84. « Par la Valeur, la Survie »

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Le soleil levant caressait les flèches dorées du palais royal, transformant les vitraux en mosaïques étincelantes de lumière. Les jardins suspendus, où cascadaient des fleurs aux couleurs changeantes selon l’heure, exhalaient un parfum envoûtant de roses et de jasmin. Les murs de marbre blanc, sculptés de motifs représentant les légendes fondatrices, semblaient absorber la douceur de l’aube pour la restituer en une lueur apaisante. Les fontaines, alimentées par des canaux invisibles, murmuraient des mélodies anciennes, comme si le palais lui-même chuchotait des secrets oubliés. C’était un lieu où le temps semblait suspendu, où chaque pierre, chaque colonne, chaque fresque racontait une histoire de sagesse et de grandeur.

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Par une Belle Matinée…

Plus d’un mois après que la princesse Sylvie eut exposé ses théories sur les origines communes des peuples de Sylvaria et de Valoria, le prince Olivier se dirigea vers leur salon privé habituel. Il avait choisi pour cette occasion un portefeuille diplomatique d'une élégance sobre, conçu pour allier discrétion et fonctionnalité. La fermeture était assurée par un système de pression magnétique dissimulé sous une bande de cuir finement gravée de motifs géométriques rappelant les armoiries des deux royaumes. L'objet dans son ensemble dégageait une impression de sérieux et de compétence, sans ostentation superflue - exactement ce qu'on attendait d'un instrument de diplomatie entre deux nations sœurs. Il contenait des parchemins jaunis par les siècles, des cartes numérisées projetant des reflets bleutés ainsi qu’une grande quantité d’autres informations sur support numérique qu’il avait pour tâche de remettre à Sylvie. Un rendez-vous avait été fixé avec elle, et elle avait naturellement invité Margot et Sibylle à l’accompagner.

Olivier arriva le premier devant les portes du salon. Il les poussa doucement, laissant l’ouverture derrière lui tandis qu’il s’avançait vers la grande table de chêne ciré, au centre de la pièce. Les murs étaient tapissés de cartes stellaires et de représentations des anciennes migrations, éclairées par des lanternes à huile dont les flammes dansaient en silence.

Quelques instants plus tard, Sylvie fit son entrée, suivie de près par Margot, sa servante personnelle, et Sibylle, sa dame de compagnie. Leurs robes bruissaient légèrement sur le sol de pierre polie, et leurs regards curieux se posèrent immédiatement sur les documents éparpillés devant Olivier.

"Fermez et verrouillez les portes, je vous prie", demanda-t-il d’une voix calme mais ferme, sans lever les yeux de ses papiers.

Les trois femmes échangèrent un regard perplexe. Sylvie fronça légèrement les sourcils, mais obéit, tournant la clé dans la serrure avec un cliquetis métallique. Le bruit résonna dans la pièce, comme un signal que quelque chose d’important allait se produire.

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Un Murmure Matinal

Alors qu’elles avançaient vers la table, Olivier crut entendre Sylvie et Margot échanger quelques mots à voix basse, teintés d’un léger agacement.

"Tu crois vraiment qu’il était nécessaire de nous convoquer à une heure pareille ?" ronchonna Margot en ajustant une mèche rebelle de ses cheveux blonds.

"On aurait pu attendre au moins jusqu’au petit-déjeuner…" soupira Sylvie, tout en réprimant un bâillement discret.

Sibylle, quant à elle, feignit de ne rien entendre, affichant une expression impassible tandis qu’elle lissait les plis de sa robe d’un geste élégant. Elle savait pertinemment que ces deux-là avaient tendance à se plaindre dès que l’horaire était trop matinal, mais elle préférait ignorer leurs commentaires pour ne pas alimenter leur mauvaise humeur.

Olivier, amusé, choisit de ne pas relever. Après tout, il savait que leur curiosité l’emporterait rapidement sur leur léthargie matinale. Et puis, ce qu’il s’apprêtait à leur révéler valait bien un peu de sommeil en moins.

Il leva les yeux vers elle, un sourire énigmatique aux lèvres.

