisée, se souvenant de ses blessures, vivant avec un corps et un esprit en totale contradiction, espérant que quelqu’un, un jour, lui vienne en aide et lui fasse connaître enfin la vie, comme elle aurait dû la vivre. Et si ça devait être ces trois-là, alors soit. Ils en assument l’entière responsabilité.
— Laisse-nous te montrer, murmura Rubis à travers Carl. Laisse-nous te montrer…
Carl l’avait laissé faire. Si cette créature, que même lui ne connaissait pas, pouvait, de quelques façons que ce soit, aider Mafia à croire en eux, alors pourquoi pas tenter le coup ? Mais est-ce que ça marcherait ? Rien n’était moins sûr, pourtant, dans l’attitude de la jeune femme, il y perçut le désir brûlant de vouloir le croire et de vouloir essayer, mais sa peur et l’histoire restaient très fort en elle.
— Mafia, gronda l’Oni. Regarde-moi.
Son visage mouillé par les larmes lui fit face et il jura sur tout ce qu’il avait de plus cher qu’il ne lui ferait jamais rien qui pourrait la blesser.
— Donne-moi ta main, ordonna-t-il.
Mafia hésita, puis la lui présenta.
— Pose-la sur moi. Je ne te toucherais pas, même si ça me bute et que je risque de devenir fou, dit-il, machoires serrées. Mais pour que tu puisses avoir confiance, on va se tenir, hein les gars ?
Un grondement fit vibrer tout son corps.
— Je ne bougerais pas. Mais je veux que tu suives ce que je te demande, c’est d’accord ? Si t’as peur, j’attendrais, mais je ne pourrais pas rester dans la même pièce que toi. Je ne te menace pas, petite fée. Je t’explique juste à quel point je deviens dingue quand tu es là et combien ça m’est difficile de me tenir.
Touchée, choquée et le coeur battant, elle avait envie de se jeter sur lui pour qu’il lui fasse ce qu’il désirait d’elle, mais sa peur la figeait et se contenta d’hocher la tête.
— Bien.
Il s’installa sur son lit, gardant la serviette autour de lui, même si son érection voulait absolument qu’elle pose sa main sur la hampe brûlante et humide de l’Oni afin de soulager son besoin urgent d’elle. Mafia le suivit et fit face à l’homme qui restait droit, telle une statue de marbre. Elle posa de nouveau sa main sur son épaule et attendit qu’il lui indique un chemin qui, elle le savait déjà, avait pour but final de venir le toucher plus intimement afin de découvrir le monstre ultime et de le libérer de ses chaînes.
— Le bras, indiqua-t-il, après un moment de silence.
Sans se quitter du regard, tous deux jouèrent. Il lui indiquait une zone de son corps où poser ses doigts et la laissait y aller sans la presser. Si Mafia hésitait trop, il choisissait quelque chose de plus sécurisé, pour l’aider à s’adapter.
— Mon ventre, dit-il enfin.
Elle avait déjà parcouru une grosse partie de son corps féroce et s’était même enhardi en écartant ses doigts. Posant entièrement sa main sur chaque zone avec un peu plus de confiance à chaque fois. Cette fois-ci, elle devait descendre assez bas et sa crainte revint au galop, mais cette fois, quelque chose l’empêcha de prendre entièrement possession d’elle et de la figer dans le froid. C’était comme si ce jeu l’avait aidé à découvrir quelque chose qui avait le pouvoir d’effacer les horreurs vécues dans le passé et de lui présenter un futur bien plus radieux.
Quand elle toucha les abdominaux de l’espagnol elle le sentit se contracter et sa respiration s’accélérer. Carl était en alerte, attendant qu’elle n’abandonne la partie et quitte la chambre, trop flippée pour continuer. Mais quand son bras frôla le sommet de son sexe, il cru mourir. Mafia suspendit son geste un instant. Fascinée, elle reprit son exploration, jusqu’à descendre son regard sur ce chapiteau blanc et doux qui s’était formé à mesure.
— T’aime ce que tu vois ? souffla-t-il, comme s’il avait couru pendant des jours sans s’arrêter.
— J’ai peur, dit-elle, sans quitter le membre des yeux.
Carl ne savait pas s’il se lançait trop tôt ou si c’était le parfait moment pour lui de tenter de lui montrer ce qu’il ressentait pour cette douce femme.
— Retire ta main, ordonna-t-il.
Sagement, Mafia obéit et le regarda approcher sa main de la serviette pour la défaire. Il garda le tissu entre ses doigts, attendant à la voir déguerpir. La jeune femme ne bougea pas. Attentive, elle étudiait et appréhendait en même temps.
— Mafia, regarde-moi.
Encore une fois, elle obéit et planta son regard dans le sien.
— Je vais la retirer. Si tu as peur, pars et va chez Taeliya. Demande-lui de te ramener chez toi. D’accord ? dit-il.
