Scène 2

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Au bout de quelques instants, il se persuade que celle qui lui a répondue est aussi dans le coup. Ils poussaient loin la blague, se dit-il. L'idée que ça n'était pas dans les habitudes de sa boîte de pratiquer le canular ne lui traverse pas l'esprit. Plus probablement, ce dernier refusait de prendre en compte cette information. Il fallait maintenir hors de sa conscience la possibilité qu'il ait déjà fréquenté cet appartement. Il décide de poursuivre sa visite. La troisième porte est celle de la chambre. Il l'ouvre. On y trouve une armoire, un grand lit et une table de chevet. Sur celle-ci sont posées une lampe et une photo. De l'endroit où il se trouve, il ne distingue pas bien celle-ci. Il s'approche et constate que c'est son portrait, affichant un large sourire, photographié dans la pièce même où il se trouve actuellement. Il se pétrifie pendant plusieurs longues secondes, puis se précipite hors de la chambre, de l'appartement, et enfin de l'immeuble où celui-ci se trouve. Il marche pendant cinq minutes dans la rue, se forçant à ne pas trop penser, et finit par s'asseoir sur un banc public. Enfin, il s'autorise à nouveau à enquêter sur les phénomènes étranges qu'il vient de vivre. Comment son portrait peut-il se trouver là-bas ? Qui plus est dans l'appartement ? Est-ce que ça fait partie de la blague que ses collègues lui font ? En tout cas, il ne veut plus y retourner. Il a terriblement peur. Il décide de rentrer chez lui, de reprendre le train. Il ne fera pas cette mission. Tant pis pour les conséquences. Durant le trajet de retour, il s'efforce de ne pas trop penser aux « incidents ». Il sent que son équilibre mental est fragile. Arrivé sur le seuil de la porte de son appartement, ils se sont soulagé. Son chez-lui est un lieu sûr. Il ouvre la porte et pénètre dans sa demeure. Il a besoin de boire quelque chose. Il se rend dans la cuisine pour prendre un soda et remarque instantanément que les deux chaises qui s'y trouvent normalement rangées sous la table, font chacune face à un mur. Cette fois c'en est trop. Il s'évanouit.

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