Chapitre IX

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- Ksander -

Aïe ! m’écrié-je, les sourcils froncés.

Ma voix résonne entre les habitations. La nuit tombe vite dans ces montagnes. Seules quelques lanternes, suspendues à intervalle régulier, projettent nos ombres sur les dalles inégales de l’avenue principale.

Je me frotte l’épaule à l’endroit de l’impact, encore douloureuse, puis lance un regard de biais à la rousse qui rumine à mes côtés. Elle a beau être petite et chétive, sa force m’impressionnera toujours. Beaucoup ont regretté de s’être laissé berner par sa carrure menue et ses traits juvéniles.

— Que ça te serve de leçon, Ksander. Si t’es suicidaire, grand bien te fasse, mais ne m’entraîne pas dans ta chute.

Je soupire, un léger nuage blanc s’échappe de mes lèvres.

Qu’est-ce qui t’as pris d’aider cette gamine, hein ? On a une mission, bordel, jure-t-elle entre ses dents. Et maintenant…

J’en sais rien.

Ces derniers temps, j’ai du mal à me concentrer, à trouver du sens dans quoi que ce soit. Entre les cauchemars et les pertes de contrôles, je suis complètement paumé. Et la requête de Gelen Ishaël n’arrange rien. Je ne comprends toujours pas pourquoi ce qu’on fout ici. Pourquoi se servir de la Milice pour rapatrier une Pyromancienne dans le dos du reste de sa famille ? Autant nous envoyer directement au casse-pipe.

— Eh oh ! Tu m’écoutes, Ksander ?

Sa main remue devant mes yeux. Je cligne plusieurs fois des yeux ? avant de reconnecter pleinement. Le malaise ne quitte plus mes veines depuis l’atelier du Forgeron, alourdissant chacun des battements de mon cœur, chaque respiration.

Nous sommes plantés au milieu de la rue, et elle attend. Je suis presque sûr que la petite Fulgomancienne pourrait me décrocher une droite, là, maintenant. Et je n’esquiverais même pas. Avec un peu de chance, le coup pourrait me remettre les idées en place.

Parce que je déteste cette sensation. Je déteste perdre le contrôle. Et là, je sens que je perds pied. Je ne comprends même plus mes propres actions.

Pourquoi je n’arrive pas à mener cette mission comme d’habitude ? Le dos droit, vide de doute, sans bavure. Mais c’était avant que des images sorties des tréfonds de mon subconscient reviennent me hanter : une tête, des hurlements, des pleurs, des lambeaux de chair et des viscères au bout de mes griffes.

Il manque des bribes, mais c’est suffisant pour comprendre que j’ai toujours été un monstre. Et ce, bien avant la Milice de la Paix.

— Va falloir te ressaisir, Ksander, parce qu’à ce rythme tu…

— Qu’est-ce que ça peut te foutre, Aurora ? Hein ? Toi, t’es parfaite, la coupé-je. Tu pourrais même réussir toute seule et récolter les louanges des dieux. Peut-être même que t’auras le droit à une p’tite gratouille derrière l’oreille de la part d’Aëlior en personne, qui sait ? Maintenant, fous-moi la paix.

Elle ne cille pas d’un millimètre, imperturbable. Mes mots la traversent sans jamais l’atteindre – mais au moins, elle se tait.

Je dissimule mes mains tremblantes sous les pans de ma cape. Je compte les secondes, paupières closes, entre chaque inspiration et expiration. Et quand l’adrénaline redescend après un court instant, je rouvre les yeux, cherchant les lunes. Un réflexe. Comme si les voir pouvait me soulager, mais au lieu de ça, elles me narguent de leurs lueurs envoûtantes depuis les sommets.

Henaé… La Déesse Originelle du jour et de la nuit. La divinité aux trois yeux : passé, présent et futur. Trois. Comme le nombre d’astres présents dans les cieux. Enfin… deux depuis les atrocités de la Guerre Écarlate. Je n’ai jamais été un grand féru d’histoire. Tout ce que je sais, c’est qu’Henaé aurait choisi de se crever le troisième œil pour ne plus voir l’avenir, à cause de ce qu’elle y aurait perçu.

