4. L'exploration du désir
Je crois avoir encore monté dans l'estime d'Émeline malgré moi. Peut-être que si elle m'avait avoué ses sentiments, un peu plus puissants qu'une simple amitié, envers Nia avant cette soirée, j'aurais réagi différemment. Mais je ne pouvais nier qu'il s'était passé quelque chose, même entre Nia et moi. Les baisers que nous avons échangés n'étaient pas tout à fait anodins, ils allaient au-delà des baisers que l'on partage dans un moment de pur sexe.
Les jours suivant, Émeline et moi étions sur un petit nuage. On faisait l'amour dès que possible, où qu'on soit. La seule règle était de ne pas se faire griller, sauf par Nathalie. Émeline ne m'en a rien dit, mais je suis sûr, maintenant, qu'elle veut pousser Nathalie à recommencer. Et que petit à petit, la nana de mon père pense à céder.
Dès que mon père s'en va, le matin, Émeline m'attire dans sa chambre et nous faisons l'amour. Une fois, elle m'a même présenté son cul et le tube de lubrifiant. Elle a crié comme jamais pendant que Nathalie prenait sa douche. Émeline est persuadée qu'elle se branlait et je la crois volontiers.
Toutefois, je commence à craindre que mon père ne se doute de quelque chose, voire même que Nathalie lui en ait parlé. Si je pense ça, c'est qu'il a commencé à nous lancer quelques réflexions, sur le ton de l'humour. Mais je connais mon père, et son ton prend toujours une teinte de reproche, camouflé dans de la plaisanterie. Par moments, je me rassure en me disant qu'il a sûrement compris mon état des derniers jours et qu'il pense que je suis sorti avec une amie d'Émeline, et que le reproche qu'il n'ose pas me faire est simplement celui de ne rien lui dire à ce sujet.
La plupart du temps, nous passons des soirées dans une ambiance joviale, lorsque je ne suis pas chez ma mère. J'essaye d'y passer environ une soirée sur deux. Le mois de juillet approche et je ne pourrai plus autant aller la voir, puisque je commencerai mon job d'été. Cette année, je bosserai pour une boite de livraison. Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, et les conditions sont assez immondes. On est toujours pisté, et si on passe trop de temps sur une livraison, on est rappelé à l'ordre directement par téléphone. Ce qu'il y a de bien, ce sont les horaires. Vu qu'ils considèrent que les étudiants sont bêtes, je n'ai pas à me présenter trop tôt pour charger le camion. Je dois arriver pour 9h et être de retour pour 17h au plus tard. Le camion est chargé, dans l'ordre inverse des livraisons, le GPS programmé pour ma journée. Je n'ai plus qu'à conduire et vider le camion au fur et à mesure.
Émeline, elle, fera comme tous les ans: vendeuse en prêt-à-porter dans le magasin géré par la mère d'Aurélie, la grande perche. C'est sûrement là qu'elle trouve toutes ses fringues dernier cri.
Mais nous n'en sommes pas encore là. Aujourd'hui, c'est un peu le stress. Les résultats des partiels vont tomber et même si j'ai plutôt confiance en moi, je n'ai qu'une crainte: celle de devoir jongler entre le boulot et les révisions, et donc perdre du temps avec Émeline.
Ma mère vit dans un petit appartement. Une pièce de vie, deux chambres, une salle de bain. Lorsque je me réveille, elle est déjà partie. Travaillant dans un bureau, elle peut un peu moduler ses heures comme elle l'entend et préfère commencer tôt pour terminer tôt. Elle y est tous les jours à 7h, pour pouvoir partir à 15h30, ne prenant que 30 minutes de pause le midi. Ce qui lui laisse du temps pour une vie sociale, ou pour moi lorsque je viens la voir.
Je me rends en caleçon dans la cuisine, sans faire attention au fait que les rideaux étant ouverts, n'importe quel voisin ou voisine pourrait me voir. J'essaye de ne pas trop penser aux résultats tant attendus. Ils n'arriveront pas avant 10h et ressasser tout ce qui pourrait se passer ne les fera pas arriver plus tôt.
Mon téléphone sonne et je sais que c'est Émeline avant même de l'allumer. Un selfie, nue au réveil. Ses yeux sont encore un peu gonflés, ses seins aussi, ses tétons dardés. Elle se mordille la lèvre et je devine que de son bras libre, elle se caresse. Mon caleçon s'en retrouve étiré aussitôt, et je ne tarde pas à lui répondre. Je fais glisser mon caleçon aux chevilles et prends un selfie à mon tour, le bras tendu au-dessus de moi, ma main empoignant mon pieu érigé pour elle.
"Petit souvenir d'hier... Je suis sûre que tu vas adorer!" Je me demande ce que ça peut être pendant quelques secondes, le temps que ça arrive. Une vidéo. Je me branle sous la table en m'empressant d'appuyer sur Lecture. Je m'attends déjà à voir ses doigts plantés en elle, entendre sa chatte clapoter et sa voix murmurer mon prénom.
Au lieu de cela, je reconnais le couloir de l'étage de la maison de mon père. De notre maison, en fait. Émeline semble y marcher tout doucement, et rapidement, je remarque la porte de la chambre de Nathalie et mon père entrouverte. En augmentant le son, j'entends aussitôt les râles que je connais bien. Ceux de Nathalie. Je me tends un instant. Elle a filmé mon père et Nathalie en train de baiser?
Mais non, par l'entrebâillement de la porte, on voit que Nathalie est seule. À quatre pattes sur son lit, la croupe tendue vers la caméra, ou presque. D'une main, elle utilise un gode et de l'autre se branle le clitoris. Émeline zoome un peu et c'est à ce moment que je remarque que le gode est enfoncé dans son cul.
Je pose le téléphone sur la table, de façon à ce qu'il tienne debout face à moi, puis me laisse aller contre le dossier de ma chaise. Une main astique mon manche, l'autre malaxe mes bourses et masse doucement mon périnée.
Émeline dézoome et baisse la caméra. Elle ne porte qu'une culotte en dentelle et a une main plongée dedans. Elle écarte le tissu pour me montrer son clitoris bandé à souhait. Elle sait que je l'adore de plus en plus. Puis la caméra revient sur Nathalie, juste au moment où elle explose, puissamment et bruyamment. Elle devait se croire seule dans la maison.
Je me mets soudainement debout, prêt à décharger en la regardant jouir. Les yeux fermés, je sens le jus monter. J'écoute les râles et les cris de Nathalie. Et juste au moment où j'éjacule sur la table, je l'entends: "Oh ouiiii!!! Défonce-moi le cul, Gabyyyy!"
Malgré la surprise, je ne peux m'empêcher de terminer de me vider. Je remets en arrière pour m'assurer que je n'ai pas rêvé. Je l'entends une seconde fois, très clairement. Puis elle est secouée de violents spasmes qui la font s'écrouler sur le lit, le gode encore planté en elle.
Émeline s'en va avant de se faire griller et de nouveau, le couloir. Alors qu'elle descend doucement les marches, elle braque la caméra sur son visage. Son sourire est sans appel. Elle a adoré l'entendre crier mon nom en s'enculant. À ce moment-là, je sais qu'il y aura une deuxième fois. Et je ne peux pas le nier. Moi aussi, j'ai adoré ça.
"Alors?" m'envoie-t-elle, visiblement impatiente de connaître mon ressenti. Je ne sais pas quoi lui dire. Je veux qu'elle sache ce que ça m'a fait, mais je n'ose pas le lui dire, me sentant encore coupable de ce qui s'est passé avec Nathalie... et coupable d'avoir envie de recommencer.
Je prends alors mon sperme en photo et lui envoie ça en guise de réponse. J'attends quelques secondes, mais elle tarde à me répondre. J'en profite pour nettoyer la table et ranger mon petit-déjeuner. Lorsque j'arrive dans la salle de bain, mon téléphone sonne enfin: "Tu m'as fait jouir, mon amour..." Puis rapidement derrière: "Je dois me préparer, j'ai rdv avec Val et Maeve. Tu me tiens au courant pour tes résultats!".
Putain, mes résultats. J'avais presque réussi à les oublier! Je décide de m'installer devant l'ordinateur et de jouer un peu.
