2. L'île de lubricité
Les jours suivants ont été complètement lunaires. Je me rends compte que la relation qu'entretiennent Émeline et Nathalie n'a rien à voir avec celle de mère-fille. Ce qui m'aide pas mal à dédramatiser ce qui s'est passé dans la chambre d'Émeline. Mais qui rajoute aussi au côté déviant de ma relation avec la superbe blonde.
Nous avons beaucoup parlé, afin de nous connaître encore mieux, mais aussi, je pense, afin qu'Émeline s'assure que je sache bien où je mettais les pieds. Nathalie était donc la marraine d'Émeline. Au moment du décès tragique de sa mère, qui l'élevait seule, Nathalie a effectué les démarches nécessaires pour devenir sa tutrice légale, en accord avec les grands-parents d'Émeline qui habitent à l'étranger. Émeline m'a parlé de cette période triste de sa vie avec beaucoup d'émotion. Il est vrai que ça ne fait que 6 ans que c'est arrivé.
Émeline s'est rapidement mise à grandir, une fois installée avec Nathalie. Elle a forcément testé les limites, mais elle m'a assuré que sa marraine était attentive et compréhensive, même si elle n'hésitait pas à la réprimander. Je vois à peu près ce qu'elle veut dire, parce que j'ai moi-même été un adolescent assez turbulent, et mes parents ont su aussi manier les menaces et les discussions philosophiques. Particulièrement mon père, d'ailleurs, qui devait retrouver un peu en moi l'adolescent que lui-même avait été.
Ce qui m'a le plus surpris, c'est qu'elle m'a déclaré, tout en mêlant ses doigts fins à mes cheveux:
— Tu sais, Nathalie est plus une sorte de mentor pour moi, qu'une mère.
— C'est vrai qu'elle gagne à être connue, lui répondis-je en posant un bisou sur son ventre, où j'avais la tête posée.
— Elle m'a appris tant de choses, sur le monde... mais aussi sur moi...
Commençant à entrevoir où elle voulait en venir, je lui demandai de préciser:
— Comment ça, sur toi?
— Elle m'a montré comment je pouvais prendre du plaisir toute seule, par exemple, et ainsi savoir ce que j'aime ou pas, ce qui me fait vibrer le plus...
— Tu veux dire...
— Oui! me lança-t-elle en ricanant. Je me suis souvent masturbée en sa compagnie...
Aujourd'hui, une part de moi regrette que ce trio ne se reproduise pas. Je suis sûr que moi aussi, j'aurais plein de choses à apprendre de Nathalie! Mais hors de question que je mette ça sur le tapis, surtout depuis qu'Émeline m'a dit ce qui c'était passé avec l'autre gars qu'elle avait "présenté" de cette manière à Nathalie. L'abruti n'avait pas compris la chance qu'il avait d'être aimé d'Émeline et ne rêvait plus que de Nathalie. Pour ma part, je n'ai aucun mal à me faire à l'idée que c'était un one shot, et Nathalie n'a pas changé d'un iota son comportement envers moi depuis cette partie de jambes en l'air complètement inouïe.
Ce qui n'a pas été mon cas, en premier lieu. Lorsque mon père est rentré, je suis d'abord resté dans ma chambre. Nathalie et Émeline s'affairaient dans la cuisine en papotant comme si de rien n'était. Il a fallu que mon père m'appelle deux fois pour venir aider avant que je ne réussisse à sortir de là en faisant à peu près bonne figure. Deux choses me faisaient peur. La première, croiser le regard de mon père et qu'il comprenne. Je n'aurais jamais réussi à trouver un seul argument pour adoucir ce que j'avais fait. La deuxième, me taper une érection incontrôlée en présence des deux femmes. Alors histoire de me rassurer, j'avais passé deux caleçons, imaginant que plus j'en mettrais, plus ce serait serré, et donc une éventuelle érection moins visible. Je peux affirmer avec une certaine fierté que je ne sais toujours pas si ça marche!
Je vous parlais de l'ambiance joyeuse qui règne continuellement auprès de ces deux femmes. C'est sûrement ce soir-là que j'ai compris leur pouvoir. Il ne m'aura fallu que le temps de dresser la table pour presque ne plus penser à l'après-midi dans la chambre d'Émeline. Je pense que ce sont des sorcières qui nous ont jeté un sort à moi et mon père. Parce qu'en moins de cinq minutes, nous rigolions tous ensemble, et je surenchérissais sur les blagues de mon père. Si on nous avait simplement enregistrés, on aurait pu croire à une bande de potes.
Le soir-même, j'aurais aimé rester avec Émeline. Malheureusement, elle avait une soirée de prévue et elle ne pouvait pas annuler. Je ne lui en ai pas voulu. Pourtant, je n'étais pas d'humeur à aller retrouver mes amis. Je suis donc resté jouer à la console, pendant que mon père envoyait Nathalie au cinéma. Je dormais quand Émeline est rentrée et s'est glissée dans mes draps. Elle m'a enlacé, allongée derrière moi, et je n'ai pu m'empêcher de vouloir plus. Mais bon... Le temps de quelques baisers, et la belle blonde s'endormait comme une masse.
À mon réveil, elle n'était plus là.
Si on met à part le moment où Émeline m'a sucé dans la salle bain, le dimanche suivant s'est passé à peu près normalement. Ce qui commençait à me poser question, quand même. Comment pouvions-nous, tous les trois, faire comme si de rien n'était? Comment pouvait faire Nathalie pour rester aussi joyeuse et aussi tendre avec mon père après l'avoir trompé avec son propre fils?
Parce que bien sûr, j'étais plus dérangé par ça que ma relation avec Émeline. Je pense que même si c'était difficile, mon père finirait par comprendre que j'ai pu tomber amoureux d'elle, et réciproquement. Mais Nathalie... J'en ai donc parlé avec Émeline, parce que je sentais que ça pourrait devenir un problème, au moins pour moi. C'était le week-end suivant. Ma mère étant absente pour une vague histoire de travail où je soupçonnais qu'il y avait un mec derrière, j'ai dû retourner chez mon père. Autant vous dire que je n'ai pas réussi à feinter la déception devant ma mère. Nous étions allés nous promener dans le parc le plus proche de la maison. Ça m'avait fait bizarre, d'ailleurs, qu'elle me prenne la main, une fois arrivés à l'ombre des arbres. Comme un couple normal, voilà ce que j'ai pensé, en me rendant compte que ça voulait dire que je ne considérais pas notre relation comme normale.
— Tu n'as pas à t'en faire, me rassura Émeline. Dis-toi bien que ce n'est pas pour toi, qu'elle l'a fait. Et pas vraiment pour elle non plus, d'ailleurs. Même si je peux t'assurer qu'elle a kiffé! Si elle l'a fait, c'est uniquement pour moi.
J'en ai donc profité pour éclaircir ce sujet qu'elle avait esquivé le jour où nous avions baisé tous les trois ensemble.
— Pourquoi c'était si important pour toi?
Nous nous étions allongés dans l'herbe, vu que l'été commençait à pointer le bout de son nez. Émeline portait une robe, avec juste une culotte en-dessous. Ses tétons dardaient impudiquement et la rendaient encore plus sexy à mes yeux.
— Tu vas me prendre une folle...
— Plus que je ne le fais déjà?
