1. Amours recomposés

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Ce n’est pas tant que j’apprécie mon père plus que ma mère. Mais force est de constater que j’ai beaucoup plus de plaisir à passer le week-end chez lui que chez elle, même si je fais au mieux pour alterner. Ils ont divorcé il y a deux ans, l’année de mon bac. J’avais dû faire mes révisions dans une maison en plein déménagement. Heureusement, les choses se sont toujours bien passées entre eux. Un divorce à l’amiable. Mais quand même ! Quitter la maison où j’avais grandi, c’était quelque chose !

Mes parents m’ont eu tôt. Trop tôt, peut-être, maintenant que j’y pense. Au moment de leur séparation, ils n’avaient pas encore 50 ans. Aujourd’hui, ma mère en a 46 et mon père vient de fêter ses 47 piges. Et cela fait 6 mois que Nathalie s’est installée avec lui. C’est une belle femme brune de 10 ans de moins que lui. Au départ, j’ai trouvé ça tellement naze. J’ai toujours adoré mon père, et nous nous entendons à merveille, mais le fait qu’il tombe dans ce genre de cliché m’avait déçu. Jusqu’à ce que je la voie. Je ne pouvais que le comprendre. Nathalie est une femme fine aux cheveux longs, une vraie crinière qui lui donne un air félin qui laisse rêveur. Et puis elle est du genre à porter des tenues légères, toujours sans soutien-gorge.

Lorsqu’elle a posé ses bagages, c’était avec sa fille adoptive, Émeline. Vu l’âge de Nathalie, je m’attendais à une petite peste adolescente. Quelle n’a pas été ma surprise lorsque j’ai rencontré Émeline pour la première fois ! Elle a un an de moins que moi, seulement. Dès la première soirée que nous avons passée tous les quatre ensemble, Nathalie m’a raconté qu’elle avait adopté Émeline lorsqu’elle avait 13 ans, suite au décès de sa mère. Celle-ci avait connu une fin tragique dans un accident de voiture en rentrant du travail. Son père n’avait jamais eu le désir de la reconnaître et la seule fois où Émeline l’avait rencontré, ça avait été une expérience assez douloureuse : le type avait commencé par lui dire qu’elle avait la bouche de suceuse de sa mère. Émeline avait écourté au maximum cette rencontre avant que ça ne devienne dangereux, car rapidement, il lui avait proposé de passer la soirée avec des amis à lui.

Je dois avouer que j’ai été touché par cette histoire. En plus de ça, Émeline s’est avérée être une demi-sœur plutôt sympa. En plus d’être canon. Elle teint ses longs cheveux en blond et ça rend son regard encore plus intense. Parfois, j’ai l’impression qu’elle me déshabille du regard et ça ne me laisse pas complètement indifférent. Et puis elle a la même habitude que sa mère de ne pas porter de soutien-gorge. Sauf que ses hauts sont souvent un peu plus transparents que ceux de Nathalie.

Tant et si bien que je me suis mis à fantasmer. D’abord sur Émeline, mais aussi sur Nathalie. Quoique beaucoup moins souvent, quand même. Elle couche quand même avec mon père. Et si j’avais pu croire que leur relation était platonique, elle est assez expressive pour que je sois sûr de l’inverse, leur chambre se trouvant juste au-dessus de la mienne !

Leur présence à toutes les deux me rend toujours à la fois joyeux et plutôt lascif. Parce qu’en plus d’être belles, Nathalie et Émeline sont deux femmes enjouées et radieuses, ce qui déteint sur moi, et bien sûr sur mon père. L’ambiance est toujours au beau fixe et avec Émeline, on s’entend à merveille. Je suis tellement à l’aise que je me souviens d’une fois où j’étais parti me doucher en oubliant de fermer la porte à clé. Bon, je consens à avouer que c’était peut-être une partie de moi qui ne voulait pas fermer la porte. Cela dit, je ne saurais dire si c’était vraiment la première fois que ça arrivait.

Quoiqu’il en soit, alors que je tendais le bras pour attraper ma serviette, j’ai clairement vu et entendu la porte se refermer. J’étais persuadé que c’était Émeline, forcément. Peut-être en avais-je aussi très envie. Mais il n’était pas question de la confronter brutalement. C’était le genre de situation qui aurait pu gâcher la joie de vivre qui régnait dans cette nouvelle maison. J’ai donc décidé de jouer les ignorants… et de prolonger un peu ma douche en imaginant Émeline me regarder. Puis je suis allé prendre mon petit-déjeuner comme si de rien n’était. Comme souvent, tout le monde était dans la cuisine. Mon père pressé, Nathalie en train de traîner un peu plus (parce qu’elle ne commence pas le travail avant 10h), et Émeline et moi étant en week-end, on lambinait carrément.

Ma jolie blonde de demi-sœur réussissait à faire de même, comme si rien ne s’était passé. Et j’avoue qu’au lieu de m’extasier sur son jeu d’actrice, j’ai commencé à douter : et si ça avait été Nathalie ? Je les scrutais l’une et l’autre en coin, à l’affût d’un signe, d’un regard un peu trop soutenu… mais rien.

J’avoue que ce doute m’a accompagné pendant plusieurs jours. Pas constamment, bien sûr, mais par moments dans la journée, cela me revenait. J’imaginais tour à tour Nathalie et Émeline, en train de se glisser dans la salle de bain pendant que je prenais ma douche et de me mater en train de me passer du savon sur tout le corps. Je ne suis pas à tomber, mais je me plais à me dire que je suis séduisant. Et que ce soit une femme de 20 ou de 40 ans, chacune d’entre elles pourrait me trouver à son goût. Sans compter que si j’en crois les petites copines que j’ai eu jusque-là, la longueur et l’épaisseur de mon sexe est un vrai régal. Sans être le coup du siècle et sans imaginer que chaque partie de jambes en l’air avec moi se termine en orgasme inoubliable, je me considère comme ce qu’on appelle un bon coup.

Après ça, j’ai donc pris l’habitude de laisser la porte ouverte de plus en plus régulièrement, dans l’espoir de surprendre ma voyeuse. Mais que ce soit Nathalie ou Émeline, soit elle était assez fine pour ne pas se faire prendre, soit elle n’est jamais revenue. Ce qui fait que ça m’est un peu sorti de la tête.

Jusqu’à aujourd’hui. Mon père, comme tous les samedis, était au boulot et ne rentrerait pas avant 21h. Ce qui avait fini par devenir un des reproches de ma mère, d’ailleurs. Mais Nathalie avait l’air de très bien s’en accommoder. Si soirée il y avait, elle se préparait seule, préparait la tenue de mon père, et partait avant lui en taxi. Après son travail, mon père passait à la maison, se débarbouillait rapidement avant d’enfiler ce que Nathalie avait préparé, puis reprenait la voiture pour la rejoindre. Mais l’après-midi, nous étions souvent seuls, Émeline et moi. Bien souvent, nous allions rejoindre nos amis respectifs, mais parfois, je la suivais avec les siens ou elle venait avec les miens. Cette deuxième alternative ne m’enjouait trop guère, pourtant. En quelques mois, j’étais devenu le grand frère protecteur et je n’aimais pas trop mes réactions lorsqu’un de mes potes regardait Émeline avec un peu trop de convoitise. Par contre, ça faisait bien rire Émeline, et elle était capable d’en rajouter, puis se moquait de moi en m’appelant son « frangin jaloux ».