Mais deux lunes sont suffisantes pour faire de ma vie un enfer. Surtout lorsque l’une d’elles est bientôt pleine. Je souffle avec rage. Les Lycanides sont censés vénérer la déesse diurne… mais moi, je la hais autant que ma nature.

Cette malédiction.

Peu importe, répond la rouquine.

Elle reprend la marche, ignorant mon air hébété, avant de poursuivre :

— On doit trouver un autre moyen de mettre la main sur Olga, maintenant que tu nous as fait virer de la seule auberge du coin, soupire-t-elle.

Je lui emboîte le pas d’une démarche mécanique, l’angoisse accrochée aux tripes.

Si seulement tu t’étais pas mêlé de cette merde…, marmonne-t-elle en se pinçant l’arête du nez.

— Excusez-moi ?

Aurora se redresse aussitôt, les lèvres pincées. L’air frémit, crépite entre ses doigts – prêt à gronder. Les sens en alerte, les muscles tendus, prêt à agir, je pivote lentement. Ma capuche glisse de ma tête lorsqu’une bourrasque s’engouffre dans l’avenue. Et là, je la vois.

La fille du trois Flocons.

Vêtue des mêmes haillons, à ceci près qu’elle s’est débarrassée de son tablier taché de graisse et de bière. Seul l’éclat de cuir poli sous les pans de sa robe usée détonne dans sa silhouette. Mais ce n’est pas sa tenue qui me surprend. C’est sa posture. Les pieds ancrés dans le sol, le dos droit, les mains croisées derrière elle, le menton levé – une prestance presque martiale.

Elle me rappelle les jeunes recrues du Sanctuaire. Rien à voir avec la jeune femme dont j’ai empêché le viol quelques heures plus tôt.

Ses lèvres s’entrouvrent, et mes yeux accrochent le bleu irréel de ses iris : un bleu d’hiver, aussi clair que la glace éternelle qui refuse de fondre au sommet des pics. Un bleu qui brûle par sa froideur.

— J’étais sûre que c’était vous. J’ai reconnu l’odeur…

J’arque un sourcil, intrigué. Je ne suis pas certain qu’elle ait voulu prononcer cette dernière phrase à voix haute.

— Vous avez été chassés de la taverne à cause de moi, poursuit-elle. Et je n’aime pas me savoir redevable. Alors… dites-moi comment payer ma dette, Ksander.

Je tressaille. Elle a dû entendre Aurora m’appeler comme ça.

Sa voix est calme. Trop calme. Aucune hésitation, aucun frémissement. Juste une assurance tranquille, dénuée d’arrogance, qui ne colle pas avec la gamine que j’ai vue trembler sous la poigne d’un ivrogne.

En y regardant de plus près, elle doit avoir mon âge.

— Tu…

Pourrais-tu nous indiquer où nous pourrions trouver Olga ? me devance ma camarade.

Et la confiance de la jeune femme vacille aussitôt. Une ombre fugace traverse son regard, brisant la glace un instant. Elle la connaît.

Nous avons un message urgent à lui transmettre, reprend Aurora avec ce ton mielleux qui me hérisse le poil.

Un silence tendu s’abat sur la rue.

Au loin, une porte mal fixée claque dans le vent.

— Le sentier est trop escarpé pour que je vous laisse vous y aventurer à la seule lueur des lunes.

Je tends l’oreille. Son cœur bat à un rythme régulier. Elle ne ment pas. À priori.

— Je vous indiquerai la route à l’aube. En attendant, laissez-moi vous offrir un lieu où passer la nuit.

J’échange un regard discret avec mon acolyte avant de suivre notre guide de fortune.

