57. Le Retour du Prince et le Complot du Roi
Dès son arrivée au palais royal du royaume de Sylvaria dans l’après-midi, le Prince Olivier, héritier du royaume de Valoria, fut convoqué d'urgence dans la salle du trône.
Le roi, assis sur son siège majestueux, avait l'air grave, mais une lueur malicieuse brillait dans ses yeux.
***
L’Audience avec le Roi
— Olivier, mon cher ami, j'ai une mission de la plus haute importance à te confier, annonça-t-il en se penchant légèrement en avant. Ce soir, c’est le grand banquet en l'honneur de la reine. Mais dès demain à la première heure tu devras te rendre à une réunion secrète que je dirigerai avec les services de contre-espionnage du royaume.
Olivier, intrigué, écarquilla les yeux.
— Une réunion secrète ? Avec les services de contre-espionnage ? Mais pour quelle raison, Votre Majesté ?
Le roi sourit mystérieusement.
— Olivier, laisse-moi te conter les récentes péripéties de la princesse. Il y a quelques semaines, durant ton absence, elle a encore fait preuve de son esprit aventureux, mais cette fois, les conséquences pourraient être plus graves que d’habitude.
— Ah, Sylvie… Que manigance-t-elle encore ?
Le Roi expliqua.
— Elle a réussi à infiltrer le Grand Centre Numérique du Savoir avec la Damoiselle Sibylle, Margot, et même Flamme, son dragon nain. Ils ont accédé aux archives anciennes, une zone normalement interdite à tous sauf à la famille royale, les Hauts-Conseillers et les chercheurs accrédités des Guildes. Ils ont réussi à en pirater, on ignorait encore comment au début, les accès réputés inviolables. Or nous le savons toi et moi, ni Sylvie ni aucune de ses amies n’a de telles compétences. Elles ont été aidées. Mais de son propre aveu, elle n’a utilisé que Linglong, l’IA de son smartphone impérial cathayen. Sylvie était déterminée à découvrir les origines de Sylvaria, et elle a trouvé certains des textes fondateurs parlant de la première reine nommée Sylvie, de la bénédiction et de la couronne qu’elle a rçues.
Le Prince Olivier acquiesça.
— Oui, moi et ma famille comme vous le savez, connaissons ces choses.
— Effectivement. Mais Sylvie a toujours eu un faible pour les mystères. Et elle ignorait tout cela. Notamment la malédiction : si une reine oublie son devoir, les montagnes s’effondreraient et l’océan engloutirait le royaume. Bien sûr, la Damoiselle Sibylle a essayé de la calmer, mais tu connais Sylvie… Elle était convaincue qu’il fallait percer ces secrets à tout prix.
Le Prince Olivier demanda :
— Et Flamme ? Comment a-t-il réussi à entrer sans se faire remarquer ?
— Discret comme un chat, mais aussi têtu qu’un dragon adulte. Il a suivi Sylvie en douce, et apparemment, personne ne l’a repéré.
— Et ensuite ?
Le roi poursuivit.
— Bien qu’ayant failli se faire prendre par les gardes, elles ont malgré tout réussi à ressortir. Cependant, leur escapade n’est pas passée inaperçue. Ces jeunes filles n’avaient pas éteint correctement les projecteurs holographiques de la salle des archives... Il n’a pas été difficile ensuite de remonter jusqu’à elles. La reine et moi les avons convoquées pour leur expliquer que l’accès à ces informations est restreint. Sibylle a plaidé sa cause avec une passion surprenante, affirmant que ces légendes font partie de l’histoire de Sylvaria. J’ai dû leur rappeler que ces mystères sont gardés pour une raison : le peuple a choisi d’oublier les malédictions et les conflits du passé pour vivre en paix. En ce qui concerne Sibylle, ainsi que Margot, elles n’ont pris tout cela que pour de vieilles légendes, rien que du folklore. Des récits du passé déformés par le temps.