"Ce que je vais vous montrer… va changer tout ce que vous croyiez savoir sur nos deux royaumes."

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Le Voile du Passé Commence à se Lever

Olivier marqua une pause, laissant planer un silence lourd de mystère. Son regard balaya lentement les visages de Sylvie, Margot et Sibylle, captant leur attention totale.

"Je suis ici aujourd’hui avec ces documents et ces informations parce que le roi et la reine de Sylvaria me l’ont ordonné, en accord avec les souverains de Valoria", annonça-t-il d’une voix grave.

Un frisson parcourut l’assemblée. Sylvie échangea un coup d’œil stupéfait avec Margot, tandis que Sibylle, d’ordinaire si impassible, ne put réprimer un léger sursaut.

"Vous comprenez ce que cela signifie ?" poursuivit Olivier, un sourire énigmatique aux lèvres. "Nos deux royaumes, si différents et pourtant si liés, ont décidé de partager des secrets qui remontent aux origines mêmes de nos peuples."

Il prit une profonde inspiration avant de continuer.

"Sylvie, tu as passé ces derniers mois à fouiller dans les archives royales de Sylvaria – d’abord illégalement, puis avec l’autorisation expresse du roi et de la reine. Ton intérêt pour ces questions t’a permis de faire des progrès remarquables, même à partir d’informations fragmentaires. Mais malgré tes efforts, tu n’as pas accès à tout."

Un pli soucieux barra le front de Sylvie.

"Pourquoi ?"

"Parce que les récits fondateurs de Sylvaria ainsi que tous les documents des époques ultérieures sont incomplets", expliqua Olivier. "Ils ne parlent que de Sylvaria. Rien d’autre. Pas un mot sur Valoria. Pas une trace de notre existence dans vos chroniques les plus anciennes."

Un silence pesant s’installa dans la pièce. Les lanternes semblaient brûler plus faiblement, comme si même la lumière hésitait à éclairer cette révélation.

Olivier laissa le temps à ses paroles de faire leur effet, puis posa la question qui allait tout changer :

"Pourquoi pensez-vous que le royaume de mon peuple porte le nom de Valoria ?"

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La valeur de Valoria

Sibylle fut la première à tenter de répondre. Elle ferma les yeux, cherchant dans les recoins de sa mémoire les enseignements reçus durant son éducation.

"Il me semble avoir entendu parler d’une légende… une histoire de héros fondateurs qui auraient traversé les mers pour échapper à un grand cataclysme…" murmura-t-elle, incertaine. "Mais je ne vois pas le lien avec le nom de Valoria."

Sylvie, quant à elle, fouilla mentalement dans ses notes récentes, celles qu’elle avait compilées lors de ses recherches dans les archives.

"D’après ce que j’ai lu, le nom ‘Valoria’ viendrait d’une ancienne racine signifiant ‘vaillance’ ou ‘force’, mais je n’ai jamais trouvé d’explication précise sur son origine exacte…" avoua-t-elle, frustrée.

Margot, les bras croisés, haussa les épaules.

"Moi, je n’en ai aucune idée. Personne ne m’a jamais appris ça. Peut-être parce que le royaume de Valoria est valeureux ?" dit-elle avec un sourire un peu forcé.

Olivier les observa un instant, puis prit une profonde inspiration. Sa voix trembla légèrement quand il commença à parler, comme si les mots qu’il s’apprêtait à prononcer lui coûtaient un effort.

"Valoria… Ce nom n’est pas un hasard. Et Margot est celle qui s’approche le plus de la réponse à cette question. Il est le reflet de notre histoire, de notre lutte, de notre survie. ‘Valoria’ vient de ‘valeur’ – la valeur que mon peuple a toujours su gagner au-travers de ses épreuves, de ses souffrances, de ses sacrifices."

Il marqua une pause, les doigts crispés sur le bord de la table.