Finalement, je me laisse prendre et il est déjà presque 11h quand je sors de l'écran. Aussitôt, je me connecte pour vérifier. Mon cœur bat la chamade, et finalement explose de joie! Un bon 13.77 de moyenne! Je file directement au salon et me sers un apéro, même si je suis encore en caleçon comme si je venais de me lever. Il n'y a pas d'heure pour fêter l'avènement d'un été sans souci!
Tout en buvant mon verre de pastis, j'envoie un message à Émeline, puis à mes potes. Ceux de la fac, pour savoir si eux aussi sont reçus, et ceux d'en dehors aussi. Ces derniers sont mes amis les plus proches. J'envoie aussi la bonne nouvelle à mes parents et Nathalie.
Lorsque je file enfin sous la douche, l'envie de fêter ça avec Émeline me titille de plus en plus. De loin, j'entends mon portable sonner plusieurs fois. Muni d'une serviette autour des hanches, je file dans la pièce de vie et regarde mes messages. Des félicitations, d'autres amis reçus, certains qui doivent malheureusement rattraper quelques modules... Puis le message d'Émeline, que j'ai gardé pour la fin: "Dès que tu rentres, je te suce!". Comment ne pas avoir envie de rentrer dans ces conditions?
Comme à chaque fois, j'attends que ma mère rentre du boulot pour filer. Aujourd'hui, l'attente est à la limite du supportable. Lorsque j'entends la porte s'ouvrir, je lui saute presque dessus. Il me reste une bonne demi-heure avant mon train et son appartement est à seulement dix minutes de la gare, mais j'ai hâte d'y être.
Pourtant, son visage semble fermé. Quand elle me voit, elle me sourit quand même et me félicite pour mes examens, mais rapidement, elle change de ton:
— Dis donc, j'ai croisé Typhaine, en bas...
Typhaine est une connaissance de ma mère. Enfin, Typhaine était une connaissance de ma mère. Elles sont devenues amies, depuis que ma mère s'est installée dans le même quartier qu'elle. Je tends un peu la tête pour qu'elle se dépêche de me dire ce qu'elle a à me dire et que je puisse filer.
— Tu saurais m'expliquer pourquoi elle m'a demandé de te préciser que la fenêtre de ma salle donne sur la chambre de sa fille? Elle avait l'air fâchée!
Je ne peux cacher mon étonnement, ni ma honte. Je me revois encore me mettre debout, pour éjaculer sur la table. Je réussis malgré tout à me reprendre assez rapidement et lui dit sur le ton de celui qui n'a rien à cacher:
— Je prenais mon petit-déjeuner torse nu...
Elle me scrute et je sais par expérience qu'elle ne me croit pas. Ma mère, contrairement à Nathalie, est plutôt coincée, sexuellement parlant. Enfin, en tout cas, c'est l'image que j'en ai. Elle finit sûrement par se dire que ce n'était de toute façon pas aussi grave que ce qu'elle avait pu penser.
— Bon, ben dorénavant, tu penseras à t'habiller un peu plus. Sa fille a tout juste 14 ans, quand même. Et de toute façon, il faut que je mette des rideaux voilant. Ça pourrait m'arriver aussi...
Je ricane avec elle, en repensant à ce qui a pu se passer de l'autre côté de la rue. Je sais que ce n'est pas bien, que j'aurais dû faire plus attention. J'aurais même dû penser au fait que des enfants auraient pu me voir. Bien plus jeune que 14 ans, même. Mais une part de moi ne peut s'empêcher d'être un peu excité par le fait d'avoir été observé dans ce moment.
— Allez, viens là, me dit-elle finalement en ouvrant ses bras pour m'enlacer. Et il faudra que tu me la présentes...
Je recule, étonné.
— Comment ça?
— Tu crois vraiment que tu peux me cacher ce genre de chose? Tu as une copine, je le sais.
Mon cœur accélère. Ce n'est pas tant qu'elle ait compris. Elle ne connaît pas Émeline et je ne suis même pas persuadé qu'elle connaisse son existence. Mes parents sont restés en bon terme, mais je ne pense pas qu'ils échangent sur leur vie intime pour autant. Toutefois, si elle a compris, mon père l'a sûrement compris aussi. Et les choses ne sont pas les mêmes de ce côté-là. Je finis par réussir à lui sourire.
— Promis, maman.
Puis j'attrape mes affaires et file jusqu'à la gare. Je sais que je ne vais pas couper à une soirée avec les potes, pour fêter mes examens réussis. Nous avons déjà rendez-vous pour l'apéro chez Éric, dont les parents s'absentent pour la soirée. Pourtant, je ne pense qu'à Émeline. J'ai envie de la couvrir de baisers, de jouir partout en elle et sur elle. J'ai envie qu'elle soit ma récompense. Et je veux que ma récompense soit inoubliable.
Dans le train, Émeline me confirme qu'elle sera des nôtres ce soir, et je décide que je ferai comme elle. J'annoncerai notre relation aux autres. D'ailleurs, ils sont tous en couple en ce moment, donc ça devrait mieux passer que si un d'eux avait des vues sur ma demi-sœur. Ce sera aussi l'occasion de faire la connaissance de la copine de Manu, mon meilleur pote.
Manu est un vrai queutard. Des fois, je me dis que si nous ne nous connaissions pas depuis la maternelle, nous n'aurions jamais été amis. Je sais que c'est plus fort que lui, qu'il ne se contrôle pas. Lorsqu'il désire une femme, il est prêt à tout pour l'avoir, ne serait-ce qu'une fois, dans son lit. Il ment sans vergogne, s'invente même des identités, parfois. Jeunes femmes célibataires ou mères mariées et fidèles, peu lui importe. En général, une fois qu'il a eu ce qu'il voulait, il se désintéresse d'elle. Manu n'est pas un simple bourreau des cœurs. C'est un serial destroyer. Il m'est souvent arrivé de l'empêcher de faire du mal à quelqu'un, ou de se mettre dans une position qui finirait en poings dans la gueule. Manu n'est pas un grand bagarreur, malgré ce qu'il a pu raconter à certaines de ses proies.
Mais d'après lui, une fille l'a dompté. Ce sont ses propres mots. Je ne sais pas trop ce qu'il entend par là, mais je l'imagine mal en soumis. Je me dis donc qu'il est juste tombé amoureux. C'est vrai que maintenant que j'y pense, ça a dû lui faire l'effet d'une sacrée claque. Ne réussir à penser qu'à elle, ressentir le manque... D'habitude, c'était lui qui faisait cet effet aux autres. Par contre, je me demande bien dans quelles circonstances ils se sont rencontrés. Parce que nous n'avons entendu parler d'elle que récemment. Et si l'on en croit ses dires, cela fait déjà plusieurs semaines que ça dure. J'ai hâte d'en savoir plus.
Je suis un peu déçu lorsque je vois que c'est mon père qui vient me chercher à la gare. Cela dit, je trouve plutôt touchant qu'il ait réussi -- lui, le bourreau de travail -- à quitter son travail plus tôt pour venir me chercher et me féliciter. Pendant un moment, j'ai peur que cela ne cache quelque chose d'autre, mais aucune discussion sérieuse n'est entamée pendant le trajet.
Je retrouve Émeline, rayonnante, magnifique, tellement bandante que ça me vrille l'âme de lui faire la bise devant mon père. Mais à peine ai-je le temps de déposer mes affaires dans la chambre, qu'elle se précipite sur moi et m'attrape par le bras en me tirant vers la sortie:
— Allez, viens, Gaby! On va commencer tout de suite à fêter ça! Nathan! On sort boire un coup avec Gaby!
— Et puis vu l'heure, on ne repassera pas par ici avant l'apéro chez Éric! j'ajoute en criant parce qu'il est parti sur la terrasse.
— Ah ben oui! Ben faut que je me change alors! s'exclame Émeline en filant dans sa chambre.
Du coup, je vais rejoindre mon père. Le jacuzzi a été livré! Déjà! Le bassin a été mis en place, mais pour le reste, ce sont des pièces détachées, éparpillées sur la terrasse. Bien entendu, mon père n'a pas voulu que des installateurs fassent son boulot. Dans sa jeunesse, il a été apprenti électricien-plombier avec mon grand-père. Hors de question, donc, que quelqu'un d'autre mette ses sales pattes dans son boulot.
