Mauser 7,65

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Après que Victor était partit, je restai un moment à examiner le lieu, puis, je quittai la cave et je retournai à l'hôtel.

  • Mesdames et Messieurs ! Annonça Axel.
  • Et maintenant, Monsieur Axel ? interrogea Mikhaïl.
  • Monsieur Victor, s'il vous plaît, dit Axel.
  • Je ne sais pas comment le dire, mais… le docteur Jean est mort, déclara Victor.
  • Quoi ? Où ? Comment ? demanda le père Jacob.
  • Nous avons retrouvé son corps dans la cave, poursuivit Victor.
  • Oh, mon Dieu, j’ai tellement peur ! Je veux partir d’ici ! s'écria Colette.
  • Victor, comment sais-tu qu'il a été tué ? Questionna M. Bingley.
  • Les blessures par balle.
  • Son fauteuil roulant a été retrouvé à proximité, dis-je.
  • À l'extérieur de la cave ? interrogea le père Jacob.
  • Oui, affirmai-je.
  • Y avait-il autre chose... de suspect ?... ajouta le père Jacob.
  • Eh bien, il y avait quelque chose d'étrange. Quelques grandes caisses de cigarettes, nota Victor.
  • Je ne pense pas que ce soit pertinent, Monsieur Victor, dis-je.
  • Puis-je vous demander, Demoiselle Marie, que faisiez-vous là-bas ? Questionna M. Bingley.
  • Je devais retrouver le détective Jean à la cave, mais quand je suis arrivée, il était déjà mort. Je vous prie de rester ici. Je dois aller à la réception chercher la liste des invités.

Je me rendis à la réception et commençai à chercher. La liste des invités était dans un tiroir. Je retournai ensuite dans le hall, où tout le monde était rassemblé.

  • Avez-vous trouvé la liste des invités, Mme Hebert ? m'interrogea Victor.
  • Oui, la voici.

Je la tendis à Monsieur Victor. Il pris un moment à comparer la liste et les invités présents, puis déclara :

  • J'ai vérifié la liste et il semble que tout le monde soit là.
  • Écoutez bien ! Voici ce que nous savons jusqu'à présent, annonçai-je. Le Dr Jean, la Demoiselle Lydia et le professeur Brennt ont été tués... Et personne ne pouvait entrer ni sortir de l'hôtel, donc le tueur est parmi nous.
  • Oh, j'ai tellement peur ! S'écria Colette.
  • Nous ignorons comment et pourquoi le tueur agit ainsi. Nous devons donc tous rester concentrés. Quelqu'un a-t-il remarqué quelque chose d'étrange ces derniers jours ? ajoutai-je.
  • Oui, Demoiselle ! En rentrant du petit-déjeuner, quelqu'un a ouvert ma valise et a tout éparpillé par terre ! Maintenant, je ne retrouve plus mes chaussures préférées, déclara Mikhaïl.
  • Mais vous n'avez vu personne ? dis-je, intriguée.
  • Non.
  • Passeport ! s'écria le professeur Michel.
  • Pardon, Professeur ? dis-je.
  • Mon passeport !
  • Et alors ?
  • Je n'ai pas trouvé mon passeport aujourd'hui ! Je pensais l'avoir égaré, mais maintenant, je pense que quelqu'un a dû le prendre.
  • Bizarre...
  • Mon visa allemand ! Zut ! Je ne pourrai pas assister à la conférence !
  • Quelle conférence ?
  • Une conférence à Heidelberg. J'ai été invité à y prononcer un discours sur le lien entre les anciennes religions indiennes et les aspirations allemandes modernes.
  • Quelqu'un d'autre ?
  • Je suis coincé ici !!! s'écria le professeur Michel de nouveau.
  • Professeur, détendez-vous. Quelqu'un d'autre ?
  • Bon… Je sais ce que ça va paraître, mais mon arme a disparu, déclara M. Bingley.
  • Quand est-ce que c'est arrivé, Monsieur ?
  • Je n'en suis pas absolument sûr, mais je crois que c'est arrivé tôt ce matin, avant le petit-déjeuner.
  • De quel calibre s'agit-il ?
  • Un Mauser 7,65.
  • Et vous ne le trouvez pas ?
  • Hélas, non.
  • Hein… Quelqu’un d’autre
  • Mme Hebert, allons à la cave. On pourrait trouver des douilles. Faites tous très attention ! dit Axel.

Je me rendis au jardin, accompagnée de Monsieur Axel. Nous entrâmes dans le jardin.

  • Demoiselle Marie, pourriez-vous regarder là-bas, s'il vous plaît ? On pourrait peut-être trouver des douilles.
  • Certainement, répondis-je.

Je saisis ma loupe, et je cherchai dans le sol.

  • Regardez, calibre 7,65. Je les ai trouvés ! m'écriai-je.
  • Voyons voir...

Axel s'approcha de moi, pris les douilles de balles et les examina. Il plissa ses yeux.

  • Donc, le docteur Jean a été tué par le pistolet de M. Bingley...
  • Monsieur Axel, je veux vous dire quelque chose.
  • Oui, Demoiselle Marie.
  • Quand je suis arrivée ici pour rencontrer le docteur Jean, il était déjà mort. Et Monsieur Victor était là avant moi. Il se tenait au-dessus du cadavre, un fusil à la main.
  • A-t-il expliqué pourquoi il était là ?
  • Il m'a dit avoir reçu un message du Dr Jean...
  • Vous croyez que Monsieur Victor ?...
  • Son comportement est suspect.
  • Vous avez peut-être raison. Nous devons faire attention à lui.

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