Chapitre 8 – Condamné
Néanmoins, suite à quelques calomnies, mues par la jalousie et le ressentiment, à n’en point douter, il est accusé d’avoir toléré le dépouillement de deux officiers anglais.
Assertions aussi grotesques que malveillantes, car de Chambure est plutôt connu — selon mes sources, soigneusement sélectionnées et naturellement objectives — pour traiter correctement les ennemis vaincus.
À fortiori lorsqu’il s’agit d’honorables officiers respectant le sommeil et les règles de courtoisie élémentaires.
Hélas, la justice ne semble pas avoir le sens de l’humour et prend les accusations au sérieux. Après avoir été dénoncé, il est jugé et condamné à mort. Oui, vous avez bien lu : à mort.
Contraint dès lors à l’exil, c’est en Belgique, à Bruxelles, qu’il trouve refuge.
C’est peut-être à cette période, si l’on en croit certains sites de référencement généalogique, qu’il rencontra son épouse, Helena Wilhelmina BLYDESTEIN — encore que les sources, en l’espèce, refusent obstinément de coopérer.
Par chance, les deux officiers en question écrivent avec une insistance qui, il faut le reconnaître, force le respect, et le roi, restauré, finit par lui accorder sa grâce en 1820, sans toutefois lui rendre l’entier prestige de ses grades militaires si durement acquis.

Annotations