— Wow! Il est énorme! Besoin d'un coup de main? je lui demande.
— T'inquiète, va! Aujourd'hui, tu profites. On verra plus tard, pour ça. Mais oui, j'aurai sûrement besoin d'aide. Et puis une fois installé, faudra lui faire un petit abri. Ça fera un petit cocon où on pourra profiter sans se faire mater par les voisins.
Je ricane de bon cœur, imaginant déjà ce qu'il compte faire avec Nathalie dans le jacuzzi! Émeline revient. Elle n'a pas tardé et je me tourne vers elle, avant de rester bloqué. Elle a passé une jolie robe à fleurs, légère. Moulante sur la partie supérieure, plaquant ses seins l'un contre l'autre et laissant deviner leur sommet, elle ne laisse aucun doute sur le fait qu'il n'y a rien en-dessous, même si la robe elle-même n'est pas transparente. La partie basse est évasée. Et plutôt courte. La jupe lui tombe sur le haut des cuisses, juste en-dessous des fesses. Pour parfaire le tout, elle porte une petite veste en cuir, courte comme un crop-top, et s'est rosi les lèvres.
Même mon père reste bouche bée à la regarder. Mais Émeline, elle fait comme si de rien n'était, alors qu'elle sait exactement ce qui se passe dans ma tête. Et sûrement dans celle mon père aussi.
— Je suis prête! s'exclame-t-elle joyeusement.
— Bonne soirée, nous fait mon père, visiblement gêné.
— Toi aussi, je lui réponds avant de partir avec Émeline, une virulente envie de la baiser me tordant les tripes.
Lorsque nous marchons vers l'arrêt de bus qui n'est pas loin, j'en profite pour passer ma main sous sa jupe. J'atteins ses fesses avec une telle facilité que je sens mon sexe grossir dans mon pantalon. Elle me sourit et je vois dans son regard à quel point elle aime que je la touche ainsi en pleine rue. Je pourrais d'abord croire qu'elle ne porte rien en-dessous, mais en glissant mes doigts entre ses jambes, je sens le fin tissu. Dans mon esprit, j'imagine déjà la vue que l'on pourrait avoir si elle se penchait. La vue que n'importe qui pourrait avoir si elle se penchait.
Dans le bus, nous trouvons une place assise et elle ne tarde pas à poser sa main sur mon entre-jambe qui réagit aussitôt. Elle me chuchote qu'elle a hâte de voir ma queue surgir de mon pantalon et de la sentir au fond de n'importe quel orifice. Elle me masse doucement, avec une grande discrétion. Mais si je lui souris en me mordillant la lèvre, et que j'écarte un peu mes jambes pour lui laisser libre court à ses caresses, mon esprit reste bloqué sur cette idée que n'importe qui pourrait voir ses fesses. N'importe qui pourrait en être excité et s'imaginer lui bouffer le cul, ou même la baiser. Et ça m'excite énormément.
Me reviennent alors aussi en mémoire les moments où elle m'a vu avec d'autres femmes. Nathalie, d'abord, puis Nia. À chaque fois, elle a pris un plaisir immense à me regarder. Et si je prenais le même plaisir? Sans tergiverser plus longtemps, je me penche à son oreille, ayant pris une décision qui, je suis sûr, la surprendra au plus haut point:
— J'ai une surprise pour toi, ce soir. Mais pour ça, on ne devra pas rester trop tard chez Éric.
Aussitôt, elle serre mon sexe un peu plus fort dans sa main et vient déposer un bisou dans mon cou, en me susurrant:
— Tout ce que tu veux, Gaby... Après tout, c'est ta soirée...
Et dnas un mouvement lent, après un regard circulaire rapide, elle se baisse jusqu'à mon entre-jambe. Rapidement, elle défait ma braguette et mon bouton pour en sortir ma queue tendue.
— Chose promise, me lance-t-elle avec malice avant de me prendre en bouche.
J'en ai le souffle coupé, et il me faut quelques secondes avant de vraiment apprécier son geste. Ses lèvres vont et viennent le long de ma verge, la chaleur de sa bouche envahit tout mon corps. Mais au bout d'un moment, elle se relève en me souriant en coin, tout en refermant ma braguette.
— Tu vas nous faire griller, si je continue, me nargue-t-elle.
— Tu ne perds rien pour attendre, je lui rétorque en faisant semblant d'être fâché.
Lorsque nous descendons en ville, dans un quartier que je connais peu, j'ai le sentiment que tout le monde voit la déformation de mon pantalon. À moins que ce ne soit les jambes d'Émeline qui attirent les regards. Dans tous les cas, ça me met d'une humeur badine et plutôt lascive.
— Où tu m'amènes, exactement? je lui demande joyeusement, m'attendant déjà à une surprise.
— À un endroit où tu pourras te décrisper un peu, me répond-elle avec un regard sur mon entre-jambe encore tendu.
Je me laisse guider et quelque part, je ne suis même pas surpris lorsqu'elle m'entraîne dans une petite église de quartier. Elle est ouverte au public mais quasiment déserte, à part deux ou trois personnes en visite. Il faut dire qu'elle n'a rien d'exceptionnel. Enfin, à mes yeux. Je n'y connais rien et pour tout vous dire, toute mon attention est tournée vers ma belle blonde qui semble excitée de ce qu'elle a préparé pour moi.
Elle semble savoir où elle va, et je me demande si elle est déjà venue ici avec un mec, ou si c'est une de ses copines qui lui a donné le plan. À l'entrée, on passe devant un petit écriteau qui précise que plus aucune messe n'est célébrée ici, et que le bâtiment appartient à la mairie. Et j'apprends rapidement avec ma douce coquine que si elle est préservée, c'est pour sa petite particularité. Certaines personnes pensent qu'il s'agit du premier bâtiment où la croix de Saint-André aurait été utilisée, dès le XVIIème Siècle. Je ne vois le rapport avec ce qui nous amène ici que lorsque ma blonde m'embarque dans une partie visiblement en travaux. Personne ne nous a vu et les ouvriers semblent absents.
C'est ainsi que nous nous retrouvons à l'arrière de l'orgue. Des petits entrebâillements nous donnent une vue directe sur l'intérieur de l'église, sans pouvoir être vus. Je ne reste pas réfléchir et me jette sur la bouche d'Émeline, dont les mains pressées défont ma braguette et mon bouton, pour en sortir mon sexe et le branler en me rendant mes baisers brûlants d'envie et de désir.
Sans plus de cérémonie, je la retourne et relève sa robe. D'un index expert, je tire sur la ficelle de son string et l'écarte. Dans le même mouvement, Émeline tend sa croupe vers moi, le visage tourné vers moi comme elle peut, en se mordillant la lèvre. La voir ainsi, prête à recevoir mon désir, à le réclamer, et la sentir presque fière d'être le réceptacle de mon besoin de décharger, me rend complètement dingue. Je passe alors une main sur sa bouche tout en m'enfonçant en elle.
Elle est déjà si trempée que je n'ai pas à pousser bien fort pour me sentir entièrement en elle. Émeline s'accroche comme elle peut à la paroi, le visage maintenant tourné devant elle, vers l'embrasure qui donne sur la chapelle.
Je ne cherche pas à lui faire l'amour. Mes va-et-vient sont ceux de celui qui a un besoin urgent de se vider les couilles. Ils sont vifs et virulents. Au point qu'elle se met à mordre mes doigts pour ne pas gémir. Peu m'importe. Je la culbute sans vergogne en regardant, plus bas, trois personnes en train de visiter l'église. Sa chatte se met à clapoter rapidement, et nos reins se cognent dans un bruit humide. Un tel endroit est fait pour transmettre le moindre son, le décupler. Je le sais. Mais je m'en moque complètement. J'accélère encore, excité par le fait que je remarque qu'elle ne quitte pas les gens des yeux.