Le prince parut soudain intéressé.
— Et Sylvie ? Comment a-t-elle réagi ?
— Comme à son habitude. Donc lorsque nous lui avons annoncé qu’elle avait dorénavant un plein accès, elle ne s’y attendait vraiment pas. Elle s’attendait plutôt à une sévère sanction. Bien que sur ce point, elle n’ait pas été déçue : en guise de punition, elle a dû superviser pour moi l’organisation du grand banquet de ce soir en l’honneur de la reine, et elle est privée de son smartphone pour deux mois. Mais cela n’était qu’un prétexte pour récupérer l’appareil. Il est actuellement examiné en profondeur par nos services techniques. Quant à Sibylle et Margot, elles vont passer les deux prochains mois à aider les jardiniers du palais et à s’occuper des robes de Sylvie. Et Flamme… eh bien, pour faire bonne mesure, il est privé de gâteaux au miel et de son collier connecté.
Le Prince prit un air un peu attristé.
— Pauvres Flamme et Sylvie. Mais au moins, cela devrait les calmer un moment.
Le Roi ajouta alors :
— Je l’espère. Je lui ai aussi signalé à dessein que la connaissance de notre propre passé est lacunaire sur de nombreux points et qu’il existe probablement ailleurs d’autres textes, mais dont on ignore tout jusqu’ici. Cela a attisé sa curiosité. Elle a donc déjà de quoi s’occuper dans l’immédiat et des objectifs qu’elle pourra se fixer pour plus tard.
— Sage décision, dit le Prince. Sylvie a besoin de limites, mais elle a aussi besoin de sentir qu’elle a un rôle important à jouer.
Le Roi était d’accord.
— Exactement. Et maintenant, elle a dû apprendre à organiser un banquet sans son précieux smartphone, ce qui n’est pas non plus sans utilité. Peut-être aussi que cela lui apprendra l’humilité.
— Ou peut-être qu’elle trouvera un moyen de contourner cette punition, dit le Prince, amusé.
— C’est bien possible. Mais pour l’instant, au moins, elle est occupée. Et qui sait ? La connaissant, peut-être qu’elle finira par lever un pan du voile…
— Je le pense aussi, votre altesse. Parce que si Sylvie décide de se lancer dans une nouvelle quête, rien ne pourra l’arrêter.
— C’est bien pour cela que je t’en parle, Olivier. Si jamais elle vient te voir avec de nouvelles idées folles, essaie de la raisonner. Après tout, tu es le seul qui arrive parfois à la faire réfléchir.
Le Prince prit un air résolu.
— Je ferai de mon mieux. Mais vous savez aussi bien que moi que Sylvie a sa propre façon de voir et d’accomplir les choses.
— C’est bien ce qui m’inquiète, poursuivit le Roi.
Olivier soupira, imaginant déjà les exploits de la Princesse Sylvie.
Le roi marqua une pause.
— Olivier, mon cher, j’ai aussi une mission délicate et urgente à te confier suite à ces évènements. C’est en rapport avec l’équipe de production et la délégation cathayenne, Mei-Ling, et surtout avec le smartphone impérial qui a été offert à Sylvie. Il faut que tu reprennes rapidement contact avec Mei-Ling. Tu as le choix de la méthode : soit tu te rends à Cathay pour la rencontrer, soit tu la fais venir à Valoria sous un prétexte de ton choix. À toi de décider, tu es le spécialiste du renseignement.
Le Prince parut surpris.
— Mei-Ling ? Mais que vient-elle faire dans cette histoire ? Et quel est le rapport avec le smartphone de Sylvie ?
Le Roi prit un air préoccupé.
