19- Un réveil entre chaud et froid

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*** Attention le début de ce chapitre comporte une scène érotique qui ne convient pas à toutes les audiences ! RDV aux mots en gras si vous êtes mineur !***

Catherine se réveille doucement. Elle se love contre la poitrine de son époux qui l’enserre dans ses bras. Elle le sent déjà excité et ne résiste pas à la tentation de lui caresser son membre qui durcit sous ses doigts. Elle adore le sentir réagir comme ça à son attention matinale. Bien réveillé, il lui prodigue à son tour des caresses qui la font trembler et frissonner de désir. Autant il a été bestial la veille, autant il est doux et tendre ce matin. Elle aime sentir ses grandes mains qui lui parcourent le corps. Elle échange avec lui un long baiser sensuel qui la laisse à court de souffle…

Emporté par le désir, il lui fait signe de se mettre à quatre pattes devant lui. Elle obéit sans se faire prier et elle le sent se positionner derrière elle. Quand il l’attrape par les hanches et s’enfonce entre ses chairs, elle gémit de plaisir. Il commence lentement, mais accélère progressivement le rythme de ses coups de boutoir au plus profond de son intimité qui s’est liquéfiée totalement. Elle ne retient plus rien… Ni ses gémissements, ni ses ondulations… Il le sent et c’est dans un puissant râle qu’il jouit au fond d’elle, la comblant une nouvelle fois et provoquant un orgasme fort et puissant chez elle qui la ravit totalement.

Aymeric se penche vers elle et l’embrasse tendrement. Catherine se rendort, ainsi, heureuse de ce mariage et de ce qu’il lui apporte déjà.

A son réveil, quelques heures après, elle se retrouve seule dans le grand lit. Il fait un peu froid, le feu dans la cheminée s’est éteint. Elle se lève, passe une petite nuisette et se dirige vers la cuisine pour y trouver de quoi manger. Toutes ses émotions de la nuit lui ont donné faim. En cuisine, Marguerite, la cuisinière, lui montre les restes de la veille ainsi qu’un morceau de pain frais. Catherine se sert et s’installe dans la salle principale qui a déjà été remise en état après la fête. Catherine est agréablement surprise de voir tout ça. Elle se dit que la maison est vraiment bien gérée.

Après son petit-déjeuner, elle part à la recherche de son mari et explore les différentes pièces du château. A part quelques serviteurs en charge du fonctionnement du bâtiment, elle ne croise personne. Toutes les pièces sont vides. Elle voit cependant partout les jolies teintures qui couvrent les murs de pierre. Tout est en ordre. Les allées sont toutes propres et bien nettoyées. Et, de manière surprenante, il n'y a aucun courant d'air. Catherine se rapproche d'une meurtrière dans le mur et comprend la manière ingénieuse dont les tissus ont été positionnés devant pour ne laisser passer aucun courant d'air. Elle se dit que son mari a vraiment de bons serviteurs pour arriver à de tels résultats.

Elle retourne à sa chambre et voit que Rose l’y attend.

« Bonjour Rose. »

« Bonjour Madame. Madame a-t-elle bien dormi ? »

Catherine ne peut s’empêcher de rosir en repensant à la nuit qu’elle a passée avec son époux… Rose rit en la voyant faire.

« Je comprends, Madame. Votre époux m’a dit de vous souhaiter une bonne journée et il vous laisse organiser les choses avec Gabriel, l’intendant, pendant son absence »

« Son absence ? Il est parti ? »

Catherine n'arrive pas à y croire.

« Oui, Madame, il est parti avec ses chevaliers pour aller mater une rébellion en Champagne… »

« Mais pourquoi ne m’a-t-il pas prévenue ? »

Catherine est ulcérée qu’il ne l’ait pas informée de son départ.

