59. Le Prince Olivier et la Mission Secrète

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Dans le royaume de Sylvaria, où les licornes parcouraient les forêts enchantées et où des dragons nains se cachaient sous les tables, le Prince Olivier se trouvait confronté à une mission des plus délicates.

Le roi de Sylvaria lui avait confié une tâche secrète : découvrir ce que l’actrice cathayenne Mei-Ling savait au sujet d’un smartphone impérial doré, offert à la Princesse Sylvie par la délégation cathayenne.

Olivier savait qu’il devait agir avec prudence. D’un côté, il devait obtenir des informations cruciales pour la sécurité de Sylvaria. De l’autre, il ne voulait surtout pas blesser les sentiments de la Princesse Sylvie, qui avait déjà été bien assez éprouvée par les agissements de Mei-Ling.

***

L’invitation de Mei-Ling

Plutôt que d’inviter Mei-Ling directement, Olivier décida de passer par le ministère des affaires culturelles de Sylvaria. Il demanda à ses contacts de proposer à Mei-Ling une collaboration artistique avec le Ministère des affaires culturelles pour une durée indéfinie. Et pour justifier sa présence à la capitale et rendre l’offre encore plus attractive, de la rattacher au service évènementiel du palais.

Mei-Ling, flattée d’être choisie pour représenter Cathay, accepta immédiatement.

Quand, inévitablement, la Princesse Sylvie apprit la nouvelle, elle devint verte de jalousie.

— Olivier, j’ai entendu dire que Mei-Ling va venir à Sylvaria ! s’exclama-t-elle, les poings sur les hanches.

— Ah, oui, c’est vrai. Le ministère des affaires culturelles l’a invitée pour une collaboration spéciale, une sorte d’attachée culturelle. C’est une décision officielle, rien de personnel, répondit Olivier avec un sourire rassurant.

La Princesse Sylvie grogna, mais elle ne pouvait pas vraiment s’opposer à une décision diplomatique.

***

L’Arrivée de Mei-Ling, la Beauté Cathayenne

Mei-Ling arriva à Sylvaria avec toute la grâce d’une star de c-drama. Elle portait une robe traditionnelle cathayenne, brodée de motifs de dragons et de phénix, et ses cheveux noirs comme l’ébène étaient coiffés en une élégante natte. Son visage, d’une beauté classique, était encadré par des traits fins et des yeux en amande qui semblaient capturer la lumière. Olivier, malgré ses bonnes intentions, ne put s’empêcher d’admirer sa beauté.

— Bienvenue à Sylvaria, Mei-Ling, dit-il en s’inclinant poliment et prenant soin de ne pas croiser son regard trop longtemps.

— Merci, Prince Olivier. Je suis honorée d’être ici, répondit-elle avec un sourire enjôleur.

La Princesse Sylvie, qui observait la scène depuis un coin, serra les dents.

***

Le Dîner Diplomatique : Une Tentation Difficile

Pour faciliter les choses, Olivier organisa quelques jours plus tard un dîner privé avec Mei-Ling. Il choisit un cadre enchanteur : une terrasse éclairée par des lanternes, avec une vue imprenable sur les jardins du palais. Il espérait que l’ambiance détendue l’aiderait à obtenir des informations.

— Mei-Ling, j’espère que vous appréciez votre séjour à Sylvaria, commença-t-il en lui servant un verre de vin.

— Beaucoup, merci. Votre royaume est magnifique, répondit-elle en battant des cils.

Olivier prit une profonde inspiration et décida d’aborder le sujet avec subtilité.

— Dites-moi, Mei-Ling... comment se passe la post-production de la série ?

— Très bien, merci. Tout le monde travaille dur, répondit-elle en souriant.

Olivier essaya une autre approche.

— La délégation cathayenne a offert un smartphone impérial doré à la princesse la Princesse Sylvie. C’est un cadeau très généreux.

Mei-Ling haussa les épaules.

— Oui, c’est un geste de bonne volonté. Nous voulions que le royaume de Sylvaria soit remercié pour la contribution de sa princesse au tournage.

Olivier insista.

— Ce smartphone... est-il spécial d’une quelconque manière ?

Mei-Ling le regarda droit dans les yeux, et son sourire ne vacilla pas.

— Pas que je sache, hormis qu’il s’agit d’un modèle utilisé exclusivement par nos hauts dignitaires. Pourquoi cette question, Prince Olivier ?

Olivier sentit qu’il marchait sur des œufs. Mei-Ling était soit une excellente espionne, soit elle ne savait vraiment rien.

— Oh, simple curiosité, mentit-il. Je m’intéresse aux technologies modernes.

Mei-Ling rit doucement.

— Vous êtes un prince très moderne, alors.

***

Mei-Ling Tente d’En Savoir Plus sur Olivier et la Princesse Sylvie

Après plusieurs jours de conversations subtiles, Olivier tendait de plus en plus à penser que Mei-Ling ne savait probablement rien.

Un jour, au détour d’une allée des jardins du palais, alors qu’ils discutaient, Mei-Ling sembla soudainement intéressée par la relation entre lui et la Princesse Sylvie.

— Prince Olivier, vous et la Princesse Sylvie semblez très proches, dit-elle en inclinant légèrement la tête. Est-ce que votre relation est finalement... officielle ?

