Chapitre 3

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Le mois de novembre avait fait une entrée enneigée sur La City. Cela faisait un mois que j’avais débarqué en ville.

- On n’aurait jamais dû prendre les vélos avec ce temps ! Grommèle Iris.

- C’est beau ! Regarde tous ces flocons, c’est magique ! M’exclamé-je en lâchant le vélo d’une main pour accueillir un flocon dans ma paume.

- Lys a un bel effet sur toi…

Lys m’avait invité une première fois à sortir, une après-midi, à se balader dans le parc des trois anges. Ce jour-là, notre interminable discussion avait même lassé le soleil qui avait fini par aller se coucher sans que l’on ne s’en rende compte.

Puis, une autre fois, c’était un soir, dans un restaurant italien de la ville où Lys m’avait promis les meilleures pizzas que je n’avais jamais mangées. Mais ce soir-là, le four était tombé en panne, nous avions fini la soirée assis sur le rebord de la fontaine d’Aphrodite, à dévorer des burgers achetés dans un fast-food du coin. Peu importe, c’était doux. Lys apaisait ma haine.

- Et Aiko ?

- C’est du passé, marmonne Iris en pédalant plus vite.

- Ça n’a même pas encore commencé.

- Peu importe.

- Donc tout ça à cause de ton connard de frère ???

- Ne l’insulte pas…ces derniers temps je te trouve encore plus irascible avec lui.

- Irascible…marmonné-je.

- Comme tu l’as dit l’autre jour, il n’a pas le courage de passer outre les menaces d’Osiris alors…tant pis. Et maintenant, accélère ! Sinon, on va arriver en retard en Histoire du droit.

L’université était drapée d’un épais manteau de neige, du sol au toit. Nous nous précipitons de garer les vélos sur l’emplacement dédié.

- Dépêche ! Presse Iris.

- Deux secondes…grommelé-je en verrouillant le cadenas de mon vélo.

Nous nous étions engouffrées dans les couloirs de la faculté jusqu’à l’amphithéâtre où se déroulait les trois heures de cours magistral d’Histoire du droit.

Mais alors que je m’apprêtais à entrer, j’aperçus les deux ex-petites amies d’Osiris, la brune et la rousse, que je n’avais plus eu l’occasion de croiser jusqu’à aujourd’hui. Elles se dirigeaient vers un autre amphithéâtre.

- Alors tu viens ?!

- Garde-moi une place je te rejoins.

Je me précipite vers elles.

- Excusez-moi…

Les deux filles se retournent.

- Est-ce que je peux vous parler ?

- De quoi ? Demande la rousse, interloquée.

J’attendais que le couloir se dégage d’un groupe d’étudiants qui passaient par là avant de me lancer.

- Il y a quelques semaines, j’ai entendu votre conversation…aux toilettes.

- Quelle conversation ? Quelles toilettes ? De quoi tu parles ??? On n’a pas le temps ! Crache la brune, les yeux mouillés.

- T’es qui ? Demande la rousse plus calmement.

- Personne en particulier. Est-ce que c’est vrai ? Insisté-je.

- De quoi tu parles putain ??? Ose demander la brune, la voix tremblante.

- Le viol, osé-je répondre du bout des lèvres en baissant légèrement les yeux.

Alors que la brune était sur le point d’exploser, la fille rousse la retint par le bras en la calmant du regard.

- Nous ne savons pas de quoi tu parles. Tu as dû confondre avec d’autres filles. On doit y aller, on a cours, répondit cette dernière en souriant poliment, d’une voix calme et froide, presque robotique.

***

- Ça va ? Tu sembles préoccupée ?

- Non, tout va bien…c’est juste que je suis un peu inquiète pour Iris…et puis les vacances approchent, il va falloir réviser pour les examens, ça me stresse.

- Je t’aiderais si tu veux…me rassure Lys.

- C’est gentil, mais tu es déjà assez occupé comme ça avec l’association…et tu as aussi tes examens à réviser.

- Je gère…et c’est quoi le problème avec Iris ?