Une fois, j’ai quand même pris la mouche. Parce que je ne pouvais pas être jaloux, voyons ! Un frangin ne peut pas être jaloux. Elle avait fini par se médire, mais je voyais bien que dans son regard, elle continuait de me voir comme quelqu’un de jaloux, alors que je ne faisais que la protéger de l’appétit de mes potes. Si elle savait comme ça peut leur arriver de parler des nanas lorsqu’elles ne sont pas là ! Et parfois, j’enrage tout seul dans mon coin en imaginant comment ils parlent d’Émeline entre eux si je ne suis pas là. Mais il n’y a pas de jalousie là-dedans !

On est donc samedi, et il pleut des cordes. J’ai décidé de rester à la maison, pendant qu’Émeline a rejoint des copines à la piscine. Elle m’a bien proposé de venir avec elle, mais franchement… Autant, me retrouver en ville avec elles, papoter sur une terrasse de café, voire même faire quelques magasins, je trouve ça plutôt sympa. Elles le sont, d’ailleurs, sympa. Mais aller patauger pendant plusieurs heures, leurs maillots moulant leurs formes, c’est au-dessus de mes forces, surtout si je suis le seul mec avec elles.

Donc, après avoir bossé un peu mes cours d’anthropologie (puisque les partiels approchent), je me cale dans le canapé pour une petite partie de Wuchang : Fallen Feathers. Plutôt plaisant mais pas extraordinaire, ça aide à faire passer le temps. Lorsqu’Émeline rentre de sa sortie, je reste plongé dans mon jeu.

— Holala ! Quel temps de merde ! Je vais prendre une douche !

— Ok !

Puis elle part dans sa chambre, juste à côté de la mienne, et je l’entends se rendre dans la salle de bain. Mes yeux ne quittent pas l’écran. J’entends l’eau couler, et sans que je n’y fasse attention, une image de ma demi-sœur nue sous la douche envahit mon esprit. Si j’arrive parfaitement à imaginer ses seins, à force de les voir à travers du tissu, je me demande un instant à quoi pourrait bien ressembler son petit cul tout rond, et si elle se rase entièrement la chatte ou pas. Je remue la tête et me reconcentre sur mon jeu. Pourtant, cette vision rêvée reste toujours en arrière-plan et je finis par mourir bêtement.

Au lieu de persévérer, je décide d’aller dans ma chambre. Un bon polar me fera penser à autre chose. C’est sans compter sur Émeline, qui sort de la salle de bain juste au moment où je passe. Elle ne porte qu’un débardeur et une petite culotte, et après la surprise de me voir dans le couloir, elle me lance un petit sourire en coin, sûrement lorsqu’elle remarque que mes yeux se sont baissés sur sa poitrine moulée dans son débardeur.

— Je vais bouquiner un peu, lui dis-je en sentant mes joues chauffer, et sans pourtant bouger, afin de la laisser passer la première.

— Ah mince ! me fait-elle. Je voulais te proposer un truc.

— Un truc ? Comme quoi ?

— Comme ça…

Je me raidis de tout mon corps. Émeline vient de faire un pas vers moi et a plaqué sa main sur mon entre-jambe. J’en ai le souffle coupé, et avant même que je ne réagisse, elle tâte ma queue à travers mon jogging sous lequel je ne porte pas de caleçon.

— On n’est pas vraiment frère et sœur, Gaby… et on y a tous les deux pensé. Je te propose de crever l’abcès, en quelque sorte.

Je n’arrive à rien lui répondre. Tellement de choses se bousculent en moi. C’est sûrement plus facile pour elle, qui a dû prendre le temps de réfléchir avant de se lancer, de penser à ce qu’elle me dirait, tout ça. Mais moi, je suis pris de court. Depuis qu’elles se sont installées ici, j’ai fait en sorte de la voir comme une sœur, de transformer cette attirance en amour fraternel et platonique. Mais en vrai, je pense à elle bien différemment. En fait, ça se rapprochait plus à de l’attirance pour une nana en couple avec un de mes potes : je peux fantasmer, mais pas toucher.

Elle a dit vrai, j’y ai pensé et bien plus d’une fois. Pour tout avouer, je me suis même déjà branlé en pensant à elle du début à la fin. Mais bordel, que diraient mon père et Nathalie s’ils apprenaient ça ? Que penserait le monde entier, même ! Et en même temps, combien de fois ai-je rêvé de la sentir contre moi ? Je veux dire… C’est arrivé souvent qu’on se retrouve l’un contre l’autre, mais jamais de cette manière. Jamais avec cet ultimatum : tu me baises ou on en reste là. Parce qu’une chose est sûre : si je la repousse maintenant, ce sera sûrement pour toujours.

Mon sexe durcit à une vitesse fulgurante sous ses doigts. Je ne saurais dire si c’est vrai qu’un mec s’arrête de penser une fois en érection, mais force est de constater que lorsque je me rends compte de la raideur de ma queue, tous mes doutes s’envolent comme par magie.

Elle doit le voir dans mes yeux, d’ailleurs, parce que même avant que je ne prononce un mot, elle me sourit de toutes ses dents et attrape ma main pour me traîner dans sa chambre.

Arrivé là, encore un peu hébété par ce qui est en train de se passer, je me rends compte que je ne sais pas du tout quelle heure il peut être. La grisaille dehors est la même depuis mon réveil, et je serais incapable de deviner où en est le soleil dans sa course derrière tous ces nuages qui déversent des gouttes drues en continu. J’ai beau chercher autour de moi, je ne vois aucune horloge ou réveil. Émeline n’utilise que son portable pour se réveiller.

Elle est bien plus à l’aise que moi quand elle s’assied sur le bord du lit, face à moi. En se mordillant la lèvre, elle fait descendre mon jogging et mon pieu se dresse devant son visage. Ses yeux s’illuminent de joie et me font oublier pourquoi je regardais partout dans la chambre.

— Wow, me fait-elle en posant le bout de son index sur mon gland gonflé. T’as dû en faire couiner, des nanas, avec ça…

— Pas tant que…

Apparemment, elle n’en a rien à faire de ma réponse. Elle s’empresse de gober le bout de ma queue et l’aspire assez violemment en faisant remuer sa langue en-dessous. Un véritable supplice que je rêverais de subir tous les jours ! Sa main attrape mes bourses et l’autre se met à me branler doucement alors qu’elle relève le visage vers moi. La vision est juste angélique. Ses beaux cheveux blonds aux racines sombres entourent son regard de braise.