Elle fit semblant de me taper et d'être vexée, puis ricana, avant de reprendre son sérieux:
— C'est parce que je lui dois tout... Je veux dire... Même quand ma mère était encore là, Nathalie était présente. Elle a toujours été là pour moi et ma mère. C'était ma marraine et la meilleure amie de ma mère, mais aussi ma nounou dès qu'elle pouvait, ma confidente, même quand j'étais toute petite. Quand on s'engueulait avec ma mère et qu'elle était trop épuisée pour supporter mes caprices, c'était Nathalie qui venait m'apaiser. Au début de mon adolescence, j'en voulais beaucoup à ma mère de ne pas être assez présente. Ce n'est qu'une fois qu'elle est morte que j'ai compris à quel point ça devait être difficile pour elle: jongler entre le boulot, sa fille, l'appartement, et tenter d'avoir un minimum de vie sociale. Souvent, je me dis que c'est à cause de tout ça qu'elle a eu son accident...
Je me suis tu, parce qu'il n'y avait rien d'autre à dire. J'aurais pu lui dire qu'elle avait tort, mais elle le savait déjà. Je préférais l'écouter disgresser plutôt que de la presser de répondre à ma question initiale.
— Et donc, Nathalie est un peu ma sauveuse, si tu veux, reprit-elle après un instant les yeux dans le vague. Si elle n'avait pas été là, j'aurais été obligée d'aller vivre chez mes grands-parents en Belgique. J'aime bien la Belgique, hein... Mais se retrouver déracinée, à 13 ans, après le décès de sa mère... Je ne suis pas sûre que ça aurait donné la Émeline que tu vois aujourd'hui!
— Elle serait aussi canon, en tout cas...
— Je suis sérieuse, là! fit-elle en ricanant pourtant. Bref... Pour te répondre, c'est une manière pour moi de lui montrer que le mec que je choisis, celui pour qui j'ai des sentiments profonds vaut les efforts qu'elle a fait pour moi.
Nous sommes restés nous regarder un moment. Un instant, je me demandai à quel point elle avait été affectée par les tragédies de sa vie. Il m'était facile de comprendre cette histoire de dette que ressent Émeline envers Nathalie. Ça, aucun souci. Même si je suis sûr que Nathalie n'en a jamais demandé autant. Mais de là à ce que son copain doive la baiser pour lui prouver qu'il est à la hauteur, ça allait un peu loin, à mon goût.
— Je t'avais prévenu, me dit-elle alors.
— Quoi?
— Que tu me prendrais pour une folle.
J'ai quand même dû prendre une petite inspiration pour ne pas parler trop vite. Puis j'ai commencé, en disant ce qui me passait par la tête, et déroulant au fur et à mesure sans savoir où ça allait me mener exactement.
— Je ne crois pas qu'il soit question de folie, là. Je comprends tout à fait la démarche, en fait. Tu penses que tu dois à Nathalie de faire les bons choix dans ta vie pour lui prouver que ses sacrifices n'ont pas été vains. Je trouve ça plutôt généreux envers elle, et ça montre que tu es consciente du cadeau qu'elle t'a fait. Même si je suis sûr qu'elle aurait été aussi triste que toi de te voir partir. Je dois bien avouer que je ne l'aurais pas montré de cette manière. Je ne dirais pas que ça prouve que tu es folle... J'aurais d'autres exemples plus pertinents, pour ça! Je dirais plutôt que ça prouve que tu penses différemment... Et que ton cœur est bien plus gros que celui de la moyenne.
Et c'est là qu'elle m'a souri. Ce genre de sourire, avec les larmes au bord des yeux. Je ne sais pas s'il vous est arrivé souvent de toucher quelqu'un de cette manière, mais c'est quelque chose que je qualifierais de renversant.
— Ça veut dire que tu ne regrettes rien?
— Pour être franc, j'ai quelques remords à avoir baisé la nana de mon père... Mais franchement, ça ne pèse pas lourd. Qui regretterait d'avoir réalisé autant de fantasmes en une seule fois?
— Comment ça, autant de fantasmes? me demanda-t-elle avec intérêt.
— Ben déjà, coucher avec toi...
— Ça, c'était pas un fantasme, c'était juste une envie.
— Ben... pas vraiment. Je te rappelle que j'essayais de tout faire pour que tu restes juste ma frangine... Du coup, je devais te voir comme un fantasme, et non une possibilité.
— Ok, me fit-elle avec une moue qui me disait l'inverse. Et les autres?
— Ben le plan à trois!
— Tu es si banal, ricana-t-elle. Mais encore?
— Me taper une cougar?
— Han!
Elle s'est mise à rire sans se retenir, m'a promis que ce serait répété, puis m'a embrassé. Après cette discussion, j'ai pris une décision. Si je me souviens bien, c'est au moment où elle a discrètement passé sa main dans mon short en me murmurant à l'oreille qu'on avait encore le temps de rentrer faire l'amour avant que nos parents ne rentrent pour le déjeuner. Dit de cette manière, c'était tellement subversif!
La décision était simple, et pourtant tellement évidente. Puisque je suis amoureux d'Émeline et que vue notre situation, je ne sais pas ce qui peut nous attendre, je dois en profiter. À fond. Sans me poser de questions. Enfin, si, mais les bonnes. Il est clair pour moi que quoi qu'elle me dise sur sa façon de penser ou de fonctionner, j'aurais beau trouver ça aussi fou que possible, ça n'aura aucune incidence sur mon amour pour elle. Ou alors, comme ça a été le cas après cet échange, ça ne pourrait que l'augmenter.
Nous sommes rentrés et nous avons fait l'amour. Je me souviens que j'étais déjà en elle, le membre plastifié cette fois, ses jambes sur mes épaules, lorsque je me suis rendu compte que c'était un peu notre première fois. Rien que tous les deux, en tout cas. Encore une bizarrerie qui la rend si merveilleuse à mes yeux. J'ai joui sur son ventre, et après, elle m'a dit qu'elle aimerait me sentir me déverser en elle. Devant mon hésitation, elle m'a précisé qu'elle portait un stérilet. Nous avons donc décidé de nous faire dépister l'après-midi même.
Je n'en ai pas parlé jusque-là parce qu'il y avait tant de choses autrement moins banales dans mon esprit, mais le fait est que je m'étais demandé si c'était une habitude pour Émeline et Nathalie de baiser sans capote. Pour ma défense, j'avais tellement été pris de court, que je n'y ai pas pensé. Ou plutôt, j'avais sûrement eu peur que ça coupe tout. Pour cette fois, ça me paraissait évident. Alors quand, en rentrant, j'avais voulu aller jusqu'à ma chambre pour aller en chercher une, elle m'a précisé qu'elle en avait dans la sienne. Je me suis simplement dit qu'elle aussi avait été prise de court. On a beau savoir qu'une seule fois peut être fatale, on peut quand même se faire avoir.
Mais on reprenait le droit chemin! Une petite prise de sang, quelques jours d'attente, et nous serions fixés.
Le lendemain, Émeline a encore réussi à me surprendre. Nathalie et mon père étaient sortis et nous avions profité pleinement de la maison vide. Comme je m'y attendais, Émeline s'est révélée une amante insatiable, aussi enthousiaste dans le sexe oral que vaginal. Elle voulait faire l'amour partout, comme si c'était chez nous et qu'on habitait tous les deux ensemble. Quelqu’un d'autre m'aurait dit ça, j'aurais sûrement freiné des quatre fers. Cependant, je dois bien avouer que m'imaginer m'installer avec elle dans un futur plus ou moins proche ne me fait pas peur. Peut-être même le contraire. Après tout, je sais déjà comment elle est au quotidien. J'ai juste posé un véto sur la chambre de Nathalie et mon père. Mais pas dans le bureau de ce dernier!
