26. Enigma World
À connaître avant lecture : * Enigma World : Nom fictif, remplacera désormais celui de Imagine Dragons. Les noms, prénoms et titres de chansons du groupe, mais aussi de toute célébrité, seront modifiés de la même manière.
Lukas
Aucune question. Ils me suivent sans dire un mot, les yeux écarquillés, à la recherche du moindre indice qui indiquerait notre destination. Je m’amuse de leur inquiétude, mais aussi de la confiance aveugle qu’ils m’accordent depuis ce matin. Ils m’ont tout de même confié leurs enfants sans savoir où je les emmenais ! J’en suis heureux aussi. Leur faire plaisir me fait plaisir. Et puis, je n’aurais jamais conduit les jeunes dans un lieu sans m’assurer de leur sécurité. Je les aime bien, ces gamins, ils sont sympas et intéressants. Différents de mes fréquentations à leur âge.
Il y a eu Adeline et son frère, nos maisons de luxe, leur yacht en Californie et les autres, notre cour, comme on se plaisait à nommer ce groupe de suiveurs. Ensuite, l’accueil des Morton m’a profondément exaspéré. J’étais jaloux, je crois, parce qu’ils représentaient ce que nous avions perdu, Angie et moi. Une famille. La sollicitude des parents me semblait déjà fausse, à l’époque, et leurs manières si futiles me donnaient envie de vomir. Oh, je ne me laissais pas faire. Mes réparties acérées ne les décourageaient pourtant pas. Je sais aujourd’hui pour quelles raisons ils supportaient ce gosse rebelle et ingrat. La dette de mon père. Mes fugues à répétition, elles, les dérangeaient. Non pas qu’ils s’alarmassent pour moi. Le risque que leur réputation en prenne un coup s’ils ne répondaient pas à la panique d’Elda était trop important. « Comment des gens avec autant de relations pouvaient-ils abandonner ou tourner le dos à deux pauvres orphelins ? » Vous imaginez le scandale ? Je me souviens de la toute première fois où j’ai pris la poudre d’escampette.
Une connaissance de John avait réussi à nous faire fabriquer de faux papiers d’identité. Je m’étais sapé comme un roi, costard, nœud papillon. Mes chaussures brillaient tellement que je me voyais dedans quand je me baissais ! Bref, me voilà parti en catimini, jusqu’à la voiture de mon nouveau meilleur ami, garée deux ou trois résidences plus loin. Lui aussi s’était mis sur son trente-et-un. Direction le Forain (Circus Circus), où nous avons dû tester toutes les machines à sous et vidé plusieurs bouteilles de champagne. La fatigue nous gagnait, si bien que nous décidâmes d’aller nous réveiller devant un show de strip-teaseuses. Complètement ivres, nous retrouvâmes tout de même le chemin du Serenissima, puisque nous y émergeâmes le lendemain, affalés sur le lit de mes parents dans la suite Sullivan. Elda pleura de joie, à notre retour. Les Morton m’affublèrent d’un regard dédaigneux, malgré des empoignades de soulagement destinées aux caméras.
Mon fry et moi renouvelâmes ce genre de sortie. Jusqu’à ce que nous découvrions les effets de la drogue, associés à ceux de l’alcool. Nous sombrâmes brièvement dans la délinquance, mais si elle me divertit quelque temps, je me rendis vite compte que l’euphorie me laissait un arrière-goût rance au fond de la gorge.
Surtout après avoir subi à plusieurs reprises le même cauchemar. Mon père, tout droit sorti de sa tombe, me secouait et me giflait en me jetant un regard blanc, cerclé de vaisseaux sanguins noirs. Maman pleurait, derrière lui. Des larmes sombres traçaient des sillons sur son visage pâle, sale et terreux. Elle était si triste, si déçue. Ce sont la honte et mes propres sanglots qui m’arrachaient à ce monstrueux rêve.