— Dis quelque chose… Je n’ai pas envie que ce soit un viol…

Pour ne pas en être un, ce n’en est pas un ! Mais elle a tout à fait raison, il faut que je réussisse à lui exprimer mon consentement pour qu’ensuite, il n’y ait aucun malaise entre nous. Parce qu’à ce moment, je suis pris entre deux. S’agit-il là d’un one shot pour vivre plus sereinement ensuite et devenir frère et sœur, ou au moins de très bons amis, entre lesquels il n’y a aucune équivoque ? Ou alors d’un acte qui pourrait se répéter régulièrement dans la clandestinité ? J’avoue que les deux me vont. Il est certain que je ne pourrais jamais avoir une relation sans ambiguïté avec elle sans en passer par là, mais est-ce que je serais capable d’accepter un one shot ? Ça, je n’en sais encore rien. Et au fond, je m’en cogne, pour l’instant.

— J’ai très envie de toi, Émeline, lui dis-je, la gorge un peu nouée.

— Moi aussi, me fait-elle après une léchouille sur le bout de mon gland. Mais je n’ai pas envie que ce soit juste pour une fois…

Voilà qui répond à ma question ! J’aimerais lui répondre quelque chose d’intelligent, voire même de sentimental. Ce n’est pas uniquement le fait qu’elle ait ma queue devant le visage qui fait que je ressens plein de choses puissantes en ce moment. Je sais que ce sont des sentiments que j’ai refoulés depuis plusieurs mois et que je peux enfin accepter parce que je devine qu’ils sont partagés.

— Moi non plus, lui dis-je alors en posant ma main sur sa joue.

Elle me sourit tendrement et je me baisse pour l’embrasser. Dans ce baiser, je me sens enfin libéré. Je me suis toujours dit que c’est dans le premier baiser que l’on peut sentir la force du désir, alors je m’applique à lui faire ressentir à quel point j’ai envie d’elle. Et j’ai comme l’impression qu’elle pense comme moi, parce que ce baiser-là est tout simplement le plus beau et le plus excitant de ma vie. D’abord de la douceur, lorsque nos lèvres se collent. Elle plante ses yeux dans les miens et me laisse glisser ma langue dans sa bouche à la recherche de la sienne. Puis s’alternent des moments où elle se laisse faire, et d’autres où elle appuie son visage plus fort contre le mien et semble vouloir me dévorer.

Pendant tout ce temps, elle n’a pas lâché mon sexe. Elle a continué de me caresser, sur toute ma longueur. Au bout d’un instant, elle quitte ma bouche pour en revenir à mon sexe. Elle l’avale jusqu’aux trois quarts, tout doucement. Sa bouche s’en retrouve un peu écartée et je trouve ça tellement sexy. Lorsqu’elle commence à aller et venir avec la même tendresse le long de mon chibre, j’en profite pour retirer mon t-shirt.

Je passe mes mains dans ses cheveux, lâche un râle pour lui exprimer à quel point c’est délicieux. Mais rapidement, je veux la voir nue. Je me penche et attrape le bas de son débardeur pour le lui retirer. Elle se laisse tomber en arrière, allongée sur le lit en riant, et je la suis, venant à quatre pattes au-dessus d’elle. Mon gland caresse son ventre et nos visages se retrouvent à quelques centimètres l’un de l’autre.

Nos bouches se retrouvent à nouveau, avec une sorte d’urgence mêlée à tellement de tendresse. Ses mains caressent mes fesses, les malaxe comme jamais aucune fille n’avait osé le faire. Et je trouve ça si bon que mes baisers descendent jusque dans son cou. Je sens le bout de ses doigts sur mon périnée et ses mouvements m’impriment un léger va-et-vient, dans lequel mon gland, ma verge et mes couilles lui caressent le ventre.

Je ressens alors le besoin de la découvrir. Je me recule un peu, pour pouvoir embrasser ses seins. Ses petits tétons sont tout dressés et je les suce en prenant mon temps. Elle gémit de plaisir, un large sourire aux lèvres et laisse tomber ses bras sur le lit, comme si elle s’étirait après une nuit de sommeil. Je descends encore, avec lenteur, embrassant ses flancs et son ventre, m’attardant un petit instant sur son nombril.

Puis mes lèvres rencontrent le tissu de sa culotte. Je pourrais la lui retirer tout de suite, mais décide de faire durer le suspens. Je me mets à déposer des baisers sur son pubis, à travers le tissu. J’arrive à sentir qu’il y a des poils là-dessous, mais en petite quantité uniquement. J’ai hâte de savoir comment elle se rase, mais dérive rapidement sur l’intérieur de ses cuisses, qu’elle ouvre avec délice, les yeux maintenant fermés, comme pour mieux ressentir chacun de mes baisers et chacune de mes caresses. Et son magnifique sourire ne quitte pas son visage.

Je lui relève la jambe et entreprends d’embrasser et de lécher chaque centimètre, jusqu’à arriver à son pied. Il est beau, creusé. Je trouve sa ligne très sensuelle et ne peux m’empêcher de lui sucer son orteil. Elle ricane un peu en ouvrant les yeux à nouveau, mais je n’en prends pas ombrage. Le regard qu’elle m’offre me fait comprendre que mon initiative est appréciée à sa juste valeur.

J’attrape alors son autre jambe et commence à lui offrir le même traitement, mais dans l’ordre inverse. Lorsque je reviens près de son entre-jambe, elle lâche de petits couinements aigus, en s’agrippant à mes cheveux courts. Je peux sentir la chaleur et l’odeur particulière de sa cyprine qui a créé une petite tache sur sa culotte. Je continue de la torturer en n’embrassant que l’intérieur de sa cuisse, ma joue posée contre sa vulve uniquement. Puis enfin, je pose un doigt sur son clitoris. Il ne m’est pas difficile de le trouver, car il fait une petite bosse sur le tissu. Elle se crispe un peu, me fait un peu mal au cuir chevelu, mais en réponse, je me mets à faire tourner mon doigt sur son petit bouton.

Il est temps, je pense, d’accélérer un peu les choses. J’attrape sa culotte et la fait glisser le long de ses jambes qu’elle relève pour m’aider. Lorsqu’elle les fait retomber sur le lit, elle les ouvre en grand. Et je prends un instant pour la regarder dans toute sa nudité. Son sexe, d’abord. Il est comme une fleur, ses lèvres déjà grandes ouvertes, surmontées de son clitoris qui ressemble à mini gland décalotté. Sur son pubis, une jolie ligne large de poils bruns coupés courts. Elle doit remarquer que je m’y attarde parce qu’elle y pose une main et se caresse cet endroit en me disant, d’une voix que je ne lui connais pas, mais qui me transporte, tellement elle est chargée de luxure :

— Ça te plaît ? Je l’ai fait tout à l’heure, dans la douche… pour toi…

Elle avait non seulement eu l’idée de se lancer, de se préparer, mais en plus, elle avait décidé de quand. Comment ai-je pu être aussi aveugle ? Mais là, sur l’instant, aucune question à se poser.

