Prologue
Bien, bien, bien… après avoir terminé un énième K-drama historique, inventé ou inspiré très librement, me revint en mémoire une bien triste anecdote.
Celle d’un prince, d’un royaume que l’on nommait autrefois Joseon.
Période majeure de l’Histoire de la Corée, l’époque Joseon commence vers la fin du XIVe siècle pour tirer sa révérence à l’aube du XXe siècle.
Là-bas, le roi est parfois otage. Pas toujours, certes, mais les décisions s’opèrent tant dans l’ombre qu’à découvert, au rythme des clans puissants.
Un monde où les complots se fomentent à coups de pinceaux et d’épées, où les concubines aspirent à devenir reine, ou à défaut reine douairière, et plus important encore, un monde où les principes confucéens, érigés en rites quasi absolus, imposent devoir et vertu… en apparence.
Car à Joseon comme ailleurs, les principes se débattent… ou se contournent.
Mais il en existe un, au cœur, à la fondation même de la société, qu’il est bien difficile d’ignorer : la piété filiale.
Une terre que certains nommèrent « ermite », oscillant entre l’influence chinoise, héritant encore des traces mongoles, et devant composer avec les Shoguns ou les pirates.
Penchons-nous sur Yi Seon, également connu sous le nom de prince héritier Sado.
Sans que toutefois ce nom ait un quelconque rapport avec la connotation moderne issue d’un certain marquis.
Son père en revanche…
Qui était-il ?
Comment a-t-il vécu ?
Quelles rumeurs circulent encore aujourd’hui ?
Était-il innocent ou coupable ?
Un monstre… ou un esprit dérangé ?
Espérons que les dames de cour et les concubines daignent me murmurer quelques indices.
C’est parti !
Je redécouvre en même temps que je rédige.

Annotations