« Je ne sais pas Madame… Voulez-vous que j’aille chercher Gabriel pour l’organisation du château ? »

« Et mon père, il est parti avec lui ? »

« Non, Madame, il est toujours ici. Il repart aujourd’hui avec le Père Grégoire et le jeune musicien, Charles. »

« Et Philippe reste ici alors ? »

« Ah non, Madame, il est parti avec le seigneur Aymeric. Votre père a dit que ça continuerait de sceller leur alliance et que ça permettrait à son petit-fils d’apprendre l’art de la guerre… »

Catherine est abasourdie par tout ce qu’elle vient d’apprendre… Elle est prise d’une rage folle qu’elle contient devant la pauvre Rose qui n’est pour rien dans toutes ces histoires…

« Allez chercher ce Gabriel… Si c’est avec lui et pas mon époux que je dois organiser les choses ici, il faut que je le rencontre ! »

Rose fait une petite révérence, puis s’éloigne, laissant Catherine seule dans sa chambre. Dès la porte refermée, elle s’effondre en pleurs sur son lit en se demandant quel type de vie elle va pouvoir mener, seule dans ce château qui lui est étranger…

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Au moment où Catherine visite son nouveau lieu de vie, Philippe est déjà en train de chevaucher sur le bel étalon que lui a confié Aymeric. Lorsque son grand-père lui a demandé s’il était intéressé pour partir avec le seigneur de Boves, il n’a pas hésité une seconde. Il a sauté sur l’occasion. Et puis, il se dit qu’il va peut-être enfin pouvoir combattre et acquérir une renommée. Il aimerait tellement que tout le monde connaisse son nom. Ça lui permettra aussi d’oublier sa dispute avec Charles. Il se demande comment quelques jours de voyage ont pu détruire leur si longue amitié.

Il repense à ce qu’il s’est passé, comment ils ont été séparés dès leur arrivée par leur différence de statut. Il se dit que c’est peut-être de là que tout est parti… Au Monastère, il n’y a jamais eu de différences entre eux. Ils se faisaient disputer tous les deux, ils ont grandi ensemble. Il aurait dû ne pas se laisser entrainer par sa vanité et rester avec son ami.

Et puis, il repense à Margot. Il se dit que cette fille doit être une sorcière. Il n’en revient pas comment elle a réussi à ensorceler son ami. A le transformer en une personne qu’il ne reconnait plus. C’est un peu pour ça qu’il s’en est pris à elle. Il la tient pour responsable de la distance qui s’est créée entre lui et Charles. Et puis, elle lui plait bien la petite ! Par contre, le coup que lui a porté Charles, ça, il ne peut pas le pardonner. Quelle honte ! C’est un commis de cuisine qui l’a trouvé et il a vu la guérisseuse du château qui lui a mis un beaume à l'arnica sur son menton. Il sent encore une petite douleur dans la mâchoire.

Le soir arrive. La journée a été longue. Ils ont chevauché jusqu’à la tombée du jour pour arriver près d’un village où ils vont installer leur campement. Aymeric le considère comme l’un de ses chevaliers et lui demande de participer aux tâches quotidiennes comme les autres. Là, il faut monter les tentes, aller chercher du bois pour les feux de camps, aller au village chercher de la nourriture. Philippe n’a jamais réalisé que la guerre, c’est autant de logistique et si peu de combats.

La nuit tombe et tout le monde se retrouve autour du feu. Un chevalier est en discussion avec Aymeric qui parle de son épouse.

« Ah, Catherine, c’est une belle femme… Je ne regrette pas de l’avoir mise dans mon lit ! Si tu avais vu son fessier ! J’ai adoré la posséder comme ça toute la nuit ! Je sens que je vais lui manquer ! »

« Vous n'allez pas regretter de l’avoir quittée si vite ? »

« Ah, mais je ne suis pas l’homme d’une seule femme, moi ! Ce soir, je suis sage, mais dès demain, on ira dans les villages et on se trouvera des femmes pour notre plaisir à tous ! Même pour toi Philippe ! On te trouvera bien une petite jeune qui te déniaisera ! »

Philippe ne peut s’empêcher de rosir un peu. Il est aussi un peu choqué par le discours d’Aymeric sur sa tante… Il se dit qu’il a encore tant à apprendre. Il est heureux d’être là… Mais comment va-t-il revenir de cette première expédition ?

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