— J’adore, lui dis-je simplement en m’étalant sur le lit, la tête au-dessus de sa main dont le bout des doigts se sont posés sur son clitoris.

— Et lui aussi, tu l’aimes ?

— Il est parfait…

Et pour le lui prouver, je remplace ses doigts par mes lèvres et entreprends de le sucer avec douceur. Je la vois alors attraper ses seins et les caresser en gémissant, tout en ondulant d’une façon si féline que je pourrais rester là des heures à l’admirer bouger ainsi.

Son goût est indéfinissable. Il est à la fois doux et acide, puissant et enivrant. Je ne tarde pas à vouloir y goûter plus amplement et, délaissant un instant son bouton rosé, je lape sa vulve sur toute sa longueur. Son goût, son odeur, ses gémissements, font un cocktail qui me font oublier le reste du monde. Je tends alors ma langue et la glisse entre ses lèvres.

— Mais qu’est-ce que… ?

Je sursaute en me tournant de tout mon corps vers la porte. Elle était restée ouverte et Nathalie s’y trouve. Par réflexe, je passe mes mains sur mon sexe. Ma tête retombe sur le pubis d’Émeline et j’essaye de me relever en bredouillant :

— Nathalie, c’est pas du tout…

— C’est exactement ce que je pense ! s’exclame-t-elle en entrant dans la chambre.

Vaille que vaille, je réussis à me remettre debout en gardant les mains sur mon sexe, qui est retombé à la même vitesse qu’il s’était dressé, si ce n’est encore plus vite. Je ne sais pas où me foutre, quoi faire, quoi dire. Je recule en direction de la fenêtre, comme si Nathalie allait me rouer de coups. Et en même temps, je ne crains qu’une chose : que Nathalie et mon père décident de ne plus jamais nous laisser ensemble seuls. Même si franchement, ce serait impossible. Et puis nous sommes adultes, après tout. C’est quelque chose que je pourrais lui rétorquer, d’ailleurs. Mais je suis, pour l’instant, comme un gamin pris sur le fait.

Avant que Nathalie ne continue de nous réprimander, j’ai le réflexe de regarder Émeline. Celle-ci continue de sourire, elle n’a pas refermé ses jambes et sa vulve reluisante trône au milieu de ma vision. Je peine à comprendre comment elle fait pour ne pas paniquer, mais rapidement, je commence à me douter du pourquoi :

— Et je pensais vraiment que c’était sur moi que tu aurais un crush, me lance Nathalie en souriant, malgré sa volonté de mimer la colère.

Ma bouche s’ouvre, mais aucun son n’en sort. Je regarde Nathalie, qui me regarde elle aussi, un petit sourire mutin au coin des lèvres. Une part de moi comprend exactement ce qui est en train de se passer, mais celle la plus consciente ne l’accepte pas encore. Nathalie porte un chemisier en jean et une jupe plissée qui lui tombe juste au-dessus des genoux. Elle a une attitude qui pourrait s’apparenter à de l’irritation, avec sa main sur sa hanche, mais l’autre main se trouve au niveau de sa bouche et elle me scrute en mordillant le bout de son index.

— Je… quoi ?

Et comme si je n’existais pas, elle se tourne vers Émeline :

— Alors ?

— T’avais raison, lui répond Émeline.

Je les regarde, l’une après l’autre, commençant à me sentir idiot, presque humilié. Est-ce que tout ça n’aurait été qu’un jeu pour elles, une farce dont je serais la cible ? Je suis tellement paniqué que je n’écoute pas une seule seconde cette petite voix en moi qui me rappelle qu’Émeline me paraissait vraiment sincère.

— Excusez-moi, dis-je en commençant à me diriger vers la porte, les yeux rivés sur le sol.

Aussitôt, Nathalie tente de s’interposer de son corps. Mais je suis bien décidé à passer en force s’il le faut. En passant près du lit, je jette quand même un coup d’œil à Émeline, qu’elle puisse comprendre qu’elle a tout gâché.

Si je m’arrête finalement devant Nathalie, ce n’est pas parce qu’elle me retient. C’est le regard d’Émeline qui m’a cloué sur place. Parce que je n’ai pas vu une petite garce fière d’avoir humilié son pervers de demi-frère. Tout au contraire, ce que j’ai lu dans ses yeux, c’est la panique d’avoir fait quelque chose de mal sans l’avoir voulu.

— Laisse-moi passer, Nathalie… dis-je pourtant d’une voix tremblotante.

— Non !

Émeline s’est ruée sur moi et m’a attrapé le bras. Ne m’y attendant pas, ma main est venue avec et il ne m’en reste plus qu’une pour camoufler mon sexe. En tournant la tête, je repère les yeux de Nathalie se baisser sur ma main restante.

J’aurais pu me débattre. Laisser tomber mon essai de cacher ma queue à leur vue et les repousser toutes les deux pour me ruer dans ma chambre. Mais Émeline s’est levée d’un bond m’entoure de ses bras, à présent, pour m’empêcher de partir. Je me retrouve entre les deux femmes, sentant les seins de ma blonde de demi-sœur dans mon dos, ses petits bras qui me serrent fort.

— Ce n’est pas ce que tu crois, souffle-t-elle dans ma nuque avant d’y déposer un bisou.

J’essaye de ne pas trop faire attention au frisson que ce bisou fait naître, et Nathalie prend les choses en main en me prenant par le menton pour que je la regarde. Elle a l’air bien plus apaisée que moi ou même Émeline. Et ce qu’elle me dit alors me fait l’effet d’une bombe :

— C’est quand j’ai raconté à Émeline ce que j’avais vu dans la douche qu’elle m’a avoué qu’elle avait des sentiments pour toi…

— Dans la… douche ?

Elle a un petit ricanement avant de m’avouer :

— Oui ! Il t’arrive de ne pas fermer la porte à clé. Et je n’ai pas pu résister… Mais une seule fois, je te promets.

J’ouvre de grands yeux. Le mystère est enfin éclairci ! C’était donc Nathalie qui m’avait épié pendant que je me douchais. D’un coup, j’en oublie presque l’humiliation ressentie quelques secondes auparavant et la seule chose qui me vient à l’esprit, c’est :

— Et qu’est-ce qu’il y avait à raconter, exactement ?

Son sourire s’élargit, et au même moment, je me rends compte de ma goujaterie. Nathalie vient de m’annoncer qu’Émeline a des sentiments pour moi, et ce depuis plusieurs mois, et moi, je ne pense qu’à savoir ce qu’elle a pensé de ce qu’elle a vu ce jour-là !