Pourtant, avant de jouir, la voilà qui se défait de mon emprise et se glisse à genoux devant moi. Elle avale mon pieu maculé de son jus et me pompe comme une vraie salope. Cette attitude, dans ce lieu, me fait venir en un rien de temps. J'inonde sa bouche de sperme, elle n'en rate pas une goutte. Une fois assurée qu'elle a tout avalé, elle range mon sexe dans mon pantalon et vient m'embrasser goulument. Puis, sans un mot, elle me prend la main et me ramène dehors, visiblement heureuse.
— Tu n'as même pas joui, lui dis-je une fois dans la rue.
— Je n’allais quand même pas me mettre à crier! Et puis je te l'ai dit... C'était pour te soulager!
Je ris de bon cœur et la suit à nouveau. Elle nous fait entrer dans un petit bar, le genre un peu rock 'n roll, bas de plafond, pas très éclairé, sentant bon le houblon. Nous saluons le barman en passant devant le comptoir et elle me traîne jusqu'à une petite arrière-salle.
Où nous attendent toutes ses amies... et les miens! Ils sont tous là: Éric, Benoit et Manu, mes meilleurs potes depuis toujours, accompagnés de leurs copines. Et toutes les copines d'Émeline accompagnées de leurs mecs pour celles qui en ont (ce qui n'est pas le cas de Maeve et Nia).
Je reste abasourdi, mais je suis ému. Je me rends compte qu'Émeline a préparé ça exprès pour moi, et ça me touche énormément. Tant et si bien que j'en oublie que mes amis ne sont pas au courant de notre relation. J'attrape Émeline par la hanche et la fait venir à moi pour un baiser langoureux, d'autant plus que je suis encore traversé du plaisir qu'elle m'a octroyé dans l'église.
Mes trois amis en restent bouche bée. Mais ils finissent par s'exclamer autant que les autres. Dès que nos bouches se séparent, je suis assailli par eux. Ils viennent me donner leurs félicitations, autant pour mes examens que pour Émeline. J'ai bien le droit à un "Ben mon salaud" de la part de Manu, qui s'empresse à son tour de me présenter sa copine Clara. C'est une rousse voluptueuse, il n'y a pas d'autre mot. Ses hanches sont rondes comme ses seins qu'elle n'hésite pas à mettre en avant dans un chemisier moulant ouvert de plusieurs boutons. Elle a à la fois un côté doux et autoritaire, un mélange détonnant et je ne suis pas étonné que Manu y ait succombé.
À leur tour, les amies d'Émeline s'approchent pour me féliciter. La dernière est Sandrine, l'absente de la soirée bowling. Sandrine est une véritable femme fatale. Elle est un mélange envoûtant de l'Orient et de l’Asie. Ses longs cheveux noirs tombent sur ses épaules brunes et ses yeux bridés sont des noisettes aux longs cils qui vous absorbent. Si vous rajoutez à cela les fossettes qui apparaissent quand elle sourit, vous tombez littéralement sous le charme. Elle est très joviale et tactile (au point que j'avais cru, à notre première rencontre, qu'elle me faisait du rentre-dedans). Le copain qui l'avait retenue pour le bowling est un grand black musclé, qui doit faire deux têtes de plus qu'elle. Celui-ci me donne une accolade comme si nous étions amis de longue date et ça me surprend un peu, en plus du fait d'avoir l'impression de n'être fétu de paille dans ses bras.
Je mets un terme à ce moment en annonçant que la première tournée est pour moi. Tout le monde s'assied et je me retrouve en excellente compagnie: Émeline à ma droite, Nia à ma gauche, Manu et Clara en face. J'en profite donc pour questionner Manu et Clara sur leur rencontre, et ce que me répond Clara me laisse plutôt perplexe:
— Manu m'a abordée dans le bus, alors que j'étais assise à côté de mon copain.
Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil. Manu dans toute sa splendeur.
— Mon ex était... bien en-dessous de ce que j'espérais et c'était déjà terminé, en fait. Je n'ai pas cru un traitre mot de tout ce que m'a dit Manu lorsque je suis descendue du bus avec lui. Mais j'ai trouvé ça mignon, qu'il mente pour me charmer. Par contre, j'ai exigé la vérité avant la première pipe! Ce qu'il m'a dit alors m'a énormément touchée, ajoute-t-elle en souriant à Manu, une main posée sur sa cuisse.
— Et comment t'as pu être sûre qu’il ne te mentait pas encore? lui demande Émeline visiblement intéressée.
Et Clara lui sourit en coin, se penchant un peu vers elle pour lui répondre comme s'il s'agissait d'une confidence. Dans le mouvement, je ne peux passer à côté de son regard qui plonge dans le décolleté d'Émeline, avant de lui répondre:
— Ça se voit que tu n'as jamais vu Manu excité...
Le petit blanc qui suit n'a rien de gênant, malgré mon pote qui rougit en sentant les yeux braqués sur lui. Ma blonde, elle, est visiblement excitée par les mots de Clara, et elle ne peut s'empêcher d'attraper ma cuisse dans sa main et la serrer pour tenter de se calmer.
La suite du début de soirée est plus futile, plus animée aussi. Mes amis parlent de plus en plus fort au fur et à mesure que les verres s'enchaînent, mais je reste sage. Je pense beaucoup à ce que j'ai prévu pour la suite, mais en même temps, j'apprécie énormément ce moment préparé par Émeline, particulièrement en voyant que tout le monde semble bien s'entendre et les deux groupes de base se mêlent joyeusement, comme s'ils se connaissaient depuis longtemps.
Au moment de quitter le bar, j'ai le droit à une longue embrassade avec Manu, qui me chuchote qu'il est vraiment amoureux, cette fois, et qu'il fera tout pour la garder. Je suis vraiment heureux pour lui. Parce que Manu est vraiment un mec bien, sur qui on peut compter. J'ai toujours trouvé si triste qu'il considère qu'il doive être un autre pour plaire à une femme. Des petites bribes que Clara nous a lâchées par rapport à ce qu'elle sait de lui sont toutes véridiques, même sur la gueule qu'il avait lorsqu'il avait chopé la varicelle à douze ans!
Dans le bus qui mène plus en périphérie de la ville, Émeline n'a de cesse de me poser des questions sur l'endroit où je l'amène. Droit dans mes bottes, je ne lâche rien jusqu'à ce qu'elle le comprenne d'elle-même au moment où l'on arrive dans la rue où se trouve le club "LF". De l'extérieur, il ressemble à n'importe quel bar de nuit: porte éclairée, videur patibulaire. Je m'arrête à quelques dizaines de mètres du lieu et prend les mains d'Émeline:
— Surtout, n'entre pas là-dedans uniquement pour me faire plaisir, Émeline.
— J'ai très envie d'y aller, surtout avec toi, me dit-elle en venant se plaquer contre moi. Mais toi? Tu es bien conscient que je risque de me faire draguer, là-dedans?
Mon cœur se met à battre la chamade lorsque je lui réponds:
— C'est justement pour ça que j'ai envie d'y aller...
Elle ne répond rien tout de suite, préférant plutôt m'embrasser de façon si langoureuse que je pourrais la prendre là, au milieu de la rue. Mais elle finit par me dire avec sérieux:
— On y va... Mais à tout moment, on peut faire machine arrière...
— Oui, à tout moment...
Nous nous embrassons encore puis marchons jusqu'à la porte. Le type me scrute des pieds à la tête, et pendant un instant, j'ai le sentiment qu'il va nous virer. Malgré tout, lorsqu'il zieute Émeline à son tour, il semble plus enclin à nous offrir un léger sourire et nous souhaiter une bonne soirée en nous ouvrant la porte.
Après être passé par un sas qui doit permettre de garder la rue au calme, nous arrivons au vestiaire. La musique est déjà assez forte, lancinante, adaptée à ce genre de lieu, il me semble. La femme qui gère le vestiaire nous accueille avec un grand sourire, et après avoir réglé le prix de l'entrée et qu'elle ait pris nos affaires, elle nous demande:
— C'est votre première fois?
— Oui, je lui réponds un peu timidement.
— Alors surtout, ne vous forcez à rien... restez un moment dans la salle du bar, discutez, riez. Les autres choses arriveront d'elles-mêmes... ou pas. Gardez bien en tête que ce lieu est fait pour passer du bon temps avant tout, peu importe la manière!