- Son connard de frère.

Il se met à rire.

- Ce n’est toujours pas le grand amour alors…

- Tu te souviens à la journée prévention, tu m’as dit de m’en méfier. Pourquoi ?

- Parce qu’il vient d’arriver à la fac et tout le monde le connait déjà pour le nombre de filles qu’il a déjà fait pleuré pour ses infidélités…et si je suis totalement honnête, j’ai aussi dit ça parce que j’étais un peu jaloux de te savoir en colocation avec lui…

- Et c’est tout ?

- Euh…Oui. Qu’est-ce que tu as en tête ?

- On s’assoit ? Proposé-je en désignant le banc.

Depuis notre premier rendez-vous, nous avions pris l’habitude de nous balader dans les allées du parc des trois anges après les cours, lorsqu’on avait la chance de finir en même temps. Et parfois, l’un attendait l’autre à la bibliothèque universitaire.

- J’ai entendu parler deux ex-petites amies d’Osiris dans les toilettes…elles n’ont pas dit son nom mais…elles disaient qu’ « IL » les avait violées toutes les deux, qu’il était dangereux.

- Tu penses que ça pourrait être lui ?

- Je ne sais pas…qui d’autre ? L’une disait qu’il l’avait rappelé et l’autre tentait de la convaincre de ne pas se laisser avoir à nouveau…

- Ouai…mais ça ne prouve rien chérie…

- Chérie ?

- Tu n’aimes pas ?

Je rougis légèrement et lui souris.

- Fais attention à toi et essaie de ne pas te faire condamnée pour diffamation avant la fin de l’année, plaisante-t-il en me caressant la joue.

- Tu as entendu parler de l’affaire du Père Vincent Goscinny ?

- Ouai…j’ai lu ça dans la presse ce matin…accusé par trois adolescents de viols et agressions sexuelles, elles ont écrit à l’évêque en vain avant de porter plainte. Le jugement a lieu jeudi je crois…

- Je sais. Et on connait déjà le dénouement de l’histoire.

- Un non-lieu pour prescription…soupire-t-il.

- Au hasard.

- J’ai parlé de toi à Oriane du Collectif Féministe…je suis sûre que tu leur serais d’une grande aide…

- Tu me fais de la pub ?

- Tu sais, je ne veux pas être intrusif…mais…par rapport à ce que tu m’as raconté pour ta sœur et…je sens à quel point tu te sens concernée par le sujet…enfin bref, je pense que ça te ferait du bien de t’investir dans le tissu associatif…bredouille-t-il. Notamment pour canaliser cette colère et éviter d’aller en étriper un, un jour, plaisante-t-il.

- Tu as raison.

- Sinon tu es libre vendredi soir ?

- Une invitation à manger dans un restaurant italien au four en panne ?

- Ah ! Bien joué…mais…non ! Une invitation à dîner à la maison, avec mon père et ma grand-mère qui nous prépare sa fameuse dinde à la moutarde avec purée de pommes de terre maison…

- C’est précis.

- Il y a bien-sûr une condition…elle déteste éplucher les pommes de terre. Depuis que je suis petit, c’est la condition sine qua non !

- Lys…ça va vite…

- Oui, avec deux bons économes, c’est sûr !

- Sérieusement…

Depuis la journée de prévention au parc, nous ne nous étions plus quittés. Je ressentais une sécurité affective qui avait disparu depuis la mort de ma sœur.

- Moi je suis sûre…glisse-t-il. On peut attendre tout le temps qu’il te faudra…mais je suis sûre. Il faut juste que tu passes l’épreuve de l’épluchage des patates !

***

J’avais passé la soirée à traquer le Père Vincent. Mais il était resté cloitré dans son presbytère. Je m’étais décidée à rentrer et y retourner le lendemain. Le jugement approchait. Et il n’y aurait pas de surprise. Alors il fallait commencer à étudier l’environnement, les habitudes du Père Vincent et choisir le mode opératoire le plus approprié selon les circonstances.

