Chapitre 7 – Sous pression
Je vous l’ai annoncé plus tôt, mais à Joseon, le trône se partage. Une condition sine qua non remontant à la fondation même de cette période.
Motif officiel : restreindre la tyrannie royale.
Motif officieux : quand le chat n’a point de griffes, les rats s’empiffrent.
Alors arriva ce qui devait arriver.
Les officiels, érudits, simples fonctionnaires, peut-être même jusque dans les rangs populaires, contestent avec vigueur et indignation.
On pétitionne sans cesse, on relance, on aborde le sujet en audience royale.
Le roi n’a plus une minute pour souffler.
Problème : destituer le prince, en l’absence, peut-être, d’un héritier convenable, l’affaiblirait. Et pas seulement lui, mais sa lignée tout entière. Et il en va de même s’il prenait une décision officielle, comme un procès ou une condamnation.
Tiraillé entre devoirs moraux, stabilité du pouvoir et respect de la piété filiale, le roi Yeongjo contourna alors, avec une habileté aussi cruelle que remarquable, le problème qui lui était posé.
Quel subterfuge imagina-t-il ?
Une boîte à riz.

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