Nous la remercions vivement et, main dans la main, nous continuons notre voyage vers l'inconnu, passant une nouvelle porte qui nous mène dans ce qu'elle a appelé la salle du bar.
Cette salle ressemble à peu près à n'importe quel bar de nuit, si ce n'est que les gens -- les femmes en particulier -- portent des tenues très aguichantes. L'ambiance est tamisée, la musique enivrante. Quelques couples dansent près de la cabine du DJ et d'autres sont attablés, ou au comptoir, où nous nous dirigeons.
Une jolie brune aux traits asiatiques et à la poitrine opulente à peine cachée sous un débardeur très ample vient prendre notre commande. Comme nous hésitons, elle nous sourit un peu en coin, devinant sûrement que c'est notre première fois dans un tel lieu. Elle se penche un peu sur le comptoir, nous offrant une vue imprenable sur ses seins, et nous dit qu'elle va nous servir un "Ménage à trois", en nous précisant:
— Comme ça, les habitués sauront ce que vous recherchez... Et c'est moi qui offre...
Sans même attendre notre avis, elle lance un clin d'œil à Émeline et s'en va préparer le cocktail, en roulant un peu exagérément du cul, serré dans un shorty à la limite du string. Nous restons tous les deux un instant hypnotisés par cette vision, puis nous regardons autour de nous.
C'est alors que je remarque que plusieurs personnes nous ont déjà remarqués, nous scrutent, et j'ai l'impression d'être de la chair fraîche dans un monde de requins.
— J'ai déjà très chaud, m'avoue ma blonde au creux de l'oreille, juste avant que la barmaid ne revienne avec les verres.
— Voilà pour les nouveaux! Soyez la bienvenue! Et... si je peux me permettre... Si c'est un homme que vous cherchez, je vous conseille d'aller visiter le petit lounge, juste là-bas, ou bien le gloryhole, même si c'est différent, quand même. Si c'est une femme, plutôt la zone humide... ou sinon... je termine mon service à 3h...
Comme tout à l'heure, elle repart sans attendre notre réaction, happée par d'autres clients. Émeline semble émoustillée par l'idée de terminer la nuit avec la serveuse, et j'avoue que moi aussi. Mais je ne quitte pas mon objectif de vue.
— Allons voir ce lounge, dis-je à ma belle blonde après que l'on ait trinqué et goûté à notre breuvage.
Le petit lounge porte bien son nom. Il y a là un deuxième bar, quelques fauteuils et canapés. Je ne sais pas par quel miracle la musique est beaucoup moins forte. La pièce est plus éclairée et comme je m'y attendais, il y a surtout des hommes. Visiblement, c'est le rendez-vous des libertins célibataires (ou du moins en solo) et les trois femmes présentes sont entourées de trois à quatre hommes chacune.
Émeline est clairement la plus jeune. Je vois même une des femmes la regarder comme si elle était une rivale. Derrière son comptoir, le barman nous salue et nous propose, puisque nous avons déjà des verres de nous installer sur un des canapés. Il nous y apporte de quoi picorer un peu, mais ce n'est pas là l'intérêt principal. Il en profite d'abord pour nous faire un peu rire:
— Je vois à vos verres que vous avez fait la connaissance de Tam... Elle a toujours le don pour savoir ce que recherchent les nouveaux au premier coup d'œil. Je me permets de vous demander si elle a vu juste... J'attends de la prendre à défaut pour que ce soit elle qui me paye le verre de fin de service!
Nous lui avouons que la fameuse Tam a vu juste, et s'il semble un peu déçu, il en vient vite à ce qui l'a amené auprès de nous.
— Si vous me permettez, on remarque assez rapidement que vous êtes novices, et notre boulot est aussi d'accueillir les nouveaux pratiquants dans des conditions idéales. Vous voyez le groupe de trois hommes au bout du comptoir? Parmi eux, il y a Gaston, à la veste ambrée. Il est peut-être un peu âgé pour vous, mais pas encore la quarantaine, malgré ses tempes grisonnantes, ajoute-t-il en ricanant. En tout cas, c'est un fidèle du lieu et il est très respectueux, en plus d'être beau gosse. Si vous le désirez, vous me faites un petit signe et je lui glisserai de venir vous rejoindre. Vous faites à votre convenance, je suis juste là pour aider en cas de besoin.
Nous le remercions chaleureusement avant qu'il ne retourne derrière son comptoir et commençons à discuter tous les deux, à voix basse.
— Comment tu te sens? je demande à Émeline. C'est un peu bizarre, non?
— C'est le mot, oui... Mais tout le monde a l'air charmant. J'avoue que j'imaginais que ce serait un peu plus... naturel. Mais en même temps, il y a cette espèce de convention tacite... On est tous là pour la même chose, alors ne faisons pas semblant.
— Tu as raison, lui dis-je en posant une main sur sa cuisse. Et pour ma part, je trouve que ça met plutôt à l'aise...
Elle me sourit de ce sourire qui me fait craquer à coup sûr. Sa petite fossette se creuse alors qu'elle écarte un peu les cuisses et prend ma main pour la remonter un peu plus. Je n'hésite pas un instant pour continuer et venir poser mes doigts sur le tissu déjà brûlant de son string, puis me penche pour poser quelques baisers dans son cou.
Aussitôt, elle se laisse aller contre le dossier en lâchant un soupir d'aise, et je vois ses tétons pointer sous sa robe.
— C'est vrai qu'il est plutôt beau gosse, me souffle-t-elle.
— Tu en penses quoi?
— Que si c'est vraiment ce que tu veux... Je crois que je suis prête à t'offrir ça...
— Ça ne doit pas être uniquement pour moi...
Elle ricane alors et m'embrasse à pleine bouche, avant de me répondre d'un ton suave à souhait:
— Tu penses vraiment que je pourrais ne pas prendre de plaisir avec deux queues rien que pour moi? Surtout si l'une des deux est la tienne?
Je ricane à mon tour et nous trinquons pour sceller notre pacte. Elle me demande que l'on termine tranquillement notre verre avant que je ne fasse signe au barman. Celui-ci sert alors trois verres de vin, nous les amène, puis va expliquer à Gaston qu'on souhaite lui offrir le troisième.
Dans sa tenue un peu stricte, il fait la quarantaine bien tassée, malgré ce que nous a dit le barman, mais sa voix est douce et plutôt mélodieuse. Je remarque rapidement que le barman ne nous a pas induits en erreur. Il commence par nous remercier et s'installe sur le fauteuil face à nous plutôt qu'à côté d'Émeline, comme pour nous dire que les choses ne sont pas courues d'avance, d'un côté comme de l'autre. Il n'en a pas que pour Émeline, d'ailleurs. Ses yeux naviguent de ma blonde à moi en faisant attention de montrer son intérêt autant pour moi que pour elle.
La discussion démarre assez banalement sur le fait que nous sommes novices, et il a le tact de ne pas nous assommer avec le fait que lui est un libertin aguerri. Au contraire, il nous pose maintes questions, visiblement intéressé par ce qui nous a amenés à cette soirée, et même très enjoué de nos réponses. Je lui explique donc que c'est en fait en voyant le plaisir d'Émeline lorsque d'autres femmes s'occupent de moi que j'ai eu envie de voir ce que ça faisait. Il est particulièrement attentif à cette partie, d'ailleurs, et suite à cela, il fait en sorte de se faire apprécier de moi, laissant presque Émeline de côté.
Un court moment uniquement, cela va sans dire. Car dès qu'il semble me considérer comme prêt à aller plus loin, il commence à faire l'éloge de la beauté d'Émeline, et à me féliciter aussi, me disant que c'est parce que j'avais su comprendre et accepter les désirs de ma "copine" (comme il dit) qu'elle est aussi resplendissante.
Émeline est très réceptive à cet homme, je m'en rends compte. Mais en même temps, elle n'ose pas faire le premier pas vers lui. De mon côté, j'aimerais être celui qui lance les hostilités, qui jette Gaston dans les bras de ma douce, mais je ne sais pas comment faire.
Voyant sûrement que l'on pourrait tergiverser ainsi toute la soirée, Gaston finit par nous demander:
— Vous permettez que je vienne m'asseoir avec vous? Pour ma part, je serais ravi de vous aider à vivre cette expérience.