Le lendemain midi, nous étions donc à table, quand mon père nous a annoncé:
— Vous savez que le week-end prochain où tu étais sensé être là, Gaby, on avait prévu de se faire un week-end avec Nathalie.
— Oui-oui, je me souviens. Mais je t'ai dit, il n'y a aucun souci. Et promis, on n'invitera pas vingt potes avec Émeline!
— Laisse-le finir, me dit Nathalie avec un petit sourire en coin.
— Ouais, donc... Notre location a eu un petit problème de tuyauterie, apparemment. J'ai réussi à en trouver une autre, mais elle est bien plus grande. Du coup, si vous voulez, vous pouvez nous accompagner.
Grande maison ou pas, je n'allais pas m'asseoir sur un week-end entier avec Émeline rien que pour moi! Je m'étais déjà imaginé comment on pourrait fêter nos résultats négatifs. Au moment où j'ouvre la bouche pour lui dire que c'est gentil, mais qu’on ne va quand même pas leur gâcher leur week-end en amoureux, Émeline me coupe la chique en s'exclamant:
— Oh oui! Trop bien! J'en suis, moi! Toi aussi, Gaby, hein?
— Heu... Ben ouais! Après tout, ce n’est pas tous les jours qu'on peut aller barboter dans la Méditerranée.
Je crois que mon père a pu voir la même déception sur mon visage que celle que j'ai repéré sur le sien! Nathalie, elle, sourit en voyant l'enthousiasme d'Émeline, puis se tord un peu en moquerie lorsqu'elle croise le mien. Elle devine facilement ce que j'avais en tête, forcément.
Mais je me suis promis de profiter des choses comme elles viennent, alors je ne pose même pas la question à Émeline. En même temps, un petit week-end en Corse, ça ne se refuse pas. Et j'ose espérer qu'on ne le passera pas collés à mon père et Nathalie, pour leur bien comme pour le nôtre!
Ce soir-là, nous avons décidé de dormir ensemble. C'est que nous allions nous séparer pour deux semaines. Même si ma mère n'habite pas si loin que ça, il faut quand même une bonne heure de trajet. Et encore, c'est si on avait une voiture. En bus, ça prendrait plus de deux heures.
Il nous a juste suffi de mettre notre réveil avant celui de mon père. C'est cette nuit-là que j'ai compris que j'étais le seul à entendre les cris de Nathalie. Alors qu'elle ondulait lentement et en silence sur ma queue, ses courbes délicieuses sublimées par la lumière tamisée de ma lampe de chevet, on a commencé à entendre Nathalie couiner. Émeline a explosé de rire, mais j'ai aussi senti comment ça l'excitait. Quand elle s'est remise à bouger sur moi, elle était exactement dans le même rythme que le couple au-dessus de nous, et se permettait un peu plus de gémir, même si je sais qu'elle retenait énormément. Nous avons joui ensemble et doucement, alors que Nathalie semblait prendre cher, au-dessus. Je suis persuadé que mon père pense qu'on n'entend rien. J'ai des doutes sur Nathalie, par contre... Nous avons écouté Nathalie jouir, accompagnée par les râles de mon père, sans rien dire, l'un contre l'autre. Il n'y avait rien à dire. Cette maison semblait renfermer deux couples heureux, et il n'y avait rien à ajouter.
Puis il a fallu se séparer. En même temps, ça tombait bien. Les partiels commençaient et s'étalaient sur les deux semaines suivantes. J'ai donc pu me concentrer sur mon travail et Émeline sur le sien. La dernière ligne droite avant des vacances bien méritées. Les résultats des tests IST sont tombés, et on est clean tous les deux. "Plus de capote entre nous" m'a-t-elle écrit. Nous avons beaucoup échangé par texto, quand même, et on s'est appelé plusieurs fois. Mais j'ai trouvé ça un peu frustrant. À part peut-être quand j'ai eu le droit à une séance d'essayage en direct, alors qu'elle choisissait son maillot pour le week-end qui nous attendait. Séance qui s'est terminée en masturbation mutuelle à distance. J'avais déjà reçu des nudes de mes copines, mais ça, c'était une première. De son côté, ça paraissait tellement naturel. Je crois que c'est là que j'ai commencé à comprendre qu'il me faudrait apprendre à la surprendre à son tour.
Les partiels se sont passés. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'ils se sont bien passés, mais ça devrait aller. La fête qui s'en est suivie, elle, s'est même très bien passée, et c'est la gueule un peu enfarinée que je descends du train. Mon père m'attend sur le quai et se marre en voyant ma dégaine.
— Ils ont été intenses, ces partiels, on dirait! me fait-il.
Au moins, il est de bonne humeur. J'avais peur qu'il fasse un peu la tronche parce que son week-end en amoureux se transformait en week-end en famille. Pour ma part, je n'ai qu'une hâte, c'est retrouver ma belle blonde et la sentir contre moi.
Je ne m'étais pas attendu à ce que nos retrouvailles soient aussi difficiles, en vérité. Croiser son regard plein de désir, sentir à distance son corps frémir d'envie... et devoir lui faire la bise gentiment. J'ai l'impression de rejouer le jeu du premier jour. Avec beaucoup plus de mal. Sûrement parce que je n'ai baisé personne juste avant. Heureusement, mon reste de gueule de bois fait passer mon humeur un peu maussade pour de la fatigue. Juste après dîner, il faut préparer les valises. Heureusement qu'on ne part que deux jours: un sac à dos me suffit.
J'en profite pour me moquer d'Émeline avec sa valise:
— T'as franchement besoin de tant de fringues pour deux jours? lui dis-je devant mon père qui se met à ricaner.
Je suppose qu'en haut, Nathalie fait la même chose.
— Ben quoi? me répond Émeline en me narguant. Si je dois trouver l'amour ce week-end, au moins, je serai prête!
Prends ça dans la gueule, Gaby! Malgré tout, je dois prendre sur moi et rire avec elle. Tu ne perds rien pour attendre, jolie blonde.
Vu que nous devons nous lever très tôt pour prendre le train, puis l'avion, tout le monde va se coucher avec les poules. Bien entendu, sans même qu'on ait eu l'occasion de se concerter, je reste éveillé et attends un moment avant de me glisser dans le couloir, ne portant qu'un caleçon, puis j'ouvre doucement la porte d'Émeline.
Je la trouve assise sur son lit. Ses petits seins ronds pointent fort. Ce n'est qu'ensuite que je remarque que sa bouche entrouverte émet des petits gémissements, et que sa main droite joue avec son clitoris.
— Vu qu'on doit se coucher tôt, je me suis dit qu'il faudrait que je sois déjà bien prête quand tu arriverais, me dit-elle entre deux baisers langoureux.
Le simple fait d'être près d'elle, de sentir sa peau contre la mienne, et de goûter à ses lèvres me rend dur comme la pierre. Pourtant, je tente une petite provocation:
— J'aurais aussi très bien pu me dire que c'était à toi de venir jusqu'à moi...
Elle ricane doucement et pose enfin sa main sur mon entre-jambe:
— T'aurais jamais pu dormir sans passer par la case Émeline...
