Le vent dans la vallée
Le vent dans la vallée
Souffle des mots
Qui ne seront jamais dit.
Ce ne sont pas des graines
Pourtant les voyageurs
N’ont jamais oubliés la couleur ces mots,
Ni l’odeur du ciel dans les champs de l’impossible.
Ils ont marché à l’ombre des étoiles.
Et près des silences enfouis.
Ils n’ont jamais oublié la danse du vent,
Sur les rives de l’orage.
Ils ont marché à l’ombre de la poussière,
Et près des poésies endormies.
Ils ont quitté ce monde,
De nombreuses fois.
Ils y reviennent, sans jamais avoir oublié.
Le temps n’a pas de chaînes pour eux.
Ils n’ont jamais oublié les chants de la voie.
Ni le goût des pluies sauvages.
Ils ont marché sous le soleil de leurs larmes.
Et près des sourires malheureux.
Sont-ils les voyageurs éternels,
Qui doivent dessiner de nouvelles heures ?
Sont-ils le chant des sphères ?
Que le monde, vieux, espère ?
Ils n’ont jamais oublié,
La caresse de nos amnésies.
Ils ont marché, encore, encore.
Et près de nous, dans le silence des heures.

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