Une formalité ennuyeuse

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UNE FORMALITE ENNUYEUSE

Le réveil sonna. Comme tous les matins, Hans se réveilla. Comme d'habitude, sa femme, Gundula, sommeillait à ses côtés. Ses narines émettaient le léger sifflement auquel Hans était accoutumé.

Hans se leva, et quitta la chambre conjugale sur la pointe des pieds : il ne fallait pas réveiller Gundula.

Hans ouvrit les volets de la cuisine : comme d'habitude, le temps était morose. Comme tous les jours, il fit chauffer son café et se dirigea vers le vestibule pour ramasser le courrier que le concierge avait glissé sous la porte d'entrée.

Chaque matin apportait sa moisson de dépliants publicitaires, de formulaires et de factures. Ce jour-là, cependant, une seule enveloppe se trouvait sur le sol. Elle portait l'empreinte du Trésor Public :

– Merde ! se dit Hans. Qu'est-ce qu'ils veulent, encore, ceux-là ? Il ouvrit l'enveloppe : il s'agissait d'une lettre de son percepteur qui lui demandait de passer le voir pour régler un petit problème.

Hans fut rassuré : il connaissait bien son percepteur ; c'était un homme honnête, soucieux de l'intérêt du contribuable, toujours prêt à reconnaître ses erreurs et à les réparer. Un homme droit, intègre, un humble serviteur de la machine administrative à qui l'humanité de ses interlocuteurs n'était pas étrangère. D'ailleurs Hans était parfois allé boire de la bière avec lui, le soir, à la taverne.

Ce n'était sûrement pas quelque chose de grave, et Hans savait qu'il n'était pas très urgent qu'il se rendît chez son percepteur ; celui-ci lui avait écrit pour lui dire de passer, à l'occasion, histoire de régler cette petite affaire, mais rien ne pressait, non, sans doute, rien ne pressait. D'ailleurs, le percepteur était un homme accommodant ; ce n'était pas un de ces garde-chiourmes grandguignolesques qui terrorisent leurs administrés.

Mais Hans n'aimait pas les affaires qui traînent, c'était un homme d'ordre, il aimait bien que tout fût en ordre et quand il y avait de l'ordre à mettre, dans ses affaires ou dans son ménage, il préférait s'en occuper tout de suite, pour en être débarrassé, plutôt que de laisser ça en réserve dans une case de sa mémoire. Car il n'aimait pas que les choses traînassent.

Aussi, Hans décida de se rendre à l'Hôtel des impôts dès qu'il pourrait ; le jour même, si cela était possible.

Il se rendit à son bureau, et travailla du mieux qu'il put, si bien qu'à onze heures, il en avait terminé avec son travail. Il était content de lui, car il allait pouvoir régler cette affaire avec son percepteur.

Celui-ci le reçut promptement, et après l'avoir fait asseoir, lui déclara qu'il lui restait une certaine somme à payer. Hans fut surpris, car il pensait bien avoir payé la totalité de ses impôts, mais il n'osa pas protester : sans doute quelque taxe exceptionnelle en faveur des agriculteurs ou des chômeurs, votée récemment par la Chambre, et dont il n'avait pas entendu parler. Hans était un homme qui travaillait beaucoup et qui se tenait rarement au courant de l'actualité.

Il demanda à son percepteur le délai. Il comprit qu'il avait vraiment un bon percepteur quand celui-ci lui répondit :

– Je vous ai prévenu à l'avance. Rassurez-vous, vous avez le temps. Trois mois, peut-être quatre. J'ai fait attention que vous ne soyez pas pris de court.

Mais Hans n'était pas tout à fait rassuré. Il demanda à son percepteur le montant de la somme. Il fut surpris quand celui-ci lui répondit que l'obligation de réserve lui interdisait de la lui communiquer.

– Essayez de dégager trois ou quatre cents couronnes, disait-il, ce ne sera déjà pas mal. Après, on verra. Nous aurons du temps, beaucoup de temps. Oui, nous aurons tout le temps de mettre ça au clair. Mais pensez-y, hein ? Trois ou quatre cents couronnes, d'ici un ou deux mois.

