Chapitre 14 – les phoques (suite) – nouveau message.

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### Corina ###

La soirée était belle, mais lorsque le soleil disparut la température rafraîchissait rapidement provoquant l’érection de mes tétons. Je ne pouvais pas rester ainsi même si j’adorais me montrer nue devant Marc. Depuis le début de cette croisière j’adorais l’exciter et le voir bander.

Marc devait avoir la même impression et remonta de la cabine avec mon pull épais et un pull pour lui. Je le remerciais d’un regard et un sourire et me blottis dans ses bras.

Le silence était impressionnant et je ne pouvais détacher mon regard du visage de Marc. Il regardait le ciel sans nuages et observait les étoiles. Comme j’avais de très faibles notions de la configuration du ciel, il me montrait quelques constellations. Comme il n’y avait aucun éclairage, je trouvais qu’on voyait beaucoup mieux le ciel qu’en ville. Je me demandais où il avait appris toutes ces étoiles, pendant qu’il me montrait l’Étoile Polaire et la Grande Ourse, je ne pus résister à glisser ma main sous son pull pour caresser ses muscles abdominaux. Il frissonna un peu prétendant que ma main était froide mais il ne fit rien pour enlever ma main.

Puis la pleine lune se montra et la crique où nous étions, prit un aspect magique ! La mer était toute plate et on pouvait voir par endroits des remous causés par des poissons effleurant la surface. Puis soudain il y eut des clapotis, des respirations bruyantes et effectivement des phoques avaient fait surface, se disputaient-ils des proies ? Mais il y eut comme des aboiements ou des rugissements, on ne voyait pas grand-chose mais c’était impressionnant dans le calme qui régnait dans la baie. Nous étions allongés sur le pont et on n’osait pas bouger de peur de rompre la scène, je gardais ma main sous le pull de Marc mais je n’osais pas la bouger alors que mon idée première avant l’apparition des phoques, était de descendre plus bas sur son ventre.

Cela ne durait pas très longtemps et la baie retrouva son calme,

– Viens darling, descendons dans la cabine si on ne veut pas prendre froid, je vais me connecter avec mon PC et mon téléphone satellite pour voir ma messagerie, dit-il et il me prit par la taille pour me descendre dans le carré.

Quelques minutes plus tard je l’entendis jurer grossièrement, comme c’était tout à fait exceptionnel, je vins voir au-dessus de son épaule l’écran de son laptop où il regardait de nouvelles photos de son ex ! Le texte qui accompagnait était nettement plus agressif. Écrit en lettres capitales elle réclamait une réponse à ses mails précédents et exprimait à nouveau son désir de sentir la bitte de Marc dans son con en lettres grasses et soulignées !

Je restais bouche bée et ne voulus faire aucun geste ou commentaire de peur de répéter l’incident de la fois précédente. Ce fut Marc qui parla :

– Elle dépasse vraiment les bornes ! Je transmets le message et ses annexes à mon avocat, je crois que j’ai eu tort ne pas avoir communiqué les annexes lors des mails précédents de peur de choquer mon avocat et ses assistantes, mais maintenant ça suffit ! Qu’il la traîne en référé devant les tribunaux ! Je veux que ça cesse, et vite !

– Ton avocat avait réagi lorsque tu avais communiqué les mails précédents ?

– Oui il avait accusé réception en disant qu’il allait s’en occuper.

– C’est tout ?

– Oui, mais je vais le secouer maintenant, il faut qu’il prenne des mesures rapides pour arrêter cette folle !

Je restais scotché sur les photos, comme Marc s’était levé et arpentait le carré, je fis défiler par pure curiosité les clichés envoyés cette fois. Des seins aguicheurs, des détails de ses aréoles (où je distinguais des traces d’opérations chirurgicales). Des photos de son vagin où son clitoris était très gonflé (elle avait dû se masturber avant de prendre la pose…) puis d’autres encore montrant un vibro planté droit dans son vagin. Je devais admettre que c’était très excitant et je commençais à mouiller la culotte de mon maillot !

– Marc tu savais qu’elle s’est fait refaire les seins ? On voit la cicatrice circulaire autour de ses aréoles.