Pour toutes réponses, il la vit hocher la tête.
Après un long soupir, il écarta les pans de la serviette et lui présenta son anatomie dans son entiereté. Il était définitivement nu devant cette femme qu’il craignait voir partir et le laisser là. Il put voir ses yeux s’agrandir de surprise et d’effroi, puis un rire sortie de sa bouche. Le trouvait-elle ridicule ? Est-ce que ce chien avait eu un truc plus imposant pour qu’elle rit face à lui ? Il était perdu.
Vexé, il referma sa serviette.
— Pardon, se reprit-elle. Mais je crois que je me rends compte d’une chose.
— Laquelle ?
— Que tu es plus monstrueux que cet homme, déclara-t-elle. Carl, il n’était pas doux, mais ridiculement petit comparé à… toi…
— Tu ne rigolais pas de moi ? demanda-t-il, perplexe.
— Non, loin de là ! s’exclama-t-elle, comprenant qu’elle avait dû blesser cet homme. Il m’a fait mal. M’a pris ma première fois et m’a donné des raisons de ne plus vouloir approcher un homme ou même tout être humain, de peur qu’ils fassent pareil que lui. Mais il ne possède rien de toi. Tu es imposant, fort, effrayant, mais tu es bien supérieur à ce type de toutes les façons possibles. Je… peux voir ?
— Approche.
Carl la vit faire un geste dans sa direction. Il pris la serviette et la laissa tomber sur le sol, à côté du lit. Cette fois, plus moyen de se cacher et il se refusait à le faire. Elle le regarda et osa même approcher ses doigts pour s’enrouler autour de la hampe. Le grognement qu’il poussa ne lui fit pas peur, cette fois.
— Petite fée, gronda l’Oni. Encore.
Fascinée par l’aspect dur tout en étant lisse et doux, elle entreprit de caresser le fourreau, approchant dangereusement Carl et ses démons de la rupture. Il l’arrêta juste à temps.
— Ton tour.
Elle paniqua.
Carl était magnifique, un dieu vivant. Alors qu’elle… elle n’avait rien de sexy ni de jolie et son corps était charcuté. Il ne lui plairait pas. Elle voulut refuser, mais avait beaucoup trop envie de découvrir ce qu’il avait à lui offrir et connaître, comme ses amis, la sauvagerie des Oni. Elle voulait se sentir vivante dans ses bras, ne faire qu’un avec le mafieux et ses démons.
Mafia désirait leur appartenir à tous les trois.
Alors, les mains tremblantes, elle s’exécuta et défit le fermoir de son pantalon, abaissa la glissière découvrant une culotte passée de mode, autant que sa couleur. Elle se leva pour le retirer et plaqua ses mains sur les zones sensibles de son corps, mais Carl l’empêcha de se planquer derrière de fausses protections.
— Laisse-moi faire, l’implora-t-il, se mettant à genoux.
Ils se regardèrent, tandis que l’Oni lui retira le dernier vêtement, ce dernier rempart qui le privait d’une beauté qu’il n’avait jamais rêvé pourvoir avoir auprès de lui ni même dans sa vie.
Quand enfin elle fut entièrement nue, il put l’admirer et le trio démoniaque perdit pied. Sa bouche se plaqua contre son ventre pour en lécher la peau. Ses doigts aventureux empoignèrent ses cuisses, les marquant de leur passage. Sa langue descendit jusqu’à l’entre-jambe de Mafia qui voulut l’éloigner, mais à peine lui donna-t-il un petit coup qu’elle se sentit faiblir, rejetant la tête en arrière.
— Allonge-toi, ordonna la voix transformée.
Le trio était là, présent et avait fait. Il était actif. Elle se laissa faire, mais ses gémissements emplirent la chambre à l’instant même où la bouche de l’Oni se posa réellement sur elle.
— Ah !
— C’est si bon, ronronna Barbaros.
— J’en veux encore, grogna Rubis.
— Vos gueules ! J’ai faim, les fit taire Carl, plongeant sa langue en elle.
— Ah ! S’écria-t-elle, sentent le muscle agile se frayer un chemin en elle. C… Carl !
— Raté, grondèrent les trois en même temps, la dévorant avec une faim impressionnante.
Mafia se sentit écartelée entre la panique, le plaisir et une sensation qu’elle n’avait jamais connue et qui la soulevait comme une vague énorme. Accrochée aux draps du lit, elle cherchait à se battre contre le plaisir puissant qu’ils firent naître en elle jusqu’à ce que quelque chose n’explose. Tremblante, la jeune femme retomba lourdement sur le matelas, pantelante et essoufflée.
L’Oni se redressa, essuyant sa bouche, visiblement repu et heureux d’avoir réussi son exploit.
— Comment tu te sens, petite fée ?