— C’est pour cela qu’il y aura la réunion de demain matin. L’ensemble des informations en notre possession sera exposé, notamment les premiers résultats de l’examen du smartphone impérial. Disons simplement que des éléments très préoccupants ont été découverts, et que Mei-Ling pourrait détenir des informations cruciales. C’est le fait que ce smartphone provienne de la délégation cathayenne et non de notre royaume qui rend la situation préoccupante. Tu vas devoir jouer un rôle clé dans cette enquête. Si tu choisis de la faire venir à Sylvaria, cela pourrait nous permettre de faire croire à l’adversaire qu’elle serait passée du côté des services secrets sylvariens, ce qui faciliterait la suite des opérations.
Le Prince Olivier sourit à cette idée.
— C’est une idée intéressante. Je pense que faire venir Mei-Ling à Sylvaria serait effectivement plus stratégique. Je pourrais prétendre vouloir discuter d’un projet commun ou d’une collaboration artistique, ce qui justifierait sa présence sans éveiller les soupçons. Et puis, cela me permettrait de la surveiller de près pour découvrir ce qu’elle sait tout en restant disponible pour continuer à agir ici en parallèle.
— Exactement. Tu as toujours eu un excellent jugement, Olivier. Fais comme tu l’estimeras bon. L’important est d’obtenir des informations rapidement et discrètement. Tu es le mieux placé pour savoir comment procéder.
— D’accord, votre altesse. Je vais organiser sa venue à Sylvaria dès que possible. Je trouverai un prétexte crédible pour qu’elle accepte de venir. Mais… et Sylvie ? Elle est a déjà été assez perturbée par cette histoire de c-drama. Si elle apprend que je suis en contact avec Mei-Ling, elle va vouloir savoir pourquoi et il y aura du désordre.
Le Roi était bien d’accord
— Effectivement. Pour l’instant, cette affaire doit rester strictement confidentielle. Personne ne sera au courant hormis les personnes directement impliquées dans cette affaire. Tu vas devoir gérer cela, Olivier. Tu comprendras tout demain dans le détail.
— C’est… c’est très inquiétant, Votre Altesse. Si cette affaire est aussi grave que vous le dites, pourquoi ne pas impliquer les autorités cathayennes ?
— Parce que nous ne savons pas encore qui est derrière tout cela, cher Prince. Nous devons agir avec prudence. Mei-Ling est notre meilleure piste pour l’instant. Tu es intelligent, discret, et tu as déjà établi un contact avec elle. C’est parfait.
— D’accord, votre altesse. Je ferai ce que vous me demandez. Mais je veux des réponses. Si cette affaire concerne Sylvie, j’ai le droit de savoir ce qui se passe.
— Encore une fois, Olivier, je te promets que tu sauras tout en temps voulu. Pour l’instant, concentre-toi sur ta mission. Fais venir Mei-Ling à Sylvaria, découvre ce qu’elle sait, et rapporte toutes les informations que tu pourras obtenir. C’est crucial pour la sécurité de Sylvaria.
— Très bien, votre Altesse. Je vais travailler à cela dès demain.
— Olivier, merci pour ta loyauté. Et souviens-toi : cette mission est vitale pour nos royaumes. Agis avec prudence, et ne fais confiance à personne.
— Une dernière chose, Olivier. Mei-Ling semble avoir un certain… intérêt pour toi. Si tu juges que cela peut t’aider à obtenir des informations, n’hésite pas à exploiter cette situation. Parfois, il faut savoir jouer le jeu pour servir son royaume.
Olivier parut soudain très embarrassé.
— Votre altesse, je… je ne suis pas à l’aise avec cette idée. Après ce qui s’est passé avec Sylvie, je ne veux surtout pas donner à Mei-Ling l’impression que je pourrais m’intéresser à elle. Cela blesserait profondément Sylvie, et je refuse de lui faire du mal.
— Je comprends tes réserves, Olivier. Mais réfléchis bien : l’attitude de Mei-Ling envers toi n’était peut-être pas aussi sincère que tu le penses. Elle a pu jouer la comédie pour t’approcher et obtenir des informations sensibles. En utilisant cette stratégie, tu pourrais inverser la situation et la manipuler à ton tour, pour le bien de Sylvaria.
