Chapitre 1

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La pluie tombait, et dévalait ma joue. Elle ondulait, glissant le long de mon affreuse mine. Mes cheveux se gorgeant d’eau. Mes vêtements collant la peau. L’univers s’est contracté, un son distordu et fort a entonné : il ne restait que le crépitement de l’averse sur la chaume des toits, les carreaux des fenêtres, et la terre. Les passants continuent leurs chorégraphies.

Je ne suis pas conviée à ce spectacle.

Au cœur de ce petit théâtre, une scène a retenu mon attention : des enfants jouant entre eux.
Plus âgés, mais plus enfantins. À mon regard, ils étaient comme des pantins, mais en s’emboîtant, il y a comme un frottement. Léger, imperceptible quand on est dans la pièce. En s’articulant, ils dégagent une insouciance. J’ai appris que ni les nobles, ni les gens comme moi ne pouvaient l’avoir.

L’odeur de la nourriture : un entremêlement de farine, blé, orge me faisait saliver. Des nuances, qui au fond de mon estomac provoquaient mi-supplice, mi-plaisir coupable, perturbant mon carême. Le marché faisait ses ambages, la foule ; lente et avide s'est dissipée pour retourner à son foyer. Esseulés, quelques populaces venaient animer le village. Les volets se fermaient tandis que les lanternes se sont étouffées, seules les percussions de la pluie ont continué. Les toits de chaume camouflaient les cieux. Les feux des maisonnées, permettant d’assurer sécurité et chaleur à ses habitants n’a pas su les protéger. Mon propre foyer, un petit coin de ruelle, où les déjections s’accouplaient. L’odeur de la pâte et de la farine du boulanger, de l’autre côté de la rue tordait, encore, mon ventre.

La petite mendiante que j’étais jusqu’alors, alaidie par la terre devenue boue, transpirante de rebus, n’affichait qu’un maigre sourire. J’ai pensé à toutes ces jolies histoires : celles où existent des princes charmants, des héros aux épées enchantées, des créatures formidables. Cette fille que j’étais a cessé d’être, et c’est d’un étrange sourire que je peignais sur mon visage. La flamme de ma vie vacillait, seuls quelques morceaux de cires subsistaient. La pluie m’a collé les paupières, et je me suis tenue aveugle, muette devant une scène rongée par la banalité. Une banalité que j’ai jalousée. J’ai imaginée le doux visage d’un ange. Une perfection sans poussière avec de majestueuses ailes. D’une taille extravagante, tandis que le déploiement de ses ailes laissait voir un soleil aux couleurs d’or. Le Théarque me tendant sa main en guise de salut. Cette vision s’est échappée de mes pensées tandis que la pluie continuait d’entonner. Les vrombissements des cieux ont énoncé un changement. Assez loin, j’ai entendu des échos, puis c’est devenu comme un tonnerre sans orage, le sol tremblant légèrement. L’air avait quelque chose de vivifiant, et c’est un pressentiment qui m’a frappé. Une cavalcade accompagnée par le martèlement de sabots. Des soldats se sont emparés du petit village tandis que la première étoile ne s’était pas montrée. Mes paupières collées par la flotte ont tenté de dénombrer les hommes de fer et d’acier. La pluie battante s’est enfoncée dans mes yeux, et j’ai renoncé à tout espoir lorsque j’ai surpris le regard d’un destrier. Sous une robe grise se devinait une couleur blanche. D’un regard animal, il me fixait. Sans retenue, je me suis avancée à son égard. Le froid s’infiltrait dans mes chairs, rongeant jusqu’à mes os. C’est sous cette impulsion que j’ai ressentie la mort menacer de m’enlacer. Je ne pouvais pas m’empêcher de continuer, j’ignore toujours pourquoi mon instinct m’a transi pour ce qui pouvais être un suicide. Peut-être est-ce tout simplement la perspective de quelque chose de beau. Pour moi qui n'avait toujours connu que la crasse, j’ai voulu effleurer le poil de la bête. Un homme s’est interposé.