En rentrant à la colocation, les jumeaux étaient avachis sur le canapé. J’ai accroché ma veste au porte-manteau et posé mon sac sur le meuble de l’entrée.

- Tu rentres tard, t’étais où ? S’étonne Osiris.

- T’es mon père ?

- Ce n’était pas méchant…on s’est inquiétés, tu n’as pas répondu à mes appels…intervient Iris.

- Je suis désolée, je n’ai pas vu les appels…marmonné-je en enlevant mes chaussures.

- Viens t’asseoir avec nous…insiste-t-elle.

C’est ce que je fis, crispée.

- Osiris me force à regarder Don Juan, l’opéra, ce crétin s’identifie, plaisante Iris.

- Ta gueule ! Rétorque son frère en riant, avant de lui envoyant un coussin.

- Oui, parce que… « forcer », ça te connait Osiris ? Persiflé-je en le cherchant du regard, alors qu’Iris se trouvait installée entre nous deux.

- Qu’est-ce que t’insinue encore, toi ?

Depuis que j’avais entendu la discussion de ses ex-petites amies aux toilettes, je ne lui avais pas adressé la parole, excepté lorsque j’y était forcée. L’ambiance était électrique, de moins en moins supportable.

- Laisse tomber…marmonné-je avant de m’en aller dans ma chambre.

A travers la fenêtre, la neige continuait son spectacle. Je me blottis contre la chaleur de ses couvertures, enfouis ma tête dans l’oreiller, mais ce petit confort ne me faisait pas oublier. Cet homme respirait. Il y allait avoir un non-lieu et il allait continuer, comme les autres. Plusieurs fois, j’eus envie de sortir du lit pour aller le tuer tout de suite. A quoi bon attendre ? Et s’il tentait de quitter la ville avant…Cette affaire entachait l’Église, nombreux des juges de cette ville étaient de fidèles chrétiens. Un premier juge avait d’ailleurs été déporté en raison d’un conflit d’intérêt, il était proche du diocèse.

Un quart d’heure plus tard, alors que les jumeaux regardaient la fin de Don Juan, ils sursautèrent en entendant la porte d’entrée claquer.

Il est placé sous contrôle judiciaire en attendant le jugement. Comme si cela suffisait. J’ai dormi sur son canapé et ne l’ai pas quitté d’une semelle jusqu’au jours du jugement. Tant pis pour les cours.

Le vendredi arriva enfin.

A 16h30, une voiture de police vient chercher le père Vincent. Je le suis, en traversant le coffre pour m’y cacher. Je veux être sûre qu’il pose ses fesses dans l’enceinte de cette juridiction.

***

- Où t’étais ???? Est-ce que tu réalises que j’étais à deux doigts d’appeler la police ? M’assène Iris alors que je viens tout juste d’ouvrir la porte.

- Je suis désolée…

- Où t’étais ???

- Je…j’étais…bredouillé-je avant de vaciller.

Iris appelle son frère en renfort pour l’aider à m’allonger sur mon lit.

Cela faisait presque une semaine que je n’avais presque rien bu et rien mangé. J’étais trop préoccupée. Traquer ce rat, imaginer la bonne manière de le tuer, suivre les autres affaires de violences sexuelles en cours qui impliquaient des hommes célèbres, il y en avait de plus en plus, cela prenait tout mon champ de conscience, toute mon énergie.

Lorsque j’ouvris les yeux, les quatre yeux des jumeaux me regardaient.

- Qu’est-ce que…

- Chut ! Tu dois te reposer.

- Quelle heure il est ?

- 18h, cède Iris.

Je me redresse aussitôt pour attraper le téléphone dans ma veste.

- Qu’est-ce que tu fais ? Peste Iris.

- J’avais rendez-vous avec Lys…

- Faut annuler ! Tu es trop fatiguée, rétorque Osiris.

- De quoi tu te mêles toi ?

- Tu viens de tomber dans les pommes ! Renchérit Iris.

- Pas vraiment, j’étais un peu faible, c’est tout. Il faut que j’y aille, il va m’attendre.

