86. Le Mystère du Soupirail Oublié

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Au cœur du royaume de Sylvaria, où les tours du palais royal se perdaient dans les nuages, la princesse Sylvie passait ses journées entre devoirs royaux et moments de détente. Elle était accompagnée de sa fidèle dame de compagnie, Damoiselle Sibylle, stricte gardienne de l’étiquette et du protocole, toujours impeccable, qui veillait toujours à ce que la princesse reste digne de son rang, même dans les moments les plus informels, ainsi que de Margot, sa douce et timide servante au grand cœur. Toutes trois profitaient d’une fin d’après-midi paisible assises sur un banc dans les jardins, loin des regards indiscrets de la cour.

Mais ce qui rendait vraiment ces moments uniques, c’étaient ses deux petits dragons nains, Flamme et Long. Ces créatures espiègles, aussi intelligentes que mystérieuses, qui avaient leurs habitudes et leurs cachettes préférées. L’une d’elles était un coin oublié des jardins, près des vieux contreforts du palais, où les herbes folles et les buissons formaient un labyrinthe parfait pour leurs jeux. C’est là que Flamme avait été trouvé, et depuis, cet endroit était l’un de ceux où il revenait jouer fréquemment.

Ce lieu, peu fréquenté et moins entretenu que le reste des jardins, était effectivement un endroit spécial. Treize ans auparavant, Sylvie y avait découvert Flamme, apeuré et perdu dans les fourrés. Depuis, le petit dragon y revenait souvent, comme attiré par des souvenirs enfouis. Les contreforts massifs du palais royal, vieux de plusieurs millénaires, dominaient l’endroit, leurs fondations profondément ancrées dans le sol. Des arbres et des buissons avaient poussé au pied de ces murs anciens, formant un écran naturel derrière lequel les dragons aimaient jouer à cache-cache. Ce soir-là, alors que le soleil commençait à descendre derrière les tours du palais, les dragons, invisibles depuis un moment, devaient encore être en train de jouer là-dedans, comme à leur habitude.

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La Partie de Cache-Cache

— « Vous croyez qu’ils vont encore disparaître pendant des heures ? » demanda Margot en lissant les plis de sa robe, soucieuse de maintenir une apparence irréprochable.

— « Oh, laissez-les s’amuser, Margot », répondit Sylvie en riant. « Ils reviennent toujours quand ils ont faim. »

— « Tant qu’ils ne salissent pas leurs colliers connectés… » dit Damoiselle Sibylle.

La princesse Sylvie, Margot et Damoiselle Sibylle s’apprêtaient à rentrer lorsque des bruits étranges attirèrent leur attention. Un cliquetis métallique, suivi de grognements énervés, provenait du fouillis végétal. Intriguée, Sylvie se leva et se dirigea vers la source du bruit, suivie de près par ses amies. Damoiselle Sibylle essayait d’empêcher les herbes folles de s’accrocher à ses dentelles et son jupon.

En s’approchant, elles découvrirent Long, coincé par son collier connecté dans les barreaux rouillés d’un étroit soupirail. Les vieux barreaux, à moitié disparus, fermaient l’entrée d’un vieux soupirail qui semblait descendre en pente raide dans les ténèbres. Le sol autour du soupirail était nu et marqué par de nombreuses traces de pattes, preuve que les dragons nains venaient souvent explorer cet endroit.

Long se débattait furieusement, grognant avec frustration. La princesse Sylvie s’agenouilla près de lui et posa une main apaisante sur son dos.

— « Calme-toi, Long, je vais t’aider », murmura-t-elle d’une voix douce.

Elle examina la situation et, avec précaution, libéra le collier du dragon des barreaux rouillés. Une fois libéré, Long se secoua vigoureusement avant de se tourner vers la princesse Sylvie, l’air à la fois soulagé et agité.

La princesse Sylvie sortit son smartphone, dont l’IA était connectée au collier de Long. Grâce à la traduction approximative, elle tenta de comprendre ce qui avait pu pousser le dragon à s’aventurer ici.

— « Il semble que nos petits amis aient un secret », murmura Damoiselle Sibylle en ajustant ses gants.

— « Qu’y a-t-il, Long ? » demanda-t-elle, observant les yeux brillants du petit dragon.