— Tu dois savoir que nous partageons tout, Émeline et moi. Nos peines comme nos joies, même les plus petites. Mais pour le coup, ça n’avait rien de petit, ce qu’il me semblait avoir vu…

Je ne peux m’empêcher de me mordiller la lèvre en ricanant nerveusement. Je commençais à penser que les choses allaient enfin se désamorcer et que, si le moment où Émeline et moi pourrions exprimer pleinement nos sentiments l’un pour l’autre était retardé, nous allions quand même en rester là pour cette fois. C’était sans compter sur Émeline. Je la sens me serrer moins fort et une de ses mains prend la mienne. Celle qui cache encore ma queue. Puis, doucement, sans me forcer, elle la repousse sur le côté. Les yeux de Nathalie tombent encore à ce niveau et j’entends la voix d’Émeline :

— Et tu vois ? T’avais raison.

Mon cœur se remet à palpiter à deux cents à l’heure. Cette fois, ce n’est pas de la panique. Ce n’est pas de la crainte, mais plutôt une sorte d’appréhension, comme celle que l’on doit ressentir juste avant de sauter dans le vide avec juste un élastique attaché aux chevilles.

Les mains d’Émeline me caressent le ventre et le torse. Mes yeux restent rivés sur le visage de Nathalie qui sourit toujours en regardant mon sexe. Lorsque je sens l’ongle de son index glisser le long de ma verge, il me semble durcir au fur et à mesure. Ce n’est pas vraiment le cas, bien sûr, mais la réaction est bien présente. Et bien visible, si j’en crois le visage de Nathalie qui s’illumine.

Puis je commence à me demander ce que je suis en train de foutre. Il n’y a pas quelques minutes encore, je me débattais avec l’idée de me taper ma demi-sœur, et voilà que maintenant, c’était ma belle-mère qui s’y mettait. C’est un peu trop pour moi, et je ne sais pas comment réagir. C’est peut-être pour ça qu’Émeline le fait à ma place en glissant sa main sur mon membre qui commence déjà à durcir.

— Ça me ferait vraiment plaisir, me souffle-t-elle en faisant glisser sa douce main sur ma verge.

— Et ça n’arrivera qu’une fois, ajoute Nathalie.

Un court instant, l’idée de baiser la femme que mon père baise déjà me dégoûte. Mais lorsque Nathalie me dit ça avec un tel regard, je ne peux qu’acquiescer. Pour être sûr qu’elle comprenne, d’ailleurs, je prends son visage dans ma main et me penche légèrement pour l’embrasser.

Aussitôt, je sens Émeline me serrer plus fort contre elle et raffermir sa poigne sur mon pieu maintenant dur comme la pierre. Ne pas penser. Juste profiter. Voilà la solution qui me vient à l’instant. Dans le même temps, je vais pouvoir coucher avec Émeline et réaliser mon fantasme de me taper deux nanas. Quelle meilleure manière d’entamer une relation ? Après tout, ce n’est pas comme s’il s’agissait d’une mère et sa fille. Il n’y a aucun lien de sang entre elles : Nathalie était la meilleure amie de la mère Émeline, ainsi que sa marraine. Il me faut juste écarter le fait que Nathalie a connu Émeline tout bébé. Ce qui n’est pas si compliqué, en fait, même si ça paraît étonnant. D’ailleurs, Nathalie ne dit jamais « ma fille », et Émeline ne l’appelle pas « maman ». Et maintenant qu’Émeline est adulte, elles passent facilement pour deux amies avec une grande différence d’âge, simplement.

Surtout, aux vus de la situation, on ne peut pas dire que c’est moi qui profite d’elles. Et si l’on pourrait croire que ce sont elles qui profitent de moi, il n’en est rien. Mes sentiments vont pour Émeline, mais je ne peux pas nier que Nathalie est très attirante. Et visiblement elle-même attirée par moi. Ou plus particulièrement, par ce que j’ai entre les jambes.

Lorsque notre baiser prend fin, les yeux dans les yeux, j’appuie sur son épaule pour la mettre à genoux. Pas besoin de forcer, cela dit. Elle descend d’elle-même et gobe aussitôt mon gland alors qu’Émeline continue ses va-et-vient avec sa main.

Mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Je commence même à me demander si j’en verrai un jour le bout, avec Émeline. Elle lâche mon pieu et s’agrippe des deux mains à mon torse. Je la sens alors grimper sur la pointe de ses pieds et regarder Nathalie entamer une fellation langoureuse par-dessus mon épaule. Nathalie me regarde, les yeux souriants, en alternant succions et léchouilles sur ma verge et mes bourses où il n’y a encore presque aucun poil. Il faut dire que c’est une règle chez moi : si je laisse toujours un peu de poils sur le pubis, mes couilles sont rasées une fois par semaine.

Dans un râle de plaisir, je balance un peu ma tête en arrière, et je sens le souffle d’Émeline, les yeux toujours rivés sur Nathalie qui me suce délicieusement.

— Ça y est, me murmure-t-elle. Je crois que je t’aime.

C’est Nathalie qui reçoit ma première réaction à ces mots qu’elle n’a pas entendus. Mon bassin part en avant et mon gland lui obstrue la gorge. Au lieu de la surprendre, cela semble l’engager dans une autre phase de sa fellation. Elle se met à me pomper avec férocité, enfonçant mon pieu au maximum dans sa bouche alors que je tente de tourner ma tête le plus possible vers Émeline.

Je n’en suis plus à me demander à quel point ce genre de scène peut paraître bizarre. C’est peut-être le genre de questions que je me poserai plus tard. Sûrement, même. Mais dans l’instant, je veux lui faire comprendre que c’est réciproque.

Elle m’aide en retombant sur ses talons et faire le tour de mon corps. Elle se retrouve près de Nathalie qui semble ne plus vouloir s’arrêter et nous nous embrassons sauvagement. Nous nous roulons de grosses pelles, entre lesquelles Nathalie me fait gémir.

Mais là, tout ce que j’ai envie, c’est Émeline. Je veux me sentir en elle. Je suis pourtant conscient d’une chose : ce qu’elle m’a dit en regardant Nathalie me sucer n’est pas anodin. Ni les mots, ni le moment de les prononcer. Alors même si sur l’instant, je préférerais peut-être être seul avec Émeline pour notre première fois, il n’empêche que Nathalie est là et qu’il est hors de question que je l’oublie. Pour moi, comme pour Émeline, si j’ai bien compris.

Je prends alors le visage de Nathalie dans mes mains et la relève. Lorsqu’elle se retrouve debout, elle nous sourit :

— Je peux encore m’en aller, si c’est ce que vous préférez.

Mais dans le même mouvement, Émeline lui prend la main et moi, je commence à déboutonner son chemisier.

— Je crois que c’est impossible, au contraire, lui dis-je en étirant les pans de sa chemise pour découvrir ses seins.

Je vois son sourire avant de me pencher pour y goûter. Je les lèche et les embrasse, lui suce les tétons. D’une main sur ses fesses, je la plaque contre moi, et de l’autre, je trouve l’entre-jambes d’Émeline. Trempée à souhait. J’insère, peut-être un peu brutalement, un doigt en elle, et elle couine délicieusement tout en se serrant encore plus contre Nathalie.

