Chapitre 14
(〃 ̄︶ ̄)/ Medicine by James Arthur \( ̄︶ ̄〃)
Un mois. Un mois et pourtant, c'est toujours aussi difficile. Un mois qu'il m'a abandonné. Six semaine que je ne l'ai plus vu. Et presque deux mois que je suis ici. Je m'ennuie en cours, malgré tous mes efforts je ne comprends même pas la moitié des cours. La seule matière ou je m'en sors, c'est les maths et le français (quand j'arrive à comprendre les consignes). Les premières notes sont tombés et ce n'était pas glorieux : 5 en anglais, 4 en histoire, 14 en maths (étant donné que c'est la seule matière que je travailles), 17 en français, 8 en sciences. J'ai une moyenne général de 10, ça aurait pu être pire mais j'ai promis de m'améliorer. De plus, pour changer, je suis seul, la fille qui était venu me parler n'a pas réitérer l'expérience et je n'ai pas essayer non plus. Tant pis, ça ne me change pas de mes anciens lycée... Et puis, actuellement, il n'y a qu'une seule personne que je veux à mes côtés. Quand je rentres chez moi, ma mère n'est pas encore rentré, il est à peine dix neuf heures, je me laisse tomber à plat ventre sur mon lit avec un grognement.
- Dur journée ?
- On peut dire cha. Je grommelles contre mon oreiller avant de me rendre compte que je suis sensé être seul dans ma chambre.
Je ne prends même pas la peine de me relever pour vérifier qui est-ce, ce n'est pas la voix du Lucifer alors j'imagine que ça n'a pas d'importance.
- C'est devenu si habituel d'avoir des apparitions dans ta chambre ?
- Vous n'imachinez pas, d'abord Luchifer, puis chon frère, oh et auchi Dieu carrément au début. Cha ne m'étonne plus.
Je l'entends rire dans mon dos, il est certainement assis à mon bureau, mais tout ça, ça ne me dit pas qui c'est et je n'ai vraiment pas la force de me lever.
- Je vois, donc en plus de le vouvoyez, tu n'es donc pas surpris de trouver ton vieux père dans ta chambre.
Je mets quelque secondes à comprendre le sens de ses paroles et quelques unes encore pour réagir. Etonnement je retrouve assez d'énergie pour me relever précipitamment. Assis sur le bord de mon lit, je détaille l'homme qui se tient dans un coin de ma chambre. Il n'a pas changé d'un pouce, ses yeux s'étire en pattes d'oie lorsqu'il me sourit et il a cet fossette qui orne également ma joue. Cinq ans que je ne l'ai pas vu et pourtant, je suis incapable de faire le moindre mouvement, comme si ce n'était pas réel. Je le vois se lever et s'asseoir à coté de moi. Je parviens à reprendre mes esprit lorsqu'il me prend dans ses bras, il me serre contre lui et son odeur m'enveloppe, bon sang, il m'a tellement manqué mais... qu'est ce qu'il fait là ? Les morts ont donc le droit de revenir ? Pourquoi ne l'a t-il pas fait plutôt ? Je relève la tête vers lui :
"Qu'est ce qui t'emmène ? Je veux dire, ce n'est pas commun de voir revenir les...morts. Et pourquoi maintenant ?
- Tu as raison. Maintenant, parce que j'ai du attendre un moment le temps que, disons, mon pass pour la terre soit créer; Et pour lancer les démarches il faut obtenir la bénédiction des gardiens et celui des enfers ne donne pas la sienne facilement. C'est bien parce que tu es son petit ami qu'il a accepté.
-Son ex petit ami... je réponds sombrement.
- C'est vrai, j'ai cru comprendre qu'il avait abandonné, seulement je te jure qu'il regrette fortement ses actes mais tu sais l'orgueil d'un homme...
Je grogne avant de me lover dans ses bras. L'orgueil du Diable doit être pire encore... J'entends la porte d'entrer s'ouvrir et mon père chuchoter :
- C'est ta mère ?
