La voiture vide

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Je me rendis à la réception. Je voulus téléphoner, mais le téléphone était cassé. Axel arriva.

  • Demoiselle Marie, avez-vous appelé la police ?
  • Le téléphone ne semble pas fonctionner.
  • Oui, il est vieux et parfois, les fils se croisent. Pourriez-vous vous pencher sur la question ?
  • Certainement.

J'inspectai le téléphone avec prudence. Je tâchai de le réparer, mais ça n'a pas marché.

  • Hmm... J'ai essayé de réparer le téléphone, mais il ne fonctionne toujours pas, dis-je.
  • J'ai bien peur qu'il ait beaucoup neigé cette nuit. Les lignes téléphoniques sont probablement touchées.
  • Que devrions-nous faire ?
  • Marie, pourriez-vous marcher jusqu'à la ville la plus proche ? Ce n’est qu’à 3 kilomètres. Je vous en serais très reconnaissant.
  • Je vais essayer.

Je sortis. J'arrivai sur la route et vis une voiture presque entièrement recouverte de neige.

  • Oh là là ! À qui est cette voiture et comment est-elle arrivée là ? Je devrais l'examiner.

Je jetai un coup d'œil dans la voiture et y trouvai une photo. Je retournai à la réception lorsque je croisai Axel en chemin. Il était dehors lui aussi.

  • Déjà de retour, Demoiselle Marie ? Vous avez réussi à atteindre la ville ?
  • Non, il y a une voiture accidentée devant le portail et la route est enneigée.
  • Une voiture ? Il y a quelqu'un à l'intérieur ? Ils sont peut-être blessés ou gelés !
  • Non. J’ai vérifié. C’était vide. Y a-t-il un autre moyen d’atteindre la ville ?
  • Non, c’est la seule route. Nous avons eu le même problème il y a quelques années, durant l’hiver 1928.
  • Que devrions-nous faire ?
  • Nous ne pouvons rien faire. Nous devrons attendre que la route soit dégagée.
  • Regarde, j'ai trouvé quelque chose d'intéressant. Hier, j'ai trouvé un album photos dont certaines photos avaient été arrachées. Et tout à l'heure, j'ai trouvé une photo.
  • Hmm, intéressant.
  • Oui, mais le plus intéressant, c'est ceci : regardez la photo. C'est le professeur Brennt !
  • Retournons à la réception. J'ai trouvé quelque chose aussi.

Nous retournâmes à la réception. Axel me tendit une autre photo.

  • J'ai trouvé cette photo qui était déchirée en morceaux. Je suis sûr qu'elle provient de mon album. Pourriez-vous poser l'album et la photo que vous avez trouvés sur la table, juste ici. On devrait essayer de réorganiser les morceaux de photo pour qu'ils tiennent au cadre.

Je posai l'album photos et la photo du professeur Brennt sur le bureau.

  • Maintenant, on doit réorganiser les morceaux de photo.

Je commençai à les réorganiser avec l'aide d'Axel.

  • C'est très intéressant. Les deux photos représentent le professeur Brennt et le professeur Michel.
  • Et le professeur Brennt est mort ! Je ne sais pas quoi penser, s'exclama Axel.
  • C'est étrange.
  • Vraiment... Excusez-moi Demoiselle Marie, mais j'ai des invités à recevoir et un dîner à préparer...
  • Bien sûr, nous en parlerons après le dîner.

Plus tard dans la journée, tout le monde fut dans le hall. Axel annonça à haute voix :

  • Mesdames et Messieurs, j'ai une nouvelle à vous annoncer. Nous sommes coupés du monde. La tempête de neige a été si violente que la seule route vers l'extérieur est impraticable.
  • Nous devrions appeler les autorités municipales. Elles doivent venir ici au plus vite, dit le père Jacob.
  • Les lignes téléphoniques sont coupées, Père. Comme je l’ai dit, nous sommes complètement isolés, ajouta Axel.
  • Il m'est arrivé quelque chose de similaire dans l'Himalaya. Je séjournais dans un petit village lorsqu'une tempête de neige s'est abattue sur moi et je me suis retrouvé piégé… Déclara le professeur Michel.
  • Oh, que faisiez-vous dans l’Himalaya, Professeur ? L'interrogea Colette.
  • Nous recherchions des artefacts anciens… Bref, Axel, combien de temps faut-il généralement pour dégager la route ? Demanda Michel.
  • Deux ou trois jours. Deux, peut-être trois au maximum, précisa Axel.
  • Nous sommes dans le pétrin ! Avons-nous assez de nourriture pour durer aussi longtemps ? Paniqua Mikhaïl.
  • Ne t’inquiète pas, mon ami, on peut tenir un mois s’il le faut. On a de quoi manger et boire en abondance.
  • Magnifique ! Tant qu'il y a à manger, du vin et de belles femmes, je suis comblé. De la manière. Où est la belle secrétaire ? S'exclama Mikhaïl.
  • Ah, Lydia ? Questionna le père Jacob.
  • Oui, Lydia, affirma Mikhaïl.
  • Et où est le docteur Jean ? Dis-je.
  • J'espère qu'il ne leur est rien arrivé. Demoiselle Marie, on devrait aller voir le docteur Jean. Sa chambre est à cet étage, la chambre numéro 2, déclara Victor.

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