Les Boîtes à Bijoux
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Cette insondable paix de l’âme et de l’esprit,
Jamais on ne la perd au détour d’une tombe,
Ici, rien de l’abîme et rien ne la flétrit,
Tel est l’endroit magique où la douleur succombe.
Il est même un plaisir qu’on ne prend qu’en ces lieux,
Un vice exquis, secret, pendant la randonnée,
Celui de percevoir des morts obsèquieux
Griffer le bois de leur caissette abandonnée.
Qu’ils sont drôles, ces os sous robes et chapeaux,
Riches d’or et d’argent souillés de leurs liquides,
Et même le Seigneur s’amuse de ces peaux
Qu'il transforme en tapis dans leurs boîtes humides.
Toutefois, dans le faste où se gâtent les chairs,
Ce vieil amas puant, répugnant et comique,
Émerge la beauté de nos paraîtres chers,
Des stèles pour couvrir leur parfum de colique.

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