Puis, il lui déclara qu'il devait s'absenter pour se rendre à une réunion, qu'il n'avait plus le temps de lui parler, mais qu'il était très satisfait de cette entrevue et très content d'être parvenu à un accord. Il donna un autre rendez-vous à Hans :

– Dans un ou deux mois, quand vous aurez réuni les quatre cents couronnes.

Il préféra ne pas en parler à sa femme ; elle avait la manie de se croire toujours lésée, et d'aller se plaindre un peu partout en poussant de grands cris. Elle remuait beaucoup de vent pour pas grand-chose, et n'avait jamais rien obtenu. Hans avait quelques économies ; il paierait discrètement, et Gundula n'en entendrait jamais parler. Cela valait mieux. Pourquoi vouloir se rebeller contre la Loi quand il ne s'agit que de remplir son devoir ?

Tout de même, Hans était un peu ennuyé. Quatre cents couronnes, c'était une forte somme. Une somme qui entamerait sérieusement ses économies. Il faudrait renoncer à cette nouvelle voiture pour laquelle, depuis deux ans déjà, il entassait de l'argent.

Mais puisque c'était pour la collectivité, pour l'intérêt général, il n'était pas réfractaire à ce sacrifice. Et d'ailleurs, on ne lui demandait pas son avis.

C'est pourquoi il n'attendit pas trop longtemps avant de régler sa dette, et dès le mois suivant il se présenta chez son percepteur.

– Je vous apporte quatre cents couronnes, lui dit-il.

– Quatre cents ?

Le percepteur parut ennuyé.

– C'est ce que vous m'avez demandé, lui fit observer Hans.

– Certes, répondit le percepteur. Mais j'osais espérer que... que vous m'aviez compris à demi-mot... euh... Je veux dire que j'espérais que vous feriez un effort supplémentaire.

Le percepteur avait l'air très gêné et commençait à bafouiller.

– Vous voulez dire que ce n'est pas assez ? Demanda Hans.

– C'est-à-dire que, pour tout vous avouer, c'est insuffisant. Très insuffisant. La somme que vous nous devez est bien plus importante.

Hans voulut savoir pourquoi on ne le lui avait pas dit plus tôt. Le percepteur répondit qu'il ne pouvait pas, qu'il avait des ordres, qu'il était tenu par le secret professionnel et l'obligation de réserve, qu'il se devait d'être prudent et circonspect, qu'il ne voulait pas s'engager prématurément ni mettre en péril sa carrière, qu'enfin il avait voulu épargner à Hans un choc financier et psychologique trop important. Hans comprit les scrupules de ce fonctionnaire, mais il était agacé et avait du mal à cacher sa mauvaise humeur. Le percepteur protesta de sa bonne foi, lui assura qu'il ne voulait pas lui mettre le couteau sous la gorge, et lui proposa de revenir la semaine prochaine.

– Apportez ce que vous pourrez. Nous examinerons ensemble la situation. Hans accepta en grognant, mais le visage de son percepteur s'éclaira quand même :

– Je savais que nous parviendrons à un accord. Voilà une négociation qui part sur des bases saines et qui a d'excellentes chances d'aboutir.

Une fois rentré chez lui, Hans fit ses comptes. Il pouvait raisonnablement payer quatre mille couronnes sans en parler à Gundula. Quatre mille couronnes ! La moitié d'un important héritage qu'il avait fait quatre ans auparavant. C'était bien le diable si une telle somme ne leur suffisait pas. Hans n'appréciait pas qu'on l'obligeât à se délester de la totalité de ses économies. L'administration avait sûrement ses raisons, mais lui ressentait cela comme une injustice. Oui, c'était décidé : il écrirait au ministre. Ou tout au moins, car il craignait d'être ridicule en écrivant au ministre – un ministre a d'autres chats à fouetter que les petites angoisses mesquines de Hans, au directeur régional des impôts. Le directeur régional comprendrait sûrement et lui enverrait une lettre d'explications. On ne soutire pas une somme pareille à quelqu'un sans lui donner des explications. Et le percepteur était bien gentil, mais il ne lui avait donné aucune explication. On ne pouvait lui en vouloir, puisqu'il était soumis à l'obligation de réserve, mais le fait était là : Hans ne savait pas pourquoi on lui réclamait cette somme. Et quand Hans pensait à "cette somme", il aurait payé cher pour qu'on lui révèle son montant.