Je ne voulais pas devenir l’homme que l’on commencerait par plaindre, puis par mépriser. J’entends les jugements d’ici ! « Le pauvre, il aurait marché sur les traces de son père sans cet affreux drame ! » « Malgré tout, il était bien entouré, il n’aurait pas dilapidé sa fortune à coup de rails, de femmes et d’alcool, s’il l’avait voulu.» Je devais me ressaisir, faire honneur à mon nom, au souvenir de mes parents, mais aussi pour ma sœur. Et pour moi.
Fin de la pause mélancolie. Nous avons dépassé le dernier virage, nous sommes arrivés. Je signale notre présence d’un discret coup à la porte. Je ne voudrais surtout pas Les déranger. Le garde du corps auquel j’ai eu à faire quelques heures plus tôt apparaît, en même temps qu’un bruit assourdissant. Le gars, l’air las, se ressaisit quand il se rappelle de moi. Kevin aussi le reconnaît. Il se rapproche et échange avec lui une poignée de main ainsi que quelques mots. C’est le moment de regarder ce qu’il se passe à l’intérieur. Tout le monde semble content.
— On peut y aller ? demandé-je, impatient.
On n’a pas que ça à faire. De plus, j’avoue que j’ai hâte de voir la réaction de ma Carly.
Le type s’écarte. J’entre puis me positionne de manière à avoir une vue impeccable sur ma belle. Elle distingue rapidement les gradins, puis la fosse et admire les adolescents sur la scène, le sourire aux lèvres de les voir heureux devant des instruments de musique. Sa tête tourne légèrement, revient sur Cyril. Ses paupières papillonnent. Sa tête retourne si brusquement vers Thomas que je crains un bref instant qu’elle ne se froisse un muscle. Stupéfaite, elle ouvre la bouche, observe les visages inconnus pas si inconnus en fronçant les sourcils. Soudain, ses mains se lèvent et cachent son menton, ses lèvres, sous ses yeux écarquillés. Nos amis ont reconnu les célébrités et se tournent vers ma poupée, curieux comme moi, de sa surprise. Enfin, elle m’interroge du regard et secoue la tête, incrédule. Elle tente bien de parler, en vain, alors, amusé, je l’encourage.
— C’est… Ce n’est pas ? Non, balbutie-t-elle en nous lorgnant tour à tour, le chanteur et moi.
— Si.
— Non.
— Si, ce sont bien les Enigma World*.
Nick attire mon attention en agitant les mains et j’acquiesce, en réponse à sa question muette. Il quitte aussitôt Thomas, auquel il semblait prodiguer d’excellents conseils, et approche, les bras grands ouverts.
— Bonjour Carly ! Tu vas bien ? s’enquiert-il alors qu’il l’étreint déjà et l’embrasse sur les joues.
Ma poupée est incapable de répondre. Immobile, elle se demande sûrement si elle n’est pas en train de rêver. Soudain, elle reprend vie et me demande avec sérieux :
— Ce sont des sosies, n’est-ce pas ? Ils font un show, dans ton casino…
Nick me sonde un bref instant, puis son air indécis se détend et nous éclatons de rire tous les deux. Je serre ma femme contre moi et la rassure quant à l’authenticité de la personnalité.
— Nous fréquentions le même lycée, expliqué-je. Il m’a été très facile de trouver son numéro.
— Vous étiez amis ? s’étonne-t-elle.
— Pas vraiment, juste des connaissances, affirme le compositeur en m’adressant un clin d’œil.
— Je n’étais pas très cool à cette époque, je l’avoue.
— Lukas était un véritable sale con, pour être franc, affirme-t-il. Fort heureusement, il a mûri.
L’ourse pousse une sorte de grognement. Je l’ignore.
David, le batteur nous a rejoint et poursuit :
— Il nous a proposé sa salle de concert, mais nous avions déjà signé à l’Hydrus.
— Le nombre de places y est plus important, se moque Nick.
L’heure tourne. Je me vois forcé d’intervenir.