Je hoche la tête et en guise de réponse, Émeline se serre un peu plus contre moi pour lui faire de la place près d'elle. Gaston vient prendre place à sa gauche, cette fois en la reluquant avec un désir brûlant. Ce simple regard posé sur Émeline me transporte. C'est un mélange d'excitation, sachant que ça y est, le premier pas est fait (même si tout retour en arrière est encore possible), mais aussi de fierté. À ce moment précis, je sais que je serai capable de le faire, que je suis le genre d'homme qui ne bridera jamais la femme qu'il aime dans son désir, parce qu'il acceptera toutes les situations, ou presque. Car il va sans dire que je n'aurais pas de plaisir si je ne pouvais pas participer. Bien que dans un éclair, je me fasse la réflexion que je ne pourrais jamais vraiment le savoir tant que ça n'arrivera pas.
Mais pour l'instant, il n'est pas question de ça. Gaston sait très bien que ce que nous cherchons, c'est un plan à trois. Toutefois, il n'est pas né de la dernière pluie, et il a compris que je souhaitais garder un peu mes distances au début, et profiter du spectacle comme le faisait Émeline.
Alors que celle-ci me serre fort la main, je le vois donc passer le revers de sa main avec douceur sur le décolleté de ma blonde, puis venir jouer avec ses tétons tendus. Émeline se mord violemment la lèvre inférieure alors que Gaston nous précise:
— S'il y a quoi que ce soit qui vous met mal à l'aise, l'un ou l'autre... Un geste, un mot, ou que sais-je... Dites-le... Surtout dites-le, sinon, vous vous en voudrez par la suite... Ou pire, vous pourriez en vouloir à l'autre.
Je ne vois pas trop à quoi il veut faire allusion, mais je lui promets que je n'hésiterai pas. Émeline en fait de même et aussitôt, il se penche pour l'embrasser.
D'abord, ma magnifique blonde me broie la main, à la fois surprise et excitée. Et petit à petit, elle se laisse aller, allant jusqu'à lâcher ma main pour la poser sur la joue de Gaston qui lui caresse l'intérieur de la cuisse.
J'en profite pour en faire de même, lui faire comprendre par ce geste que je suis tout à fait consentant, qu'elle peut encore se laisser aller. Je découvre sa sensualité avec une puissance à laquelle je ne m'attendais pas. Chacun de ses gestes semble calculé pour nous exciter, Gaston et moi, et dans certains, je reconnais même des gestes qu'elle a avec moi. Comme quand elle passe sa main dans ses cheveux pour les amener d'un côté, les yeux plantés dans les miens. Je me rends compte que le voir d'un autre point de vue est tout aussi plaisant. Différent, certes, peut-être un peu plus proche du plaisir que l'on peut ressentir en regardant une vidéo, mais bien plus intense que devant un écran.
Gaston a la main sous la robe d'Émeline qui mêle des petits gémissements à leurs baisers. Presque par réflexe, elle plaque sa main sur mon entre-jambe sans quitter la bouche de Gaston. Elle me trouve déjà bien dur, et me malaxe fermement, bien décidée à me faire monter dans les tours comme c'est déjà son cas.
Pourtant, avant qu'elle ne s'attaque à ma braguette, Gaston met fin à leur long baiser et porte son index à sa bouche pour goûter la cyprine d'Émeline, avant de nous dire:
— On devrait peut-être monter. Il y a des chambres douillettes sous les toits...
Nous acceptons volontiers l'invitation et nous levons pour le suivre. Après être repassés par la salle du bar où Tam nous fait un petit signe de tête, visiblement satisfaite que l'on est trouvé ce qu'on cherchait, Gaston nous mène dans un petit couloir qui mène à la zone humide (un spa) ou à l'étage. Au premier, il y a visiblement plusieurs chambres à thèmes, mais nous continuons de monter et arrivons dans un étroit couloir sous les pentes du toit.
Il y fait naturellement chaud et Gaston ouvre la première porte, sur la droite. Il nous laisse entrer et referme la porte derrière lui, après avoir déposé un petit écriteau "Occupé" sur la poignée. La chambre ressemble à n'importe quelle chambre sous les toits. Peu de meubles, à part un lit deux places, une table de chevet de chaque côté où sont disposés moultes préservatifs, un petit canapé face au lit, et une petite armoire dans le fond.
Je me dis que c'est plutôt bien vu, particulièrement pour les novices comme nous qui pourraient vouloir un peu d'intimité sans avoir à quitter le club, et sans être impressionnés par les chambres à thème. Ici, c'est très simple, un peu comme si Gaston nous avait invité chez lui. La musique n'arrive pas jusqu'ici, et on a vraiment l'impression d'être seuls.
Émeline ne reste pas regarder la chambre spartiate bien longtemps. Elle se rue sur moi et m'embrasse à pleine bouche, ses mains passant sur ma peau et me faisant frissonner d'envie. Rapidement, Gaston arrive derrière elle et lui retire facilement sa robe en faisant glisser ses bretelles fines avant de la laisser tomber au sol. Déjà, elle ne porte plus que son string.
Le cœur battant à tout rompre, je mets fin à notre baiser et la retourne doucement vers Gaston, qui la dévore des yeux. Je me plaque à elle, mon érection contre ses fesses et les regarde s'embrasser. À nouveau, je suis transporté par la vision. Émeline est si belle lorsqu'elle se laisse aller au plaisir. Tout son corps ondule et son cul parfait frotte mon pieu qui palpite d'envie.
Alors qu'elle défait le pantalon de Gaston, je me laisse tomber à genoux et enfouis mon visage dans ses fesses. L'odeur de son sexe m'envahit et finit de me faire oublier toutes mes appréhensions. Il n'y a plus que son plaisir, sa jouissance qui compte pour moi. Et vu qu'on est deux à s'occuper d'elle, je me réjouis déjà de l'entendre hurler.
Je lui retire son string et sans hésitation, lui plante un doigt dans son fourreau dégoulinant, ma langue venant caresser sa rondelle, comme pour lui faire savoir que ce soir, le plaisir sera sans limites. Elle se met à gémir en branlant doucement la queue de Gaston, pendant que celui-ci retire tout ce qu'il porte en haut. Puis il se recule un peu, de façon à ce qu'Émeline se penche sur son sexe, m'offrant sa croupe de plus belle.
Je la dévore littéralement, la sens monter dans les tours comme rarement alors que je lui prépare son anus pour la suite. En ricanant, je viens même lécher l'intérieur de sa cuisse où a coulé un filet de cyprine, tellement elle est excitée.
— C'est une vraie vorace, me lance Gaston, visiblement aux anges du traitement que lui fait subir ma blonde avec sa bouche avide.
Je relève la tête vers lui, tout sourire, deux doigts plantés dans la chatte d'Émeline. Je me surprends à trouver la situation presque normale, à regarder Gaston comme s'il était un ami de longue date et que partager cette délicieuse femme était déjà une habitude.
— Plus ça va, plus je me rends compte qu'elle ne peut pas résister à une belle queue! je m'exclame joyeusement.
— Je vous entends, les gars, me lance Émeline en se retournant vers moi, sans retirer sa poigne du pieu de Gaston.
— Oh, on n'est pas près de t'oublier! je lui rétorque.
Le regard qu'elle me lance alors pourrait me faire jouir sur l'instant. Parce que je sens qu'elle est exactement sur la même longueur d'onde que moi. Elle prend déjà son pied. Le simple fait de se lancer dans l'aventure, de s'y sentir encore plus à l'aise qu'elle aurait imaginé, et de voir que je semble moi aussi dans mon élément. Même Gaston semble s'en rendre compte et nous regarde avec une sorte de bienveillance paternelle.
— C'est beau de voir un homme non seulement laisser, mais aussi apprécier à ce point le côté salope de sa femme, nous dit-il, avant de baisser vivement la tête vers Émeline. Ce n'est pas une insulte, pour moi...
Elle le regarde à son tour, un petit sourire en coin, passe sa langue sur son gland turgescent, et lui dit d'une voix suave:
— Je le prends comme un compliment...
