Déclaration de passion

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 Ma très chère Lucie,

Avant que ces mots n'atteignent tes yeux, une douce angoisse étreint mon cœur. C'est la crainte, peut-être infondée, de voir notre précieuse amitié se troubler à l'aune des sentiments profonds que je m'apprête à te révéler. Depuis que nos chemins se sont croisés, une affection sincère et intense a germé en moi, croissant avec le temps jusqu'à devenir impossible à taire. Le motif de cette missive est sans doute empreint d'un certain égoïsme, je l'avoue ; il s'agit pour moi de me déclarer à toi, et de faire taire ce cœur qui exagère à mesure qu'il espère.

Je n'ai pas l'intention de te livrer une déclaration solennelle qui te pousserait à fuir. Je souhaite simplement te confier, avec la sincérité qui m'anime, l'estime immense et l'admiration profonde que je te porte. Tu es, sans le savoir, le plus beau présent que la vie m'ait offert, une âme avec qui je converse comme si je l'avais toujours connue, et qui m'a prodigué des instants précieux.

Je redoute que ces aveux ne te mettent mal à l'aise, et je présente humblement mes excuses si tel est le cas. Mon souhait n'est nullement de bouleverser ton univers mais de partager avec toi ce qui habite mon esprit depuis si longtemps. Si tu as besoin de temps pour réfléchir, je le comprendrai pleinement. Quoi qu'il advienne, notre amitié demeure pour moi un trésor inestimable que je chéris profondément.

Je sais que nos existences sont en perpétuel mouvement, instables peut-être, et c'est pourquoi je ne ressens aucune urgence à recevoir une réponse — j'insiste, aucune. Nos chemins sont jalonnés de défis, et je comprends que chaque chose doit trouver sa place en son temps. À cet instant précis toutefois un jeu aussi étrange que sérieux débute, un jeu où moi, celui qui ose écrire, ai tout à prouver, tandis que toi, celle qui me lit, devra déployer un tact qui frôle le sublime pour ne pas m'éprouver.

Permets-moi également de m'excuser si le ton de la seconde partie de cette lettre te paraît un peu cavalier. Mon intention n'était pas de te brusquer, mais simplement d'exprimer avec passion ce que je ressens. Je suis conscient que mes élans peuvent parfois dépasser la mesure — le peu que je suis est souvent trop — et j'espère que tu sauras voir au-delà des mots pour saisir la sincérité de mon cœur.

Un jour, tu m'as confié apprécier ma prose, et ce compliment fut l'un des plus beaux que j'aie jamais reçus. Inspiré par cette confidence, j'ai tenu à t'écrire ces lignes, sincères et empreintes de l'admiration profonde que je te porte.

Tu m’éblouis, de ton sagace savoir et de ton sourire de quasar ; tu es, je l'ai déjà dit, mon éclaircie dans le ciel gris de Paris. Tu es pour moi l'étoile éclatante qui brille au firmament de mon existence, celle qui a éclairé la nuit la plus sombre sans jamais cesser d'illuminer le ciel. Il n’y a rien de plus beau qui me soit arrivé dans la vie que de découvrir en toi cette tendresse cachée, cet humour subtil, cette soif d’apprendre, cette lucidité qui perce les nuages du quotidien ; tu incarnes ce qu’il reste de beau et de vrai dans un monde qui n'offre pas toujours les meilleures opportunités.

Tu es la plus belle, avec tes yeux expressifs, miroirs d’une âme profonde, et ton visage en diamant fin comme un joyau qui magnifie l’éclat de ton esprit affable. Ces moments où nos regards se croisent libèrent une tendresse que je n’ai jamais vue ailleurs. Quand tes yeux plongent dans les miens, ils me disent que tu ne sembles manquer de rien alors que, pour moi, chaque minute loin de toi ressemble à une éternité dénuée de lumière. J’attends tes messages comme on attend le premier rayon de l’aube. Chaque son, chaque vibration, c’est l’espoir de te retrouver, et tes mots, ce souffle virtuel, portent en eux une attention infinie.

Je me demande d'ailleurs si la solitude est pour toi un refuge paisible ou un fardeau discret. Il y a des moments où tu sembles vouloir t'effacer doucement du tumulte du monde, comme pour t'en libérer un instant. Et souvent, par une amitié sincère, j'aurais voulu être là, non pour te retenir, mais pour alléger, ne serait-ce qu'un moment, ce poids invisible. Non pas pour m'imposer, mais parce que, toi qui éclaires la vie des autres, tu mérites aussi qu’on prenne soin de toi avec la même délicatesse et attention que tu offres sans compter.

En vérité, même si je dis être effrayé par ce que j’écris en ce moment, je dois avouer que le soulagement l’égale. Car je ne peux imaginer que ta bienveillance prenne mal mes mots, et au fond, j’espère même qu’ils pourront apporter un peu de réconfort à ton cœur.

C’est la confiance que tu m’inspires, cette certitude que tu accueilleras mes pensées avec douceur. Quand tu es là, un calme profond m’envahit, comme si le monde trouvait enfin son équilibre. Mais ce calme que tu m’apportes n’est pas une invitation à la quiétude ; c’est le souffle doux qui ranime la flamme, donne des couleurs à mes idées, un encouragement à ne jamais abandonner.

Tu es cette lumière qui éclaire les coins sombres de mes pensées, transformant le doute en certitude, l’incertitude en confiance. Je sais que d'autres ont écrit de bien plus belles choses, en style classique, en poèmes, en longues phrases, en belles proses ; mais grâce à toi, mes pensées trouvent leur écho, mes mots se délient, je ne suis plus perdu dans leurs flots. Tu m’as aussi fait comprendre, mieux que quiconque, qu’il y a plus à faire que simplement s’insurger et détruire ; il y a à aimer, à chérir, à construire.

Subsiste ce paradoxe de nos discussions en bord de Seine : n'avoir jamais voulu être roi, mais t’avoir rêvée comme reine et vouloir de ce lien comme ma seule loi.

Alors, très chère étoile adorée, laisse-moi te dire ceci sans détour : tu es celle qui, par ta présence, donne aux autres le sentiment d’exister pleinement, mais n’oublie jamais que toi aussi, tu es essentielle, irremplaçable. Dans le reflet de ton regard, je puise la force de croire en cette magie qui transcende les mots, de croire en cette puissance des sentiments qui renverse les barrières, et plus encore, de croire en toi. C’est cette vérité, aussi vraie que cette flamme qui brûle en moi, que je veux célébrer avec toi, non pas seulement aujourd’hui, mais chaque jour à venir.

 Tendrement,

 Camille

Dans tes yeux éclatants, la sagesse se pose,

Un éclat qui grandit sous les reflets du jour.

Ton esprit clair et vif fait résonner les choses,

Chaque mot que tu dis se pare d’un velours.

Ton rire est une étoile, une douce lueur,

Qui apaise les esprits, enchante les pensées,

Et ta force sereine, empreinte de douceur,

Sait guider les cœurs là où la paix renaît.

Ta curiosité explore chaque recoin de l'univers,

Chaque question que tu poses ouvre un chemin,

Dans les sciences, les arts, tu franchis les mystères,

Ton esprit insatiable éclaire sans fin.

Lucie, tu es lumière dans ce monde flou,

Un phare éternel qui brille avec éclat,

Ton savoir et ta grâce dansent en un tout,

Rendant ce monde beau, plus lumineux à chaque fois.

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