Je hoche la tête dans son cou, alors que ses pas se font entendre dans le salon-salle à manger puis se rapproche de ma chambre :
- Camille, mon ange, tu es rentré ? Qu'est ce que tu dirais de...
Elle se fige dans l'encadrement de ma porte, les paupières battantes quelques secondes, peut-être pour vérifier si ce n'est pas sa vision qui lui joue des tours. Je me détache de mon père et me relève. Elle a les yeux écarquillés et je vois déjà les larmes briller aux coins de ses paupières.
- Je... Oh mon dieu...Camille, je vais finir par croire toute cette histoire...
Mon père rejoint maman en deux pas avant de la prendre dans ses bras à son tour. Elle pleure et je sais que mes paumettes sont elles aussi trempés de larmes. Personne ne bouge pendant encore un moment. Puis maman m'attrape par le bras sans même se détacher de son mari et m'attire avec eux. Leur bras m'avait manqué...
- Euh, je suis désolé d'interrompre ces retrouvailles larmoyantes et très attendrissante mais... Aie ! Quoi ?! J'ai été poli !
Je me fige sans oser me retourner. Je sais qui d'autre se trouve dans ma chambre trop petite, j'ai reconnu cette voix... C'est la sienne. Oui, oui j'en suis sur. Mais...pourquoi ? Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi après m'avoir laissé ? Autour de moi, mes parents se détachent quelque peu, ma mère écarquille à nouveau les yeux et mon père sourit à celui qui se trouve derrière moi. Je sens son regard brulant dans mon dos, je marche vers le salon sans me retourner passant devant mes géniteurs. Je me sens incapable de le regarder sans m'effondrer, rien que le fait de le savoir dans ma chambre fait flageoler mes jambes. J'entends leurs voix discuter dans ma chambre, ils parlent à voix basse mais l'isolation des murs laissent à désirer. Je reconnais la voix d'Ange :
- J'hallucine... la douceur tu connais ?
Puis de Lucifer, qui lui répond :
- Mais... J'ai fait ce que tu m'as dit ! Je me suis excusé !
- Je t'ai dit de t'excuser pour ce que tu as fait ! Pas de les déranger ! Tu aurais pu leur laisser un peu plus de temps ! Ou même venir avant pour régler tes bétises !
Je lâche un petit rire amer, qu'ils ont certainement tous entendus de la même façon que j'écoute leur conversation puisque le silence se fait dans ma chambre. La porte s'ouvre et je m'accoude à la fenêtre pour ne pas leur faire face. Mon père me chuchote à l'oreille :
- Tu devrais l'écouter, on va vous laisser...
- Non, attends...
Je me retourne vivement pour le supplier de rester mais déjà, il n'est plus là... Ange n'ont plus n'est pas là et maman doit surement être rester dans ma chambre. Me laissant seul avec...lui. Lui et son regard sombre avec une touche de bordeaux. Cet homme, face à moi, je ne peux m'empêcher de le détester et de l'aimer en même temps. J'ai envie de lui sauter au cou, à la fois pour l'étrangler et l'embrasser... Il a décider de m'abandonné et est ce que je peux vraiment lui en vouloir ? La menace est trop forte pour qu'il sois avec moi. Mais malgré tout il est là. Il est là... Il est là ?! Mais ! Et...et l'extinction de l'humanité, le "grand nettoyage" ? Le "coup de balais" ?!
- Camille...? Tu veux bien m'écouter ? S'il te plait ?
- Tu...Tu...Tu ne devrais pas être là !
- Pourquoi ?
- Nous...nous n'avons pas le droit...c'est impossible. Tu l'as dit toi même...Qu'est-ce qu'il va se passer ? Il faut que tu rentres chez toi ! On ne peut pas mettre l'humanité en danger pour un simple amour de jeunesse !
Un simple amour de jeunesse hyn ? Je ne crois pas un mot de ce que je racontes mais si, à défaut de me convaincre moi, je peux le convaincre lui. Le monde est sauvé et tout est réglé, pour lui comme pour moi. N'est ce pas...?

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