Puis elle se relève, avec cette grâce qui est la sienne, et va sur le lit, à quatre pattes, nous attisant du regard, la croupe frétillante d'envie. Nous nous retrouvons l'un à côté de l'autre, avec Gaston, moi encore habillé et lui le pantalon aux chevilles. Nous la regardons avec le même désir ardent, et je finis par lui dire:
— Vas-y, je veux absolument voir ça...
Il ne se fait pas prier et défait ses chaussures pour faire voler pantalon et caleçon dans la pièce avant de passer derrière Émeline qui semble surexcitée par les mots que j'ai prononcés. Elle se mord violemment la lèvre inférieure et je ne peux m'empêcher de venir lui rouler une pelle de tous les diables le temps que Gaston soit en place.
— Je vais m'asseoir là, lui dis-je en désignant le canapé.
— Filme-moi... me lance-t-elle presque comme une supplique. Je veux voir ça moi aussi...
En guise de réponse, je lui souris simplement, lui offre un dernier baiser et vais m'installer, après m'être déshabillé, me sentant vraiment trop à l'étroit dans mes vêtements. Lorsque je commence à filmer, Gaston est déjà en train de goûter à son nectar, le sexe enveloppé dans une capote. Il la fait déjà bien couiner et il m'est difficile de ne pas me branler. Je trouve pourtant rapidement un endroit où poser mon portable, sur l'accoudoir, afin d'avoir mes mains libres.
Émeline me regarde, au bord de la jouissance, et à peine ai-je entouré mon sexe de ma main, qu'elle explose littéralement sur le visage de Gaston.
— Baise-moi! s'exclame-t-elle encore secouée de petits spasmes. Comme une vraie salope...
Ma main serre mon pieu dur comme la pierre au point de me faire mal. Mon regard se pose sur la queue encapuchonnée de Gaston, qui disparaît d'un coup sec dans le corps de ma blonde, lui provocant un cri aigu que je connais parfaitement. Son dos se creuse comme par réflexe, créant une silhouette aussi provocante que fascinante.
Gaston se met à la pilonner, accroché à ses hanches. Elle ferme les yeux et se met à couiner, recevant les assauts de son amant du soir avec délectation. Je m'arrête de me branler, sentant que je pourrais jouir trop vite, tellement ce que je vois est beau, tellement Émeline est magnifique.
Lorsque son regard vient se poser sur moi, elle n'a pas besoin de me parler. Je me lève d'un bond en sachant qu'il est temps que je participe, qu'elle a besoin de sentir la raideur de ma queue comme une preuve qu'elle n'est pas la seule à savourer le moment.
Lorsque j'arrive devant elle, je lance un petit sourire à Gaston qui ralentit ses va-et-vient. Après avoir passé sa langue sur toute la longueur de ma verge et sucé mes couilles, Émeline engloutit mon sexe dans sa bouche, l'enfonce dans sa gorge, jusqu'à me faire sentir ses dents plantées sur ma garde. Par réflexe, je m'accroche à sa tignasse en luttant contre l'explosion qui menace de me faire décharger directement dans sa gorge.
En fin connaisseur, Gaston se remet à la pilonner férocement, la forçant à me garder en gorge plus longtemps qu'elle n'avait sûrement prévu. D'ailleurs, il faut que je recule mon bassin pour qu'elle puisse reprendre son souffle. Uniquement son souffle, parce que son esprit est à mille lieues d'ici. Ses yeux pleurent abondamment, la bave coule sur son menton, mais son regard est plein de luxure. Je veux la voir se faire défoncer, et c'est exactement ce qu'elle désire aussi ardemment en ce moment.
Pendant les secondes qui suivent, elle se retrouve baisée par les deux bouts, incapable de se défaire de l'emprise de l'un ou de l'autre. Elle subit avec une lascivité somptueuse, et une certaine animosité que je n'avais jusque-là qu'effleurée.
Avec la même vigueur qu'elle encaisse notre appétit pour son corps, je lui relève le visage vers moi, en agrippant sa chevelure dorée avec fermeté, puis place mon visage devant le sien. Je remarque au passage que si Gaston a ralenti la cadence, ses doigts commencent à se frayer un passage dans le petit trou de ma chérie. Jusque-là, j'avais été le seul à m'aventurer dans cet endroit et au lieu d'en ressentir de la jalousie, je me dis que de cette manière, elle va vraiment se sentir offerte. J'ai en tout cas le sentiment, moi, de l'offrir entièrement, qu'il n'y a plus que son âme, son cœur, son amour, que je peux déclarer comme miens. Son corps lui appartient à elle, et c'est elle qui décide de qui peut en profiter ou non. Imaginer, l'espace d'un instant, que je n'ai pas mon mot à dire sur ses choix me rend dingue d'excitation. Et encore mille fois plus amoureux.
Malgré ses larmes qui font couler son léger maquillage, malgré la bave collée à son menton, elle est la plus belle femme du monde et de tous les temps. Je l'embrasse avec passion, m'enflamme encore plus en sentant son corps se tendre lorsque Gaston glisse un doigt dans son cul.
Front contre front, les yeux dans les yeux, aussi haletants l'un que l'autre, je lui déclare ma flamme de la manière que je ressens comme adéquate dans l'instant:
— Ma belle, ma magnifique salope... Je t'aime comme un fou...
— Moi aussi... Tellement... me répond-elle dans un gémissement alors que Gaston nous observe silencieusement, ses doigts et sa queue dans les orifices de ma blonde.
— J'aimerais te voir... Pendant qu'il t'encule...
— Oh bordel, Gaby... Faites-moi tout ce que vous voulez... Je suis ouverte de partout...
Notre échange n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd, et il s'est déjà retiré pour se pencher sur la table de nuit, en ouvrir le tiroir, et en sortir un tube de lubrifiant.
Pendant qu'il étale le gel sur la rondelle de ma blonde, je continue de la maintenir par les cheveux, ne la quitte pas des yeux. Je sais qu'elle se prépare déjà mentalement à le recevoir dans son séant, et je suis presque bouleversé par le plaisir que je lis en elle.
— Je suis une bonne salope? me demande-t-elle à voix basse comme si Gaston ne pouvait pas nous entendre.
— La plus parfaite des salopes...
— Tu vas me baiser aussi, hein?
— Sans aucune retenue...
— Comme une chienne en chaleur?
Je n'ai pas le temps de lui répondre que notre amant pousse déjà sa queue contre son petit trou. Elle se tend de tout son être, me regarde en grimaçant comme si c'était moi qui étais en train de forcer le passage. Je suis littéralement ébloui par la façon qu'elle a de vivre chaque instant. De mon regard, je l'accompagne dans cette épreuve, presque de la même manière que j'imagine qu'un père encourage sa femme pendant un accouchement.
À plusieurs reprises, Gaston recule son bassin pour mieux la pénétrer. Elle en profite à chaque fois pour me sourire, le regard embué, quelques gouttes de sueur qui perlent sur son front. Puis vient l'insertion. Elle reçoit la queue de notre amant en râlant d'un plaisir intense, et je ne peux m'empêcher de l'embrasser à pleine bouche. Pendant que nous nous roulons des pelles endiablées, Gaston va et vient tout doucement, en rajoutant encore un peu de lubrifiant.
Lorsqu'il commence enfin à la besogner, ses petits cris aigus qu’elle ne retient pas me rendent fou d'envie. Je me relève alors et lui présente mon érection. Je n'ai pas besoin d'insister. Émeline est devenue une véritable gloutonne. Elle se jette à nouveau sur ma queue, me suce de toutes ses forces tout en gémissant, râlant, hurlant, même, par moments.
Pour ma part, je suis dans un autre monde. Un lieu de perdition, diraient certains. Il n'y a pas que du faux là-dedans, car je m'oublie complètement. Je ne pense plus au reste du monde, à ce que les gens peuvent penser, à la façon qu'un homme ou une femme doivent se comporter, à ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas, ou moins. Seul le plaisir compte, seul son plaisir existe.
Je me retire de sa bouche avide juste au moment où Gaston lui met une fessée de tous les diables.
— Quel cul elle a! s'exclame-t-il avec un grand sourire vers moi tout en la culbutant joyeusement.