– Non ! montre-moi.

Je pointais sur le cliché, zoomais sur le téton et montrais la cicatrice circulaire mais discrète autour de l’aréole.

– Effectivement dit Marc, c’est bien visible et cela doit être récent !

– Je vais reprendre une vue d’ensemble de ses seins dis-je, Marc regarde bien et compare avec ta mémoire pour voir s’il y a modification de sa morphologie.

– Oh oui, ils sont plus gros qu’avant ! et c’est même exagéré ! C’est pour cela qu’elle m’envoie ces photos elle veut m’aguicher avec ses nouveaux seins. Avant sa poitrine était plus discrète, maintenant je la trouve presque vulgaire.

– Alors elle a raté son effet dis-je sans rire, je ne voulais pas faire de l’anatomie comparée mais je trouvais mes nichons naturels plus beaux et je ne disais rien qui puisse le choquer.

– Je transmets à mon avocat dit-il et puis je vais me coucher.

– Tu dors avec moi ? Je ne voudrais pas avoir froid cette nuit !

– Oui, je te rejoins dans quelques minutes.

### Marc ###

J’étais estomaqué, cette femme continuait à hanter mes nuits, je devais reconnaître que pendant notre brève vie commune elle m’avait fait connaître tous les plaisirs qu’on pouvait expérimenter en matière de sexe. Rien que d’y penser et en voyant ces images d’elle je bandais encore !

Je rédigeais donc un message à mon avocat en insistant qu’il prenne toutes les mesures pour stopper sur le champ ce harcèlement. Je me déshabillais dans le carré et rejoignis Corina dans la cabine avant.

Corina était étendue avec un livre en main mais je vis ses yeux s’écarquiller en me voyant avec mon mat déployé sur toute sa longueur.

– Mon capitaine, me dit-elle, tu vas dormir ainsi ? Je ne voudrais pas te choquer, mais tu souffres !

– Corina, ma chérie, j’ai un peu honte de bander ainsi à la vue et aux souvenirs de mon ex mais je n’y peux rien aide-moi !

– Viens Marc, me dit-elle, sans le moindre humour que cette vue déclenchait en temps normal.

Son regard restait très sérieux, compatissant elle prit une portion de sopalin dans l’équipet et prit mon membre à pleine main.

– Regarde-moi Marc, dis-moi ce à quoi tu penses à cet instant !

– Corina, je pense à elle, aux nuits folles que nous avons passées ensemble, au plaisir que nous avions ensemble !

– Ne dis plus rien, laisse-toi faire.

### Corina ###

En entrant dans la cabine pour venir dormir, je ne fus pas trop étonnée de le voir en érection. Les images que son ex Annie venait de transférer devaient lui rappeler des souvenirs, et son mât devait avoir de la nostalgie des étreintes brûlantes.

Je ne sais pas comment je me comporterais si mon ex m’envoyait des photos aussi explicites de son anatomie. Mais dans le cas présent Dorian ne me faisait plus rien, car on s’était violemment opposés dans les derniers mois ; alors que Marc s’était séparé d’Annie ayant toujours en tête que la nymphomanie de son ex-femme était une maladie et qui la poussait dans les bras des hommes profiteurs.

La seule chose que nos ex avaient en commun c’était un problème financier, tous deux voulaient de l’argent pour combler leurs besoins lors de la séparation. Mais Annie voulait beaucoup d’argent et aujourd’hui elle voulait en plus du sexe !

Marc n’était pas guéri des souvenirs d’Annie et je ne voulais plus commettre la bêtise de me comparer avec elle. Mais j’avais mal pour lui et je lui demandais de me raconter son trouble. Son aveu sans détours me chagrinait : cette femme possédait encore une partie de son esprit et de son corps.

Je l’invitais donc à se rapprocher de moi et de ne penser à rien. Je voulais juste diminuer sa tension sexuelle sans autre forme qu’une simple masturbation sans commentaires ni de fioritures. Je pris donc son membre en main et le masturbais sans hésitation, pas de tendresse, ni de fellation, ni de mots tendres ou excitants. Juste une simple action comme les garçons faisaient quand ils ne parvenaient pas à calmer leur sexe.