Alors que je m’occupe du sein droit de Nathalie, suçant son téton avec passion pendant qu’elle termine de retirer son chemisier, je remarque la main d’Émeline caresser l’autre sein. Je n’ai qu’une demi-seconde d’hésitation. Cela leur semble naturel à toutes les deux, et qui suis-je pour juger ? Surtout en ce moment…

Puis Nathalie me repousse un peu, de façon à ce que je m’assieds sur le bord du lit. Sans qu’il n’y ait besoin d’un mot ou même d’un regard entre elles, Émeline me rejoint, passe ses bras autour de mon cou. Ses cheveux viennent caresser mon visage. Son regard de braise pourrait presque me faire oublier la présence de Nathalie. Elle passe une jambe, puis l’autre, de chaque côté de mon corps. Bientôt, je sens sa vulve contre mon gland. Elle ondule un peu, comme si elle voulait me rendre fou en retardant le moment où elle s’empalerait sur moi.

Enfin, je sens la main de Nathalie attraper mon pieu et le présenter comme il faut au vagin de la magnifique blonde. Celle-ci ne se fait pas prier, et elle tombe littéralement sur moi, m’arrachant un petit cri où se mêlent douleur et plaisir. Le sien est bien plus strident et retentissant. Comme pour retenir ses cris, elle m’embrasse en me serrant fort dans ses bras. Tout en me gardant au plus profond d’elle, elle se met à onduler, frottant son clitoris contre mon bas-ventre.

— Oh bordel, me fait-elle avec un large sourire, ce que c’est bon !

Et je ne peux pas la contredire ! Mes mains viennent se plaquer sur ses fesses et commencent à lui imprimer un rythme plus soutenu. Derrière elle, je vois Nathalie qui se défait de sa jupe et du string qu’elle portait en-dessous. Mais Émeline me rappelle rapidement à elle. Ses mouvements sont saccadés et complètement anarchiques. Elle va jouir. Elle attrape mes cheveux et me plonge le visage dans ses seins. Tout en lui offrant des coups de reins, je dévore ses seins, mordille même ses tétons, comme pour la forcer à jouir le plus fort possible.

Si je trouvais que Nathalie était plutôt du genre expressive, Émeline la surpasse, et de loin. Elle crie carrément, et me tire les cheveux. Ça dure de longues secondes pendant lesquelles je ne peux que subir en la serrant elle aussi très fort. Et bizarrement, ce petit moment me permet de reprendre un peu de forces pour la suite.

Lorsque la submersion s’est calmée, elle me desserre un peu et m’embrasse en ricanant de joie.

— Wow, me fait-elle, avec son regard qui me dit qu’elle n’en a pourtant pas fini avec moi.

Et je crois que c’est le plus beau compliment qu’on ne pourra jamais me faire. Juste après, elle tourne la tête vers Nathalie :

— Il faut absolument que tu sentes ça…

Et doucement, tout en m’embrassant encore, elle se relève et laisse la place à Nathalie. Son sourire mutin ne l’a pas quittée. Son pubis à elle est totalement imberbe et ses lèvres forment une ligne qu’il me tarde d’ouvrir. D’une pichenette sur mon torse, elle me fait tomber en arrière et je me retrouve allongé, le sexe dressé, presque offert.

Émeline s’empresse de s’allonger près de moi, un large sourire aux lèvres, alors que Nathalie se retourne et se penche pour me montrer sa croupe. Elle a un cul assez large que je défoncerais volontiers, me dis-je. Mais mes pensées sont stoppées nettes par la voix d’Émeline à mon oreille, qui me murmure encore :

— Merci…

Le regard que je lui lance lui fait sûrement comprendre qu’il n’y a aucun prétexte à me remercier de quoi que ce soit. Lorsque ma bouche s’ouvre pour lui répondre, je sens la main sûre de Nathalie sur mon pieu, et sa vulve contre mon gland. Émeline scrute alors ce qui se passe, visiblement excitée au plus haut point de voir la queue de l’homme qu’elle aime s’enfoncer dans le vagin de sa mère adoptive.

Nathalie applique un simple va-et-vient de mon gland turgescent et poisseux de la cyprine d’Émeline le long de ses lèvres, avant de s’empaler d’un coup sec. Je lâche un râle sourd et le sien est plus rauque que celui d’Émeline.

— Oh oui, fait-elle lascivement en posant ses mains sur mes genoux pliés. C’est ce qu’on appelle se sentir remplie, ça…

Puis elle entame des va-et-vient, de haut en bas. J’ai beau sentir les muscles de son vagin se détendre, comme laisser de la place à mon pieu, je la sens aussi très bien les contracter puissamment à chaque fois qu’elle remonte. Et la sensation est simplement enivrante.

Émeline tend le bras pour lui caresser les fesses, et elle se met à accélérer doucement. Je retrouve, avec plus de décibels, les gémissements et les petits cris que j’ai déjà surpris lorsqu’elle est avec mon père. Et croyez-moi ou pas, mais cette pensée n’a plus aucune incidence sur mon excitation.

Un instant, je ferme les yeux, me concentrant sur mes ressentis. Me recentrer sur moi-même pour ne pas me laisser envahir par le plaisir. C’est bien souvent impossible, dans l’action, mais là, dans cette position, j’y arrive un peu mieux que d’habitude. J’ai beau être dans Nathalie, mes premières pensées vont pour Émeline. Je n’aurais jamais cru cela possible. Et ça va sûrement être difficile dans les jours et les semaines à venir. Sauf avec Nathalie, apparemment ! Mais rien que le fait de penser à elle fait bondir mon cœur. C’est un peu comme si j’avais tendu un élastique tout le temps où j’avais ignoré mes sentiments pour elle, et que maintenant, je l’avais lâché, me prenant une claque monumentale en découvrant à quel point ces sentiments sont puissants.

Alors il n’y a pas à tergiverser. Aussi difficile que cela pourra être de faire accepter notre relation à mon père et ma mère, je le ferai. Je pourrais même être prêt à me barrer, laisser tomber mes études pour trouver un boulot et nous payer un appartement. Même s’il fallait que Nathalie vienne vivre avec nous. Ce serait… Oh putain ! Non, j’étais sensé me calmer !

Je me mords violemment la lèvre, et Émeline profite d’un moment où Nathalie ralentit un peu pour s’accaparer ma queue et se mettre à me sucer, visiblement ravie de son goût. Nathalie se retourne à nouveau et s’agenouille, le visage près de celui d’Émeline. Elles me sourient toutes les deux et Émeline tend ma queue à Nathalie comme elle lui proposerait un verre. Celle-ci ne se fait pas prier et se met à me pomper gaiement pendant que ma blonde me pose des bisous sur le bas-ventre.

Alors que je me débats encore avec la pression que je sens monter de mon périnée, Émeline réussit à me remettre d’aplomb en quelques mots qui me font peut-être vriller un peu :

— Fais-la jouir, elle aussi… s’il te plaît…

Ces mots-là, elle ne les a pas murmurés, et Nathalie les a aussi bien entendus que moi. Elle relève la tête de ma queue, un peu surprise, et sourit de toutes ses dents en posant un regard plein d’amour sur la blonde, qui, elle, me fixe de ses yeux noisette.