— Et si nous allions déjeuner ? Nous devons assister au défilé du carnaval et ce serait dommage de rater le début. Les jeunes, on se regroupe !
Face à leurs moues dépitées, l’interprète leur assure qu’ils reprendront après le repas.
— Juste une heure ou deux, parce qu’ensuite, nous devrons nous reposer avant le concert, précise le guitariste.
Nick entoure l’épaule de ma femme et la guide vers la sortie tandis que je réunis les troupes.
Les artistes nous guident jusqu’à leur suite, où nos gardes du corps sont conviés à se restaurer dans la cuisine. Pour nous, des canapés et autres toasts ont été déposés dans un salon presque égal au mien.
Nick s’installe avec ma belle sur un canapé et, le bras posé sur le haut du meuble avec nonchalance, il se tourne vers elle et poursuit leur conversation. Elle se met à l’aise, elle aussi, les jambes repliées, le coude près de la main du chanteur. Ils discutent, rient, se taquinent et font mine de se taper doucement. Ils sont dans une bulle et nous ont complètement oubliés !
Lorsque je lui apporte une coupe de champagne, elle me remercie avec tant d’indifférence que j’ai la nette impression de déranger. Pour un peu, je ne me sentirai pas à ma place ! Les autres membres du groupe me parlent, nos amis aussi. Je leur adresse des sourires, réponds par monosyllabes quand leurs propos parviennent à atteindre mon cerveau, sans cesser de surveiller les deux autres. Ils sont interrompus, de temps en temps, par les jeunes qui veulent savoir s’il reste des places pour le concert, combien de temps le groupe compte passer à Las Vegas, ou encore, tout simplement pour un nouveau selfie. Ma belle leur adresse alors un regard bienveillant, et Nick, il semble dans son élément, comme s’ils étaient amis de longue date ou qu’il faisait partie de leur famille. Il me tape vraiment sur les nerfs !
Tout à coup, il se lève et tend la main à Carly. Il l’entraine vers les escaliers. Elle me regarde en souriant. Putain, ils montent ! Il ne va pas l’emmener dans sa chambre, quand même ! Ils pourraient au moins faire preuve d’un minimum de respect ! J’ai envie de crier, de leur rappeler que je suis là, que nous sommes tous là ! Mais comme un idiot, je ravale ma fierté, et tente d’apaiser l’oppressante tension qui me gagne.
Les minutes qui suivent sont insupportables. Je ne pense plus qu’à une chose, ses mains sur elle, leurs bouches collées, leurs soupirs. Putain ! Le buffet. Je m’y précipite, choppe une coupe vide en ignorant les traces sur le verre et le remplit. Le champagne mousse et déborde. Je m’en fous. J’avale le breuvage d’une traite et pense me resservir lorsque le connard redescend. Seul. Qu’a-t-il fait de ma femme ? J’essaie de prendre un air serein tandis qu’il se rapproche. Je vais même jusqu’à faire semblant de ne pas le voir, pour éviter de le fusiller des yeux.
L’abruti me déséquilibre quand il me claque l’épaule d’une main puissante, dans un geste soit-disant amical. Je me tourne et rigole, jaune, alors qu’un son guttural proche de ceux de l’ourse jaillit de ma gorge. John, nonchalamment installé dans un fauteuil, nous observe et ricane. Je me rapproche de lui, désireux d’éviter une scène avec l’idole de ma chérie.
— Je suis à deux doigts de lui casser la gueule, à ce sale con, murmuré-je en m’asseyant sur l’accoudoir.
Le mec me suit et me demande où Carly et moi nous sommes rencontrés.
— Nous allons rater le début du spectacle, dis-je plus fort avec l’espoir de mettre fin à ce calvaire. Où est Carly ?
L’autre joue au type serein, et répond avec une fausse franchise :
— Aux toilettes.
Il sourit d’un air narquois avant de se diriger vers le groupe de jeunes. Je l’observe à la dérobée pendant qu’il leur raconte sa vie. J’ai conscience des yeux de John braqués sur moi, mais je m’en contrefiche.
