Chp 16 - Le Démon
J’ai passé la journée au visio-conférence avec divers contacts, des gens qui travaillaient pour mon père, et aussi, avec deux familles du Cercle : les Mazev de Macédoine, et les Angelov de Bulgarie. Tous s’inquiètent de la date de la prochaine bacchanale.
Je suis à deux doigts de leur dire de l’organiser eux-mêmes. Mais la vérité, c’est qu’ils en sont devenus incapables. Seul mon père arrivait à canaliser autant de pouvoir. Ils doivent continuer à ignorer que je n’ai strictement aucune idée du moyen de le faire, ni la moindre envie de leur redistribuer quoi que ce soit. Tant qu’ils me croiront dépositaire de quelque secret important légué par mon père, je garderais la main sur eux… le temps de tous les éradiquer.
Afrëdita a passé la journée sur le continent pour faire des courses, aujourd’hui. Je lui laisse la possibilité de s’enfuir. Si elle rentre chez elle, elle mourra avec les autres, lors de la purge punitive des Kelmendi. Si elle choisit de faire sa vie ailleurs – ce serait le mieux – je ne la poursuivrais pas. Mais là, posté sur la terrasse de la chambre de mon père – que je me suis octroyée – je la vois revenir vers la maison, escorté du garde de corps que j’ai affecté à sa sécurité. Les bras chargés de paquets. Je prends mon téléphone et appelle du renfort.
— Ivo, descend aider Afrëdita à monter ses affaires, ordonné-je avant de raccrocher.
Au loin, je vois les bateaux de croisière sillonner la mer Égée. C’est une vue que mes parents aimaient, et que j’aimais aussi. Mais plus maintenant.
Il fait un peu moins chaud, c’est bientôt la nuit. L’heure de rendre une petite visite à Megane.
Je repose mon verre d’Ouzo et siffle Némésis.
— Viens. On va voir ta maîtresse.
Avant de quitter la pièce, j’ouvre le tiroir du bureau et en tire une paire de menottes doublées de fourrure noire, que j’ai trouvées dans les affaires de mon père. Et une petite pochette en velours de la même couleur : un achat que j’ai fait hier, pendant que Megane se reposait, se remettant de ses blessures.
Elle va mieux, maintenant. Il est temps de passer aux choses sérieuses.
*
Je trouve Megane en train de faire des pompes sur le tapis. Elle a mangé, et Ivo a déjà débarrassé.
Une vraie guerrière. Alors que ses blessures ne sont même pas encore entièrement cicatrisées…
Elle se redresse d’un seul bond en me voyant, balançant une mèche loin de son front couvert de sueur. La chaîne à sa cheville cliquète légèrement, envoyant une décharge dans ma queue.
Ce n’est pas encore le moment.
— Regarde qui est avec moi.
Némésis apparaît derrière moi. Le visage de Meg s’éclaire à la vue de sa chienne.
— Ma fifille !
Je fais un geste discret à la Doberman, pour l’autoriser à aller voir sa maîtresse. Megane s’accroupit alors que la chienne lui saute dessus.
J’ai un pincement au cœur en voyant sa joie. La chienne lui fait la fête, lui lèche le visage. Mais je sais pertinemment qu’entre nous deux, c’est à moi qu’elle obéira, désormais.
Le pouvoir des Kyanos.
Megane se redresse.
— Tu peux la garder avec toi, dis-je, pour qu’elle se réhabitue. Y a de bonnes balades à faire, autour de l’île.
— Tu m’autoriserais à y aller ?
— Bien sûr. Je veux que tu restes en forme. Moi, ou Ivo, mon homme de main, te surveillera.
Megane baisse la tête.
— Comment va ton dos ?
— Ça peut aller. J’ai moins mal. Mais le tatouage…
— Je ne pense pas que les blessures soient si profondes, dis-je. Je n’ai pas… frappé si fort.
Même si ce fouet était une sale arme, destinée à broyer un dos.
