Chapitre 14

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A ce moment le taxi rentre dans notre quartier. Je reprends alors la parole en leur disant :

-Je pense qu’il va nous falloir quelques jours pour nous remettre et organiser notre départ. Je voudrais quand même que nous prenions un peu de temps pour voir notre famille un jour ou deux et puis ensuite nous pourrons partir avec vous. Si cela vous va bien entendu.

-Pas de souci, on va se dire que l’on se retrouve dans quatre jours, nous vous enverrons un taxi pour vous emmener à l’aéroport et un autre demain après-midi pour que vous alliez chercher votre voiture.

Le taxi arrive finalement devant notre appartement. Nos nouveaux amis descendent pour nous dire au-revoir. Cynthia demande alors à dire un mot à Chloé en privé et elles s’éloignent un peu toutes les deux. Lorsqu’elles reviennent, je vois que la première a les yeux humides. Chloé l’embrasse alors tendrement, puis fait la bise à PJ. Je leur souhaite alors aussi une bonne nuit et nous nous dirigeons vers l’ascenseur. Une fois les portes refermées, je demande à ma fiancée comment elle va.

-Honnêtement et étonnamment, cela pourrait être pire et toi ?

-Je ne sais pas il s’est passé tellement de choses ce soir, je suis épuisé avec la tension qui retombe, j’ai mal partout, j’espère juste pouvoir dormir. Tu es sûr que ça va ?

-Oui je te l’ai dit, même si cela a été dur, j’ai l’impression que nous avons échappé au pire grâce à PJ, c’était impressionnant la manière dont il les a assommés. J’ai eu l’impression que chaque coup qu’il donnait me faisait du bien à moi. C’est comme si à travers sa violence j’avais pu déverser la mienne. Et puis de savoir qu’ils vont morfler encore plus que nous ça me soulage. C'est mal je le sais, mais je ne peux pas m'en empêcher. Je crois que j'ai besoin de ça pour le moment et puis du repos comme toi.

Elle m'embrasse alors tendrement. La douceur de ses lèvres me fait presque oublier la question que je voulais lui poser. C'est le goût différent de d'habitude qui me fait prendre conscience qu'elle ne s'est pas lavé les dents depuis les évènements. En même temps je ne peux pas lui reprocher de m'embrasser vu ce qu'elle a fait pour moi ce soir. Finalement je mets un terme au baiser en lui posant la question que j'avais eu auparavant.

-Au fait de quoi Cynthia voulait te parler ? J'ai cru la voir pleurer quand vous reveniez.

-Elle a été très affectée par ce qui s'est passé ce soir. C'était un peu le monde à l'envers, elle culpabilisait de ce qui nous était arrivé et c'est moi qui ai dû la rassurer. J'ai déjà vu des jeunes comme ça au taf. Ils projettent tellement sur ce qu'il peut arriver aux autres qu'on a l'impression que c'est à eux que c'est arrivé. C'est aussi une manière d'être toujours au centre de l'attention. Mais là ce n'est plus l'heure pour faire des analyses psychologiques sauvages. Allons nous coucher, je tombe de sommeil.

Je la suis sans demander mon reste. Après une toilette rapide, nous nous glissons sous notre couette. Chloé m'impressionne par sa capacité à passer rapidement à autre chose, sa respiration m'indiquant qu'elle a trouvé très vite le sommeil. Pour ma part c'est plus difficile, je ne peux m'empêcher de passer en revue le déroulé de ce qui a été sans conteste la soirée la plus mouvementée de ma vie. Je repasse le film des évènements, imaginant ce que j'aurai dû faire différemment pour éviter notre agression. Mais avec des si on mettrait Paris en bouteille. Je finis par m'assoupir d'épuisement.

Mon sommeil est agité. Je passe de bagarres en orgies, oscille entre les fuites sans fin et les scènes de sexe où je regarde Chloé se faire prendre par des mecs tous très musclés. Je ne peux m'empêcher de ressentir une érection puissante à ces visions. C'est alors qu'une fille que je devine être Cynthia se dirige vers moi à quatre pattes. Elle se saisit de ma bite avec sa main et y pose délicatement ses lèvres, puis progressivement elle fait descendre sa bouche le long de mon gland tumescent. Mon pénis est maintenant totalement érigé. Je sens ma jouissance monter, mais à un moment j'ai un éclair de lucidité et réalise que je suis en train de rêver et que je risque de tacher mes draps.

Cette prise de conscience me fait quitter les bras de Morphée et j'ouvre les yeux pour réaliser que ma sensation ne venait pas de mon rêve. En effet j'ai la surprise de voir les cheveux ondulés de Chloé qui font des mouvements verticaux au-dessus de mon entrejambe. Si j'avais encore des doutes le contact de sa langue sur mon pénis ne pourrait pas me tromper. Elle qui refusait jusqu'ici cette pratique est en train de me faire une fellation. En plus vu l'énergie qu'elle dépense, elle y met tout son cœur. Je reste un petit moment interdit, ayant du mal à comprendre ce changement d'attitude. Vu qu'elle avait été forcée d'en faire une hier, je pensais qu'elle en aurait plutôt été totalement dégoutée, mais au contraire, elle semble y avoir pris goût. J’hésite à lui dire de s’arrêter, je ne peux m’empêcher de me dire qu’il y a quelque chose de malsain dans son comportement, elle ne devrait pas agir comme cela après ce qu’il s’est passé la veille.