— C’est vrai… mais cela me met mal à l’aise, votre Altesse. Je ne veux pas jouer à ce jeu si la Princesse Sylvie risque d’être impactée.
— Tu n’es pas comme elle, Olivier. Tu agiras avec honneur, même si cela signifie feindre temporairement. Pense à Sylvie, à Sylvaria, et à la mission qui t’incombe. Tu es un prince, et parfois, un prince doit faire des sacrifices pour protéger son royaume.
— Je ferai ce qui doit être fait, votre altesse. Mais je veillerai à ce que Sylvie ne souffre pas de cette situation.
— C’est tout ce que je te demande, Olivier. Tu as toujours été un noble et loyal. Je suis fier de toi. Maintenant, va.
— Merci, votre altesse. Je ne vous décevrai pas.
Et ainsi, le Prince Olivier allait se mettre au travail, élaborant un plan pour faire venir Mei-Ling à Sylvaria sous un prétexte plausible. Il savait qu’il devait agir rapidement, mais il ne pouvait s’empêcher de se demander ce que tout cela signifiait pour Sylvie, pour Sylvaria, et pour lui-même.
Tout en sortant de la salle du trône, Olivier réfléchissait intensément. Il se fit le serment de ne jamais blesser les sentiments que Sylvie avait pour lui. Ni ceux de Mei-Ling, qui étaient peut-être réels. Et s'ils ne l’étaient pas, il trouverait le moyen de savoir ce qu'il en est.
« Après tout, c'est moi le spécialiste du renseignement, le roi lui-même l'a dit ! » se dit-il.
Ayant pris cette résolution et étant rassuré, Olivier se prépara à affronter les défis à venir, déterminé à protéger ceux qu'il aimait tout en servant son royaume avec honneur et intégrité.
Mais pour l’instant, il se dirigeait vers le banquet en l’honneur de la reine, déterminé à s’assurer que tout se passe bien et à soutenir Sylvie. Elle avait besoin de lui.
***
Le Banquet de la Reine
Il la retrouva, radieuse dans sa robe de soirée.
— Princesse Sylvie, vous êtes resplendissante ce soir, dit-il en s'inclinant légèrement devant elle.
Sylvie, surprise par tant de gentillesse, rougit légèrement.
— Prince Olivier ! Merci... mais qu'est-ce qui vous prend ? Vous êtes toujours si sérieux.
Olivier sourit, porté par les nouveaux sentiments qu'il éprouvait pour elle.
— Je voulais vous féliciter pour tout votre dur travail. Vous avez accompli tant de choses, et je suis fier de vous.
Sylvie, touchée, sourit timidement.
— Merci, Prince Olivier. Cela signifie beaucoup pour moi.
Durant les mondanités du banquet, Olivier resta près de Sylvie, la réconfortant et la soutenant. Il remarqua que la Damoiselle Sibylle et Margot étaient absentes.
— Où sont Sibylle et Margot ? demanda-t-il discrètement, tout en sachant maintenant très bien tout ce qui s’était passé.
Sylvie soupira.
— Elles ont été consignées pour un mois de travail aux jardins, et elles le sont maintenant pour un autre mois à la blanchisserie du palais. Apparemment, elles ont été jugées trop indisciplinées. Je vous expliquerai.
Olivier fit comme si cela était des plus naturels et éclata de rire.
— Eh bien, cela leur fera du bien. Et Flamme, et Long, où sont-ils ?
Sylvie regarda vers un coin sombre de la salle, où Flamme, le dragon nain, était assis, l'air morose, Long à quelques pas de là.
— Il déprime. On lui a retiré ses gâteaux et son collier connecté. Il dit qu'il se sent comme un dragon au fond de sa caverne.
Olivier sourit, imaginant la frustration de Flamme.
— Pauvre Flamme. Peut-être que je pourrai lui glisser un gâteau en douce plus tard.
