Chapitre 7 – Fidélité

Une minute de lecture

Il est des fidélités que l’on ferait mieux, parfois, de tempérer.

En 1815, partisan de l’Empereur, il est nommé commandant à la tête d’un corps de voltigeurs.

Cette fidélité, chez de Chambure, ne se contenta pas de demeurer théorique. Elle se manifesta avec la même constance que ses engagements précédents, c’est-à-dire avec une certaine indifférence aux conséquences.

Il semble ainsi, d’après certaines correspondances qui lui sont attribuées, qu’il ait entretenu à cette époque des relations… disons directes avec les Suisses.

Accusant ces derniers d’exactions et de pillages, il leur fit savoir — avec une modération toute personnelle — qu’il se verrait contraint de leur porter « la flamme et la mort » si ces désagréments venaient à se renouveler.

La formule peut surprendre. Elle témoigne cependant d’un sens de la diplomatie qui, sans être universellement apprécié, présentait au moins l’avantage d’être parfaitement clair.

On pourrait croire à une exagération, à quelque embellissement postérieur. Mais le ton, lui, ne trompe pas.

De Chambure, fidèle à lui-même, semblait considérer que la négociation n’était qu’une autre manière de poursuivre la guerre.

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