Pour ma part, je reste une petite seconde à regarder Émeline. D’abord, mon cœur semble rater un battement, à nouveau. Je me rends compte que celle que je peux visiblement considérer comme ma nouvelle copine (même si j’espère que ça ira bien au-delà d’une simple petite copine) me demande de faire jouir une autre femme. Du coup, la question à laquelle j’aimerais avoir une réponse plus tard, c’est : est-ce qu’elle me le demandera encore ? Puis, lorsque je me rends compte qu’il y a de grandes chances que ça arrive, même si ce sera avec une autre femme, je décide de laisser maintenant libre court à ce qui fait de moi un bon coup. Enfin, si j’en crois les réactions de mes précédentes copines.

Je remarque que jusque-là, je n’ai été plus ou moins que l’objet de leur plaisir. Du plaisir d’Émeline, en tout cas. Et ce que je comprends dans son désir présent, c’est qu’elle souhaite me voir à l’action. Elle n’a pas dit à Nathalie de jouir sur ma queue, elle m’a demandé à moi de la faire jouir. Et c’est bien ce que je compte faire.

Je me relève un peu pour embrasser Émeline à pleine bouche alors que Nathalie en profite pour quelques derniers allers-retours avec sa bouche le long de ma queue. Mais je ne laisse pas la tension retomber. J’attrape ma belle-mère par les cheveux et lui relève la tête, avant de me mettre debout et, d’une claque sur la fesse, lui intimer de monter sur le lit.

Déjà, Émeline s’est mise un peu de côté, allongée, une main triturant son clitoris toujours aussi gonflé. Nathalie n’est pas née de la dernière pluie et tout en se penchant en avant pour poser sa tête sur le matelas, tout près d’Émeline, elle se cambre et ondule sa croupe pour m’attirer à elle. Je ne peux m’empêcher de passer une langue avide sur sa vulve ruisselante, remontant jusqu’à son petit trou, ce qui la fait ricaner de plaisir :

— Oh le coquin, celui-là…

Le regard que me lance Émeline ne me laisse aucun doute. Elle est en train d’imaginer le jour où je l’enculerai pour la première fois. Et si j’en crois la façon qu’elle a de se mordre la lèvre en regardant ma langue entre les fesses de Nathalie où je m’attarde un peu, ce jour-là risque d’arriver plus tôt que ce que je n’aurais cru.

Je me relève enfin en claquant doucement la fesse de Nathalie et vient planter mon pieu en elle sans autre forme de procès. Elle lâche un râle grave, comme si elle avait du mal à m’accueillir, alors que c’est rentré comme dans du beurre, comme on dit.

Je me mets à aller et venir doucement, d’abord. J’aime regarder ma queue écarter une chatte, alors que celle-ci m’engloutit jusqu’à la garde. Et comme je le disais, je n’étais pas au bout de mes surprises. Tout en se caressant le clitoris, Émeline tend un bras sous Nathalie. Il me semble d’abord qu’elle cherche à venir caresser mes boules mais je me trompe. Sa main attrape un sein ballotant de Nathalie et le malaxe fermement. En réponse, Nathalie en fait de même, venant jouer avec un téton dardé d’Émeline.

Une fois la surprise passée, cette vision me rend carrément dingue. Sans aucune transition, je me mets à pilonner ma belle-mère. Par réflexe, elle s’accroche au sein d’Émeline, qui grimace un peu sous la douleur. Ses doigts quittent son bouton pour venir se planter en elle. Le sourire qu’elle m’offre est un peu de travers, tellement elle prend son pied à me voir baiser celle qui était, il y a encore peu de temps, sa tutrice légale, à défaut d’être sa mère.

Nathalie se met à gémir comme je l’ai entendue faire plusieurs fois déjà. Mes mains agrippées à ses fesses les lui écartent et son petit trou me fait de l’œil, si je puis dire. Je m’applique alors à y faire tomber un peu de ma salive, puis l’étale du pouce.

Nathalie lâche le sein d’Émeline pour venir s’accrocher aux draps en lâchant un « Oh bordel » lorsqu’elle comprend ce qui va se passer. Je ralentis un peu mes mouvements et enfonce doucement la première phalange de mon pouce dans son cul. Elle se crispe un peu, et pendant une seconde, j’ai l’impression qu’elle va jouir direct. Au lieu de ça, j’entends sa voix, à demi étouffée par les draps :

— Défonce-moi, Gaby…

C’est la première fois qu’on me demande ça. Enfin, de cette manière, en tout cas, aussi brutalement. Je n’aurais jamais cru que de simples mots puissent avoir un tel effet sur moi. À tel point que je doive prendre une grande inspiration pour me contrôler et ne pas jouir sur l’instant.

Il me faut une ou deux secondes pour reprendre mes esprits, et aussitôt, je me mets à la baiser comme un dératé. Mon pouce s’enfonce de plus en plus, je sens mon gland s’écraser à chaque fois au fond d’elle. À ses côtés, Émeline se doigte joyeusement en me regardant faire. Les cris de Nathalie prennent une autre dimension que je ne lui connaissais pas. Et c’est seulement quand elle s’affale que je comprends qu’elle a joui.

Je me retrouve un peu bête, donnant un dernier coup de reins dans le vide alors que la belle brune quarantenaire s’est roulée sur le côté, sur le dos, me regardant en souriant.

— Viens là, me dit-elle, c’est ton tour.

Je ne réfléchis pas plus et m’allonge entre elles deux. Nathalie est sûrement encore un peu cotonneuse, alors elle n’a pas vraiment le temps de réagir avant qu’Émeline ne se jette sur ma queue. Je comprends vite pourquoi ! La coquine veut goûter le jus de Nathalie. Elle lèche partout en gémissant de plaisir, me lançant des regards de braise, ainsi qu’à Nathalie, qui finit par la rejoindre. Ma vie vient de prendre une tournure tout à fait inattendue, et je ne me rends pas encore compte à quel point. Mais la vision de Nathalie et Émeline embrassant ma queue bien raide m’en donne une petite idée.

J’aimerais me laisser aller, rester allongé, fermer les yeux et jouir. Mais impossible de défaire mon regard des deux femmes. Nathalie est la première à me prendre en bouche. Avec douceur, elle va et vient, jouant avec sa langue, suçotant mon gland. Ça me fait monter en flèche. Mon souffle devient complètement anarchique et en habituée, Nathalie sait que je vais exploser dans très peu de temps.

Elle laisse donc la place à Émeline et ses yeux si expressifs. Celle-ci ne se fait pas prier et se met à me sucer avec tendresse. Elle n’a pas besoin de le dire, pas besoin de lâcher mon pieu pour que je le comprenne : elle veut recevoir mon jus dans sa bouche. Et comme pour m’encourager à tout lâcher, Nathalie passe une main sur mes couilles et les malaxe gentiment.

