28. La Princesse Sylvie et la Damoiselle Sibylle Adelheid de Brumeuil : Une Rencontre Explosive

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Dans le royaume de Sylvaria, la Princesse Sylvie se préparait à rencontrer sa dame de compagnie, la Damoiselle Sibylle Adelheid de Brumeuil.

Issue d'une noble lignée, la Damoiselle Sibylle était réputée pour son éducation irréprochable, mais aussi pour sa naïveté légendaire et son caractère bien trempé.

Lorsqu'elle fit son entrée dans les appartements de la Princesse Sylvie, elle était vêtue d'une robe immaculée, les cheveux parfaitement coiffés, et les yeux brillants d'admiration.

— Votre Altesse ! Quel honneur de vous rencontrer enfin ! J'ai tant entendu parler de vos exploits ! Les banquets, les dragons, les smartphones roses… Oh, je suis si excitée !

La Princesse Sylvie, amusée, sourit. Margot, elle, roula des yeux.

— La Damoiselle Sibylle, je suppose ? Bienvenue dans le chaos.

La damoiselle prit un air surpris.

— Chaos ? Oh non, Madame Margot, je suis sûre que tout sera parfait ! Après tout, Princesse Sylvie, vous êtes une légende vivante !

***

Première Leçon : L'Étiquette

La Damoiselle Sibylle, déterminée à aider la Princesse Sylvie à devenir la princesse parfaite, commença par lui enseigner l'étiquette.

— Votre Altesse, une princesse doit toujours se tenir droite, parler doucement, et ne jamais, jamais faire de bruits indécents en public.

— Mais Sibylle, c'est impossible ! Je fais des gaz dès que je suis nerveuse !

— Oh, mais c'est juste une question de contrôle, Votre Altesse ! Regardez-moi : je ne fais jamais de bruits indésirables !

— C'est parce que vous ne mangez que des feuilles de salade, damoiselle, rétorqua Margot.

La damoiselle sourit.

— Exactement ! Un régime sain est la clé de la perfection !

***

Deuxième Leçon : L'Art de la Conversation

La Damoiselle Sibylle tenta ensuite d'enseigner à la Princesse Sylvie l'art de la conversation.

— Votre Altesse, une princesse doit toujours parler avec élégance et intelligence. Par exemple, on ne dit pas "J'aime les dragons parce qu'ils crachent du feu", mais plutôt "Les dragons sont des créatures fascinantes, symboles de puissance et de mystère."

— Mais c'est beaucoup plus long et ennuyeux !

— L'élégance a un prix, Votre Altesse.

Et Margot d’ajouter :

— Et ce prix, c'est l'ennui mortel.

***

Troisième Leçon : L'Art du Thé

La Damoiselle Sibylle décida d'enseigner à la Princesse Sylvie l'art du thé.

— Votre Altesse, servir le thé est un art subtil. Il faut verser lentement, avec grâce, et ne jamais renverser une goutte.

— Mais Sibylle, je suis toujours maladroite !

— Avec de la pratique, vous y arriverez, Votre Altesse !

La Princesse Sylvie essaya de servir le thé, mais bien sûr, elle renversa la moitié de la tasse sur la robe immaculée de la Damoiselle Sibylle.

— Oh ! Ma robe !

Margot conclut l’incident en disant :

— Je vous avais prévenue, damoiselle.

***

La Compétition pour l'Attention de Sylvie

Margot et la Damoiselle Sibylle étaient en constante compétition pour l'attention de la Princesse Sylvie. Margot, pragmatique et expérimentée, et la Damoiselle Sibylle, naïve mais déterminée, se disputaient sans cesse. Et, ce qui n’arrangeait rien, elles avaient toutes deux le même âge.

— Votre Altesse, vous devriez vous reposer maintenant, dit Margot.

— Non, non, Votre Altesse, nous devons continuer les leçons ! corrigea la Damoiselle Sibylle.

— Oh, je ne sais pas… Peut-être que je devrais aller voir Flamme, suggéra la princesse, dépitée.

— Oui, Flamme a besoin de vous, acquiesça Margot.

— Non, Votre Altesse ! Nous avons encore tant à faire ! rectifia la Damoiselle Sibylle.

***

La Bataille des Robes

La Damoiselle Sibylle, convaincue que la Princesse Sylvie devait porter des robes dignes d’une princesse, insista pour lui faire essayer une tenue protocolaire extravagante, couverte de broderies et de bijoux.

— Votre Altesse, cette robe est parfaite ! Elle vous donnera l’élégance qu’il vous faut ! dit la damoiselle.

— Cette robe pèse une tonne, la Damoiselle. La princesse ne pourra même pas marcher dedans ! se moqua Margot.

— Oh, Margot a raison ! Je me sens comme un sac de pommes de terre ! dit la princesse.

— Mais… mais c’est la mode à la cour ! protesta la damoiselle.

— La mode à la cour, c’est aussi de tomber dans les escaliers, ironisa Margot.

La Princesse Sylvie trébucha, et la robe se déchira avec un bruit sinistre. La Damoiselle Sibylle poussa un cri d’horreur, tandis que Margot souriait, satisfaite.