Mais il ne doutait pas, en s'asseyant à nouveau, le jeudi suivant, dans le bureau de son percepteur, que quatre mille couronnes suffisent. Et d'ailleurs, quand il lui annonça cette somme, le percepteur parut très satisfait.

– Je savais bien que nous démarrerions sur de bonnes bases, dit-il.

Mais quand Hans lui avoua qu'il avait écrit au directeur régional, le percepteur s'assombrit. Il lui fit valoir que lui, percepteur, était l'interlocuteur privilégié des administrés ; que le directeur régional avait autre chose à faire que de recevoir des lettres ; que cela ne se faisait qu'exceptionnellement ; que si tout le monde agissait comme lui, les services des impôts seraient vite débordés ; que s'il avait des questions à poser, il n'avait qu'à s'adresser à son percepteur ; que c'était lui jouer un sale tour que de passer par-dessus sa tête en écrivant directement au directeur régional ; que c'était nuire à sa carrière, car c'était se plaindre implicitement de lui ; qu'il était fort mal payé de sa bienveillance à l'égard de Hans ; que dorénavant il ne se mettrait plus en quatre pour aménager les paiements des contribuables et qu'il se montrerait intraitable ; qu'il était navré que par sa maladresse, Hans eût envenimé une négociation qui avait démarré sur de si bonnes bases. Puis il lui dit qu'il le convoquerait à nouveau et le mit à la porte.

En sortant de l'Hôtel des Impôts, Hans n'était pas trop mécontent. Certes, il s'était brouillé avec son percepteur. Mais en contrepartie, on allait lui réclamer une somme nette, globale et définitive. Peut-être devrait-il emprunter et perdre quelques centaines de couronnes en intérêts, mais au moins il serait fixé. Et l'on n'entendrait plus parler de cette affaire ; oui, paradoxalement, cela valait mieux que son percepteur eût pris la mouche et qu'il se fût brouillé avec lui. Au moins, tout serait clair.

Et le directeur régional lui répondrait un jour, et il connaîtrait les raisons de cette contribution supplémentaire.

Sans doute faudrait-il en parler à Gundula ; car Hans n'avait plus d'économies. Peut-être hurlerait-elle ; mais elle ne pourrait rien lui reprocher : il ne faisait que son devoir. Et quand il aura reçu la réponse du Directeur Général, il sera en mesure de lui donner toutes les explications qu'elle voudra.

Rassuré, bien que toujours anxieux, Hans se mit en état d'attente et reprit ses activités quotidiennes. Un mois passa. Un soir, il trouva Gundula en larmes. Quand il lui demanda pourquoi elle pleurait, elle se mit à hurler, brandissant sous son nez une boulette de papier.

– Je ne comprends pas... dit Hans.

– Tu ne comprends pas ! Tu ne comprends pas ! Tu ne comprends jamais rien ! Eh bien, tu vas comprendre ! Tiens ! Lis !

La boulette de papier qu'elle avait froissée était en fait une lettre que sa banque avait adressée à Hans. On lui signalait qu'il avait un fort découvert, que plusieurs chèques avaient été refusés, qu'il était sous le coup de l'article 654 du Code Pénal, qu'il était passible de trois mois d'emprisonnement et d'une interdiction de chéquier d'un an, etc.

– Je ne comprends pas, nous sommes le quinze du mois...

– Pauvre idiot ! Tu ne comprends jamais rien ! Ton salaire n'a pas été viré, voilà tout !

– Ah bon ? Comment ça se fait ?