Ses cheveux châtains se collaient à son front, ses iris étaient d’un vert sale. Il était équipé d’une armure de cuir renforcé, muni d’une épée bâtarde se tenant docilement dans une paume. Resté impassible, stoïque chevalier portant le blason de Vertical, nous étions aux antipodes. Ses yeux ne m’ont pas regardés, ils se sont déposés sur ma crasse avec une mine dégoûtée. À ses yeux, je n’étais qu’un bousier humain. Il m’a accordé un regard. Lourd, comme encastré telle une statue, une tâche sacerdotale lui étant administrée. Résignés, ils ont pris une teinte me portant au cœur. J’ai reculée fébrilement, respirant à pleins poumons. Un air épais, sale et humide m’a fait mal.

Des clameurs ont interrompu tous nos gestes. Des fracas dans la ville, des pleurs, des râles se sont manifestés. C’est à cet instant que j’ai saisi ce que faisait l’inquisition. Je l’ai su instinctivement, mais c’est à cet instant précis que je l’ai conceptualisé. Les verticaux se moquaient d’avoir mené un pays à sa ruine, ils cherchent à nous exterminer. Vainqueurs effaçant à jamais les crimes de nos ancêtres. Une expurgation sans haine, conçue comme le simple retour des choses. Des cris de femmes, d’hommes, d’enfants et de bébés traversent des dimensions. Un de femme, éthéré, m’a glaçée le sang. La voix porte loin, déraillante, jusqu’à ne devenir que des râles. Le rauque de son hurlement s'engorgent pour finir par enfin s’arrêter. L’agonie était longue, suffocante, et quand la voix a cessé, j’ai eu un sentiment d’apaisement. Du moins sur l’instant, car je l’ai souvent entendu. Ce cri a transpercé quelque chose en moi, il m’a atteint d’une manière qui est plus profonde qu’un sentiment. Et j’ai su, la raison du silence d’après. Une chose s’est manifestée en moi. De l’ordre de la survivance, de l’appartenance, celui qui m’a rappelé que les miens se faisaient trucidés ! Un principe fondamental, avilissant mon être, toutes mes sensations.

La mort que je voyais comme libératrice, cette mort poétique, je pouvais fièrement aller à son encore, mais toutes mes certitudes se sont balayées ! Elle m’est apparue dans son horreur, sans aucune facéties, avec pour toute unicité, une unique complaisance. J’ai souhaité m’ébrouer, me battre pour ma propre survie. Puis des ténèbres charnues m’ont collées à la peau. Les odeurs crassent, celles mélangées d' humidité, la poussière, et de la transpiration m’ont revêtue. À cet instant je me suis dit que je n’étais qu’une fillette comme les autres, désoeuvrée, avec des rêves tout aussi irréalistes que je critiquais. Ma propre hypocrisie, ma propre naïveté paraissait comme dans la bile dans ma gorge. Je n’avais qu’à cracher ma saleté d’ignorance, ma propre contemplation de mon auto apitoiement, de l’impuissance dont je faisais et dont je fais toujours preuve ! Je me suis sentie écrasée de toute part, et pourtant je me tenais debout. J’étais réaliste, je ne pouvais pas vaincre, je n’étais qu’une enfant crasseuse au corps maigre, je ne serais jamais l’héroïne. Pourtant un feu brûlant s’est allumé en moi, mes yeux ont picotés, mes mains tremblaient, pas de froid. J’ai ressenti une vibration, ou plutôt une résonance tandis que mes mains ont émis des lueurs violacées. Incapable de savoir quoi faire, j’ai tendue mes mains tandis qu’une douleur saillante me faisait hurler. La magie. J’ai tout de suite su que c’était ça, sinon quoi d’autre. Un maigre espoir a surgi et j’ai finalement réussi à rouvrir les yeux. De la magie si noble, le talent suprême des verticaux a formé…une grossière boule dans ma paume : de la merde.

