Chapitre 3 : Le secteur de production

2 minutes de lecture

Le petit vaisseau familial survola une vaste zone qui vue de haut, ressemblait à une immense fourmilière. Des kilomètres de champs géométriques, d’usines aux structures anguleuses et de carrières béantes s’étalaient à perte de vue, grouillant de petits humains et d'engins industriels s'attelant à la tâche. De grosses machines rutilentes au ronronnement sourd déplaçaient, coupaient, récoltaient ou compactaient sans relâche. Des milliers de tranchées à ciel ouvert scarifiait le sol de toute part. L’ensemble vibrait d'une efficacité tranquille, régie par une précision presque algorithmique.

«Nous voilà dans l'un des nombreux secteurs de production de la planète. Ici sont extraits de nombreuses matières premières nécessaires à notre industrie. Nous exploitons des métaux dans le sol, divers gaz et des ressources végétales que l'on retrouve dans nos lotions pour tentacules ou dans les piles de grille-protouk à particules, par exemple. Pour la petite anecdote, les poils présents sur votre brosse à mandibules sont directement extraits de cuirs chevelus humains. Cela explique que tous les travailleurs que vous pourrez apercevoir dans ce secteur sont totalement dépourvus de pilosité.»

Glùna fronça ses six paupières, troublée par le ballet incessant des petits corps humains qui s'affairaient sans relâche.

— Les humains sont bien traités ici ? Ils n'ont pas l'air d'avoir droit à beaucoup de distractions...

— Absolument ! rétorqua instantanément Granor. Les sociétés klorgonnes ne sont plus habituées au tâches physiques, mais les humains, eux, travaillaient bien avant notre arrivée. L'exercice physique régulier est bénéfique pour cette espèce, cela leur permet de lutter contre des maladies mentales comme la dépression et améliore leur santé générale. Nous veillons à leur prodiguer tous les soins médicaux et le confort nécessaire, et leur durée journalière de travail n'est que de quelques Grulmes à peine.

— D'accord, mais ils peuvent arrêter de travailler quand ils le souhaitent ?

— Bien sûr, nous n’obligeons personne à travailler, conformément aux normes définies par la Convention du travail humain issue du Traité de Crasnàk. Si des humains refusent de travailler, ils peuvent être réaffectés dans le secteur de reproduction ou inscrits sur la liste d'humains à adopter, par exemple.

— Oh papa, on pourra en prendre un avant de partir ? S’il te plaît ? supplia Fr’aken.

— Pas question, tu te rappelles de ce qui est arrivé au dernier humain que tu as ramené à la maison ?

— Mais j'étais encore toute petite à l'époque, je ferais attention cette fois...

— Tu avais oublié de lui donner à manger. Je l'ai retrouvé tout sec et tout rabougri dans son hominarium. Pas question de revivre ça !

— Bon, d'accord... marmonna-t-elle, résignée.

— On mange quand ? J'ai super faim, moi... enchaîna Grôk.

— Bon sang les enfants, vous n'avez pas mangé vos Frisbeel ce matin ? Très bien, on va faire une petite pause.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 4 versions.

Vous aimez lire Eldon Cane ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0