J'abdique volontiers. Elle a tellement raison. Alors plutôt que d'essayer d'avoir le dernier mot, je me glisse entre ses jambes et viens goûter à son nectar déjà abondant. Son clitoris trône fièrement au-dessus de sa vulve et je passe un moment à le sucer, tout en glissant un doigt en elle.
Elle gémit presque sans bruit, je la regarde, si belle, si sensuelle. Elle me sourit et me laisse faire totalement à ma guise. Pourtant, avant de jouir, elle me tire par les cheveux.
— Je veux te sentir jouir en moi, Gaby...
Il va falloir que je m'y fasse. Émeline crie beaucoup (quand on peut se le permettre), mais elle parle aussi beaucoup, pendant qu'on fait l'amour. Bon, elle ne fait pas la discussion, non plus. Ses mots sont choisis, souvent directs, et font mouche à chaque fois. Même si je savais et attendais avec impatience ce moment où je pourrais jouir en elle sans plastique autour de ma bite, le fait de l'entendre le dire me rend dingue.
Alors sans rien lui répondre, je remonte le long de son corps en l'embrassant, en la léchant. Je peux la sentir frémir de tout son corps à l'idée de me sentir la pénétrer. Lorsque mon gland vient caresser sa vulve, elle se mord la lèvre, comme si elle était déjà au bord de l'orgasme et qu'elle se retenait de faire du bruit. Tout en plongeant dans ses yeux, ma queue fait de même en elle. Lorsque nos bassins finissent par s'emboîter, je la vois ouvrir la bouche. Par réflexe, je pose ma main dessus et son gémissement est étouffé.
Alors que je commence à aller et venir, doucement, je la vois me sourire derrière sa main. Toutefois, il m'est difficile de rester à ce rythme lent. Je me doute bien que son orgasme finira par arriver, mais je dois avouer que je pense aussi au fait qu'on pourrait se faire griller.
J'appuie donc un peu plus fort sur sa bouche en faisant attention de ne pas boucher son nez, puis je me mets à la besogner avec plus de fougue. Elle ouvre grand ses yeux et j'entends ses ahanements contenus dans ma paume. Le moment m'excite tellement. Je ne saurais dire si elle fait semblant d'avoir peur ou pas, je dois avouer que ça me donne envie de prendre quelques risques. À plusieurs reprises, mon bassin vient littéralement cogner le sien.
Mais je finis par me calmer. Lui ai-je fait mal? Je ne saurais dire exactement, mais je commence à craindre que ma main ne suffise plus à camoufler ses cris, alors je ralentis, tout en reprenant un peu mon souffle.
Je la sens alors serrer les jambes. À tel point que je suis obligé d'écarter les miennes. Pourtant, elle me garde bien en elle. Sa tête remue un peu pour se défaire de ma main et je la retire. Nos bouches se retrouvent à quelques centimètres l'une de l'autre, et elle me murmure:
— Comme ça, je te sens encore mieux. Viens... Vides-toi en moi, Gaby...
Pendant une seconde, je me demande comment elle fait. Je me trouve un peu bête de n'avoir rien à lui répondre, mais je dois avouer que la position y est aussi pour quelque chose. Je suis tellement serré en elle que mes va-et-vient en seraient plus difficiles si elle n'était pas aussi mouillée.
Les yeux dans les yeux et avec une douceur à la limite du soutenable, je vais et viens en elle, avec ce sentiment fascinant de la remplir entièrement. Pas uniquement son vagin. J'ai cette impression ensorcelante que c'est à son âme que je fais l'amour. Jamais je n'ai ressenti une chose pareille.
Je ne saurais dire combien de temps se passe ainsi. Deux minutes ou deux heures, peu importe. Lorsque mon foutre jaillit de ma queue plantée en elle, je la vois partir en même temps, jouir uniquement de cette sensation de mon sperme qui se déverse au fond d'elle. C'est tellement merveilleux que je recule un peu ma tête pour mieux la voir jouir tout en continuant de lui offrir de tendres va-et-vient.
Nous restons un bon moment ainsi à nous embrasser, nos sexes emboîtés. Mais juste au moment où je me dis que j'ai envie de terminer la nuit près d'elle, elle me chuchote que je ferais mieux d'y aller. Elle a raison, et c'est à contrecœur que je récupère mon caleçon. Je le passe en voyant mon sperme blanc couler de sa vulve. Je trouve ça magnifique, mais je ne m'attarde pas.
J'ouvre la porte et lui lance un baiser avant de la refermer tout doucement. C'est à ce moment que je vois la silhouette de Nathalie au bout du couloir. Je sursaute en silence, mais elle s'avance en me souriant. Elle a un verre d'eau à la main et s'apprête à remonter se coucher.
— Allez, Don Juan, il ne reste que quatre heures avant le réveil...
Arrivé dans ma chambre, je m'écroule carrément. La fatigue de la soirée dernière et le moment si intense passé avec Émeline me fait tomber dans les bras de Morphée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
Quatre heures plus tard, c'est le branle-bas de combat. Tout le monde court dans tous les sens en attendant son tour dans la salle de bain. Chacun doit faire vite, si on ne veut pas être en retard. Il y aurait la place pour faire une deuxième salle de bain à l'étage, mais mon père ne veut pas, et il n'a pas tort: Émeline et moi ne resterons plus bien longtemps squatter chez lui. Et je crois qu'il ne veut pas se retrouver avec Nathalie comme c'était avec ma mère: chacun sa salle de bain, et plus aucun partage d'intimité.
Dans le train, je me rendors rapidement, et ce sont les coudes d'Émeline qui me réveillent. Il faut se speeder et ma blonde n'arrête pas de rire, excitée par le fait de prendre l'avion, me dit-elle. Je comprends vite pourquoi. N'ayant pas acheté les billets en même temps, nous nous retrouvons tous les deux assez éloignés de Nathalie et mon père. Deux petites heures que l'on passe à profiter pour se tenir l'un contre l'autre, à s'embrasser, et à se peloter discrètement, malgré la présence du couple juste à côté de nous. Lorsque la voix nous demande d'attacher nos ceintures pour l'atterrissage, les seins d'Émeline pointent de façon insolente, et mon short est déformé, ce qui, visiblement, fait sourire l'hôtesse qui passe dans le couloir pour s'assurer que tout le monde boucle bien sa ceinture comme il faut.
— T'aurais dû faire semblant de pas réussir à la mettre, elle t'aurait aidé, me sort Émeline en ricanant.
Je ricane à mon tour, mais au fond de moi, quelque chose se passe. Ce n'est pas une petite blague anodine, j'en suis persuadé. Émeline me signifie clairement qu'elle trouverait excitant qu'une autre femme s'approche de mon érection. Autant vous dire que lorsque l'on doit se lever pour récupérer nos affaires et quitter l'avion, mon émoi est encore visible et je dois coincer ma verge dans l'élastique de mon short pour que ça passe inaperçu.
Nous rejoignons mon père et Nathalie à l'endroit où les valises arrivent sur un tapis roulant et avant même que l'on ne sorte de l'aéroport de Figari, notre taxi nous a trouvés et nous guide jusqu'à sa voiture. S'il n'y avait pas tous ces paysages idylliques à découvrir sur le chemin de Bonifacio, j'aurais me retrouver avec des pensées lubriques, coincé à l'arrière entre Émeline et Nathalie, qui n'arrêtent pas de prendre des photos pendant que mon père papote avec le conducteur.