Je lui souris de toutes mes dents en retour, mais je ne trouve rien à lui dire. Je suis tel un zombie guidé par son désir. La pièce semble emplie de l'odeur du sexe d'Émeline et agit sur moi comme un hypnotisant, m'obligeant à la faire jouir comme jamais elle n'a joui. Un léger éclair de lucidité me fait lui demander:
— Ça ne te dérange pas si je m'occupe de sa chatte en même temps?
— Oh bordel, Gaby... lâche Émeline en comprenant ce qui va se passer.
— Fais comme chez toi, me lance Gaston avec un sourire en coin, alors qu'il ralentit d'un coup ses va-et-vient.
Sans rien demander à ma blonde, je me glisse sous elle, mes jambes passant entre les siennes et celles de Gaston. On ne se dit rien, mais elle me fixe de ses yeux noisette. Je peux ressentir son appréhension, mais aussi l'envie qu'elle a de vivre ça. Je la sens trembler, et ça m'excite encore, au point que je me demande si je ne vais pas jouir à peine au chaud dans son fourreau.
Je prends mon sexe en main et le dirige vers sa vulve. Je tressaute légèrement en sentant les bourses de notre amant frotter doucement ma verge. Pour m'aider, il se relève un peu, me laissant plus de place. Tout en frottant maintenant mon gland contre ses lèvres détrempées, dégoulinantes, je me noie dans son regard. Peut-être est-ce par un peu de sadisme que je retarde encore le moment où elle recevra une deuxième queue en elle. Mais je finis par lui demander:
— Prête?
Comme seule réponse, elle hoche la tête. Pour alors, Gaston ne bouge quasiment plus. Il reste planté simplement en elle en ondulant légèrement. Je pousse doucement à mon tour et suis surpris à quel point j'arrive à la pénétrer avec facilité.
— Oh! Pu-tain! crie-t-elle en sentant remplie comme jamais.
Mes sensations sont sûrement bien en-deçà des siennes, mais la présence de la queue de Gaston dans son cul se fait ressentir clairement. Son vagin est plus serré, et dès qu'il se remet à aller et venir, je la sens nettement, comme si Gaston frottait sa queue directement contre la mienne. Je pense que si ça avait été le cas, ça m'aurait refroidi. Mais le simple fait de savoir qu'il y a cette cloison entre nous, et que cette cloison est celle d'Émeline, change toute la donne.
Je profite de cette sensation nouvelle pendant de longues secondes, laissant totalement Gaston faire tout le boulot. Émeline s'accroche aux draps du lit, serre la mâchoire, cherche son souffle. En elle, je sens les contractions de l'orgasme sans fin qu'elle subit depuis le premier avec la langue de Gaston.
Pour me sortir de l'extase, elle se penche légèrement sur mon visage, plante son regard dans le mien, et me déclare, ou plutôt m'ordonne, comme elle-même sous l'influence d'une drogue qui l'obligerait à rechercher l'extase sans fin:
— Baise-moi, Gaby... Défonce-moi! C'est trop bon!
Il ne m'en faut pas plus pour revenir à moi et au moment présent. J'entoure son corps de mes bras et la serre contre moi. Ses seins s'écrasent sur mon torse, son visage plonge dans mon cou. Je la serre de toutes mes forces, de tout mon amour, et me mets à la baiser. Ses cris se confondent avec ceux de la douleur, mais je n'en ai plus que faire. Ses mots m'ont fait oublier toute retenue. Je cogne mon bassin contre le sien avec fougue, peut-être même une certaine agressivité comme si je cherchais à lui faire autant de mal que de bien. Un truc en moi, comme un réflexe qui viendrait de nos ancêtres, me fait dire que son plaisir n'en sera qu'encore plus intense.
Rapidement, je la sens comme défaillir. Son corps, jusque-là tendu sous l'effort de recevoir nos deux sexes, semble abandonner toute résistance, toute vigueur, même. Il semblerait que mes assauts ont eu raison d'elle... et j'aime ça. Je continue alors de la pilonner rudement, remarquant seulement les râles de Gaston, annonciateurs d'une jouissance sur le point d'exploser. Est-ce que le fait de me sentir presque contre sa queue l'excite autant que moi?
Je n'ai pas le temps, ni même le désir au fond, de me poser plus de questions. Gaston se retire du cul d'Émeline et fait sauter le préservatif avant de venir se placer près de ma blonde qui s'est un peu relevée en le sentant quitter son anus. À genoux près de nos deux corps encore emboîtés, il se met à se branler face au visage d'Émeline qui s'est tournée vers lui.
De mon côté, j'ai ralenti la cadence, ce qui permet à ma belle débauchée de le prendre en bouche et le faire jouir au fond de sa gorge. D'où je suis, je peux voir sa bouche goulue aspirer jusqu'à la dernière goutte de sperme, les violentes contractions qui font gonfler la verge de Gaston, ses veines prêtes à exploser. Au-dessus, Gaston, une main dans les cheveux d'Émeline, jouit en grondant, remué par de nombreux spasmes frénétiques.
À peine Émeline a-t-elle quitté son sexe pour avaler sa récolte visiblement fructueuse, Gaston descend du lit en nous souriant.
— Je vous laisse profiter, les amoureux... C'était quelque chose...
— Merci Gaston, lance Émeline d'une voix haletante.
Pour ma part, je lui réponds uniquement un salut de la main, reprenant déjà mes va-et-vient, plus doux, dans le puits de ma chérie. Je ne sais pas où elle trouve la force, mais elle se redresse sur moi, se cambre et se met à onduler sur ma queue en gémissant, pendant que notre amant se rhabille. Je le devine la regarder ainsi, si belle, si merveilleuse, en espérant sûrement nous revoir.
Ses yeux à elle oscillent de moi à Gaston, jusqu'à ce qu'il referme la porte derrière lui. Elle me regarde alors avec un amour qui me fait chavirer.
— C'était merveilleux, tellement intense, me dit-elle en se penchant pour venir m'embrasser.
— Mais je n'en ai pas fini avec toi, je lui rétorque en plaquant mes mains sur ses fesses avec un bruit de claque.
Elle tressaute sous la surprise et me sourit en coin en ricanant.
— Décharge tout en moi, mon amour...
Et il ne me faut pas bien longtemps pour l'exaucer. Me relevant pour plonger mon visage dans ses seins reluisant de transpiration, mes mains accrochées à ses fesses lui impriment un rythme soutenu, qu'elle agrémente de cambrures calculées. Mes lèvres aspirent ses tétons, mes dents les mordillent, et lorsque je sens la jouissance envahir tout mon corps, elle semble exploser avec moi, en totale harmonie, comme si c'était sa première explosion de la soirée, comme si celles avec Gaston ne valaient pas une seule avec moi.
Un moment après, nous sommes enlacés dans le canapé, où j'ai récupéré mon téléphone et stoppé la caméra. Je respire son odeur, nos corps rassasiés sont cotonneux, mais nos esprits bouillonnent. Et pour une fois, c'est moi qui lance les premiers mots.
— Je ne m'attendais pas à ce que ce soit si intense.
— Je ne m'attendais pas à coucher avec deux hommes pour la première fois de ma vie ce soir, me rétorque-t-elle avec un sourire qui fait s'arrêter mon cœur un instant.
— Je pourrais y devenir accro, dis-je en plaisantant.
— Mon corps ne le supporterait pas! s'exclame-t-elle en explosant de rire.
— C'était trop pour toi?
— C'était... juste parfait. Mais pour être honnête, j'ai pris cher!
— Et à chaque fois que tu voudras que ça recommence, je serai là, présent... Après ça, je sais que je ne reculerai devant rien pour ton plaisir.
— Ah oui? Vraiment rien?
— Rien, non... Je t'aime, Émeline, dans ton entièreté, et je veux être celui qui te fera garder ce sourire. Chaque jour.
Ses yeux se mettent à briller plus qu'à l'accoutumée encore, lorsqu'elle approche son visage pour m'embrasser. Je pense qu'elle a bien compris ce que ces échanges buccaux représentent à mes yeux. Alors au lieu de me dire qu'elle m’aime aussi, elle me le prouve. Et je vacille en voyant une larme de son œil gauche, visiblement provoquée par mes mots, juste avant que nos bouches ne se retrouvent.

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