- Où tu étais tous ces jours ? On peut savoir ??? Insiste désespérément Iris.

- Laisse tomber, soupire Osiris alors que j’avais déjà fermé le verrou de la salle de bain.

***

Lys semblait nerveux. Il attendait, les mains sur le volant. J’avais changé trois fois de tenus avant de me décider. La pluie ne s’était pas arrêtée et le vent semblait décider à démembrer mon parapluie.

- Merci d’être venue me chercher, dis-je en lui donnant un baiser furtif alors qu’il était sorti m’ouvrir la porte.

- J’ai cru que tu ne viendrais pas…lance-t-il du bout des lèvres.

- Pourquoi ?

- Je ne sais pas…j’ai eu tort de te forcer la main.

- J’avais très envie de venir. Et j’ai vraiment très faim !

Nous prenons la direction du dîner familial.

- Enfin ! S’exclame la grand-mère qui nous ouvre la porte.

- Désolée, il y avait beaucoup de circulations, justifie Lys.

Je découvre Gisèle, une femme de 91 ans, gracile, les cheveux gris relevés dans un chignon et une robe bleu roi, élégante. Gisèle a de l’éloquence, elle aurait plu à ma sœur.

C’était un loft, vaste, tout décoré de blanc et de bois foncé, qui donnait un sentiment de chaleur pure.

- Ah ! Bonsoir Dali ! S’exclame Yves Delorme, d’un ton chaleureux.

- Yves, je te croyais en train d’éplucher les patates ! Bougonne gentiment Gisèle.

- J’ai eu entre-temps un appel pour le travail, excuse-moi maman, je m’y remets.

- On va vous aider ! Proposé-je.

- Vous n’y pensez pas ! Vous êtes notre invitée, s’interpose Gisèle.

- Grand-mère, laisse ma petite-amie t’impressionner de son épluchage de pommes de terre impeccable, plaisante Lys.

- Ne dis pas de bêtises, toi et ton père, c’est vous qui allez nous impressionner pendant que nous ferons connaissance avec Dali.

La soirée se déroulait comme s’il y en avait eu mille auparavant, comme si je faisais déjà partie de cette famille. Je me sentais enveloppée. Les choses étaient naturelles.

Nous nous mettons à table, devant la dinde fumante accompagnée de sa purée de pommes de terre, délicatement épluchées par le fils et le père.

- Non Yves, s’il te plait ! Pas de télévision à table, d’autant plus lorsque l’on reçoit une invitée, grogne Gisèle.

- Maman s’il te plait, juste les infos, demande Yves Delorme.

Yves Delorme, le président d’une des Universités de Droit les plus réputées du pays se retrouvait comme un petit garçon devant sa maman.

Gisèle finit par céder.

« Le Père Vincent Goscinny, jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs, a bénéficié d’un non-lieu. Son avocat, Maître Moyez, a évoqué le soulagement de l’ecclésiastique, éprouvé après un an d’enquête, souhaitant se reconstruire, loin d’ici ».

Après avoir lu l’encart, je me lève d’un bond, acculée par tous les yeux.

- Où vas-tu ? Me demande Lys, en se levant aussi pour me retenir.

- Je suis désolée, je dois y aller…

- Reste, me supplie-t-il des yeux.

Je prends la route pour le presbytère. Et mon intuition avait raison. Il fait sa valise, un billet d’avion jeté sur le lit.

Je n’avais pas de plan. Je n’avais rien. Mais il fallait agir, tout de suite. Je me précipite à la cuisine, attrape le couteau le plus aiguisé que j’ai pu trouver et je retourne dans la chambre. Il avait le dos baissé sur sa valise. J’enfonce le plus profondément possible du côté du cœur, et je commence à prier. « Marie, Anne et Ézéchiel, je vous crois. C’est pour vous et pour toutes les autres victimes d’hommes d’Église qui se servent de Dieu pour voler des vies ». J’ai planté le couteau une autre fois, et encore une autre. Pour être sûre. Puis j’ai attendu son dernier souffle. « Amen ».