Celui-ci nous dépose devant une maison très proche de Bonifacio. À peine 20 minutes à pieds par un petit chemin, nous dit le chauffeur de taxi. Le soleil est bien levé, mais il est encore tôt, et après avoir posé nos affaires, nous décidons de faire une petite balade sur ledit chemin, et d'en profiter pour faire quelques courses.
J'avais espéré qu'il n'y aurait que deux chambres, mais Émeline et moi avons chacun la nôtre. Et les murs sont fins, on entend tout. La petite villa étant de plain-pied, les chambres sont les unes collées aux autres. Il sera difficile de passer la nuit ensemble sans se faire prendre, d'autant plus que la chambre dite nuptiale se trouve entre les deux autres. Ce qui me rend un peu maussade, je dois avouer. Heureusement, la bonne humeur communicative de ma demi-sœur me redonne rapidement le sourire.
Sur le chemin de Bonifacio, nous nous arrêtons pour de nombreuses photos. Je prends un plaisir certain à mitrailler les deux femmes qui nous accompagnent. Nous mettons une bonne demi-heure à rejoindre la ville entourée de murs qui avaient servi, il fut un temps, à la protéger des invasions venues de la mer.
Si les paysages sont impressionnants, la petite cité l'est tout autant. Pourtant, je n'arrive pas vraiment à l'apprécier à sa juste valeur, tellement il y a de monde. Même Émeline semble un peu perdue dans une telle foule, et elle préfère par moments me donner la main pour ne pas se retrouver toute seule. En ce week-end ensoleillé du mois de mai, les touristes sont déjà au rendez-vous et l'on suit Nathalie et mon père sans grand enthousiasme.
Mon père, lui, adore. Il s'extasie devant l'architecture, prend des photos en veux-tu en voilà, et Nathalie semble très intéressée par tout ce qu'il a à lui raconter. Juste avant que nous ne trouvions un endroit où faire quelques courses, mon père tombe sur cette annonce: concert polyphonique à 16h dans l'église Sainte-Marie Majeure. Nathalie semble emballée à son tour et lorsqu'il se tourne vers nous pour savoir s'il nous prend des billets aussi, Émeline lui rétorque gentiment:
— J'ai vu qu'il y avait moyen de faire du kayak de mer. J'aurais bien fait un peu de sport cet après-midi! Ça te dirait, Gaby?
Dans tous les cas, à choisir entre m'enfermer dans une église à écouter des gens chanter, aussi beau que cela puisse être, et passer un après-midi sur la mer méditerranée à découvrir des endroits sauvages, il n'y a pas photo.
— Carrément! J'ai vu qu'on pouvait avoir accès à des endroits complètement sauvages!
— On a fait la même recherche! s'exclame-t-elle en riant. J'ai même imprimé une carte...
— Dans ce cas, fait mon père visiblement de très bonne humeur, ce sera les vieux avec les vieux et les jeunes avec les jeunes! Je prends des billets pour Nathalie et moi, et on va faire ces courses!
Lorsque mon père s'éloigne, Nathalie s'approche de nous avec un air à la fois moqueur et lascif:
— N'hésitez pas à bien prendre votre temps, les amoureux. Vous aurez même une partie de la soirée tranquille. Je compte inviter Nathan au restaurant ce soir. Je vous enverrai un message quand on sera sur le retour.
— Merci Nath! s'exclame Émeline en l'enlaçant avant de lui poser un bisou sur la joue.
Quand elle se tourne vers moi, son regard me dit à quel point elle compte en profiter, et je sens comme une chaleur m'envahir, depuis mon bas-ventre.
Il est presque 13h quand on passe à table, sur la terrasse de la petite villa (avec vue sur mer!) et Émeline et moi nous sustentons rapidement, avant de préparer un sac à dos chacun. Quelques minutes plus tard, un taxi nous attend devant le portail et je saute dedans à la suite d'Émeline dont l'allure sportive la rend hyper sexy. Elle porte un shorty bien moulant à travers lequel on devine le tissu de son string de plage, et un petit débardeur assez ample.
Il nous est difficile de rester civilisés à l'arrière du véhicule. Nos bouches se retrouvent enfin, et nos mains se font baladeuses, et il faut bien les remontrances du chauffeur pour ne pas qu'on aille plus loin. Il nous dépose juste devant le magasin de location.
Au début, je crois qu'il va nous dire qu'il n'y a plus de kayak de disponible, mais lorsqu'on lui dit qu'il n'en faut qu'un et que nous ne prenons pas de guide (Émeline lui montre fièrement sa carte et lui précise qu'elle est habituée à ce genre de randonnées), il nous sourit et nous envoie choisir un kayak sur la plage. Après quelques dernières recommandations techniques et de sécurité, il prend la carte d'Émeline et lui met deux points de plus dessus:
— Normalement, dans ces deux endroits-là, vous vous retrouverez seuls au monde. Ils sont un peu plus difficiles d'accès pour des débutants, alors on ne les envoie quasiment jamais, mais si vous êtes habitués aux randos dans la Manche, ça devrait être une partie de plaisir pour vous. Allez! Profitez bien, et revenez au plus tard pour 18h.
Ce qui nous laisse environ quatre heures. Après quelques minutes et quelques conseils d'Émeline, nous réussissons enfin à nous coordonner comme il faut avec nos pagaies. Nous partons dans le sens inverse du groupe parti quelques minutes avant nous. Le soleil est au rendez-vous, les paysages magnifiques. Je suis à l'avant du kayak biplace, pour donner le rythme, et Émeline derrière pour la direction.
— Où on va? je lui demande en me retournant au bout d'un moment.
Je la retrouve toute souriante, le gilet de sauvetage posé à ses pieds, et en train de retirer son débardeur. Je profite du petit moment de pause pour en faire de même. Elle finit par me répondre, après avoir remis son gilet.
— Pagaye, et tu verras bien!
Ce que je fais donc, avec entrain. En moins de dix minutes, nous arrivons dans une petite crique après être passés sous la roche. Un petit groupe de 3 canoës (sept personnes, visiblement trois couples d'amis et leur guide) est déjà présent et fait une pause photos. Nous en faisons de même, et je crois qu’Emeline veut me donner le ton de l'après-midi à ce moment-là.
Tous les regards se posent sur elle lorsqu'elle retire son gilet pour présenter ses petits seins à l'air. Elle insiste pour faire quelques selfies ensemble, d'abord plutôt sages. Mais lorsque le groupe s'affaire à retourner dans leurs embarcations en nous jetant des petits coups d'œil, je me mets à l'embrasser. Elle continue de prendre de photos, même lorsque je descends sur sa poitrine et lui suçote les tétons. À peine ai-je le temps de remarquer que le groupe s'est éloigné pour de bon, qu'Émeline retire le bas, se retrouvant nue devant moi.
— Ça te dit que je pose pour toi?
J'ai bien d'autres idées en tête, mais je me dis que ça peut être un bon début. J'ai déjà repéré une pierre où on pourrait s'allonger pour faire l'amour, alors je lui propose de s'installer dessus. Elle prend un plaisir certain à m'allumer en prenant des poses suggestives, en me lançant des regards lascifs. Elle va même jusqu'à s'insérer un doigt en elle en mimant un orgasme.
Au bout de cinq minutes et une dizaine de photos réussies, je suis carrément en feu. Mais lorsque je m'approche d'elle, prêt à lui sauter dessus, elle me repousse en ricanant:
— Non, pas ici, il y a trop de passage.