Quand j’ai levé les yeux, j’ai vu des cadavres partout. Dans toute la ville. Beaucoup avaient ces postures pathétiques. Des langues de feu léchaient le bois, grattaient la pierre, consommaient les toits de chaume. Des volutes de fumée surgissaient comme une marée spectrale. Le chevalier et moi, nous nous dévisagions. Silence. Il tarde le moment fatidique, attendant un quelconque miracle. Prolonge les secondes comme si cela empêchait ce qui doit être fait d’aboutir.

Ce moment oscillait entre deux battements de cœur. Prolongé par l’appel du Malin. Les compagnons d’armes se sont massés autour du chevalier, immobile. Ils sont tous coiffés des mêmes habits, mais de différentes armes. Le chevalier n’a pas tourné le regard, ses chrysoprases dans mes yeux. Son sacerdoce, bulle nébuleuse, vacillait légèrement. Sa voix se répercutait calmement, elle n’était pas particulièrement mélodieuse, ni même tranchante. C’était la langue même et pas son labial qui me fascinait. Je ne comprenais pas les mots, mais il y avait dedans plus de magie que dans ce qui engluait mes doigts. Ils fusaient d’une chaleur qui n’était de flammes. Le vert sale a perdu de sa lueur, pour retrouver une flamme péridotée. Il a fait un geste vers moi, je me suis avancée vers moi tandis qu’il rangeait la bâtarde épée. C’est la première fois que j’ai senti une main dans la mienne. Je peux encore maintenant ressentir les cals, sa force, la terre et la température ni chaude ni froide. Il y avait dans ce geste une rigidité qui contenait une petite tendresse. D’autres feux sans combustion naquirent au fond de ma poitrine, j’en ai esquissé un sourire tandis que nous déambulions parmi le charnier où certains cadavres esquissaient des mines parodiques.

Dans l’horizon, ce village n’était plus qu’un tas de cendres. L’odeur cadavérique nous a poursuivi, puis s’est éteinte. Mes huit années ne se résumaient qu’à des petites images, il y avait des émotions sans transcription avec aucun autre langage possible. Cette journée est à jamais inoubliable : le capharnaüm, le mélange de cadavres, de bruits, d’odeurs dont je me souviens encore. Je ne pourrais pas, ni n’a l’envie d’exprimer les nuances derrière la construction de mes mécanismes de pensées ; muets sont-ils, et inexplicables à cause de la barrière de la langue. On m’a placé sur un destrier, et pour la première fois, j’ai l’impression d’un monde petit. Quelques paysages se sont succédé, mon destrier étant accommodant ma peur bestiale s’est calmée. Car au tout début, j’ai eu une vision de mon crâne explosé contre des cailloux.

*****

On m’a donné à manger, sans que je n’ai rien eu besoin de faire. Les chevaliers ont ramené du gibier, et c’est la première fois que j’ai senti quelque chose de chaud dans ma bouche. Je l’ai sentie se répandre jusqu’à mes boyaux. J’ai mâché, promenant ma langue partout où la viande dévalait. C’était doux. Le guerrier à la bâtarde épée tâchait de surveiller la sauvageonne s’empiffrant, enfonçant ses doigts terreux pour goûter le sang animal. Ce jour-ci, les étoiles sont apparues. Il n’y avait pas de nuage, mais la pluie s’est manifestée : elle n’est pas tombée, mais a dénivelé mes joues. J’ai sentie dans la rudesse guerrière une certaine tendresse. Que je sois en vie, au sec, en ayant le ventre plein, tout cela ne me permettait que de ressentir une exaltation. Les jours suivants, j’ai pris conscience que je n’étais pas non plus accueillie. Je n’étais pas une des leurs. Ils ne me traitaient d’une façon que je ne comprenais pas, il y avait une distance certaine. De celles qui ne peuvent pas être franchies par le temps. Néanmoins, pour la première fois de ma vie, j’ai eu la certitude d’être là où je devais être. Cela expliquait pourquoi je les suivais sans me poser de question. Je n’avais que pour simple constance, celle que je dois suivre la voie. Il n’y a pas eu qu’une révélation : une conviction forte, celle de mes propres pensées. Pour la première fois depuis mon existence, j’ai compris “en vie”. La plus parfaite de toutes les ignorances ne m’empêchait nullement de retrouver un sens à ma vie.

