Une conversation
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Je quittai la chambre du docteur Jean.
- Demoiselle Marie, venez prendre le thé près de la cheminée, appela Axel.
- J'arrive.
Je me dirigeai vers la salle à manger, ou je trouvai Axel et Victor seuls.
- Où sont tous les autres ? Demandai-je.
- Il est tard, dit Victor.
- Puisque nous sommes seuls, j'aimerais discuter de quelque chose avec vous deux, annonça Axel.
- Oui ?
- Je dirige cet hôtel depuis 26 ans. Je n'ai jamais vu deux personnes mourir. Et en deux jours ! Deux crises cardiaques ! C'est tout simplement impossible !
- Je suis d'accord avec toi, Monsieur Axel. C'est pour le moins très inhabituel, approuva Victor.
- Croyez-vous qu'il est possible de simuler une crise cardiaque ? Dis-je.
- Je crois que c'est tout à fait possible, oui, déclara Axel.
- Et qui serait capable de le faire ? Interrogeai-je.
- Quelqu'un ayant une expérience médicale ? Dit Victor.
- Exactement. Deux personnes étaient portées disparues ce soir : Lydia et le docteur Jean. Nous avons retrouvé Lydia morte dans sa chambre. Affirmai-je.
- Avez-vous trouvé le docteur Jean ? demanda Axel.
- Oui, je l'ai fait. Et il a agi bizarrement. Il m'a demandé ce qui était arrivé à Lydia, et quand je lui ai parlé de sa crise cardiaque, il a murmuré « ça semble plausible », répondis-je.
- Je pense qu'il est impliqué d'une manière ou d'une autre dans tout ça, dit Victor.
- Je suis d'accord. Mais que devons-nous faire ? Demanda Axel.
- J'ai une idée. Si la crise cardiaque de Lydia a été provoquée, alors on trouvera probablement quelque chose dans sa chambre pour le prouver ! Dis-je.
- Nous devrions également examiner son corps, ajouta Victor.
- Allons-y alors, d'accord ?
- Oui, il nous faudra une loupe. En as-tu une, Monsieur Axel ? Questionna Victor.
- Ah oui, ça doit être quelque part dans la cuisine. Demoiselle Marie, pourriez-vous aller la chercher ? On t’attend dans la chambre de Lydia, me demanda Axel.

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