Chapitre 60 (dimanche 15 mai 2022, suite)

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Arthur donna un dernier coup de langue, avant d'attraper le préservatif et le lubrifiant posés sur la table basse. Il déroula doucement le premier sur son sexe, et étala un peu du second sur la zone qu'il venait à peine de quitter. Il fit baisser légèrement les hanches de son partenaire, et commença à le pénétrer tout en douceur. Il ne faisait pas ça par précaution, car la lente préparation préalable avait permis à l'anus de se dilater suffisamment. Il prenait juste un malin plaisir à faire languir son ami, qui ne résista pas longtemps avant de donner lui-même un rythme plus important, en avançant et reculant ses fesses, coulissant autour du pénis d'Arthur. Ce dernier, attendit une ou deux minutes avant de reprendre les choses en main. Il se retira. Le jeune homme face à lui changea de position et il s'introduit à nouveau, cette fois avec beaucoup moins de retenue. La cadence avait singulièrement augmenté, et les deux garçons profitaient d'être maintenant face à face, pour s'embrasser.

– Branle-moi, Arthur, vas-y... plus vite !

Mais ce dernier, après quelques accélérations, relâcha rapidement la pression souhaitant prolonger encore leur plaisir.

– OK, tu veux jouer à ça ! Laisse-moi reprendre le contrôle, tu vas voir !

En deux secondes, les positions furent inversées et Arthur se retrouva sous son partenaire, sans que son sexe n'ait quitté sa chaude cavité. Les fesses qui le dominaient se mirent à monter et descendre lentement, provoquant de légers soupirs de bien-être. La vue du magnifique corps musclé qui s'agitait au-dessus lui, contribuant au plaisir pris.

– Accélère Kéké, j'en peux plus !

Son ami obtempéra en même temps qu'il prit son sexe en main, mais après quelques mouvements rapides, ils intervertirent à nouveau les positions pour ce qu'ils savaient tous les deux être le dernier assaut. Arthur se déchaina, heurtant beaucoup plus violement les fesses de Kieran, qui de son côté, se branlait sur un tempo tout aussi rapide. C'est ce dernier qui éjacula le premier, son sperme venant inonder ses abdominaux. La vue du spectacle, conjugué aux contactions autour de son sexe, ne permirent pas à Arthur de tenir plus longtemps, et il jouit en hurlant :

– Oui Kéké, ouuuuuuuui !

Il s'écroula sur son partenaire et l'embrassa longuement, avant de se retirer et d'enlever le préservatif. Il s'allongea sur lit et son ami vint poser sa tête sur sa poitrine. Les deux amants reprenaient leur souffle, dans un silence d'extase. Après quelques minutes, Kieran curieux comme d'habitude, ne manqua pas d'interroger Arthur sur sa soirée.

– Dans ton dernier message, tu me disais, qu'après le fiasco du rendez-vous avec tes parents tu allais sortir en boite avec le serveur du resto, mais tu ne m'as pas dit ce qu'était devenu le beau jeune homme ?

– Il voulait qu'on finisse la soirée chez lui, mais j'ai refusé.

– Tu aurais dû accepter, ou mieux, tu aurais dû lui proposer de venir ici.

Arthur et Kieran ne sortaient pas vraiment ensemble mais aimaient se retrouver, lorsque leur emploi du temps respectif le permettait, pour partager de nombreuses activités, dont le sexe faisait systématiquement partie. Chacun gardant donc la liberté de mener sa vie sexuelle et sentimentale, comme il l'entendait. Mais, autant le jeune étudiant multipliait les coups d'un soir, autant le militaire était resté beaucoup plus limité dans le nombre de ses partenaires. Comme il aimait à le dire : sortir avec un soldat naviguant sur le même bateau, n'était pas une option, alors un plan à trois... Mais la vérité était surtout qu'ils avaient essayé une fois avec un étudiant de la même promo que son ami, et qu'il n'avait pas apprécié du tout, finissant la soirée seul dans un bar.

Kieran regarda son ami avec un sourire à la fois moqueur et lubrique, et commença à descendre lentement vers son sexe au repos, s'arrêtant face à lui. Il adorait ce corps, et rien que de le frôler il sentit à nouveau son sexe s'agiter. Ces quelques jours de cohabitation le troublaient. Lui qui pensait avoir franchi un cap et s'être un peu détaché, réalisait qu'il ne pouvait pas se contenter de cette relation en pointillé. Il aimait toujours Arthur, qui lui semblait toujours aimer Lucas, qui lui aimait maintenant quelqu'un d'autre...

– Visiblement, rien que le fait d'évoquer la possibilité d'un plan à trois suffit à relancer la machine, dit Arthur.

Il désigna de la tête le pénis déjà à nouveau redressé de son hôte, avant d'ajouter :

– Tu sais l'heure qu'il est ? Tu ne m'as pas dit que tu devais bosser sur ton projet de fin d'études ?

– C'est vrai, j'ai dit ça. Mais franchement, là ça vaut plus le coup de se coucher. Je préfère largement rester éveillé en faisant de l'activité physique et travailler après, que dormir deux heures et en mettre encore deux à me réveiller complètement.

Il joignit le geste à la parole, et sa langue commença à lécher le gland, que la peau du prépuce recouvrait entièrement. Il entreprit de faire glisser celle-ci vers le bas avec ses lèvres, avant de gober complètement le sexe de son ami, le sentant croitre à l'intérieur de sa bouche. Arthur ne put retenir un gémissement.

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