Alors que le banquet touchait à sa fin, la Princesse Sylvie, épuisée mais rayonnante, se retrouva enfin seule avec le Prince Olivier. Les lumières scintillantes des lustres, les rires des invités et la douce mélodie créaient une atmosphère magique. Sylvie, encore sous le choc des événements récents, ne put s'empêcher de partager son récit avec Olivier.
— Prince Olivier, vous ne pouvez pas imaginer ce que j'ai dû endurer pour organiser ce banquet, commença-t-elle, les yeux brillants d'émotion. Sans mon smartphone, sans Margot et la Damoiselle Sibylle, et avec Flamme qui déprimait dans son coin, j'ai cru que tout allait s'effondrer.
Olivier, intrigué, écouta attentivement chaque mot de Sylvie.
— Racontez-moi tout, Princesse. Je suis sûr que vous avez fait face à cette épreuve avec bravoure.
Sylvie sourit timidement, puis se lança dans son récit.
— Tout a commencé quand on m'a retiré mon smartphone impérial doré. Vous savez à quel point cet appareil est le centre de ma vie. Sans lui, j'étais perdue. J'ai dû écrire des lettres à la main pour convier les invités, ce qui m'a pris des heures. J'ai même oublié d'inviter le comte de Biscornu, ce qui a failli provoquer une crise diplomatique.
Olivier ne posa aucune question sur ce qui avait conduit à la confiscation du smartphone catayen et éclata de rire.
— Oh, Sylvie, vous êtes incroyable. Mais ce n'est pas tout, n'est-ce pas ?
— Non, ce n'est pas tout, poursuivit Sylvie en secouant la tête. J'ai dû choisir les nappes sans pouvoir comparer les échantillons de tissus. J'ai opté pour une teinte trop foncée, et la reine a cru que c'était pour son enterrement. Et le menu... oh, le menu ! J'ai commandé du canard rôti au miel, alors que la reine déteste le miel.
Olivier rit de bon cœur.
— Vous avez vraiment fait de votre mieux, Sylvie. Mais comment avez-vous réussi à tout sauver ?
Sylvie sourit, ses yeux pétillants de malice.
— Grâce à Margot et la Damoiselle Sibylle. Elles ont trouvé un moyen de s'échapper des jardins royaux et de me rejoindre dans les cuisines. Ensemble, nous avons travaillé toute une nuit pour tout préparer. Margot a organisé les cuisiniers, la Damoiselle Sibylle a vérifié les détails de la décoration, et moi... eh bien, j'ai appris à m'adapter.
Olivier, touché par son récit, posa doucement sa main sur la sienne.
— Vous êtes une princesse remarquable, Sylvie. Vous avez encore une fois prouvé que même dans les moments les plus difficiles, vous pouvez transformer les épreuves en opportunités.
Sylvie rougit légèrement, touchée par ses paroles.
— Merci, Prince Olivier. Cela signifie beaucoup pour moi. Mais il y a autre chose que je dois vous dire... quelque chose de très important. Mais pas ici, pas maintenant. Lorsque nous serons seuls.
Olivier sourit, comprenant qu'elle avait encore des secrets à partager.
— Je suis impatient d'entendre ce que vous avez à me dire, Princesse. En attendant, profitons de la fin de cette soirée magique.
Alors que la musique continuait de jouer et que les invités dansaient joyeusement, Sylvie et Olivier échangèrent un regard complice. Ils savaient que leur amitié était sur le point de prendre un nouveau tournant.
Le banquet s'acheva sur une belle réussite. Olivier se dit qu'il devait trouver le bon moment pour avouer ses sentiments à Sylvie. Mais pour l'instant, il devait se concentrer sur la mission secrète et périlleuse qui l'attendait.
Le lendemain matin, alors qu'il se dirigeait vers la réunion secrète, il ne pouvait s'empêcher de sourire. La vie au palais du royaume de Sylvaria était toujours pleine de surprises, et il était prêt à affronter tout ce qui viendrait.

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