Mes yeux reviennent inexorablement sur elle. Ses cheveux sombres absorbent les rayons, ondulant en volutes ténébreuses dans son dos. Ses épaules anguleuses trahissent une musculature développée sous ses vêtements. Mon regard glisse malgré moi le long de son corsage, jusqu’au balancement de ses hanches.

Je détourne aussitôt la tête. Trop tard. Aurora m’a vu.

Elle glousse, la garce. Un son guttural me monte à la gorge, plus proche du grognement que de l’insulte. Aurora étouffe son rire derrière sa main – une vraie gosse parfois.

La serveuse jette un coup d'œil par-dessus son épaule, attirée par nos messes basses. Le reflet des astres découpe son profil : un nez légèrement bossu – trace d’anciennes fractures –, de longs cils, et une bouche pulpeuse.

Magnifique.

Je secoue la tête, chassant les pensées superflues. Je ne suis pas en voyage d’agrément dans les Chaînes de Glace, mais en mission pour la Milice de la Paix. Hors de question de me laisser distraire davantage – Aurora a raison, je foire depuis quelque temps. Alors, je la fuis du regard. Autant qu’il m'est permis de le faire.

J’observe les maisons accrochées aux hauteurs, puis les champs et enclos en contrebas. Vy épouse la montagne, comme un serment gravé dans la roche pour protéger le village des assauts de la météo cruelle. Nos semelles martèlent les dalles à un rythme apaisant, presque hypnotisant, jusqu’à ce que je réalise que nous revenons vers le Trois Flocons.

Pourquoi nous ramener à l’auberge ? demandé-je, méfiant.

Elle ne se retourne pas.

— Ne vous en faites pas, on n’entrera pas par la grande porte.

En effet, elle contourne la grande bâtisse par la gauche. Dans l’ombre de la taverne se devine une maisonnette au toit de chaume, accolée à une écurie – sans doute pour les montures des clients.

C’est là que se trouve ma chambre, précise-t-elle, comme si elle avait deviné ma question muette.

Et ça ne va pas poser problème ? interroge Aurora jusque là silencieuse.

Notre hôte hausse les épaules.

Mirabelle et Scilla ne viennent jamais ici. Leurs appartements sont directement reliés à l’auberge, nous assure-t-elle.

La porte de la chaumière s’ouvre dans un grincement sinistre, révélant un intérieur avalé par l’obscurité. La jeune femme s’éclipse aussitôt, nous abandonnant sur le seuil. Je croise les bras et Aurora me fixe l’air de dire : « Qu’est-ce qu’on fout là ? ».

Les minutes s’étirent, rythmées par des bruits sourds – des objets qui s’entrechoquent au fond d’un couloir dont je ne perçois pas l’issue. Un juron étouffé perce le silence, puis une lueur orangée fuse depuis une pièce du fond. La jeune femme réapparaît, lanterne à la main, et nous invite à entrer.

Nous passons devant trois portes closes sans nous y attarder avant d’arriver dans la seule salle éclairée.

Ce n’est pas le grand luxe, mais ça fera l’affaire pour une demi-nuit.

Devant nous : une chambre rudimentaire. Un lit de paille, une table, une chaise et une grande bassine vide. Pas la moindre cheminée ni la moindre source de chaleur.

Aurora tente de dissimuler ses spasmes sous ses vêtements amples, mais la flamme tremblante de la lampe à graisse animale trahit la teinte violacée de ses lèvres. Contrairement à elle, le froid ne m’affecte pas.

Je vais chercher de la paille et des couvertures, dit la jeune femme sans quitter la rousse du regard.

— Je vais t’aider, proposé-je.

— Ce ne sera pas nécessaire.

Elle pose la lanterne sur la table et disparaît à nouveau dans l’obscurité du couloir. Elle doit connaître les lieux assez bien pour se passer de lumière.

— Tu devrais t'asseoir, dis-je pour briser le silence.

— Pas la peine.

La Fulgomancienne reste debout, bras croisés sous sa poitrine, entre la porte et le lit.

— Arrête de faire la fière. Ça me ferait chier que tu crèves de froid.