Long émit un grognement, puis un autre, plus court, presque interrogateur. L’IA traduisit maladroitement :

— « Flamme… en bas… »

La princesse Sylvie échangea un regard avec Margot et Damoiselle Sibylle. Une question flottait dans l’air : que pouvait-il bien y avoir sous ces fondations oubliées ?

— « Flamme est en bas ? » répéta la princesse Sylvie, surprise. « Mais pourquoi est-il descendu ? »

Le soupirail sombre semblait plonger vers des secrets enfouis depuis des siècles.

Margot, examinant le soupirail comprit immédiatement la pensée de la princesse Sylvie.

— « C’est impossible, Princesse, le passage est bien trop étroit. Seuls les dragons nains peuvent s’y faufiler. Et même eux doivent être agiles pour remonter, avec leurs petites griffes. »

— « Et quand bien même, les princesses ne jouent pas les exploratrices ! Et surtout pas dans un endroit aussi peu convenable ! » ajouta Damoiselle Sibylle.

— « Mais Sibylle, Flamme a besoin de nous ! » protesta la princesse Sylvie.

— « Sibylle a raison, Princesse », ajouta Margot. « Mais peut-être pourrions-nous envoyer Long chercher Flamme ? Après tout, il connaît le chemin et a l’habitude d’y aller lui aussi. »

La princesse Sylvie hésita, puis hocha la tête.

— « D’accord. Long, peux-tu aller chercher Flamme et le ramener ici ? »

Le dragon nain émit un grognement affirmatif et, d’un bond agile, se glissa dans le soupirail. En un instant, il avait disparu dans les ténèbres.

— « Et maintenant, nous attendons », soupira Damoiselle Sibylle.

— « Avec l’espoir que Flamme ne se soit pas encore fourré dans une situation impossible », ajouta Margot, les bras croisés.

— « Ils sont malins, ils sauront se débrouiller », répondit la princesse Sylvie, bien qu’un peu anxieuse.

Soudain, un grognement familier retentit depuis les ténèbres, et Flamme réapparut, suivi de près par Long. Les deux dragons semblaient amusés.

— « Alors, qu’avez-vous trouvé ? » demanda la princesse Sylvie en les prenant dans ses bras.

Flamme émit un grognement mystérieux, et son collier traduisit :

— « En bas… quelque chose… ancien… »

— « Quelque chose d’ancien ? » répéta Damoiselle Sibylle, intriguée. « Peut-être un passage oublié ? »

— « Ou un trésor ? » s’enthousiasma la princesse Sylvie.

— « Ou un piège », grommela Margot, toujours méfiante.

Sylvie sourit, imaginant déjà les aventures que Flamme et Long avaient dû vivre dans ces conduits secrets. Une chose était sûre : le palais de Sylvaria recelait encore bien des mystères… et elle était bien décidée à élucider celui-là, protocole ou pas !

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Le Mystère des Fondations Anciennes

Le lendemain, la princesse Sylvie, toujours préoccupée par les escapades de Flamme et Long dans le vieux soupirail, décida d’en parler au prince Olivier. Directeur des services conjoints de contre-espionnage de Sylvaria et Valoria, il était l’homme idéal pour éclaircir ce mystère.

— « Olivier, tu dois venir voir ! » s’exclama-t-elle en le trouvant dans le grand hall principal du palais. « Flamme et Long ont découvert un passage sous le palais, et je crains qu’ils ne s’y aventurent trop loin ! »

Le prince Olivier, intrigué mais sceptique, leva un sourcil.

— « Un passage ? Où ça ? À ma connaissance, il n’y a rien de tel dans la partie des jardins dont tu m’as parlé. »

— « Viens, je vais te montrer ! »

Ils se rendirent ensemble vers l’endroit en question. En arrivant, Olivier constata avec surprise l’existence du vieux soupirail rouillé, complètement dissimulé par les arbustes et les herbes folles.

— « Par les licornes de Sylvaria… » murmura-t-il en s’agenouillant pour l’examiner. « Qu’est-ce que c’est que ça ? Il est censé ne rien y avoir, ici… »

Il se rendit aussitôt au bureau des plans et du cadastre du palais, où il fouilla dans les archives. Après une longue recherche, il revint vers la princesse Sylvie, l’air perplexe.