"Notre devise, ‘Par la valeur, la survie’, n’est pas qu’un simple dicton issu de la sagesse populaire. Elle est le cœur même de notre identité. Pendant des millénaires, nous avons été coupés du monde, enfermés entre des montagnes infranchissables et un océan sans fin. Nous avons connu des tempêtes qui ont ravagé nos côtes, des famines qui ont décimé nos populations, des hivers si rigoureux qu’ils gelèrent nos récoltes jusqu’à la racine, des hordes sans fin d’envahisseurs venus du nord et l’anéantissement lorsque l’océan submergea nos terres."

Sa voix se brisa légèrement.

"Mais à chaque fois, nous avons survécu. Parce que nous avons eu le courage de nous battre. Parce que nous avons su innover, créer, nous adapter. Parce que nous avons refusé de céder, même quand tout semblait perdu."

Les yeux d’Olivier brillèrent d’une émotion contenue.

"Valoria n’est pas juste un nom. C’est un testament. La valeur a été acquise par ceux qui, avant nous, ont choisi de vivre plutôt que de mourir. De se battre plutôt que d’abandonner. De croire en leur valeur, même quand le monde entier semblait les avoir oubliés."

Un silence lourd s’installa dans la pièce, chargé de respect et de gravité. Les trois femmes restèrent immobiles, frappées par la force des mots d’Olivier et par l’émotion qu’il ne parvenait pas à cacher.

Olivier se redressa légèrement, son regard se perdant un instant vers les cartes accrochées aux murs, comme s’il revoyait défiler les siècles d’histoire qu’elles représentaient.

"La valeur qui forge un peuple est acquise au combat."

Sa voix prit une tonalité plus sombre, teintée de gravité.

"Pendant plusieurs millénaires, Valoria a dû repousser les attaques incessantes des peuples guerriers du Nord. Contrairement à Sylvaria, protégée par vos montagnes infranchissables, nous n’avons jamais eu de barrières naturelles pour nous défendre. Nos côtes ont été frappées sans relâche, nos villes assiégées, nos champs ravagés. Par le nord, par l’est, par le sud. À chaque fois, nous avons dû nous battre, non pas pour conquérir, mais simplement pour survivre."

Sylvie sentit une boule se former dans sa gorge. Elle imaginait ces vagues d’envahisseurs déferlant sur des terres déjà épuisées par les tempêtes et les famines. Sibylle porta une main à sa bouche, comme pour étouffer un cri. Margot, les yeux écarquillés, semblait voir défiler ces batailles devant elle. Elle attrapa instinctivement la main de Sylvie, la serrant si fort que ses jointures blanchirent.

Il serra les poings, comme s’il revivait ces batailles lointaines.

"La valeur s’acquiert tout autant par la connaissance. Nous avons travaillé sans relâche pour l’acquérir, pour comprendre les lois de la nature, pour maîtriser les arts, les sciences, la navigation. Nous avons tout fait pour la préserver, même au prix de sacrifices immenses. Nos bibliothèques, nos écoles, nos laboratoires aujourd’hui… tout cela a été bâti dans l’adversité, parce que nous savions qu’un peuple ignorant est un peuple condamné."

Un frisson parcourut l’assemblée. Sylvie sentit ses yeux s’embuer. Elle pensait aux archives de Sylvaria, à toutes ces pages qu’elle avait déchiffrées, sans jamais soupçonner qu’elles ne racontaient qu’une moitié de l’histoire. Sibylle, les larmes aux yeux, semblait sur le point de parler, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Margot, habituellement si sarcastique, avait le visage grave, comme si elle venait de comprendre l’ampleur de ce qu’Olivier leur révélait. Elle se pencha vers Sylvie et murmura :

"C’est incroyable… et terrifiant."

Un sourire mélancolique effleura les lèvres du prince.

"Et c’est cette valeur, forgée dans la lutte, dans l’effort, et dans la persévérance, qui nous a finalement permis de retrouver nos frères et nos soeurs perdus de Sylvaria."

Sylvie sentit une chaleur l’envahir. Elle regarda Margot et Sibylle, et vit qu’elles partageaient la même émotion. Elles n’étaient plus seulement des sujets de deux royaumes différents, mais des héritières d’une même histoire. Sibylle, incapable de contenir son émotion, posa une main réconfortante sur son épaule.