— C’est… Je… Je…
Incapable de nommer ce qu’elle ressentait tant son esprit était brisé par le plaisir, elle n’arrivait pas à le regarder en face. Que venait-il de faire ? Que venaient-ils de faire tous les trois ?! Qu’avaient-ils fait à son corps et son esprit ?
— J’y retourne, la prévint l’espagnol. Mafia, cette fois, je vais te montrer comment on aime une femme sans devoir la blesser.
— Quoi ?! Réussit-elle à dire avant qu’un intrus ne s’incruste en elle.
Épais et long, elle se tendit, stressée, mais la bouche experte de Carl repris du service, l’achevant totalement. L’homme affamé et douloureux s’attela à la tâche de la rendre plus élastique afin de pouvoir enfin prendre possession d’elle sans blessure ni autre traumatisme.
Mafia n’arrivait plus à parler qu’en criant, bougeant son corps pour fuir son plaisir qui était une torture. Soudain, Carl se dressa au-dessus d’elle, se calant entre ses cuisses.
— Accroche-toi à moi, dit-il.
Mafia le dévisagea, tentant de reprendre un semblant de contrôle sur elle-même, mais l’instant d’après, elle sentit l’intrusion en elle. Si elle l’avait trouvé massif à l’extérieur, en elle il était encore plus imposant qu’elle n’aurait pu le croire. Le souffle coupé, elle s’accrocha aussi fort qu’elle le put à l’Oni qui serra les dents. Plus il avançait et plus elle se contractait. Il ne trouva rien d’autre que d’empoigner sa tignasse, de tirer dessus pour basculer sa tête en arrière et posséder sa bouche. Contre toutes attentes, ça fonctionnait, car le corps de Mafia fut tellement accaparé par le baiser qu’il en oublia ce qui creusait en lui.
Il fallut beaucoup d’effort à Carl pour arriver au bout sans déchaîner les enfers sur cette femme. Mais une fois fiché dans son corps fragile qui eut pourtant réussi l’exploit de le prendre en entier, Il abandonna sa bouche pour s’assurer qu’elle allait bien. Chose surprenante, elle refusa de le laisser s’échapper et posséda ses lèvres dures comme si quelqu’un vivait à sa place pour faire ce qu’elle voulait avec le courage qu’elle n’avait pas.
Le sourire de Carl fut carnassier.
— Apprécie, petite fée. L’enfer est à tes pieds, gronda-t-il.
Elle ne comprit que trop tard ce qu’il voulut dire quand la férocité de l’Oni prit le dessus. Barbaros et Rubis semblaient vouloir prendre les rênes de leurs ébats, et Carl leur céda une part de son corps. Le démon pirate dégusta la jeune femme comme un rhum délicieux et précieux, tandis que la créature jouissait de pouvoir l’avoir pour lui.
Elle leur appartenait. Entièrement, définitivement et ils s’attèleraient à lui faire découvrir à quel point ils étaient possessifs.
Les assauts de Carl sur elle la transportèrent dans un domaine qu’elle n’avait découvert que dans les livres ou entendu dans les films, mais jamais elle ne se serait attendu à le vivre réellement. Est-ce que c’était ça, la férocité d’un Oni ? Taeliya, Jess et Naeliya vivaient-ils ça ? Si c’était vraiment le cas, comment ça avait été pour eux, durant leur première fois ? Avaient-ils eut peur ? Peur d’être dévoré par les trois démons ? Peur de ne pas leur survivre ? Car la puissance du trio se fit plus féroce, plus brutale, quand bien même ils auraient voulu être plus doux pour elle. Leur nature les dirigeait et leur dictait d’oublier la douceur et de prouver à cette femme leur force brute et de lui montrer leur monde. Soit elle les acceptait, soit elle partirait le lendemain.
Mais alors qu’ils se disaient qu’elle ne reviendrait pas, sa voix perça leur brouillard de pensées noires.
— En… Encore !
Le grondement qu’ils poussèrent fut le signe d’une hécatombe.
Ils la dépouillèrent de sa force, de son envie de bouger, hormis de vouloir s’unir à eux. Rubis creusa dans son corps, cherchant à marquer son être de la manière la plus indélébile possible.
— Pitié ! gémit-elle, n’arrivant plus à savoir si elle voulait qu’ils arrêtent ou qu’ils lui fassent connaître encore plus de plaisir.
Carl lui mordit l’épaule, donnant des coups de reins de plus en plus fort, frottant leurs intimités jusqu’à ce qu’il la sente se resserrer autour de lui, l’emprisonnant dans un tunnel humide qui allait très vite lui plaire bien plus que de raison.
Ils lui empoignèrent les cuisses, passant leurs mains sous ses fesses, la plaquant plus contre eux quand l’orgasme terrible arriva, les fauchant comme une mer agitée. Mafia hurla son nom et il l’appela de toutes ses forces.
Elle était sienne… Leur.
***

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