Je tire la chaise. Elle soupire, mais finit par céder et s’y installer. Je retire mon épaisse cape pour la glisser autour d’elle. Son corps entier est englouti par le tissu sombre. Sous ses grands airs, Aurora reste une gamine de seize ans. Je me sens responsable d’elle, d’une certaine manière. Même si, la plupart du temps, c’est elle qui me tire des emmerdes. Si j’avais eu une sœur, j’aurais été un grand frère merdique…

« ‘Der ! Viens jouer avec moi ! »

Je secoue la tête. Ces intrusions deviennent de plus en plus fréquentes. Comme des échos lointains, des voix que je ne reconnais pas, des phrases au sens obscur, des visages inconnus… et pourtant étrangement familiers.

— Merci, murmure l’adolescente.

Les yeux rivés sur la lanterne, elle ne remarque pas ma confusion.

— Désolée pour l’attente.

Dans l’embrasure, notre hôte réapparaît, les bras chargés de couverture en peau et en fourrure de gibier. Deux fagots de paille reposent sur la claie de portage dans son dos.

Je me précipite vers elle pour la délester du poids. Je sursaute légèrement lorsque mes doigts effleurent sa peau hâlée, anormalement chaude. Elle n'a pourtant pas l’air malade.

Je ne m’attarde pas davantage et pose les couvertures sur le lit. Ses lèvres s’étirent en un sourire discret, puis elle part installer deux paillasses épaisses dans un coin de la pièce – nos lits de fortune.

Je pioche la couverture la plus épaisse et la dépose là où Aurora et moi dormirons. La rouquine s’y dirige sans un mot, mais son regard suffit : « Je te fais confiance. ». J'acquiesce simplement tandis qu’elle s'emmitoufle entre la paille et la peau de bête.

Je ne dormirais pas, c’est trop risqué dans un lieu inconnu en compagnie d’une étrangère.

Vous avez l’air proche, remarque la serveuse.

Je m’assieds sur la chaise pendant qu’elle prend place au bord du lit.

Pas vraiment.

Ses yeux cyan alternent d’Aurora à moi, comme si elle cherchait une réponse à une question qu’elle n’ose pas poser. La rousse remue sous les draps. Elle doit être en train de nous écouter.

— Quel est ton nom ? demandé-je pour capter son attention.

Silencieuse, elle me tend une couverture. Je décline d’un léger mouvement de tête. Alors elle hausse les épaules et pousse le tas de fourrure sur le sol poussiéreux.

— Tu connais le mien, reprends-je. Il me semble juste de connaître le tien en retour.

— Parce que je l’ai entendu, répond-elle sans détour. Tu ne me l’aurais jamais dit, sinon. Je me trompe ?

Elle est plus perspicace que je ne l’aurais cru. Un sourire m’échappe, malgré moi.

Peut-être.

— Vous voyagez léger pour des messagers, constate-t-elle.

Je fronce les sourcils, le temps que ses mots fassent sens.

— Il doit être vraiment urgent, ce message à transmettre à Olga, ajoute-t-elle en inclinant légèrement la tête.

La Fulgomancienne émet un râle dans son « sommeil ». Et le lien se fait : le mensonge d’Aurora. Merde.

— Tu comptes vraiment retourner aux Trois Flocons, après ça ? demandé-je à contrecœur, pour détourner la conversation.

Un goût amer au fond de la bouche. Son visage se décompose ; je n’ai pas besoin d’en dire plus. Elle revit la scène dans sa tête. Mieux vaut ça que de la tuer parce qu’elle en sait trop. Je refuse d’avoir le sang d’une innocente sur les mains.

Je baisse les yeux. Pendant un instant, mes doigts semblent couverts d’un épais liquide sombre aux reflets rouges. Une odeur de fer engourdit mes sens. Je clos mes paupières avec force, réprimant une grimace de dégoût ; quand je les rouvre, il n’y a plus rien. Ma peau bronzée est immaculée ; seule de la terre noircit mes ongles. Au fond de moi cependant, le loup grogne.