Comme j’aimerais être une petite souris, juste pour cette heure, pour savoir ce que Nick a raconté à Ma Carly.
Elle est sous le charme de cet homme, elle boit ses paroles, complètement absorbée par la conversation. Lui non plus ne détache pas son regard de ma poupée. Il est tout l’inverse de moi. Blond, costaud, posé… sympa. Il me fait penser à Mickey. Tous les deux excellents dans leurs activités, même si celle du français s’est arrêtée d’une manière très soudaine. Mon travail, à moi, n’est pas aussi médiatique que le show-biz ou encore la natation à haut niveau. Si j’ai droit à la couverture des magazines, mes exploits n’en sont pas responsables. Ma notoriété n’est due qu’à mon compte en banque et à mon statut de célibataire. Je suis un jeune milliardaire à marier.
Ah, Carly revient. Elle approche en souriant, entrelace nos doigts et dépose un baiser sur mes lèvres. Ravi, je lance un coup d’œil en direction du chanteur. Hélas, il me surveille aussi et m’adresse un signe de tête avant de venir vers nous.
La voix de David me parvient d’une manière lointaine, mais je reconnais néanmoins les mots y aller et pause. La halte infernale serait-elle enfin terminée ?
Tout le monde s’agite, les filles et femmes récupèrent leurs sacs et nous nous rassemblons devant la cuisine, prêts à quitter cet enfer. Hélas, le petit con… le grand con, attrape son poignet et entraine ma belle jusqu’à la baie vitrée.
— C’est magnifique, n’est-ce pas ? lui dit-il, en épiant les expressions de son visage.
Elle approuve et tourne la tête pour plonger son regard dans le sien.
Mes poings se serrent. Putain, c’est moi qui ai organisé cette mascarade ! L’ourse me fixe, menaçante, pendant que John se dirige vers moi.
— Détends-toi, glisse-t-il dans un murmure en frôlant mon épaule. Elle est subjuguée. C’est normal, non ? Les gens n’ont pas tous la chance de vivre ici et de rencontrer leurs idoles.
Il a raison, mais la main que le chanteur s’apprête à glisser dans le dos de ma belle me rend dingue ! La soupape va exploser ! Je me rapproche et me positionne entre eux.
— La mienne est encore plus impressionnante, précisé-je, le ton cassant.
Carly
Nick Millers est un homme charmant. Dernier né d’une famille plutôt aisée et très catholique, l’homme bon et généreux qu’il devenait, n’adhérait pas à certaines idées religieuses de ses parents. Il profita de son internat pour étudier en cachette la musique et le chant. Son diplôme universitaire en poche, ses trois amis et lui louèrent une maison proche de Las Vegas où ils fondèrent le groupe Enigma World. La journée, ils exerçaient de petits boulots et profitaient des soirées pour jouer dans des bars de la ville. Ils finirent par être repérés puis connus, et enfin, célèbres.
En tant que compositeur, il m’explique comment lui vient l’inspiration pour ses textes et me prodigue quelques conseils. Il me confie ses peurs, les craintes qui entourent la sortie de tout nouvel album, le trac avant chaque concert, malgré l’habitude. Il s’intéresse à ma vie, aux enfants, et m’assure qu’ils ont du talent.
Lukas, le ténébreux de l’époque, n’était pas un tendre. John non plus. Indifférents à la vie du campus, ils ignoraient les autres et rembarraient quiconque tentait de se rapprocher, à l’aide de moqueries et parfois même d’injures. Nick, Will, David et Brett n’échappaient pas à ce traitement. « Ils étaient en colère et jaloux, ce qui les rendaient idiots et cruels », avoue le chanteur. J’insiste pour qu’il me raconte quelques anecdotes et il finit par baisser sa garde :
—Nous avions été choisis pour accueillir les élèves de première année et à cette occasion, nous avions joué un titre qui parlait d’enfants abandonnés, car pour beaucoup, ils quittaient le nid familial. Sullivan et Lathdock sont entrés dans une colère noire. Ils nous ont rejoints sur scène et ont commencé à nous tabasser en vociférant, à ravager les instruments à grands renforts de coups de pied. Le staff est rapidement intervenu et les a maitrisés sans trop de peine. Loin d’être apaisés, tes deux potes étaient maintenant humiliés. La même nuit, ils se sont introduits dans la salle de musique et ont tout saccagé. Ils ont aspergé la pièce de peinture. Les murs, meubles, accessoires, rien n’a été épargné. Ils sont allés jusqu’à pisser* partout avant de s’enfuir.