Le jour où je me suis dit ces mots, ont été les premiers d’un périple. Les destriers marchaient, couraient, vrombissaient dans une destination qui ne m’était qu’imaginaire. À certains moments, j’aurais aimée converser, pour m’enquérir de quelques connaissances. La barrière de la langue m’en empêchait fermement. Pour tout trésor, je me contentais des termes réguliers que je commençais à connaître : Elle, lui, toi, moi, manger, dormir, ennemie, attention, doucement, droite, gauche, devant, derrière, et d’autres termes semblables

Notre trajet se ponctuait de haltes, de repas, de sommeils. Pendant que le camp devenait silencieux, que le noir de la nuit nous enserrait, j’imaginais quel était mon avenir. Je me suis prise à rêver. Pas en dormant, mais à imaginer des jolies choses. Cette naïveté que je pensais envolée, ces moments d’oisifs me les rendaient. Je n’ai pas eu peur de l’inquisition, les morts, la violence, le sang, tout ça c’est la vie. Je m’en souviens, je me réveille encore, parfois en sursaut. Mais ce n’était pas l’inquisition, qui à ce moment-là m’escortait, mais les hommes qu’il faut craindre.

Nous avons parcouru diverses campagnes, lieux où des dénivelés s’exercaient. D’autres fois, quelques forêts. Nos corps commençaient à se raidir, et je surprenais des paupières lourdes parmi les soldats. Le capitaine, un homme plus mince, plus haut et à des allures plus féminines exerçait un rythme plus soutenu. Le voyage tourna à une toundra de glace dans une horizon complet. J’ai entendu des contes parler d’illustres sorciers, de ceux d’avant l’Héroïne. D’antan, ils auraient transformé les terres pour les rendre violentes, inhospitalières. Le froid lacérait la peau, le vent tailladait la chair, l’absence de nourriture nous harassant. Des flocons, de la neige, et de la grêle se sont succédé. Les ventres grognaient, les têtes lourdes, piquaient. La semaine d’antan, confortable, s’était enfui, pour un calvaire. Une asthénie s’est mise en place. Un jour, nous n’avons pas fait de halte. Tout au fond de l’horizon, quelque chose s’est détaché du paysage. Un point de contraste, même avec ce soleil qui nous aveuglait, tout le monde l’a vu. Puis, il s’est détaché petit à petit. J’ai compris tard qu’il s’agissait d’un village. Parce que à proximité s’étendait une carrière gigantissime ; là-bas des outils étaient en suspens, des chariots recelaient d’une pierre particulière. J’ai su qu’il s’agissait de la fameuse pierre d’andore. Mon corps entier était comme frigorifié, mes lèvres glacées ne pouvaient même pas parler, mes mains étaient si froides, si blanches que je craignais de perdre un doigt. Les soldats avaient repris une énergie à la vue de la ville, même si une langueur subsistait.