Tu es déjà un monstre, Ksander. Qu’est-ce que ça change ?

* * *

— T’as une sale gueule ce matin, Ksander. Enfin… pire que d’habitude, je veux dire.

Je la fusille du regard. Elle lève ses mains en signe de paix. Je ne suis pas d’humeur pour ses piques.

Mon pied glisse sur une pierre. Je m’accroche à la paroi rocailleuse – la serveuse ne mentait pas à propos du sentier escarpé. Je jure entre mes dents. Je n’ai qu’une seule envie : retourner au Sanctuaire.

J’accélère le pas. Plus vite on aura terminé, mieux ce sera. Si seulement je ne m’étais pas mêlé des affaires de cette fille… peut-être qu’on serait déjà devant l’un des Portails.

Le souvenir de ses iris pâles s’impose dans mon esprit.

Je soupire.

Je crois qu’on approche ! s’exclame-t-elle quelques mètres derrière moi.

Le chemin devient plus praticable, le précipice moins menaçant, et enfin, une cour ombragée dévoile.

Un immense manoir se dresse devant nous. Ses pierres blanches m’éblouissent sous la lumière du jour. Je plisse les yeux, main en visière à l’affût du moindre mouvement.

Rien. Pas âme qui vive. Seul un vieux chêne majestueux nous accueille.

Eh ! T’as vu ça ? dit-elle en désignant un point du menton.

Je tourne la tête à droite et constate qu’une aile entière de la bâtisse a été détruite. Il n’en reste que des cendres et des gravats carbonisés.

Qu’est-ce qui a bien pu se passer ici ?

Je peux vous aider ?

Je détourne aussitôt mon attention des ruines, surpris. Je ne l’ai pas entendu approcher. À mes côtés, Aurora est anormalement détendue. Elle sourit même.

— Professeure Mölgnav, salue-t-elle. Je n’étais pas certaine qu’il s’agisse de vous lorsque Maître Gelen a mentionné votre nom.

Une sexagénaire vêtue d’un uniforme aux coutures usées nous fait face. Une expression sévère et fermée nous scrute tour à tour, avant que ses traits ne se détendent légèrement.

— Mademoiselle Lahska, vous avez bien grandi… J’imagine que c’est de vous que parlait le Forgeron : les soldats de la Milice.

L’intéressée acquiesce. Il est vrai que la Fulgomancienne a étudié quelques années à la Congrégation des Manciens. Cette femme a dû être l’une de ces instructrices. Pourquoi ne m’a-t-elle rien dit ?

— Il est devenu difficile de vous trouver, Professeure.

— J’ai simplement regagné la demeure familiale. Puis-je vous inviter ?

Elle indique la grande double porte de sa main libre, l’autre étant agrippé au pommeau d’une canne.

— Navrés, nous sommes pressés, interviens-je. Nous n’avons pas le temps pour des retrouvailles. Vous savez pourquoi nous sommes là.

Le bras de l’aïeule retombe le long de son corps. Ses iris gris s’assombrissent.

— Je n’ai pas ce que vous cherchez.

Elle tourne les talons, mais au lieu de se diriger vers le manoir, elle claudique jusqu’à un bâtiment annexe que je n’avais pas remarqué plus tôt. Je m’apprête à la poursuivre, mais les doigts d’Aurora accrochent fermement mon biceps.

Elle est plus puissante que nous, Ksander. On va rester dans les parages ; elle fera forcément une erreur.

— Mais ça pourrait prendre des jours… voire des mois ! m’emporté-je.

— C’est pour ça que Maître Gelen ne nous a imposé aucune limite de temps.

— Pourquoi n’avoir rien dit si tu savais qui nous venions voir ?

— Parce que je n’étais pas certaine de l’information. J’aurais très bien pu me tromper, dit-elle simplement.

Mes épaules s’affaissent. Nous voilà embarqués dans une bataille d’usure…

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