Lorsque j’étais collégienne, j’avais eu l’occasion de voir des garçons se masturber se croyant à l’abri des regards, mais avec des copines on avait trouvé un poste d’observation dans les toilettes ou souvent nous vîmes des jeunes se masturber tenant leurs pénis énormes !

Ils frottaient leur membre juste pour se décharger et envoyaient leur sperme contre le mur faisant office d’urinoir. J’avoue qu’à l’époque on trouvait cela excitant et souvent je me masturbais en les voyant ainsi se calmer ; je n’étais pas la seule plusieurs fois mes complices voyeurs faisaient pareil et en finale on gémissait des deux côtés du mur.

Je repensais à cela en masturbant Marc sans hésitation ; le jet puissant de sperme fut recueilli dans le tissu de sopalin que j’avais préparé. J’aurais préféré recueillir son jus dans ma bouche car j’adorais son goût puissant, mais je savais qu’il ne fallait pas m’associer à son cauchemar. Son cri de délivrance était grave et je ne fis rien d’autre que d’essuyer les traces de sa jouissance. Je n’étais même pas certaine qu’il avait joui avec plaisir, mais simplement calmé sa tension.

Je me débarrassais du papier dans la poubelle et le poussais à s’étendre dans le lit sans une parole. Me contentant de me lover dans ses bras. Très rapidement j’entendis sa respiration se calmer mais moi je ne parvenais pas à vider ma tête de la vue de son sexe et de sa jouissance. Je tentais de me calmer en me caressant mais je n’y parvins pas et finalement ma fatigue eut raison et je m’endormis.

### Marc ###

Je me réveillais dans plusieurs fois dans la nuit, par mes propres mouvements, ce n’était ni le bateau, ni Corina, mais mes cauchemars ! Je me revoyais dans les bras d’Annie infatigable qui n’était satisfaite (et encore ? elle n’était jamais satisfaite) que lorsque mon engin refusait tout service, épuisé !

Dans mes cauchemars, ses seins avaient encore plus grossi que sur les photos envoyées et elle les baladait devant ma bouche en demandant de les sucer voire de les mordre !

Corina avait réussi à me débander avec son traitement de choc, mais peine perdue mes rêves érotiques ravivaient intensément mon sexe.

J’essayais de ne pas rester collé à Corina, ne voulant pas la réveiller avec mon érection involontaire, et en finale je sortais de la cabine pour me réfugier sur le pont où elle me trouva au matin endormi, apaisé.

– Kalimera Capitan, j’ai perdu mon doudoune cette nuit et je me suis réveillée de froid et seule. Et voilà que je te retrouve ici sur le pont ! Tu n’as pas froid ?

– Non moussaillon, je ne voulais pas te réveiller cette nuit avec mes cauchemars. J’ai lutté contre le fantôme d’Annie une partie de la nuit, mais ce matin tout va bien et je te retrouve souriante à mon réveil !

– Je te fais un café ?

– Oui, pour le moment ça suffira, je prendrai un vrai petit-déjeuner plus tard. Je propose qu’on fasse une balade à terre. À part la nature et les chèvres il n’y a rien à voir mais je dois me défouler physiquement.

– Elle est vraiment inhabitée cette île ?

– Eh oui, personne n’habite ici !

– Alors je prends mon appareil photo, on pourra faire quelques photos pour notre plaisir !

– Que veux-tu dire par « pour notre plaisir » ?

– Ne sois pas impatient, tu verras !

Après le petit-déjeuner nous prîmes l’annexe pour aller à terre, vu le soleil je pris un polo et une casquette. Je mis mes baskets pour avoir le pied ferme. Corina mit un chapeau de paille et un polo sur ses seins nus et un short. Vu la montée depuis la mini-plage elle se chaussa également de ses baskets. Avec deux bouteilles d’eau dans mon petit sac à dos on était parés pour grimper et pour voir le point de vue depuis le haut de la butte.