— Ton père frappait plus fort, lâche Megane en se tournant vers la fenêtre. Mais jamais sur le dos. Et il utilisait une cravache, pas un fouet barbare.
Je lui jette un regard en biais.
— J’ai pas eu le choix. C’était ça, ou ils te tuaient.
— Je sais. Tu as épargné ma langue, aussi.
— Je ne veux pas te faire du mal, Megane. Juste que tu comprennes certaines choses.
— Que je me soumette à ton désir, c’est ça ?
Je m’assois sur le lit.
— Je pense qu’on est faits l’un pour l’autre. Tout ce que je veux, c’est te soigner.
— Et là, t’es venu pourquoi, au juste ? Mis à part pour me ramener la chienne que tu m’avais volée.
Je sens la colère monter. Megane m’en veut tellement…
— Je veux que tu sois ma femme.
— T’en a déjà une, crache-t-elle.
— Tu sais ce qu’il en est. Ma vraie femme, c’est toi, Megane.
— Et tu attends de moi un genre de devoir conjugal ? Que j’écarte les cuisses bien gentiment devant le puissant Damian Kyanos ?
Mes mains agrippent le drap.
Elle me pousse à bout.
Je me relève.
— OK… si tu le prends comme ça.
— Tu voulais que je le prenne comment, au juste ? demande-t-elle durement. Je veux parler à mes parents. Savoir si mon fils va bien !
— On a un marché, tous les deux, réponds-je en croisant les bras. Si tu fais ce que je te dis bien sagement, tu pourras les appeler.
Megane me regarde par en-dessous, les yeux brillants.
— Tu veux que je fasse quoi, au juste ?
Je lui tends le sachet en velours. Megane l’ouvre… et tressaille.
— Damian… non… pas ça. Tout, sauf ça.
Elle secoue la tête, et répète, plus fermement cette fois :
— Non.
— Tu veux parler à ton fils demain, ou pas ? Allonge-toi sur le lit et enlève ta culotte. Je vais te le mettre.
Megane pose à nouveau les yeux sur moi, les joues rougies, ses lèvres pulpeuses entrouvertes. Puis, sans rien dire, elle fait glisser sa culotte. Elle s’allonge, et écarte les cuisses, docile.
La vue de sa fente exposée devant moi fait tressaillir ma queue. J’ai très envie d’elle, mais je ne veux pas que ça se passe maintenant. Je me place entre ses jambes, enfile des gants, et désinfecte le bijou une dernière fois. Lorsque je me penche pour le placer sur son clitoris, elle tourne la tête sur le côté.
— Mmh…
Encore un soupir comme ça, et mes couilles vont exploser, putain.
L’anneau glisse tout seul. Elle a encore le trou… Je vois son corps frissonner lorsque je le referme en vissant la boule. Elle se mord la lèvre, bordel... mais je fais mine de l’ignorer et continue à visser. Je serre le tout avec une petite pince. Elle ne pourra pas l’enlever toute seule.
Et il y a le reste. Je le sors de ma poche.
— Je veux que tu portes ça tous les soirs, dis-je en lui montrant un plug anal en titane. Pour te remettre dans le bain.
Meg fixe l’objet, puis me jette un regard meurtrier.
Ce regard. Une vraie panthère… qui donne envie d’être matée.
— Damian… pas là, grince-t-elle, la voix râpeuse.
Là. L’endroit qui, entre tous, la faisait vraiment gueuler.
— Ça fait combien de temps que t’as pas été enculée ? lui demandé-je en défaisant ma ceinture.
— Jamais depuis Hadès, grogne-t-elle sans quitter mon entrejambe des yeux, comme on surveillerait une arme, ou un animal sauvage.
Mais je ne sors pas ma queue. Pas tout de suite.
— OK. T’as besoin d’un entraînement, alors. Retourne-toi. Mets-toi dans la position qu’il te faisait prendre.
Elle s’exécute sans rien dire, lentement. Pose ses mains sur la tête de lit, et baisse la tête, renversant sa chevelure désormais blonde. Un vrai gâchis, mais ça va vite repousser.
