Chapitre 1 – Jeunesse
Ah ! Pour une fois, voilà que quelques sources existent. Peut-être vais-je pouvoir déblatérer quelques propos… utiles.
Ou pas.
Né le 13 février 1735, on peut supposer qu’il fit la joie et la fierté de son père, le roi Yeongjo. Mais aussi de sa mère, concubine ou reine ? Les sources se contredisent… ça commence.
Disons concubine. C’est plus tragique, plus raccord avec l’histoire.
Son nom, peut-être ? Noble Consort Yeong (non, ce n’est pas une répétition), dite Uijae.
Par ailleurs, il semble que notre prince infortuné n’ait été conçu que pour remplacer son frère, le prince Hyojang.
On imagine, dès lors, assez aisément le traumatisme d’apprendre que l’on naquit uniquement comme une vulgaire toile de rechange.
Quant à son éducation… classique.
Passage à la salle d’étude royale, peut-être ? Précepteurs en tout genre…
Salutations matinales aux ascendants, parce que oui, piété filiale oblige : le roi, la reine, sa mère, sa grand-mère, son arrière-grand-mère… la tortue centenaire du lac aussi.
Bref, vous avez saisi le tableau.

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