Cette fois, impossible de retenir quoi que ce soit. Mon gland en bouche, Émeline reçoit mon sperme que je sens gicler puissamment. Lorsque la pression relâche son emprise sur mon corps, c’est comme si mon cerveau se mettait en pause. Il n’y a plus que la chaleur qui ronge mon bas-ventre, je suis tellement dans mon corps que je peux presque sentir le trajet que fait mon liquide séminal, depuis mes bourses, le long de mon urètre. Je sens même son ouverture s’écarter avant que le liquide blanc ne vienne tapisser la langue et le palais d’Émeline, qui gémit de plaisir.

Je la regarde elle, mais je vois aussi Nathalie, qui se mord violemment la lèvre inférieure en regardant ma queue offrir mon nectar à sa fille adoptive. Je suis encore tout tremblant lorsque la blonde retire sa bouche en aspirant les dernières gouttes. J’ai tellement envie de la voir avaler que je ne la quitte pas yeux. Mais au lieu de ça, elle tourne la tête vers Nathalie et celle-ci s’approche.

— Oh putain…

Ma réaction fait ricaner Émeline alors qu’elle embrasse Nathalie, partageant mon sperme avec elle dans un baiser langoureux, où leurs langues se mêlent.

Quand leurs bouches se séparent, je suis complètement paumé. Je suis aux anges, et en même temps, je commence à réaliser ce qui s’est vraiment passé. Je les vois toutes les deux déglutir en avalant mon sperme puis se tourner ensemble vers moi en me souriant. Il y a, à coup sûr, un petit truc de malsain dans cette scène, mais je n’arrive pas à m’en vouloir. Nathalie pose un bisou sur le bout de mon gland et se lève :

— Profitez un peu, les tourtereaux, mais Nathan devrait rentrer d’ici une petite demi-heure. Il finit exceptionnellement plus tôt.

Mon père. Je l’avais complètement oublié, celui-là. Alors que Nathalie récupère ses vêtements et va directement dans la salle de bain après fermé la porte de la chambre pour nous laisser de l’intimité, Émeline s’allonge près de moi et pose sa tête sur mon torse légèrement velu en me souriant.

— Ça va ? me demande-t-elle avec un air un peu inquiet.

Je viens quand même de baiser la meuf de mon père. Autant, le faire avec Émeline ne me pose aucun problème de conscience, mais Nathalie c’est une autre histoire.

— C’était…

Je ne trouve pas mes mots. Parce que malgré cette petite difficulté éthique, je ne peux nier que c’était juste formidable. Si je devais être honnête avec moi, je n’aurais pas cru être capable de faire jouir deux femmes. Je suis assez fier de moi, je dois avouer. Pas tant d’avoir réussi à faire couiner de plaisir deux femmes en même temps, ce serait un peu déplacé, mais d’avoir réussi à me contrôler, à respirer comme il fallait pour retarder mon explosion, particulièrement dans un moment pareil. Au fond, ce qui me rend le plus fier, c’est de remarquer que je me connais assez bien, malgré mon jeune âge, et que je suis capable de faire passer mon propre plaisir, ma propre jouissance, après celle de l’autre.

— Inattendu ? me fait Émeline avec un truc dans le regard qui me fait comprendre qu’elle a peur que je regrette.

Le mot qu’elle a choisi me fait exploser de rire, parce que c’est le moins qu’on puisse dire ! Le rire a ça en lui qu’il balaye tous nos doutes. Si on réussit à rire de quelque chose, alors c’est que ce n’est pas si grave, sûrement. Et de voir Émeline se mettre à rire à son tour me comble de joie. Je finis donc par planter mon regard dans le sien, avec un peu plus de sérieux et lui dit :

— C’était magique… et complètement fou.

— Et tu as aimé ? me demande-t-elle en se mordillant la lèvre, signe qu’elle connaît déjà la réponse.

— C’est peu dire…

— Si ça peut te rassurer, je n’avais pas imaginé ça comme ça, non plus. Même si…

Elle baisse un peu le regard, visiblement honteuse, mais ça ne dure pas. Elle revient sur mon visage, décidée à être honnête avec moi.

— Même si c’était important pour moi, ce plan à trois avec Nathalie.

J’ouvre des yeux tout ronds, sous la surprise. À dire vrai, avec le recul, je me demande comment j’ai fait pour ne pas l’avoir compris avant. Au lieu de rester comme un abruti, je lui demande donc :

— Pourquoi ça ? Tous tes mecs doivent passer par l’approbation de Nathalie ? je rajoute sur le ton de l’humour.

— Mais non ! t’es con ! s’exclame-t-elle en ricanant. Et puis, je n’ai eu que trois copains avant toi. Et il n’y en a qu’un seul avec qui j’ai voulu le faire. Mais ça a été une grosse erreur. Et toi, dis-moi ? Tu as eu beaucoup de copines ?

Je me noie un instant dans son regard encore rieur, un peu déçu qu’on ne puisse approfondir ce point, mais après tout, nous devons plutôt profiter, et je lui accorde le droit de changer de sujet.

— Un peu plus, lui dis-je d’un air que j’espère mystérieux.

Puis elle se jette sur moi et m’embrasse. Ce baiser est plus doux que les autres que nous avons échangés. Mais encore une fois, il est représentatif des sentiments qui se sont dévoilés aujourd’hui.

— Allez, Gaby, tu devrais me laisser me remettre de mes émotions, si on veut faire bonne figure quand ton père rentrera.

Je n’accepte de quitter sa chambre qu’après un dernier baiser pendant lequel je la serre fort contre moi. Je repasse juste mon jogging et la vois, allongée sur le lit à me dévorer des yeux, lorsque je referme la porte. En passant devant la salle de bain, je vois Nathalie, encore nue, en train de se refaire une beauté, qui me sourit tendrement avant que je n’aille dans ma chambre.

Je me laisse tomber sur mon lit et tente de remettre mes idées en place. Mais la seule chose que j’arrive à me dire, c’est que je n’ai pas très envie de retourner à la fac lundi matin. Cela fait six mois qu’Émeline et moi ne nous voyons quasiment qu’un week-end sur deux, si on met à part les quelques fois où nous avons prévu à l’avance de faire quelque chose ensemble, avec ses potes ou les miens. La semaine, je suis à la fac et elle reste vivre ici, puisque sa fac est seulement à quelques kilomètres de chez mon père. Elle suit un cursus dans l’événementiel, spécialisée dans les arts, je crois. Cela dit, les partiels arrivent bientôt, et la fin de l’année avec eux. D’ici quelques temps, nous pourrons être beaucoup plus souvent ensemble.

Je souris au plafond de ma chambre. Je ne sais pas ce que me réserve une relation avec Émeline. D’un côté, je me dis que ce serait difficile de faire plus surprenant, mais quelque chose me dit que je ne suis pas au bout de mes surprises, avec elle. Ou plutôt, pour être honnête, j’espère ne pas être au bout de mes surprises !

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