***

Le Duel des Petits Déjeuners

La Damoiselle Sibylle, convaincue que la Princesse Sylvie devait manger sainement, lui prépara un petit-déjeuner composé de légumes vapeur et de jus vert.

— Votre Altesse, c’est excellent pour la digestion !

— Beurk ! Ça a le goût de l’herbe coupée ! s’exclama la Princesse Sylvie.

Margot, qui avait préparé en secret de la charcuterie et des pâtisseries, intervint.

— La princesse a besoin de sucre pour son énergie, et de protéines, damoiselle.

— Mais c’est mauvais pour sa santé ! fit la damoiselle, épouvantée.

— Je prends les gâteaux ! trancha Sylvie.

— Mais… mais… balbutia la damoiselle.

Flamme, tentant de voler un morceau de gâteau, se fit gronder par les deux jeunes femmes.

— Grrr… (Traduction approximative : « Pourquoi moi ?! »)

***

La Guerre des Cours

La Damoiselle Sibylle voulait à tout prix parvenir à faire progresser la Princesse Sylvie dans l’art de la conversation, tandis que Margot insistait pour qu’elle apprenne à gérer son stress.

— Votre Altesse, aujourd’hui, nous allons parler de poésie ! déclara avec entrain la damoiselle.

— Non, aujourd’hui, nous allons méditer, la contredit Margot.

— Méditer ? Encore ?! Je m’ennuie déjà ! bailla la princesse.

— La poésie est bien plus intéressante ! rétorqua la damoiselle.

— La méditation est bien plus utile, se moqua Margot.

La Princesse Sylvie, excédée, s’enfuit en courant, laissant les deux femmes se disputer.

Flamme, épuisé, se roula en boule dans un coin.

***

Le Piège à Gaz

La Damoiselle Sibylle, déterminée à aider la Princesse Sylvie à contrôler ses gaz, lui fit boire une potion miraculeuse qu’elle avait trouvée dans un vieux grimoire.

— Cela devrait régler votre problème, Votre Altesse !

— Qu’est-ce que c’est ? Ça sent bizarre… dit avec une grimace la Princesse Sylvie.

— Damoiselle, c’est une recette de sorcière, pas un remède ! fit Margot, épouvantée.

— Mais c’est écrit ici que ça marche ! répondit la damoiselle, très sûre d’elle.

La Princesse Sylvie but la potion… et immédiatement, son ventre se mit à gargouiller de manière inquiétante.

— Oh non…

POUF ! POUF ! POUF !

Quoi ?! Ce n’est pas possible !

— Je vous avais prévenue, conclut Margot d’un air supérieur.

Flamme, horrifié, s’enfuit en crachant des bulles roses, et la princesse en direction des commodités…

Ainsi, à compter de l’arrivée de la Damoiselle Sibylle de Brumeuil, les appartements de la Princesse Sylvie devinrent un champ de bataille où les étincelles volaient. Flamme, le dragon nain, se retrouvait souvent pris entre deux feux, tandis que le Prince Olivier, préférant éviter les conflits, restait prudemment à l’écart.

***

Flamme Perd la Tête

Flamme, le dragon nain, en avait assez de ce climat tendu. Il se mit à déprimer, refusant de manger et passant ses journées à fixer le mur.

— Flamme, qu'est-ce qui ne va pas ? lui demanda sa maîtresse.

— Grrr... (Traduction approximative : « Je n'en peux plus de ces disputes ! »)

— Oh, Flamme, je suis désolée. Je vais parler à Margot et Sibylle.

***

La Réconciliation

La Princesse Sylvie convoqua Margot et la Damoiselle Sibylle dans ses appartements.

— Margot, Sibylle. Flamme est triste à cause de vos disputes. Il a besoin de calme et de paix.

— Votre Altesse, je ne veux que votre bien, se désola argot.

— Moi aussi, Votre Altesse ! protesta la Damoiselle Sibylle.

— Alors, arrêtez de vous disputer. Flamme a besoin de vous deux, asséna la princesse.

Les deux jeunes femmes acceptèrent de se corriger.

— Très bien, Votre Altesse.

— D'accord, Votre Altesse.

***

La Paix Retrouvée

Margot et la Damoiselle Sibylle firent un effort pour s'entendre, même si elles se disputaient encore de temps en temps, et Flamme, soulagé, retrouva peu à peu sa joie de vivre. La Princesse Sylvie, finalement enchantée d'être le centre de leur attention, se prit à profiter de leur compagnie… tout en faisant encore quelques gaz de temps en temps.

Et ainsi, quelques années passèrent, ponctuées de bien des joyeuses péripéties. La Princesse Sylvie, désormais entourée d’une petite cour personnelle constituée de ses deux compagnes, Margot sa servante personnelle et la Damoiselle Sibylle sa dame de compagnie, se surprit elle-même à progresser dans bien des domaines, accompagnée de son fidèle petit compagnon vert, le dragon nain Flamme.

Le roi son père et la reine sa mère se félicitèrent de voir cela.

Jusqu’à ce qu’un jour …

Moralité

Même les princesses les plus espiègles peuvent apprendre à vivre en harmonie… avec un peu d'effort et beaucoup d'amour.

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