Olivier sentit une boule se former dans son estomac. Il ne voulait pas trahir ses sentiments pour la Princesse Sylvie, mais il ne voulait pas non plus mentir.

— Nous sommes amis depuis longtemps, répondit-il évasivement.

Mei-Ling sourit, bien sûr elle savait qu’il ne disait pas toute la vérité.

— C’est admirable. Mais je sens qu’il y a plus que de l’amitié entre vous.

Olivier se raidit.

— Mei-Ling, je ne pense pas que cela soit pertinent pour notre discussion.

Mei-Ling rit doucement.

— Désolée, je suis juste curieuse. Vous êtes un homme très mystérieux, Prince Olivier.

Olivier changea de sujet.

— Parlez-moi plutôt de vos projets futurs. Avez-vous d’autres rôles importants à venir ?

Mei-Ling comprit qu’elle ne tirerait rien de plus de lui sur le sujet.

— Oui, j’ai plusieurs projets intéressants. Mais pour l’instant, je suis ravie de contribuer à ces échanges culturels entre nos deux nations.

***

Le Roi Détourne l’Attention de la Princesse Sylvie

Pendant ce temps, le roi, conscient de la curiosité de la Princesse Sylvie, avait pris des mesures pour la distraire. Il savait que sa fille était trop têtue pour rester à ne rien faire et qu’elle pourrait compromettre la mission secrète du Prince Olivier.

Un matin, alors que La Princesse Sylvie s’apprêtait à suivre Olivier et Mei-Ling, le roi la fit intercepter.

— Sylvie, j’ai besoin de toi pour une affaire urgente, lui fit-il dire. Le service des achats a envoyé une lettre demandant une audience immédiate. Il semble qu’il y ait un problème avec la fourniture de certaines étoffes royales.

La Princesse Sylvie, soudainement inquiète pour la confection de ses futures robes, oublia momentanément Mei-Ling. Elle lui fit répondre :

— Bien sûr, père. Je vais m’en occuper tout de suite.

Le roi sourit intérieurement. Sa fille était tombée dans le piège.

Une autre fois, alors que la Princesse Sylvie tentait de se faufiler près d’Olivier et Mei-Ling, le roi lui-même l’arrêta à nouveau.

— Sylvie, j’ai une merveilleuse idée pour toi, annonça-t-il avec enthousiasme. Pourquoi ne pas organiser un bal caritatif pour les orphelins de Sylvaria ? Cela ferait une excellente distraction.

La Princesse Sylvie, toujours généreuse, fut immédiatement captivée par l’idée.

— Oh, père, c’est une excellente idée ! Je vais m’en occuper immédiatement.

Le roi sourit. Encore une fois, sa fille était distraite.

Un après-midi, alors que la Princesse Sylvie s’apprêtait à suivre Olivier, une servante vint la chercher en urgence.

— Votre Altesse, la Damoiselle Sibylle est souffrante ! Elle a besoin de vous immédiatement !

La Princesse Sylvie, inquiète pour sa dame de compagnie, oublia tout le reste.

— Oh non ! Je dois aller la voir tout de suite !

Le roi, qui avait orchestré cette mise en scène avait utilisé le fait que la Damoiselle Sibylle endurait mal au dos et ampoules à la laverie du palais. Il sourit. Sa fille était encore une fois appelée ailleurs.

***

Le Retour à la Normale

Olivier rapporta ses conclusions au roi.

— Soit Mei-Ling ne sait rien, ou bien elle est une espionne exceptionnelle. En tout cas, elle a essayé de m’interroger sur ma relation avec Sylvie.

Le roi hocha la tête, pensif.

— Oui, c’est possible. Elle pourrait être une excellente espionne, ou peut-être ne sait-elle vraiment rien. Dans les deux cas, nous devons rester vigilants. Mais nous n’avons pas progressé.

Il marqua une pause, puis sourit mystérieusement.

— Mais il y a un moyen de savoir une fois pour toutes ce qu’il en est.

Olivier leva un sourcil, intrigué.

— Quel moyen, votre altesse ?

Le roi sourit.

— Je te le dirai en temps voulu, Olivier. Pour l’instant, garde un œil sur elle.

Quant à la Princesse Sylvie, elle était finalement revenue à ses occupations normales.

— Alors, Olivier, tu as passé beaucoup de temps avec Mei-Ling. Es-tu satisfait ?

— Oh, il n’y a aucune satisfaction à retirer de tout cela. C’est juste… la politique. Les choses suivent leur cours, répondit-il en soupirant.

Sylvie sourit, un peu jalouse, mais rassurée.

— Tant mieux. Mais n’oublie pas que Sibylle reste prête à te faire traduire tes discours pendant un an !

Olivier éclata de rire.

— Je m’en souviendrai, Princesse.

Ainsi, le Prince Olivier avait accompli jusqu’ici sa mission secrète sans blesser la Princesse Sylvie, ni trahir son royaume.

Mais Mei-Ling, qu’elle soit innocente ou espionne, ne révéla rien.

Et Sylvaria continua de prospérer, avec ses licornes, ses dragons nains, ses intrigues de palais, et ses princesses jalouses.

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