Et comme pour lui donner raison, lorsque l'on ressort de l'endroit quelques minutes plus tard, nous croisons un groupe de quatre jeunes, d'à peu près notre âge. Les pauses et les photos se poursuivent. Je me rends compte qu'elle-même commence à avoir très envie de moi, parce qu'à plusieurs reprises, même dans des sites où nous ne sommes pas seuls, elle m'enlace pour m'embrasser, ou baisse rapidement son shorty pour me montrer son pubis ou ses fesses pour que je les prenne en photo. Je lui précise qu'on devra quand même faire le tri avant de les montrer à nos parents ce soir.
— Pourquoi? T'as pas envie que ton père me voie à poil? me fait-elle en ricanant.
— Tu pourrais faire de la concurrence à Nathalie!
Elle rit de bon cœur, assise derrière moi, juste avant de me dire qu'on n'est pas loin d'un des points que le gars de location de kayaks nous a indiqué. Nous devons slalomer un peu entre quelques rochers d'abord, puis nous retrouvons dans un courant un peu plus virulent que la mer plate. Rien d'insurmontable, même si nous restons bien concentrés jusqu'à arriver à la crique. C'est un vrai paradis sur terre. Aux pieds des falaises, surmontée d’une végétation abondante, la crique de sable blanc doit faire environ trente mètres de long et dix de large. Il n'y a personne, et à ce que je peux voir, personne ne peut nous voir, même d'au-dessus. Je serais même assez étonné qu'il y ait des chemins de randonnée par là.
Je mets les pieds dans l'eau et tire le kayak sur le sable. Émeline s'émerveille de l'endroit, et je dois avouer que je suis dans le même état. C'est un endroit complètement incroyable. On aurait vraiment l'impression d'être seuls au monde, s'il n’y avait les quelques bruits de moteurs dans le lointain.
Après avoir jeté nos sacs à dos sur le sable et en avoir tiré nos serviettes, elle vient tout contre moi pour m'embrasser et faisant tomber mon short. Je suis déjà dur et je sens sa main douce courir le long de ma verge.
— Je crois que j'ai une surprise que tu devrais apprécier... Mais d'abord, on se baigne tout nu!
En deux secondes, elle se retrouve en tenue d'Eve et court vers la mer, me laissant seul et en érection sur le sable. Je ris et la suit, lui saute dessus pour la faire tomber dans l'eau. Là, nous nous embrassons, nous enlaçons, nous rions et jouons, alternant avec des caresses et des baisers langoureux.
Jusqu'au moment où nous remontons sur le sable. Sans prendre le temps de nous sécher ou même d'étaler nos serviettes, je termine allongé sur le dos, Émeline en train de me sucer sans me lâcher du regard. Mais avant qu'elle ne me fasse trop monter, je lui rappelle qu'elle m'a parlé d'une surprise.
Elle se mord la lèvre et attrape son sac à dos pour y plonger la main, me laissant un moment perplexe avant de la ressortir. Je mets un petit moment avant de comprendre qu'elle a sorti un tube de lubrifiant. Du coup, il me faut un autre petit moment avant de lui sourire.
— Tu es sûre de toi? je lui demande avec une voix légèrement tremblotante qui trahit mon impatience à y être.
— Je veux que tu me connaisses de partout, me dit-elle avec sérieux. Je veux pouvoir te sentir partout en moi... Et que tu saches que je peux t'accueillir en moi, de n'importe quelle façon que ce soit...
Ces mots me laissent coi un moment. Je cherche dans le regard de ma superbe blonde quelque chose qu'elle ne me dirait pas, quelque chose qui irait encore au-delà. Je sens que je pourrais le toucher du doigt, mais je n'y arrive pas vraiment. Pour l'instant. Je lui saute alors dessus et l'embrasse avec passion en l'allongeant à son tour sur le sable.
Ma bouche parcourt son corps. Son cou, ses seins, son ventre. Je m'attarde un long moment sur son clitoris proéminent et lui arrache de longs et bruyants gémissements. Enfin, nous allons pouvoir nous laisser aller. Ma position est mal aisée, parce que je fais en sorte que mon sexe ne touche pas le sable mais elle m'aide en prenant appui sur ses pieds et soulève son bassin. Je retrouve le goût de sa vulve avec délectation, et je m'en bâfre tellement qu'elle se met à jouir une première fois, sans aucune retenue. Je me jette sur son bouton dressé dont, je dois l'avouer, la taille un peu hors norme m'excite beaucoup. Ainsi, en la suçotant doucement, j'accompagne son orgasme en la scrutant. Chaque petite grimace qui devient le signe d'une crispation un peu intense, sa poitrine qui se soulève plus haut que d'habitude, ses tétons dressés... puis son sourire ravi lorsque la vague semble passée.
C'est alors que je la retourne sur le ventre. Je prends un bon moment à lui retirer les grains de sable sur le dos et les fesses, en profitant pour quelques caresses appuyées... Et peut-être une ou deux fessées gentilles qui semblent la ravir. Une fois propre, je la relève un peu pour qu'elle se mette à genoux, sa croupe tendue vers moi. Je lui offre un coup de langue sur sa vulve qui se termine sur son anus qui ressemble à une petite fleur.
— Tu sais, lui dis-je entre deux bisous sur ses fesses. C'est une première pour moi.
— Pour moi aussi, me répond-elle en tournant sa tête pour me voir. Enfin... Hummmmm...
Je n'ai pu m'empêcher de repasser ma langue sur son petit trou que je m'apprête à percer de mon membre si dur.
— Tu allais dire? lui fais-je en continuant de la lécher, mes mains écartant ses fesses au maximum.
— Oh oui... J'allais dire... La première fois avec quelqu'un de vivant... Ça fait... hummm... Longtemps que je m'y prépare.
Son petit œillet reluit de toute ma salive, et comme pour vérifier ses dires, je glisse doucement un doigt en elle. Je suis en effet étonné de ne ressentir quasiment aucune résistance. Et de façon fulgurante, je me prends la réalité en pleine face. Émeline se prépare depuis longtemps, et sûrement bien avant ce fameux après-midi où elle m'a révélé ses sentiments d'une manière si surprenante. Et à voir comme elle ondule sur mon doigt en roucoulant de plaisir, je parierais qu'on ne se connaissait pas, qu'elle pensait déjà au moment où elle offrirait son cul à un homme.
Parce que c'est exactement ce qu'elle fait. De la même manière qu'une jeune femme d'un autre temps aurait offert sa virginité à celui qu'elle pensait être "le bon", Émeline m'offre sa virginité anale. En me rendant compte de ce qu'est ce moment pour elle, mon cœur s'accélère. Putain, je l'aime tellement.
Il ne me faut pas longtemps pour attraper le tube de lubrifiant et en faire couler sur son petit trou, tout en continuant de la doigter. Je la vois se cambrer encore plus, sûrement en prévision de ce qui va venir. Mais sachant qu'il m'arrive de me sentir déjà à l'étroit dans sa chatte, je prends mon temps. Il est hors de question que je lui fasse mal. Doucement, je glisse donc un deuxième doigt, qui passe un peu moins facilement.
Contrairement à d'habitude, elle retient ses gémissements, comme si elle en gardait en réserve pour quand je la perforerai de ma queue. D'ailleurs, je la frotte doucement contre sa vulve débordante de jus translucide, mon gland contre son clitoris. J'avoue être impressionné lorsque je sens clairement son anus se décontracter.