— « Il n’y a aucune trace de ce soupirail dans les registres. Cette partie des fondations date du tout premier palais, construit il y a plus de 40 siècles. Depuis, le palais a été reconstruit et agrandi plusieurs fois, mais les archives de cette époque sont extrêmement fragmentaires. Nous pourrions tomber sur n’importe quoi là-dessous. »

La princesse Sylvie sentit un frisson d’excitation la parcourir.

— « Alors, que faisons-nous ? »

Olivier, visiblement intrigué, esquissa un sourire malicieux.

— « Je crois qu’il est temps d’organiser une petite expédition. »

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En avant pour l’exploration !

Le lendemain matin, la princesse Sylvie se présenta au point de rendez-vous, accompagnée de Margot, sa fidèle servante personnelle, et de Damoiselle Sibylle, toujours aussi élégante et imperturbable malgré les circonstances inhabituelles.

Le prince Olivier avait fait installer des tentes et du matériel spécialisé. Les arbres et les herbes autour du soupirail avaient été dégagés, au grand désarroi de Flamme et Long, qui grognaient en voyant un de leurs terrains de jeu préférés complètement ruiné.

— « Princesse, Margot, Damoiselle Sibylle, installez-vous ici, » dit Olivier en leur indiquant les sièges sous la tente. « Nous allons envoyer un drone équipé de caméras et de capteurs pour explorer le passage. Flamme et Long nous serviront de guides. »

Les deux dragons, ravis de participer à l’aventure, s’approchèrent du soupirail avec enthousiasme. Le drone, une petite machine argentée munie de lumières clignotantes, fut lentement descendu dans l’obscurité.

— « Allons-y ! » annonça l’opérateur du drone, un ingénieur des services secrets.

Sous les regards attentifs de la princesse Sylvie, Margot et Damoiselle Sibylle, Flamme et Long se glissèrent dans le conduit, leurs petites griffes agrippant les parois. Ils se mirent à jouer devant la caméra du drone, faisant les pitres pour attirer son attention.

— « Ils sont incorrigibles ! » s’exclama la princesse Sylvie en riant, tandis que les images du drone défilaient sur un écran.

Le tunnel s’enfonçait dans les ténèbres, et les dragons, toujours aussi espiègles, semblaient conduire le drone vers une destination inconnue.

— « J’espère qu’ils ne vont pas se perdre… » murmura Margot, inquiète, en lissant nerveusement les plis de sa robe.

— « Ne vous en faites pas, Margot, » répondit Damoiselle Sibylle avec un sourire rassurant. « Ils ont l’air de savoir ce qu’ils font. »

Que trouveraient-ils au bout de ce passage oublié ? Un trésor ancien ? Un passage secret ? Ou peut-être… quelque chose de bien plus surprenant ?

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Le Mystère des Cryptes Oubliées

Le drone poursuivait son exploration, guidé par Flamme et Long, qui semblaient savoir exactement où ils allaient. Le conduit descendait en pente raide, puis s’aplanissait parfois, avec des bifurcations et des tournants. Mais Flamme avançait sans hésiter, comme s’il connaissait parfaitement le chemin.

Les techniciens suivaient la progression de l’appareil grâce à son système de localisation, stupéfaits de voir à quelle profondeur ils se trouvaient désormais.

— « Selon les plans les plus anciens, nous devrions être sous les fondations du premier palais, au niveau des cryptes originales », murmura le prince Olivier, les yeux rivés sur les cartes étalées devant lui.

Sylvie, excitée, se pencha vers l’écran.

— « C’est incroyable ! On dirait que Flamme sait exactement où il va ! »

Damoiselle Sibylle, toujours méfiante, croisa les bras.

— « Ou alors, il nous mène droit dans un piège. Qui sait ce qui se cache là-dessous ? »

Margot, quant à elle, semblait à la fois émerveillée et terrifiée.

— « Oh, Princesse, regardez ! Mais… et si quelque chose nous attaque ? » Elle serra nerveusement un pan de sa robe, jetant des regards inquiets autour d’elle.