– Comment ça se fait ? Comment ça se fait ? Si tu faisais un peu attention à tes affaires, tu ne te laisserais pas marcher sur les pieds à longueur de temps. Voilà ! Espèce de pleutre ! Tu n'as plus qu'à demander à ton employeur de réparer son erreur au plus tôt et de faire des excuses à ta banque ! Et ne compte pas sur moi pour le faire à ta place !

Pourquoi se mettait-elle dans un état pareil ? Il s'agissait sûrement d'une erreur. Ou d'un léger retard. Les aléas de la gestion. S'il fallait s'arracher les cheveux à chaque cafouillage de l'administration, on ne vivrait pas vieux. "Pauvre Gundula ! Pensa Hans. L'infarctus la guette. Elle ne fera pas de vieux os, à se faire trop de bile comme cela." Mais il se promit, pour faire plaisir à sa femme, de régulariser cette affaire au plus tôt.

Le lendemain, il demanda poliment à la secrétaire du service comptable de l'Établissement où il travaillait si son salaire avait été versé. La secrétaire parut étonnée, ouvrit un dossier et lui répondit que cela avait été fait, comme d'habitude, le vingt-cinq du mois précédent.

Hans fut surpris. Un tel retard ne pouvait être attribué aux lenteurs du système bancaire. Il dit à la secrétaire qu'aucune somme n'avait été créditée sur son compte.

– Votre compte ?

– Oui, mon compte.

– Ils ne vous ont pas prévenu ?

– Prévenu ?... Je ne comprends pas...

– Vous êtes sous le coup d'une interception fiscale.

Hans ne savait pas ce qu'était une interception fiscale, mais il ne voulait pas perdre la face devant la secrétaire, et puis, après tout, cela ne la regardait pas. C'est pourquoi il répondit simplement :

– Ah ! C'est vrai. J'avais oublié. (Bien qu'il brûlât d'envie de demander à la secrétaire ce qu'était une interception fiscale), et s'éclipsa après avoir bafouillé des remerciements entremêlés d'excuses.

Une lettre de son percepteur, qu'il trouva de retour chez lui, devait éclairer sa lanterne.

Celui-ci lui expliquait, en effet, que la somme qu'il lui restait à payer était telle qu'elle justifiait une interception fiscale, c'est-à-dire un transfert intégral et automatique de son salaire sur le compte de l'Agent Général du Trésor, jusqu'à concurrence de la somme due.

Hans fut atterré :

– Ils vont trop loin, balbutia-t-il. Ils vont vraiment trop loin.

Puis il se dit qu'il allait devoir en parler à Gundula, et il frémit d'appréhension. Sûrement, elle ne lui pardonnerait jamais de lui avoir caché cette histoire depuis le début. Et comment allaient-ils vivre ? Il faudrait qu'elle trouve du travail, qu'elle fasse des ménages ; car lui devrait continuer à travailler à l'Établissement pour acquitter cette dette exorbitante dont on ne lui avait toujours pas révélé le montant. Oui, s'il voulait continuer à vivre, s'il voulait retrouver tous les soirs son plat de patates et son assiette de charcuterie, il faudrait qu'il se jette aux pieds de sa femme en implorant son pardon, pour la persuader de se mettre en quête d'un emploi. Il faudrait la convaincre qu'ils traversaient une passe difficile, qu'il avait besoin d'elle pour en sortir, que cela ne durerait pas longtemps... À l'idée de cette explication interminable qu'il aurait sûrement avec elle, il ressentit une immense fatigue.

Le fil de ses pensées s'interrompit quand il se rendit compte qu'il avait trouvé la lettre hors de son enveloppe, dépliée sur la table de la salle à manger. Gundula l'avait donc ouverte ! Ce n'était d'ailleurs pas étonnant, elle ouvrait toutes les lettres que recevait Hans, à l'affût des cachotteries supposées de son mari. Hans fut pris de vertige. Gundula ! Qu'avait-elle fait ? Où était-elle passée ? Bilieuse comme elle était, elle avait sûrement eu une attaque. Quelle histoire, quelle histoire, quelle histoire, se dit Hans. Et il maudit ces messieurs des Impôts, qui l'avaient ruiné et lui avaient ôté sa femme.