***

Après avoir passé le week-end à boire, manger et rattraper mon sommeil, la semaine d’après était déjà là. J’étais afférée à rattraper les cours que j’avais manqués. Le corps du Père Vincent avait été découvert. Après le meurtre des basketteurs et de l’acteur, l’enquête commençait à s’orienter vers l’hypothèse d’un tueur en série.

- Tout est sur cette clé USB, il y a les cours magistraux et aussi les TDS, avec les trucs à faire pour les prochains cours, explique Iris en me tendant l’objet juste avant d’entrer dans l’amphithéâtre où avait lieu le premier cours de Droit Constitutionnel de la semaine.

Je tends la main pour attraper la clé mais Iris retire la sienne.

- Avant tu me dis où tu étais la semaine dernière.

- Tu m’as posé la question cent fois ce week-end et je t’ai répondu cent fois.

- Oui, tu avais besoin de prendre l’air, tu as dormi à l’hôtel.

- Voilà.

- Pourquoi tu ne veux rien me dire ?

- Parce qu’il n’y a rien à dire. Tout a déjà été dit.

- Et ton dîner chez Lys, tu ne m’en as même pas parlé…

- Je me suis sentie mal…j’ai écourté, je te l’ai dit aussi.

Iris soupire de résignation et me donne la clé USB.

- Je te rejoins.

- Tu vas encore manquer un cours ???

- Non, j’arrive dans quelques minutes, bredouillé-je avant de me diriger vers les toilettes.

La rousse et la brune s’y étaient engouffrées.

- Salut.

- Qu’est-ce que tu veux ? S’agace la rousse.

- Savoir.

- Y’a rien à savoir. Lâche-nous ! Arrête de nous harceler, t’as rien à faire de ta vie ?! Grogne la rousse.

- Écoutez, je vis avec ce mec, je dors dans le même appart’ que lui, alors dites-le moi. Il vous a violées, c’est bien ça ? Osiris, c’est de lui dont vous parliez ?

Les deux filles se regardèrent et répondirent en cœur : « Oui. »

***

- Tu m’as dit qu’il rentrait à quelle heure Osiris ?

- Je t’ai déjà répondu il y a 10 minutes Dali, il ne m’a pas donné d’heure. On est censés rendre cet exposé demain, tu veux bien te concentrer ?

- Ouai…

- Donc je disais, à partir du II, c’est toi qui enchaines sur le statut juridique hybride de l’animal, « ni une personne, ni un bien, c’est une catégorie à part : un être sensible, capable de percevoir et ressentir des émotions ».

J’entends la clé tourner dans la serrure de la porte d’entrée et vois la poignée s’actionner.

Iris a à peine le temps de hausser les sourcils avant que je bondisse hors de ma chaise et me jette sur son frère.

- Qu’est-ce qui te prend putain ?! Proteste Osiris en tentant de m’immobiliser par les bras.

- Ça te dit quelque chose Rose Diquame et Célia Dos ? Ça te dit quelque chose connard ? Grogné-je en arrachant un morceau de son t-shirt, emportée par la rage.

- Lâche-le ! Tente Iris en essayant de s’interposer.

- Ton frère est un putain de violeur ! Il les a violées ! Toutes les deux !

- Mais de quoi tu parles ! Tu es devenue folle !

- Lâche-moi ! Je te le répéterai pas ! Gronde Osiris en me maintenant à distance par le cou.

- Lâche-là ! Osiris s’il te plait ! Supplie Iris dans un sanglot.

- Tue-moi maintenant parce que si tu me lâches, je te tue ! Enragé-je en sortant un couteau de ma poche, la haine débordant de tous mes pores.

Osiris lâcha mon cou. Dans ses yeux, je pus lire de la peur durant une fraction de seconde. Puis il s’immobilisa, me regardant dans les yeux, comme pour me défier.

- Tue-moi, lâcha-t-il calmement.

Regarde-moi Dali ! S’écria Iris. Je veux que tu quittes cet appartement dans la minute qui suit, sinon j’appelle la police, menaça-t-elle, le téléphone en main.

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