Soudain, le drone pénétra dans une vaste pièce. Contrairement au conduit poussiéreux et ancien, les murs ici paraissaient nets et propres, comme s’ils avaient été refaits, bien que légèrement vieillis. Des armoires, des piles de caisses et du matériel moderne encombraient l’espace.

Les techniciens se pressèrent autour des écrans, commentant avec excitation ce qu’ils voyaient.

— « Des centrifugeuses ! Des microscopes à fluorescence ! Des séquenceurs d’ADN ! » s’exclama l’un d’eux. — « Tout un laboratoire ! »

— « Et regardez ces paillasses ! Des pièces de stockage de produits chimiques ! » renchérit un autre. — « Ce matériel a l’air un peu ancien… peut-être de vingt ans ou un peu plus. »

Le drone découvrit d’autres pièces adjacentes, révélant des rangées de serveurs informatiques inertes, leurs câbles pendants et leurs écrans éteints depuis longtemps.

— « Regardez ! Des serveurs ! » s’exclama un technicien. — « On dirait un centre de données clandestin ! »

Le drone continua son exploration, révélant un ensemble de pièces disposées en étoile autour d’une grande salle circulaire centrale. Dans cette dernière, une grande table métallique supportait une boîte cubique d’une quarantaine de centimètres d’arrête, tandis qu’une autre, identique mais renversée et endommagée, gisait au sol, ouverte et vide.

Le drone zooma sur la table métallique. Outre la boîte intacte, un ordinateur portable y était posé, ouvert, couvert de poussière. L’écran était noir, comme s’il avait été éteint depuis des décennies.

— « Un ordinateur… » murmura Olivier, intrigué. — « Si nous arrivons à le faire fonctionner, il pourrait contenir des réponses. »

Sylvie, les yeux brillants d’excitation, se tourna vers lui.

— « Tu crois qu’on peut le réparer ? »

— « Peut-être.

Le drone continuait son exploration méthodique. Dans la boîte renversée au sol, les techniciens distinguèrent des fragments ou des morceaux de quelque chose d’indéfinissable – peut-être de la porcelaine brisée, des débris métalliques, ou des restes d’un objet organique difficile à identifier.

— « On dirait que cette boîte a contenu quelque chose de fragile… ou de vivant », murmura un technicien, perplexe.

Sylvie, toujours aussi captivée, se pencha davantage vers l’écran.

— « Mais qu’est-ce que cela pouvait bien être ? »

Damoiselle Sibylle fronça les sourcils.

— « Rien de bon, j’en suis sûre. »

Le drone se rapprocha de la boîte renversée au sol, et les techniciens retinrent leur souffle. Les fragments à l’intérieur ressemblaient étrangement à des morceaux de coquille d’œuf, mais avec des couleurs irisées et des bombements bizarres, comme si ce n’avait pas été un œuf ordinaire. Et il avait l’air d’avoir été d’une bonne taille…

— « Par les étoiles de Sylvaria ! » s’exclama un technicien. — « On dirait… une coquille, mais je n’en ai jamais vue de semblable. »

Sylvie, fascinée, se pencha encore plus près de l’écran.

— « Peut-être un œuf de créature magique ? Ou quelque chose de bien plus ancien ? »

Margot, pâle comme un linge, serra son tablier encore plus fort.

— « Princesse, je vous en supplie, rentrons ! Cet endroit me donne la chair de poule ! »

Flamme et Long, qu’on voyait passer de temps à autre dans le champ de la caméra continuaient de caracoler innocemment parmi les équipements abandonnés, comme s’ils jouaient à cache-cache dans ce lieu mystérieux.

Le drone arriva dans la dernière pièce, plus vaste que les autres. Et là, contre le mur du fond, se dressait une imposante porte blindée, occupant toute la largeur et la hauteur du mur. Elle était solidement intégrée aux antiques fondations du palais, comme si elle avait été scellée là depuis les temps anciens.

— « Par les étoiles de Sylvaria… » murmura un technicien, les yeux écarquillés. — « C’est du blindage d’ultra-haute sécurité. Presque impénétrable. Comment cela a-t-il pu être construit en un endroit pareil ?»

Les autres techniciens échangèrent des regards stupéfaits, murmurant entre eux.