Il regarda Sylvie, Margot et Sibylle tour à tour, ses yeux brillant d’une fierté mêlée de tristesse.

"Par notre valeur acquise, nous avons survécu. Et aujourd’hui, nous sommes enfin réunis."

Olivier prit une profonde inspiration, ses yeux se posant sur les documents étalés devant lui.

"Permettez-moi de vous raconter l’histoire telle que nous la comprenons aujourd’hui, avec les pièces que nous avons pu assembler."

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Plus de Quatre Mille Ans d’Histoire

Il commença, sa voix résonnant avec une solennité nouvelle :

"Tout a commencé avec la Grande Tempête, il y a plus de 4 000 ans – l’an 1 de votre calendrier sylvarien. Nos ancêtres fuyaient un drame inconnu. Une immense escadre, de grands navires… Ils furent séparés en deux groupes. L’un trouva refuge dans les terres fertiles entourées par les Montagnes Encerclantes, donnant naissance à Sylvaria. Ils crurent les autres emportés à jamais dans l’océan et les oublièrent. Mais cet autre groupe, perdu en mer, survécut, et finit par échouer au loin sur les côtes hostiles de ce qui deviendrait Valoria."

Sylvie sentit son cœur se serrer. Elle imaginait ces navires balayés par les flots, ces hommes et ces femmes qui avaient cru leur fin venue. Margot, les yeux brillants, semblait sur le point de pleurer. Elle attrapa un mouchoir et le tendit à Sibylle, qui le prit avec un sourire reconnaissant.

"Pendant des siècles, Valoria lutta pour survivre. Les premières colonies furent ravagées par les tempêtes et les invasions venues du Nord. Mais peu à peu, nous avons appris à résister. Nous étions entièrement tournés vers notre survie et vers l’an 500 de votre calendrier, nous avions établi des ports fortifiés et une flotte capable de nous protéger."

Sylvie sentit une vague de fierté l’envahir. Elle pensait à tous ces Valoriens qui avaient combattu, inventé, créé, pour que leur peuple survive. Sibylle, les yeux brillants, semblait voir ces héros défiler devant elle. Margot, les poings serrés, semblait prête à se battre elle-même pour eux. Elle murmura :

"Ils étaient incroyables…"

Le prince poursuivit.

"Puis vint l’ère des explorations. Durant les cinq siècles suivants jusqu’à environ l’an 1000 de votre calendrier, nous avons cartographié nos côtes, développé nos techniques de navigation et notre agriculture pour nourrir notre peuple. Et c’est un peu avant l’an 1000 que nous avons pu envoyer nos meilleurs navires et nos plus grands navigateurs. Ils eurent pour mission d’aller le plus loin possible au sud-est, là où nous savions que vous aviez touché terre, des terres que nos ancêtres avaient vues à cette époque lointaine au-travers de cette tempête maudite qui les emportait. Nous n’avions pas oublié, vous ne pouviez être que là. Ces grands capitaines et ces marins courageux partirent loin à l’ouest, en plein océan pour contourner les zones infranchissables de puissants courants qui remontent vers le nord-ouest et qu’aucun navire n’aurait pu remonter. Puis ils obliquèrent pour remonter autant qu’il le faudrait au sud sur une distance que personne ne connaissait, et enfin mirent le cap à l’est. Et ils vous ont trouvés."

La princesse Sylvie sentit une larme couler sur sa joue. Elle imaginait ces navires bravant les océans, les courants, les tempêtes, ces hommes et ces femmes qui avaient refusé d’oublier.

Damoiselle Sibylle, les mains tremblantes, semblait sur le point de s’effondrer.

Margot, les yeux brillants, semblait voir ces retrouvailles comme un miracle. Elle attrapa la main de Sylvie et la serra fort, comme pour se rassurer.