– De quel droit ? Pour qui nous prend-on ? Qu'ai-je fait ? Pourquoi moi ? S'écria-t-il. Mais il n'y avait personne pour l'entendre. Il n'y avait plus cette douce odeur de graisse frite qui émergeait de la cuisine quand d'ordinaire il rentrait du travail. Il n'y avait plus de cosmétiques pour envahir le placard de la salle de bains. Et le tiroir qui contenait les sous-vêtements de Gundula, ces petites culottes rosâtres et douceâtres, était désespérément vide. Sur la table de nuit, elle avait laissé un mot :

"Pauvre minable !

J'ai lu la lettre. Ne compte pas sur moi pour t'entretenir. Je retourne chez ma mère.

Gundula"

Alors, Hans fut pris d'une peur effroyable. Ruiné, seul, contraint de travailler pour rembourser ses impôts, comment allait-il vivre ?

– Je dois dormir, dit-il. Il parlait tout haut dans son énervement. Dormir, dormir, dormir. La nuit porte conseil. Demain, on verra. Je prendrai une décision. Une décision ferme. Et je m'y tiendrai. Je ne vais pas me laisser avoir comme ça.

Soudain, on frappa à la porte. Trois coups sourds et lourds. Hans ouvrit. Il y avait sur le palier un homme étrange, vêtu d'une gabardine et d'un chapeau mou. Il portait une valise dans la main droite.

Il pénétra dans l'appartement en lui jetant un regard mauvais.

Il sortit une carte de sa poche intérieure et la tendit à Hans :

– Marchand, inspecteur des impôts. Je suis chargé de vous surveiller.

– Me surveiller ?

– Je viens m'installer ici pour quelques mois, le temps que vous ayez terminé de payer vos impôts. Je suis chargé de m'assurer que vous vous rendez bien à votre travail chaque jour.

– Mais, monsieur...

– Ne vous dérangez pas pour moi, je m'installerai dans le salon. J'ai amené un sac de couchage.

– Tout de même, Monsieur, je ne comprends pas...

– Le percepteur m'a parlé de vous. Il paraît que vous êtes un sacré loustic ! Sûrement, pour qu'on en soit arrivé à l'interception fiscale...

– Enfin, monsieur, pourriez-vous m'expliquer...

– Alors je voudrais vous donner un conseil : tenez-vous à carreau. Parce qu'avec les loustics comme vous, je suis impitoyable, vous m'entendez ? Impitoyable. J'en ai connu, des loustics. Eh bien croyez-moi, ceux qui n'ont pas voulu m'obéir, ils n'ont pas fait long feu. Je suis assermenté, vous savez. Je peux raconter n'importe quoi sur vous. N'importe quoi. Et je n'hésiterai pas si je juge que c'est nécessaire pour le bien de la collectivité. Ma parole contre celle d'un loustic comme vous ! J'en ris d'avance. Autre chose : vous n'avez pas intérêt à essayer de fuir. Nous autres, aux Impôts, on ne rigole pas avec ces choses-là. Tenez : j'ai une arme sur moi. Vous ne me croyez pas ? La voici. Je peux tirer sur vous à la moindre incartade. Vous pensez que je n'oserais jamais ?

L'inspecteur voulut un peu s'amuser en effrayant Hans. Il brandit son revolver dans sa direction et appuya sur la détente. Il savait que Hans ne risquait rien, puisque la sécurité était enclenchée. Du moins le croyait-il. Malheureusement, ce n'était pas le cas. Le coup partit. Hans fut touché en plein cœur et mourut aussitôt. L'inspecteur se dit qu'il était trop distrait, qu'il avait encore oublié d'enclencher le cran de sécurité après avoir nettoyé son pistolet.

Le lendemain matin, dans le lot de dépliants et de formulaires que reçut Hans, il y avait une lettre du directeur régional des impôts. Il n'était plus là pour la lire.

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