Chapitre 6
Elle retourna chez Marina et Adrien le dimanche soir. L’homme de la maison épuisé par sa journée de travail se mit au lit juste après le repas. Marina et Ophélie restèrent dans la cuisine au milieu d’un silence gênant. Marina essaya de détendre l’atmosphère avec des mondanités, mais entre ses sourires, son trouble était apparent.
Elles parlèrent de tout et de rien, mais la tension entre leurs mots était presque palpable. Ophélie sentait un poids énorme sur tout son corps qui l’empêchait de bouger, mais les souvenirs de la nuit chez ses parents refusaient de quitter sa mémoire. Elle avait pris un grand plaisir à deviner à quoi pourrait bien ressembler le corps de Marina sous ses vêtements et maintenant que l’opportunité de savoir se présentait elle était pétrifiée par les implications. Comment pourrait-elle assumer devant les autres d’être une “goudou” comme disait son oncle. Elle n’avait pas de sentiment négatif à l’égard des différences sexuelles, du moment qu’elle était “normale”. Lorsque Marina posa nonchalamment sa main sur la table, Ophélie eut un déclic, sans s’en rendre compte elle avança et la recouvrit avec sa propre main. Le contact était électrisant. L’idée qu’à tout moment Adrien puisse revenir dans la cuisine chercher un verre d’eau fit fourmiller son bas-ventre de sensation chaudes et enivrantes. La conversation continua, mais avec plus de sincérité, Marina laissa sa main à la merci d’Ophélie qui sentit le rouge lui monter aux joues.
- Est-ce que tu as déjà eu une copine ? fini par demander Ophélie pour essayer de s’attaquer au vif du sujet.
- Non … enfin pas comme ça. Et toi ?
- Non, répondit la jeune fille en caressant le dos de la main qui lui était offert.
- On peut commencer en douceur, proposa Marina.
Son interlocutrice hocha la tête, le oui qui aurait pu sceller l’affaire resta coincé dans sa gorge. A la place elle demanda :
- Et Adrien ?
- Je sais pas pour l’instant, répondit la blonde, n’en parlons pas s’il te plait.
Elle se leva et vint s'asseoir aux côtés d’Ophélie. Elles se tournèrent l’une vers l’autre avec un mélange d’anxiété et d’envie dans les yeux. leurs mains se rencontrèrent et glissèrent l’une contre l’autre. Ophélie regardait avec fascination les doigts avides de Marina qui remontait le long de ses bras. Chaque centimètre qu’ils parcouraient était un délice et chaque seconde de plus qu’ils perdaient avant d’atteindre les petits mamelons durçi de désir qu’ils visaient était une torture.
Son attention fut brusquement attirée ailleurs, sa propre main venait de glisser sur la poitrine généreuse et accueillante de Maina. Elle ne s’en était presque pas rendue compte. Le sein qu’elle touchait du bout des doigts était à la fois lourd et moelleux. Une main ferme et déterminée se referma sur son sein gauche. Elle sentit les doigts de Marina glisser autour de son mamelon et le pincer avec douceur. Elle lui rendit la pareille en prenant fermement son sein en main, mais il était si volumineux qu’il ne pouvait être contenu entier dans sa petite main.
N’y tenant plus, Ophélie s’avança vers Marina et posa ses lèvres sur les siennes. Elle tourna légèrement la tête pour se coller à elle parfaitement, c’est là qu’elle sentit la langue de Marina percer l'insignifiante barrière pour pénétrer dans sa bouche. Elle répondit en saisissant l’autre sein de son amante dans sa main libre.
Marina l’attira contre elle et son visage fut bientôt enterré sous les douces collines de chair. Elle embrassa et mordilla sa peau. Puis elle se senti arrachée au sol et ses fesses se retrouvèrent sur la table de la cuisine. Les mains de Marina lui glissèrent sous sa jupe et palpèrent fébrilement l’intérieur de ses cuisses. La prenant par les cheveux, elle tira sa tête en arrière. Arraché au doux confort de ses seins merveilleux, Ophélie rencontra à nouveau le feu de ses lèvres, au moment ou l’autre main se plaquait sur sons sexe. Son cri de plaisir et de surprise résonna dans la bouche de son amante qui la pressait de plus en plus.
Les doigts de Marina s’insinuèrent sous ses vêtements et glissèrent le long de sa fente. Elle la sentit hésiter alors elle posa sa main sur la sienne pour l’inciter à continuer. Frustré par la résistance que causait la culotte d’Ophélie, Marina l’arracha, déchirant le tissu dans un accès de sauvagerie. Elle tira sur les cheveux de son amante pour décoller leurs bouches et lui enfonça brutalement les doigts dans la bouche. Elle asticota sa langue quelques instant avec de précipiter à nouveau ses doigts humide de salive sur le sexe offert d’Ophélie.
Le glissement des doigts de Marina facilité par sa propre salive fit chauffer tout son corps. Elle tendi désespérement les mains vers le sexe de la blonde, mais dans cette position il lui restait inaccessible. Marina semblait prendre un grand plaisir à lui refuser l’accès à son jardin secret alors qu'elle-même explorait celui d’Ophélie sans aucune vergogne. Les doigts la pénétrèrent brusquement, presque brutalement. Peut-être même eut-elle mal pendant un instant, mais le plaisir renouvelé de sentir Marina à l’intérieur d’elle emporta la douleur au loin, comme un souvenir dont ne sait plus s’il vient d’un rêve ou pas.
De son pouce elle titilla le petit bouton avec délicatesse alors que l’index et le majeur s'agitait furieusement au plus profond d’elle dans un bruit mouillé. Un torrent de plaisir déferla d’entre ses cuisses, Ophélie enfonça son visage dans les seins de Marina, étouffant son hurlement de jouissance dans la chair si tendre de son amante.
Essoufflée, elle resta là sans savoir combien de temps s’était écoulé, la tête paresseusement posée sur l’épaule de Marina. Elle sentait les doigts immobile à l’intérieur de son vagin. Elle ouvrit les yeux et constata que son amante était elle aussi pantelante, les yeux toujours fermés. Elle contracta les muscles de son vagin se délectant autant de la sensation qu’elle ressenti que de la surprise qui emplissait le visage de Marina. Elle retira ses doigts lentement sans la quitter des yeux.
Ophélie sauta au bas de la table et la saisit par les poignets. Elle la poussa dos contre le mur et entrepris de défaire son pantalon de contrôleuse qu’elle laissa tomber au sol. Marina était un peu plus grande mais surtout plus forte, mais elle se laissa faire cette fois. Ophélie lui mit la main entre les cuisses et entrepris de la toucher elle s’essaya à la masturber à travers son string noir, comme elle le faisait parfois pour elle-même. Tour à tour elle écrasa, écarta puis caressa sa vulve jusqu’à ce que le tissu soit trempé alors elle intensifia ses caresses sur le clitoris de Marina qui se mit à haleter de plaisir. Ophélie frottait sa chatte brûlante contre la cuisse de Marina en même temps. Elle sentit l’orgasme de son amante exploser à l’intérieur du sous-vêtement. Le tremblement incontrôlé de tout son corps permit à Ophélie de jouir une seconde fois.
La fureur de leur étreinte laissa place à la tendresse alors qu’elles se pelotonnèrent dans les bras l’une de l’autre. L’odeur enivrante du sex se dissipa et elles se séparèrent pour aller dormir.

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