"Les contacts furent timides, puis réguliers, et devinrent prospères malgré les dangers de la navigation. Sylvaria nous appela « les marins ». Ils avaient raison, nous venions de la mer. Et nous-mêmes ne portions pas encore le nom de Valoriens. Et l’histoire aurait pu continuer ainsi avec vers un rapprochement toujours plus étroit de nos deux peuples qui n’auraient plus fini par ne faire qu’un. Mais un jour terrible, en quelques heures, sous la lumière du matin, aux alentours de l’an 1500 l’océan en fureur monta à l’assaut de notre terre et l’engloutit. Quelques poignées d’entre nous seulement survécurent, éparpillés dans le peu de zones montagneuses que comptait l’arrière-pays. Ce fut notre pire épreuve", continua Olivier, la voix tremblante d'émotion.

Damoiselle Sibylle imaginait ces terres submergées et emportées, les larmes coulaient sur ses joues. Margot, les poings serrés, semblait prête à se battre contre cette mer cruelle. Elle murmura :

— "C’est horrible…". Quant à la princesse Sylvie, elle sentit son cœur se briser.

"Mais ce fut aussi notre plus grande leçon. Celle qui nous apprit le plus. Nous comprîmes alors que la valeur ne se mesurait pas seulement à la force des armes ou à la richesse des terres, mais à notre capacité à nous entraider dans l'adversité et à se tenir debout face au destin. Le pays entier avait été emporté. Même le sol, arraché, raclé jusqu’à la roche profonde. Les fleuves et les vallées comblés et les collines rasées. Les côtes avaient reculé de plusieurs lieues, de nouvelles îles étaient apparues. Il n’y avait plus rien. "

Il marqua une pause et reprit.

"Alors nous avons tout recommencé depuis le début. La même histoire se répéta. Nous nous réunifiâmes et près de quinze siècles plus tard, aux alentours de l’an 3000 selon votre calendrier, nos navires atteignirent à nouveau vos côtes. C’était il y a environ quinze siècles. Et depuis nous sommes à vos côtés. Lors de notre seconde rencontre, nous avions depuis pris le nom de Valoriens. C’est sous ce nom, que nous nous sommes donnés que vous nous connaissez depuis. »

Damoiselle Sibylle, les mains à nouveau jointes, pensait à tous ces siècles de séparation, de souffrance, mais aussi de résilience. Elle semblait prier pour ces âmes courageuses.

"Lorsqu’il y a environ cinq siècles, Valoria opéra sa grande révolution des concepts et des méthodes pour entrer dans l’âge scientifique, elle partagea sa science, ses savoirs et ses façons de penser le monde avec Sylvaria qui se joignit à elle. Et nos découvertes conjointes révolutionnèrent nos vies. Le Tunnel, achevé maintenant depuis seulement quelques décennies, a enfin brisé notre isolement. Et aujourd’hui… aujourd’hui, nous savons que nous sommes un seul peuple, divisé par le destin, mais destiné à être réuni."

Il s’arrêta, le souffle court, comme si ces mots avaient épuisé ses forces.

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Le Temps d’une Pause

La princesse Sylvie sentit une larme couler sur sa joue. Elle regardait Olivier, et voyait en lui non seulement le prince d’un pays voisin et éternel allié, mais un frère.

Damoiselle Sibylle, les mains tremblantes, semblait sur le point de parler, mais aucun son ne sortait de sa bouche.

Margot, les yeux brillants, semblait prête à se battre pour cette réconciliation.

"Voilà notre histoire. Une histoire de séparation, de souffrance, mais aussi de résilience. Et maintenant… maintenant, nous pouvons enfin écrire les chapitres suivants ensemble."

Un silence lourd s’installa dans la pièce, chargé de respect et de gravité. La princesse Sylvie, Damoiselle Sibylle et Margot restèrent immobiles, frappées par la force des mots d’Olivier et par l’émotion qu’il ne parvenait pas à cacher. Elles savaient désormais qu’elles n’étaient plus seulement des sujets de deux royaumes différents, mais des héritières d’une même histoire, d’un même destin. Margot, avec un sourire timide, murmura :

— "On devrait peut-être commander du thé… ou plutôt du vin. Je crois qu’on en a besoin."

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