Nous avons approchés, et les lames ont été mises au clair. Les quelques destriers encore en vie renâclaient. Un silence assourdissant planait, et même des rapaces volaient. Quand nous avons pénétré la ville, c’est comme si la vie s’était arrêtée en un instant. Des cadavres étaient là, certains avaient des morceaux manquant. Des viscères, des organes, du sang. Pas un bruit, jusqu'à ce que le sol se mette à vibrer. Un grognement sourd s’est fait entendre. À ce moment, j’ai vu trop vite quelque chose d’énorme et de grossier. Une créature immense, puis deux, puis quatre : des créatures toutes semblables aux hommes si ce n’est leur tailles formidables. Les ogres ont déferlés bien vite. Très rapidement, quelque chose m’a soulevé, m’a posée, sur un cheval et dans un vacarnaüm, il galopait. J’ai tourné la tête et le chevalier me suivait, lui-même sur son destrier. J’ai vu de puissantes colonnes de flammes sortir des mains du capitaine, mais il s’est vite fait découper par une immense hache. D’autres sorts sont apparus, mais ça n’a eu aucun effet. J’ai vu les ogres dénuder de leurs mains trop grosses les corps pour les engloutir dans une gueule assez large pour trois personnes. Ils semblaient trop imbéciles pour s’occuper de nous, préférant la chair vorace à leurs pieds. Nous étions bien loins, mais les chevaux ne se sont arrêtés qu’à leurs derniers souffle. Des lieux ont été parcourus, mais pour la première fois je n’ai eu que l’image du charnier. Ce qui m’a choquée, c’est toute l’inhumanité, la sauvagerie brutale d’une espèce toute autre.

Nous marchions désormais tous deux. Le chevalier n’avait même plus son épée, et il semblait si faible que je me demandais s’il n’allait pas mourir. Nous avons marché, encore et toujours. Jusqu'à ce que mes pieds soient en sang, jusqu'à ce que même mes jambes soient lourdes. Nous n’avions plus de neige pour la fondre sous la langue, plus de nourriture pour manger. La neige s’était arrêtée, il n’y avait qu’un froid, qui sous la fatigue et la faim paraissait encore plus redoutable. Nous n’avons que continués, las de tout autre chose.

Puis une ville est apparue. L’énergie de l’espoir, une fièvre immense nous a conduit dans ses rues. Une ville très grande, aux rues qui faisaient de nous des fourmis. Des pierres granulées constituaient toutes les bâtisses. L’air salin rongeait les pierres, démangeait nos corps. Les rues pavées, accueillaient mes pieds écorchés. Le guerrier nous a mené dans un bâtiment avec une pancarte en signe de fourchette ainsi que d’un grumeau. Il y avait beaucoup d’individus, j’ai essayé de ne pas tous les observer, puis je n’étais pas si curieuse. Trop affamés, nous avons attendu trop de temps avant que le repas ne vienne. Bien sales, répugnants, nous attirions des mots trop forts, des regards trop insistants, et le tenancier nous avait pris en griffe. Nous avons mangé, râclant le bol, léchant, s’empiffrant tout en prenant le temps. La première fois que j’ai mangé, j’y suis allé si vite que j’ai tout recraché, tout vomi. Cette fois-ci, j’ai mâché lentement, mais j’y ai mis tellement d’ardeur que la glutonie rebutait la clientèle.

Nous sommes finalement sortis, et le soleil avait largement décliné. Somnolente, j’ai levé les yeux. Un bâtiment immense surplombait l’immense ville. J’ai tout de suite ressenti au plus profond de moi, de mon estomac, une résonance. J’étais prise de vertiges lorsque je contemplais l’architecture. Cette immense masse noire et lointaine, un mélange sulfureux de gothique et ses divers élancements vers les cieux. Une inspiration grossière contraste avec l’élévation verticale. Il se dégageait de cet édifice une aura forte. Plus je la fixe, plus des visions absurdes, monstrueuses s’instaurent dans mon esprit.

Nous avons continué de marcher, et de plus en plus, mon corps avait tendance à ralentir. Le chevalier menait, et m’attendait, dépréciateur. C’est finalement, devant une immense grille qu’on s’arrêta. Nous attendions. Longtemps. Je n’arrivais à rien à voir au travers, tandis qu’elle s’ouvre laissant une femme menue d’une certaine prestance. Le chevalier et elle parlaient. De quoi ? Je l’ignorais, puis finalement, ses yeux à elle se sont fixés sur moi. Je cherche tour à tour le chevalier et elle, mais ce dernier n’est plus là. C’est ainsi que j’entrais à Nuitonnes.

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