Faudra que je la punisse pour ça, aussi.
Elle a un cul absolument divin : il faut bien le reconnaître. Des fesses charnues, rebondies, des hanches de déesse, le tout souligné par une taille fine. Je la savoure du regard, la queue raide comme une barre. Mais je vais pas la lui mettre aujourd’hui. Je veux qu’elle me supplie de la prendre. Je vais juste l’exciter, la rendre folle de désir pendant des jours et des jours.
— Plus haut, les fesses. Plus cambré.
Elle creuse le dos, couche sa tête contre le lit. C’est vrai qu’elle est bien dressée. C’est naturel, chez elle.
— Écarte les fesses avec tes mains, lui ordonné-je.
Elle me jette un coup d’œil, un peu surprise. Mais s’exécute néanmoins.
Je manque de défaillir en voyant son petit œillet rose s’ouvrir pour moi. J’enduis le plug de lubrifiant, puis je le pose sur son anus. Elle geint immédiatement.
— Tu peux crier, si tu veux. C’est pas interdit, avec moi.
— Jamais je ne te ferais ce plaisir, Kyanos ! siffle-t-elle.
— Comme tu veux.
Je pousse le dard en acier directement dans son orifice, sans préambule. Elle gémit tout de suite.
Putain de conditionnement. Elle est vraiment habituée à jouir comme ça…
Les « capacités spéciales » des biches, selon la rumeur. Une bouche douce et profonde, sans aspérité, garantissant des sensations inoubliables. Des orifices capables de prendre les plus gros engins. Une endurance hors-normes à la douleur, permettant les sodos les plus rigoureuses. Et une sensibilité extraordinaire de l’anus, les rendant aptes aux orgasmes par cet unique biais.
Ce n’était pas une légende.
Ce constat me peine un peu – parce que c’est mon putain de père qui lui a appris tout ça -, mais il me réjouit, également. Je suis très excité. Ça va être dur de résister à l’envie de la prendre tout de suite…
Mais je me retiens. Je me caresse un peu, toutefois. La voir offerte ainsi devant moi, c’est… indescriptible.
Je dépose un peu de mon nectar sur elle. Je veux qu’elle s’y habitue. Elle a été douchée par le sperme de mon père, nuit et jour : il finissait une fellation sur deux en éjaculant sur son visage, ses cheveux, ses seins, son ventre. Quand il l’enculait, il aimait se retirer pour arroser son cul, à la fin. Et la toute dernière fois, il s’est arrangé pour lui en mettre dedans : une telle quantité que ça coulait sur ses cuisses, après. J’ai encore cette image dans la tête. Et faut que j’en m’en lave les yeux.
Je fais quelques va-et-vient dans mon poing, jute sur ses fesses, puis je range ma queue dans mon froc. Et fixe un harnais sur le plug, qui vient plonger entre ses jambes. Je le clipse à son anneau.
— Qu’est-ce que tu fais… se plaint Megane en agitant son popotin.
Je trouve ça adorable. Très excitant, aussi. Mais je le garde pour moi.
— Je veux que tu dormes avec ça. Et je t’attache les mains, ajouté-je en agitant les menottes. Interdiction de te caresser.
— T’es vraiment un salopard…
— Tu veux que je te colle un mords en plus ?
Elle secoue la tête. Et se laisse faire.
Je lui lie les poignets à la tête de lit. La regarde. Et replace le drap sur elle.
— Je viendrais te détacher demain matin, murmuré-je avant de sortir de la pièce.
Je me précipite dans ma chambre, m’enferme, arrache mes fringues… et me branle furieusement.
Megane.
Il suffit de trois stimulations pour que la délivrance explose, et qu’un jet blanc jaillisse sur les draps. Je me laisse tomber dans les draps de satin noir, me cachant le visage dans mes mains.
Putain Damian. Qu’est-ce que t’es en train de faire.

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