Si j'ai souvent introduit un doigt dans le cul d'une fille que je baise, je n'ai jamais vraiment fait ce que je suis en train de faire... et encore moins ce que je m'apprête à faire! Mon cœur tambourine dans ma poitrine, et j'entends alors sa voix, menue et tremblotante d'excitation:
— Viens... Prends-moi, Gaby...
Je lui remets une petite dose de lubrifiant après avoir retiré mes doigts, et en asperge ma verge aussi. Il me faut d'abord me redresser un peu. Je passe une jambe de chaque côté des siennes, et me penche pour présenter mon gland à sa rondelle déjà entrouverte par mes doigts.
— T'es prête? je lui demande avec une petite hésitation dans la voix.
Il m'est important de lui laisser une dernière chance de faire machine arrière. Mais en lui posant la question, je me rends compte que je ne sais pas moi-même si je le suis. Je n'ai aucune espèce d'idée de ce que je vais ressentir. Est-ce qu'il est possible que j’aie un peu mal?
Lorsque mon gland vient caresser son trou, elle tourne un peu la tête pour me regarder et me sourit:
— Vas-y doucement, quand même, d'accord?
J'ai la bouche tellement sèche que je n'arrive qu'à hocher la tête. Une de mes mains tient ma queue pour la diriger vers la raie de ses fesses, et l'autre est posée sur sa hanche pour me maintenir dans cette position qui me fait travailler les quadriceps.
Je baisse alors un peu mon bassin et commence à appuyer mon gland turgescent sur son anus. Qui résiste, forcément, même si je peux le voir s'écarter déjà un peu. Je me mets alors à aller et venir avec douceur. La sensation est déjà intense, même si elle n'est appliquée que sur le bout de mon gland tout rouge. Les gémissements d'Émeline se sont transformés en grognements d'efforts.
C'est au moment où elle se cambre encore un peu plus, alors que je suis déjà en nage, que je sens son trou s'ouvrir un peu plus, gobant d'un coup la moitié de mon gland.
— Oh bordel! s'exclame-t-elle.
— T'as mal?
— Un peu, mais t'arrêtes pas...
Après une petite seconde d'hésitation, je me remets à pousser, le plus doucement possible. Nos respirations sont complètement anarchiques, et le fait de voir le bout de ma queue se faire avaler, millimètre par millimètre, me rend complètement dingue.
Lorsqu'elle lâche un cri plus fort que les autres, je me remets à faire des petits va-et-vient, malgré la tension qui me fait trembler les jambes. Petit à petit, je la sens me prendre de plus en plus. C'est long et laborieux, mais elle ne semble pas vouloir s'arrêter.
Lorsque mon gland est presque complètement en elle, j'ai besoin d'un petit temps. La pression que son anus exerce dessus est tout simplement divine.
— Viens! Maintenant! me crie-t-elle carrément.
Surpris par la hauteur des décibels de son injonction, je m'exécute sans réfléchir et pousse un bon coup.
— Aaaaaahhh!
Elle a sûrement crié elle aussi, mais le mien était plus audible. J'ai toujours aimé les vagins étroits, parce qu'on se sent comme enlacé par les chairs de celle qu'on désire. Sur toute la longueur. Là, c'est assez différent, et d'abord peut-être dérangeant. Sa rondelle me serre tellement que j'ai un instant l'impression qu'elle va me bloquer la circulation sanguine.
Je la vois attraper maladroitement le tube de lubrifiant et me le tendre. Tout aussi pataud, je l'attrape de ma main qui ne tient plus mon sexe et en fait couler un peu dans sa raie. Rapidement, l'effet escompté se fait ressentir. La pression sur mon sexe se relâche un peu, et je me mets à aller et venir, doucement, au gré des grognements d'Émeline.
Je m'y habitue plus rapidement qu'elle et réussit à reprendre assez mes esprits pour donner un rythme qui transforme bientôt la douleur en pur plaisir. Je lui lime le cul avec le plus de douceur possible, mais de toute ma longueur. À chaque descente, mon bassin vient caresser et appuyer contre ses délicieuses fesses. Je m'enivre littéralement des sensations. La pression reste impressionnante, mais elle ne s'exerce qu'au niveau de son anus. Le reste de ma queue en elle n'est pas oppressé et le fait même d'aller et venir me procure quasiment un massage plutôt énergique de la verge.
Je n'ai aucune idée de ce qu'elle peut ressentir, malheureusement. Toutefois, elle ne gémit plus. Elle crie, hurle, même. Elle laisse sortir son plaisir, m'intime de ne pas m'arrêter. Mais lorsque mes muscles commencent à me faire mal, je me plante en elle et appuie sur son bassin pour qu'elle le baisse afin que je puisse poser mes genoux au sol. Mes bras l'entourent, la serrent fort, et j'arrive (je ne sais trop comment) à m'allonger sur le flanc en maintenant ma queue en elle.
Le cri qu'elle pousse alors me fait peur. J'ai l'impression de lui avoir fait mal dans le mouvement. Mais je suis rapidement rassuré:
— Gaby, je vais jouir! Viens!
Sans plus attendre, je reprends mes mouvements de va-et-vient, un peu plus virulents. Ses cris reprennent de plus belle. J'accélère encore un peu. Je sens mon orgasme monter lui aussi, parce que plus elle s'approche de la jouissance, plus elle se contracte.
— Oui... oui... ouiiiiiii!
Au même instant, je jouis. Fort. Très fort. Ne contrôlant plus grand-chose, je lui assène quelques coups de reins belliqueux. Heureusement, j'ai le sentiment que ça ne fait qu'augmenter son plaisir. Lorsque je réussis à me contrôler à nouveau, elle tremble de tout son corps, en ondulant ses fesses contre mon bas-ventre, ma queue continuant de déverser mon sperme dans ses entrailles.
— Oh bordel, Gaby... me fait-elle en se serrant encore plus contre moi.
Je passe un bras par-dessus elle et attrape un sein que je me mets à malaxer en lui embrassant le cou malgré ses cheveux en bataille.
— Tu m'as baisée de partout...
— Et je le referai, Émeline...
Je recule doucement mon bassin pour libérer mon sexe parce que j'ai l'impression que maintenant qu'elle a joui, ma présence en elle à cet endroit lui devient un peu gênante. Elle lâche un dernier gémissement.
— Souvent? me demande-t-elle un peu suppliante.
— Aussi souvent que possible...
— Je t'aime, Gaby...
Mon cœur semble exploser. Je la serre fort contre moi, comme si ça pouvait m'aider à lutter contre les larmes qui me montent aux yeux. Je me plonge à nouveau dans son cou et lui dit que moi aussi, je l'aime, que je ne pensais pas qu'on puisse aimer autant.
Un petit vent sort discrètement de ses fesses, et ça la fait exploser de rire. Mes larmes en profitent pour couler doucement sur mes joues alors que je la suis dans cette hilarité.
Elle se lève d'un coup, je ne sais pas comment, puis me tend sa main.
— Allez, on va se baigner!
Je lui attrape la main et me lève à mon tour, les jambes encore un peu flageolantes, et lorsqu'elle se retourne pour courir jusqu'à l'eau, je vois une coulée blanche sur l'arrière de sa cuisse, qui prend naissance entre ses fesses. Si j'imagine qu'elle veut profiter de la baignade pour se nettoyer, je trouve aussi ça terriblement sexy!