— « Comment allons-nous ouvrir ça ? » demanda Sylvie, intriguée mais déterminée.

Olivier, habituellement si sûr de lui, croisa les bras et réfléchit longuement.

— « Un tel blindage ne se perce pas comme ça. Si nous n’arrivons pas à actionner le mécanisme d’ouverture, je ferai venir du matériel lourd de Valoria. Mais d’abord, cherchons des indices. »

Soudain, un technicien s’exclama :

— « Attendez ! Ramenez le drone près de ce mur, il y a un lit ! »

L’écran montra un lit étroit, et sur celui-ci… un corps. Un squelette à moitié momifié, encore vêtu de haillons, reposait là, comme s’il s’était endormi des années plus tôt.

Sylvie porta une main à sa bouche, les yeux écarquillés.

— « Oh… »

Damoiselle Sibylle, jusqu’alors stoïque, perdit soudain son sang-froid.

— « Un squelette ?! » hurla-t-elle, les mains sur les joues. — « Par les licornes sacrées, quelle horreur ! Un squelette, des débris mystérieux, un endroit horrible ?! Princesse, comment osez-vous nous entraîner dans un tel lieu ?! Ce n’est pas un endroit convenable pour une dame de qualité ! AAAAH !»

Elle agita les bras avec frénésie, ses gants impeccables tremblaient.

— « Par les cornes de la lune, quelle idée saugrenue ! RAAAH ! Nous devrions être en train de prendre le thé, pas de fouiller dans des cryptes maudites ! Quelle Horeuuuuur ! AAAAAH ! »

Le prince Olivier, voyant l’état de Damoiselle Sibylle, fit un signe discret à deux techniciens, qui l’emmenèrent doucement hors de la tente, tandis qu’elle continuait de s’époumoner.

— « Par les ailes des fées, quelle folie ! Je refuse de voir ça ! »

Margot, tremblante, se rapprocha instinctivement de la princesse Sylvie.

— « Princesse, nous devrions partir… tout de suite ! »

Le prince Olivier prit immédiatement les devants et les éloigna des écrans.

— « Assez vu pour aujourd’hui. »

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Le Point de Départ

Un technicien leva alors la main.

— « Prince Olivier, le drone a repéré un couloir avec des escaliers au bout. Probablement l’accès à ces pièces secrètes. »

Olivier se tourna vers l’équipe.

— « Nous avons trouvé l’accès. Maintenant, il faut déterminer où ce couloir débouche dans le palais actuel. »

Un technicien consulta rapidement les plans.

— « D’après la localisation du drone, cela correspondrait à une partie des antiques cuisines inférieures, près des réserves à vin. »

Sylvie sourit, ravie.

« Alors demain, nous irons voir sur place ! »

Olivier hocha la tête.

— « Oui, mais avec plus de précautions. Nous ne savons pas ce qui nous attend là-dessous. »

Alors que la princesse Sylvie et Margot qui étaient sorties tentaient de calmer Damoiselle Sibylle, toujours en proie à sa crise de nerfs, Olivier fut rappelé à l’intérieur par l’opérateur du drone. Il revint devant les écrans, où une scène des plus inattendues se déroulait.

Flamme, assis sur sa queue enroulée sous lui, reniflait les fragments de coquille avec insistance. Il poussait du museau les débris, comme s’il cherchait quelque chose, puis leva les yeux vers la caméra du drone. Soudain, il émit un grognement profond, presque mélancolique.

L’IA traduisit.

— « Mon… œuf ! »

Olivier se laissa tomber sur sa chaise, abasourdi.

— « Par les licornes de Sylvaria… » murmura-t-il, comprenant enfin l’importance de cette découverte.

Il appela immédiatement le commandement central de Valoria en communication prioritaire sécurisée pour faire venir au plus vite des renforts et tout le matériel nécessaire.

Demain, ils découvriraient enfin les secrets de ces cryptes oubliées. Et peut-être bien plus encore…

Quelle était cette pièce secrète ? Qui était ce malheureux squelette ? Et surtout… que cachait vraiment le palais de Sylvaria ?

Alors que le groupe se préparait à quitter les lieux, Flamme et Long continuaient de jouer, inconscients du trouble qu’ils avaient causé.

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