Où est M. Bingley?
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Le 6 décembre 1932.
- Quel bonheur d'être en vie ! Je me demande qui essayait de me faire peur hier soir. Je dois me dépêcher pour le petit-déjeuner ! Il pourrait y avoir du nouveau !
Je quittai ma chambre et me rendis dans le couloir.
- Bonjour à tous !
- Bonjour, Demoiselle Marie. Dieu merci, vous allez bien, déclara le professeur Michel.
- Bon anniversaire ! Nous commencions à nous inquiéter, dit Mikhail.
- Je vais bien, messieurs. Suis-je la dernière à descendre ?
- Non, nous attendons toujours M. Bingley. Mais je suis sûr qu’il arrivera bientôt, dit Axel.
- En attendant M. Bingley, je voudrais vous raconter quelque chose qui m'est arrivé hier soir, annonça le père Jacob.
- Que s'est-il passé ? interrogea Victor.
- Il était tard. Je ne sais pas, 23 h, peut-être minuit. Je lisais quand soudain, les lumières se sont éteintes.
- Pendant les tempêtes de neige, il arrive parfois que les lumières s'éteignent, Père, dit Axel.
- Le plus étrange, c'est que les lumières ne se sont éteintes que dans ma chambre ! ajouta le père Jacob.
- Comment savez-vous que les lumières se sont éteintes seulement dans votre chambre ? dis-je.
- Parce que je suis allé dans le hall et que j’y ai rencontré M. Mikhail. Il m’a dit que les lumières de sa chambre fonctionnaient bien, poursuiva le père Jacob.
- M. Mikhail ? demandai-je.
- Oui… Non… Enfin, je ne me souviens pas vraiment. Je dormais, et je me suis réveillé avec une faim de loup, alors je suis descendu, j’ai pris quelques en-cas et je suis retourné me coucher, expliqua Mikhail.
- C'était à quelle heure ? dis-je.
- Je... je ne me souviens pas. Mme Hebert, vous souvenez-vous toujours où vous étes ?
- Non...
- Vous voyez ? Moi non plus. Je suis nul avec le temps. Je me souviens juste d'avoir mangé deux ou trois tranches de viande et bu un verre de vin. C'est tout, ajouta Mikhail.
Après des minutes, nous nous sommes rendus dans la chambre de M. Bingley. Il n'était pas là.
- M. Bingley n'est pas là, dit Victor.
- Il y a quelque chose qui cloche. Il vient toujours prendre son petit-déjeuner à 8 heures précises, déclara Axel.
- Je suis inquiète, dit Colette.
- Je pense qu'il vaut mieux fouiller l'hôtel, annonça Victor.
- Et peut-être aussi à l'extérieur, ajoute le père Jacob.
- Je suis d'accord. Je veux juste vérifier quelque chose dans la chambre du professeur Brennt, dis-je.
- Qu'y a-t-il, Demoiselle Marie ? Puis-je vous aider ? me demanda Victor.
- Non, ça va. Merci.
Je partis vers la chambre du professeur Brennt.
- Il y a quelque chose qui cloche… Je dois reprendre depuis le tout début. Le professeur Brennt a été tué dès la première nuit. Je dois revérifier sa chambre pour voir si je trouve quelque chose de nouveau.
Je trouvai un pistolet au fond du placard.
- Je n'ai jamais vu une arme comme celle-ci. On dirait qu'il est chargé avec les mêmes balles que celles que j'ai trouvées près du Dr Jean. Maintenant, je suis perplexe. Je devrais aller revérifier la chambre de la Demoiselle Lydia.
- Messieurs, M. Bingley n’est toujours pas là. Je pense que nous devrions monter à l’étage pour voir s’il est là, déclara Axel.
Je quittais la chambre du professeur Brennt et j'allai dans celle de la Demoiselle Lydia.
- Quelque chose a changé depuis ma dernière visite. J'ai photographié cette pièce pour mon journal intime. Il faut que je compare l'aspect actuel de la pièce avec cette photo.
Je comparai les cadrans et je constatai qu'il manquait un cadran d'horloge.
- C'est étrange, la face de la serrure est manquante. Je vais essayer de mettre celui que j'ai trouvé dans le jardin dans le cadre et voir s'il rentre.
Après plusieurs tentatives, j'ai réussis à ajuster le cadran dans sa place.
- Oui, c'est bien le cadran de l'horloge sur la photo. Quelqu'un l'a pris d'ici. Mais pourquoi ? Je vais me joindre à Monsieur Axel et aux autres et voir ce qu'ils ont trouvé.

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