Nick me sourit d’un air indulgent. Moi, je ne sais pas quoi dire. Je sais que Lukas a vécu une période très sombre, et John aussi. Je suis également consciente que leurs drames ne constituent pas des excuses valables.
— Tu sais pourquoi ils se comportaient ainsi ? demandé-je, désireuse de sauver la réputation de mon amant.
— Bien sûr. C’est du passé, tout ça. Heureusement, ils ont évolué dans le bon sens. Personne n’y croyait. Quand on parle du loup… Lukas, tu vois toujours ta copine de l’époque ?
— Laisse là où elle est, grogne mon Cro-Magnon, de toute évidence de mauvaise humeur.
Son sourire forcé et ses sourcils froncés témoignent de son agacement, pourtant, le regard perçant qu’il pose sur moi lorsque nos doigts se frôlent, au moment de saisir la coupe qu’il me tend, me chauffe le cœur. J’essaie de me concentrer sur le chanteur qui poursuit la conversation, en vain, malgré le timbre de cette voix que j’aime tant. Obnubilée par la présence de Lukas, un peu plus loin derrière moi, j’ai même oublié de quoi nous parlions. J’ai envie me réfugier contre lui, de sentir ses bras se refermer sur moi en un geste protecteur.
— Carly ! Houhou, Carly, tu es avec moi ? Je te demandais si tu voulais dîner avec nous ce soir, après le concert.
Oups, quel genre de super fan suis-je donc ?
— Je suis terriblement confuse, Nick. Un besoin urgent…
Mon interlocuteur se lève et me tend la main jusqu’aux escaliers dans lesquels il me suit. Sur le palier, il m’indique la porte des toilettes et insiste pour connaître ma réponse.
— Lukas a sûrement organisé notre soirée, nous devrions voir avec lui.
— Ok, nous dînerons tous ensemble ce soir, dans ce cas.
Je le congédie d’un sourire avant de me réfugier dans la petite pièce aux dimensions pourtant démesurées.
Nick planifie les prochaines heures sans concerter le milliardaire, c’est une très mauvaise idée. Lukas ne va pas être content. D’autant plus qu’il avait déjà l’air renfrogné quand j’ai voulu le rassurer avant de monter.
Je le trouve assis près de John, qui me regarde avancer, amusé. Mon Cro-Mignon me semble encore plus maussade que tout à l’heure. Néanmoins, le sourire que je lui adresse a pour effet d’égayer son beau visage et nos doigts entrelacés, assortis d’un baiser, effacent définitivement toute trace de contrariété.
— Il faut y aller, intervient David, si nous voulons faire une pause avant le concert.
Tandis qu’ils se débarrassent tous de leurs verres et se rassemblent, Nick m’entraine jusqu’à la baie vitrée, semblable à celle de la suite Lukas Sullivan.
—C’est magnifique, n’est-ce pas ?
— Splendide, approuvé-je, en repensant à mes ébats dans le bureau le plus haut de la ville.
— La vue chez moi est encore plus impressionnante, interfère justement son propriétaire en glissant les bras autour de ma taille pour me guider vers la sortie.
Dans le couloir, les membres du groupe nous saluent et nous invitent à emprunter les ascenseurs en premiers. Eux, descendront après, avec les enfants.
— À ce soir ! conclut Nick avant que les portes ne se referment.
*Pisser : langage familier pour uriner.

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