Mais très vite mes pensées s'estompent devant les stimulations divines qui viennent de mon bas ventre. Je dois dire qu'elle est très douée, c'est comme si elle voulait rattraper des années d'abstinence. Intérieurement je ne peux m'empêcher de remercier les connards d'hier, même si je ne pourrais jamais l'avouer à voix haute. Je sens les mouvements réguliers de ses lèvres sur ma hampe, les succions délicates sur mon gland, les léchouilles attentionnées tout autour de celui-ci. Si bien que très vite je suis au bord de l'explosion. Je décide alors de briser le silence pour le lui signaler.

Elle relève alors la tête, pour la première fois depuis mon réveil nos yeux se croisent. Elle me regarde longuement avec un léger sourire. Puis dirige ses yeux vers mon sexe, elle ne dit rien mais rapproche à nouveau sa bouche de lui. Je me mets à penser qu'elle a décidé d'aller jusqu'au bout, mais elle a un sursaut et se relève avec un regard perdu. Elle m'enjambe alors et vient s'empaler d'elle-même sur ma queue qui n'a pratiquement jamais été dressée aussi haut. A la facilité avec laquelle je vois mon gland s'engouffrer entre ses lèvres brunes, je me rends compte qu'elle devait elle-même être très excitée.

Très rapidement, elle entame des mouvements du bassin afin de venir frotter sa petite boule de chair contre mon pubis, accroissant par ce biais les stimulations de mon sexe. Les contractions de son vagin autour de mon pénis renforçant de même mon plaisir. Il ne faut que quelques secondes pour que je sois à nouveau à deux doigts de l'orgasme. Afin d'éviter de craquer trop vite, je décide de sortir de l'état passif dans lequel j'étais depuis mon réveil et attrape ses seins avec mes deux mains. Je commence d'abord par les compresser légèrement, puis petit à petit je prends ses tétons entre mon pouce et mon index et me met à les stimuler.

Chloé donne alors une amplitude de plus en plus importante à sa chevauchée. Son rythme devient de plus en plus soutenu et je n'arrive plus à me contrôler. J'attrape ses deux fesses et viens accompagner ses mouvements avec mes bras. En quelques secondes ma jouissance explose et je relâche un jet de sperme tout au fond de son vagin. Presque simultanément elle pousse un cri d'extase et je sens son corps venir se coller contre moi dans des tremblements spasmodiques.

Il nous faut quelques minutes pour nous remettre, je finis par lui murmurer :

-Des réveils comme ça j'en veux bien tous les matins.

-C'est de ta faute, quand je me suis réveillée, je me suis aperçue que tu faisais manifestement de bons rêves et je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir en profiter.

-Si je peux me permettre de te poser la question, pourquoi est-ce que tu as utilisé ta bouche et pas tes mains comme d'habitude ? Non pas que je m'en plaigne, au contraire, mais avec ce qui s'est passé hier soir, j'ai été très surpris. Tu n’aurais pas préférée que nous prenions du temps avant de reprendre une vie intime, il va surement te falloir du temps pour t’en remettre.

Un voile de tristesse apparait sur son visage, puis son regard se durcit et elle me répond.

-C'est justement à cause de ce qui s'est passé hier soir. Je refuse que ces connards aient un impact sur notre vie, je ne veux pas leur donner ce pouvoir, mais je me suis dit que des abrutis ont eu droit à ce que je te refusais depuis très longtemps et que c'était injuste. J'ai donc décidé de changer mes habitudes. Au début, je comptais juste te réveiller comme ça, mais je me suis rendu compte que de cette manière, c'est moi qui contrôlait ton plaisir et je me suis prise au jeu. Si cela t'a plu je risque de recommencer souvent ça m'a bien excitée. Par contre si je ne veux pas tâcher le lit avec tout ce que tu as relâché au fond, il va falloir que j'aille vite prendre une douche, tu me suis ?

-Avec plaisir, fait chauffer l'eau j'arrive.

Après une douche qui aurait pu déraper si l’exiguïté de la cabine n'avait pas été un frein, nous reprenons des forces autour d'un petit déjeuner conséquent, puis rappelons le taxi de la veille pour qu'il nous ramène au château où se trouvait notre voiture. Une fois de retour à notre appartement. Nous commandons un repas pour le diner et finissons par nous endormir devant une série parlant de mafieux en analyse.

Je pense que sciemment, nous avons évité de parler des évènements. Je suis surpris par la faculté de résilience de Chloé, mais ne peux m’empêcher de me dire qu’il y aura forcément un contrecoup à un moment ou un autre. Il faudra absolument que celui-ci ne reste pas enfoui, mais je ne ressens pas le courage de l'aborder pour l’instant. La nuit qui suit est une nouvelle fois perturbée par des cauchemars d’agression. Mais je préfère les garder pour moi au réveil.

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