Au bout d’une heure on atteignit le sommet et la vue était superbe, rien à l’horizon que la mer bleue et le ciel de la même couleur, avec la légère brume on ne distinguait pas la séparation mer/ciel à l’horizon.

Sur l’autre versant nous vîmes les murs en ruine de ce qui semblait un monastère.

– Marc, je voudrais que tu fasses quelques photos de moi, pour mon album personnel. Attends-moi ici, je reviens !

Elle se cacha derrière les murs encore debout et réapparut entièrement nue avec l’instruction de la photographier pendant qu’elle posait.

Elle prit des poses érotiques cachant parfois une partie de son corps avec son chapeau de paille. Je mitraillais sachant que la capacité de l’appareil était de plus de mille photos.

Elle savait ce qu’elle faisait, certaines poses étaient érotiques certes mais rien de vulgaire, Elle s’amusait et moi aussi au bout d’un quart d’heure et au moins deux cents photos, elle donna le signal du retour.

– Voilà dit-elle je regarderai sur le bateau les meilleures et les autres je les détruirai. À moins que tu veuilles en garder quelques-unes pour ton album strictement confidentiel !

– Non Corina, je ne garderai que des clichés que tu auras approuvés, dis-je, je crois que les clichés sont esthétiques et tu auras du mal à sélectionner !

– Tant mieux dit elle, tu n’as pas l’air troublé ?

– Si, j’ai admiré ton corps, j’ai sans doute bandé un peu, mais l’atmosphère était sereine, je n’y ai vu aucune provocation, c’était joli à voir ! Viens on redescend, viens prendre ma main pour ne pas tomber dans la descente.

– Merci Marc, je voulais voir mon corps à travers l’œil du photographe que tu es, me dit-elle, j’ai eu l’occasion de voir certaines de tes photos dans l’album du club sur internet, tes clichés de la nature de voile et tes portraits d’équipiers pris au cours des croisières sont très esthétiques. Mais je n’avais aucune photo de moi pris par toi dans cet album L’environnement ici se prêtait bien à des photos de nu et surtout aucun curieux rien que toi. Je t’ai demandé ces photos pour que tu puisses t’exorciser d’Annie. J’ai vu trop de souffrance dans tes yeux hier ! J’ai trop d’estime pour toi.

La descente était évidemment plus rapide que la montée, j’ai dû retenir Corina quelques fois pour l’empêcher de s’étaler et elle me remercia d’un bisou gentil sur la joue.

J’appréciais qu’à aucun moment elle ne m’eût provoqué ni en gestes ni en paroles.

Une fois à bord, elle chargeait les photos dans son laptop et commençait à trier les photos.

– Marc j’ai changé d’avis ! En examinant les photos je n’ai pas le courage de détruire les moins bonnes, je fais juste un tri pour sélectionner les meilleures et puis tu regarderas et tu donneras ton opinion.

Je m’assis donc à côté d’elle qui tenait son ordinateur sur ses genoux, je passais mon bras sur son épaule pour bien voir l’écran. Elle mit sa tête dans mon cou et soudainement mon mat se réveilla ! Était-ce son contact, les photos ? Alors je devais reconnaître que certains clichés étaient magnifiques.

– Merci Marc, quand je serai vieille je pourrai montrer à mes enfants comme j’étais belle !

– Ah, tu as changé de version ? Ce seront TES enfants et plus les NÔTRES ?

– Non Marc, je n’ai pas changé de version, mais je ne voulais pas mettre la pression.

– D’accord, je retire ce que j’ai dit !

– Marc, je te fais bander à ce point ?

– Oui, les photos me paraissent plus excitantes que toute à l’heure dans la nature !

– Oui, je comprends, tout à l’heure tu étais photographe, maintenant tu es voyeur !

Je sentis sa main me caresser les abdominaux mais elle restait au-dessus de la frontière de mon maillot et je lui en sus gré !

– Je propose qu’on mange et puis on fera une sieste car cette balade m’a fatiguée me dit-elle en se levant pour préparer une grillade de thon.

NDA : voilà un épisode difficile pour Marc, mais Corina a réussi à lui donner une vue différente, plus détendue de leur relation. Comment va-t-elle gérer la suite ?

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