Je la suis et plonge directement dans l'eau. Cette fois, nous n'y restons pas jouer. Nous revenons rapidement vers le bord et nous allongeons l'une contre l'autre dans l'eau chaude qui nous caresse doucement au gré du courant.
J'aurais pu passer la nuit là. Il nous fallait malheureusement rendre le kayak et nous devons donc prendre le chemin du retour, après avoir flâné là un bon moment pour se remettre de nos émotions. Nous nous arrêtons à un dernier endroit pour prendre quelques photos et retournons jusqu'au magasin de location, beaucoup plus traînards qu'à l'aller.
Émeline ne rate pas l'occasion de faire sourire le vendeur lorsqu'elle retire le gilet de sauvetage sans rien en-dessous pour le lui rendre. Et je dois avouer que si mon premier réflexe est de sentir un petit pic de jalousie, je ne peux m'empêcher d'échanger un petit regard amusé avec le jeune homme.
Nous nous dirigeons ensuite vers la paillote présente sur la plage, Émeline les seins à l'air, main dans la main, afin de boire un verre. Et puisqu'ils font aussi de quoi manger, nous décidons de rester là tout le début de soirée avant d'appeler un taxi.
C'est en mangeant que nous revenons sur notre expérience de la journée.
— Tu sais, me fait-elle après une petite gorgée de vin, je ne suis pas le genre de nana a aimer avoir mal... Mais là, je dois avouer que c'était quelque chose, quand même.
— Comment ça?
— Je crois que c'est surtout le fait de sentir la douleur se muer en plaisir, en fait. Je t'avoue que le début ne m'a pas transcendée. Mais à partir du moment où je t'ai sentie te planter en moi pour de bon... Wow! C'était juste magique! Douloureux, aussi. Mais cette douleur-là, je la supporterai volontiers encore mille fois!
Il me faut une petite seconde pour chasser l'image de ma queue la transpercer mille fois de la sorte. Puis j'enchaîne sur ce qui me semble être le plus important:
— J'ai adoré moi aussi, et je suis prêt à recommencer mille fois! Mais surtout, lui dis-je en prenant une de ses mains dans la mienne, je crois que j'ai compris ce que ça représentait pour toi.
Elle me sourit en coin, penche un peu la tête sur le côté, comme si elle me mettait au défi.
— C'est-à-dire?
Je reste la regarder, et commence à me dire que je n'ai pas intérêt de me tromper. Non pas qu'elle m'aimerait moins si je me fourvoyais, mais qu'au contraire, si j'ai vu juste, son amour ne ferait qu'en grandir.
— J'ai compris que ce n’était pas juste une expérience, pour toi. Je veux dire... Bien sûr, c'était quelque chose que tu voulais connaître, et depuis un moment, apparemment... Mais... (je me mets un peu à rougir, me rendant compte que ce que je vais dire peut paraître prétentieux) Je crois que tu ne voulais pas le faire avec n'importe qui, et que tu m'as choisi, moi... J'ai compris que d'autres filles auraient fait la même chose, mais pour un rapport vaginal... Mais que toi, tu n'es pas les autres filles...
— Ça y est, tu as compris que je suis folle, dit-elle en souriant encore plus.
— Non, Émeline. J'ai surtout compris à quel point j'ai de la chance...
Elle se lève d'un bond de sa chaise et se penche au-dessus de la petite table pour m'embrasser à pleine bouche.
— Il semblerait qu'on soit tous les deux des petits chanceux, alors...
C'est donc sur un petit nuage que je monte dans le taxi qu'on a appelé pour nous ramener à notre location. Nathalie envoie le message prévu à Émeline pour dire qu'ils seront à la maison d'ici cinq à dix minutes juste au moment où nous fermons la porte. En arrivant dans le jardin, nous voyons qu'il y a de la lumière dans la chambre de mon père et Nathalie, dont la fenêtre donne sur le pignon.
En ricanant, Émeline me tire par la main pour s'y rendre. C'est à son sourire que je comprends ce qui se passe. Les rideaux ont été tirés (il n'y a pas de volets), et avec la lumière, même tamisée, on peut voir leurs ombres. À travers les carreaux, on peut même entendre Nathalie couiner.
Je n'ai pas très envie de voir ça, mais j'ai largement le temps de comprendre ce qui s'y passe. Nathalie est à quatre pattes sur le lit, cambrée délicieusement, et mon père la prend en levrette, en lui assénant des fessées, nombreuses et virulentes.
Je décide de faire marche arrière, mais Émeline me retient. Elle semble émerveillée par le spectacle. Et au bout de quelques secondes, je capitule et regarde avec elle. Je suis certain que ça l'excite. À tel point qu'elle sort son portable et commence à filmer. J'essaye bien de l'en empêcher, mais l'idée même qu'elle puisse, plus tard, se caresser en la regardant m'émoustille quand même pas mal.
Je la laisse donc filmer et décide de lui rendre le moment encore plus agréable. Je me poste derrière elle, l'enlace doucement et commence à lui caresser les seins sous son débardeur qu'elle a fini par remettre avant que le taxi n'arrive. Une de mes mains se glisse entre ses jambes et jusqu'à ce que Nathalie exprime un orgasme violent et que je vois mon père se vider les couilles sur ses fesses après s'être retiré, je joue avec son clitoris durci.
— Wow... me chuchote-t-elle une fois qu'ils se sont allongés l'un contre l'autre. Je sais maintenant d'où tu tiens ta vigueur...
Je ricane doucement et la tire vers la terrasse. Je lui dis de s'installer et pars discrètement dans la maison, dans le but d'aller chercher une bouteille et deux verres. Alors que je m'apprête à ressortir, la porte de la chambre s'ouvre et j'entends mon père aller aux toilettes. Je reprends mon chemin avec encore plus de discrétion et sursaute en voyant la lumière s'allumer dans la salle de vie.
— Ah ben vous êtes rentrés? me fait Nathalie, en nuisette transparente à travers laquelle je peux carrément voir son pubis rasé.
— Heu... Ouais, à... à l'instant. On voulait juste boire un verre avant de se coucher.
— Moi aussi, j'ai besoin de boire un coup! me fait-elle avant de tourner la tête vers le couloir. Nathan! Ça te dit de boire un verre avec les enfants? Ils viennent de rentrer!
— J'arrive! crie-t-il depuis la salle de bain.
— Profites-en pour me ramener un petit gilet, s'il te plaît!
Puis je la laisse passer devant, en profitant pour reluquer son superbe cul, et tenter de repérer s'il est marqué ou non par les fessées de mon père. Mais je ne vois pas assez bien. Une fois assise et la lumière de la terrasse allumée, c'est comme si elle était nue. Je ne remercierai jamais assez mon père qui lui ramène un gilet et qui cache ses seins que je restais regarder presque en continu, faisant ricaner Émeline.
Celle-ci est visiblement heureuse du moment. Elle montre même les photos de notre après-midi. Heureusement qu'elle avait pris le temps de faire le tri. Le verre se transforme en deux verres, puis nous allons finalement nous coucher. J'aurais tant aimé passer la nuit avec Émeline. Mais je dois me contenter d'un baiser volé.
Seul dans mon lit, je souris en m'endormant, repensant à cette journée dingue. Je pourrais m'habituer à vivre ainsi! Mais au fond, peu importe. Peu importe le lieu, tant qu'Émeline est dans les parages.

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