Chapitre 12 : Projets
Samedi 26 juillet - 20h12
La télévision est éteinte. Le silence de la pièce est seulement troublé par le léger bourdonnement de l'autocuiseur.
Miyuki, Hiroshi, Yuki et moi-même sommes installés autour du chabudai sur les zabuton pour le dîner dans la plus pure tradition japonaise. Je suis assis en face de Yuki, Hiroshi à ma gauche, Miyuki près de l'autocuiseur face à son mari.
Depuis mon arrivée au Japon, je n'ai mangé que dans des restaurants. De quartier en général. Parfois dans les hôtels que j'ai côtoyés. Mais jamais au sein d'une famille japonaise.
Évidemment, avant de venir au Japon, j'ai regardé quelques articles et vidéos sur les manières à avoir durant les repas. Ne pas planter verticalement les baguettes dans le riz. Ne pas passer la nourriture de baguettes à baguettes. Les deux rappellent des rituels funéraires. Ce ne sont que quelques exemples parmi tant d'autres.
Il y a d'autres subtilités. Mais rien d'insurmontable. La plupart relèvent du bon sens. D'autres peuvent s'acquérir avec de l'observation.
Je dis ça, mais je suis loin d'être au point. Et avec ma maladresse légendaire... Même si je me doute que l'on n'attend pas d'un étranger d'être irréprochable.
Plusieurs plats individuels sont disposés sur la table dans de la vaisselle variée à l'intention de chaque convive.
Dans des bols individuels, de la soupe miso fumante. Une légère odeur salée et réconfortante se diffuse.
Sur plusieurs assiettes rectangulaires, divers aliments cuisinés avec soin :
Du maquereau grillé au sel, servi avec du radis blanc râpé et son quartier de citron. Un plat simple et traditionnel.
De l'omelette japonaise roulée en rectangles. Un peu de mirin, une sauce aux notes sucrées, nappe chaque tranche.
Une salade légère composée de tomates et de concombres, accompagnée de sa vinaigrette acidulée, le ponzu.
Pour finir, des pickles de radis jaunes marinés disposés dans un bol commun pour que chacun puisse se servir.
L'autocuiseur à riz se trouve à côté de la maîtresse de maison. Avec méthode, Miyuki remplit chaque bol avec une portion de riz blanc. L'aliment incontournable de tout bon repas nippon.
En voyant toute cette nourriture, mon ventre se met à gargouiller.
Je dis avec un léger sourire lorsque Yuki pose son regard sur moi en l'entendant :
« Désolé. »
Ça fait depuis le petit-déjeuner de ce matin à l'hôtel que je n'ai pas mangé. Et je m'étais levé assez tôt pour me balader un peu dans Tokyo avant d'aller à la convention.
L'adolescente pouffe doucement de rire en mettant sa main devant la bouche et en détournant les yeux. Ses cheveux cachant son profil.
Avec un sourire compréhensif, Miyuki me tend le bol de riz en me disant des mots qui, je pense, sont plutôt bienveillants.
Pourtant, avant qu'elle ne termine sa phrase, je remarque que Yuki se crispe.
Miyuki se mord la lèvre. Apparemment, elle s'en veut pour ces paroles.
Hiroshi secoue légèrement la tête, atterré.
Je ne suis pas le seul à faire des bourdes on dirait.
Voyant ce moment de gêne, je prends mon verre d'eau fraîche. Je tends mon bras au-dessus de la table et je dis avec une moue compatissante :
« Merci Miyuki-san.»
Je rajoute en français à l'intention de Yuki :
« Nous sommes vivants !! Kampai !!»
Avec un sourire encourageant, je fais signe à Yuki de trinquer avec moi. Avec une légère hésitation, elle prend son verre et elle cogne timidement son verre contre le mien. Plus détendue.
Je tends mon verre vers Miyuki et Hiroshi pour qu'ils fassent de même. Avec une certaine reconnaissance, Miyuki trinque suivi d'Hiroshi qui hoche la tête avec un air satisfait. Il ajoute en me regardant :
« À notre bienfaiteur. Kampai !!»
Yuki me regarde avec un sourire timide et reconnaissant.
Sans saisir les paroles d'Hiroshi, je baisse les yeux et je rougis avant de boire une gorgée d'eau fraîche.
Je dépose mon verre.
Une fois que tout le monde est servi en riz, j'imite la famille Nakamura en joignant mes mains devant moi et en m'inclinant légèrement.
Je souris avec enthousiasme. Je sais ce qui va suivre. Comme dans les différents animés que j'ai regardés, je dis un peu plus fort et avec entrain avec un large sourire :
« Itadakimasu. »
Je le dis avec tellement de joie que ça fait ricaner la famille Nakamura.
Je n'y fais pas particulièrement attention. Retrouver de la normalité et la raison de mon voyage au Japon me ravit au plus haut point. Penser à autre chose est tout ce qu'il me fallait.
Sereinement, je prends mon bol de riz.
Je me souviens des convenances japonaises. La nourriture vient à moi. Pas l'inverse.
Puis, décontracté et essayant de ne pas faire d'impair, j'essaie de montrer que je me suis renseigné avant de venir dans leur pays afin de respecter au mieux leurs coutumes. De temps en temps, j'observe la manière de manger des Nakamura afin de corriger ma façon d'être si j’ai un doute.
Je prends avec avidité et appétit un morceau de tamagoyaki. L'omelette roulée rectangulaire. L'un des plats iconiques des Japonais. Je mets l'omelette sur mon bol de riz afin d'amener la bouchée jusqu'à ma bouche. Le goût sucré du mirin apporte une touche de douceur à l'œuf.
Je ne peux m'empêcher de dire en fermant les yeux, satisfait :
« C'est délicieux, Miyuki-san. »
Lorsque j'ouvre les yeux, je vois le sourire plein de fierté de Miyuki. Elle hoche la tête. Signifiant qu'elle apprécie le compliment.
D'ailleurs, la famille à l’air d’apprécie de voir un gaijin faire son possible pour respecter leurs manières de manger. Ils voient évidemment mes hésitations dans les mouvements que j’effectue. Et le tout est perfectible.
D'autant plus que dernièrement, avec l'overtourism et les incivilités de certains étrangers en quête de buzz sur les réseaux sociaux, voir un gaijin faire l'effort de respecter leurs coutumes les ravit.
Je dépose mon bol de riz afin de prendre le bol de soupe miso. Mets que j'apprécie plutôt bien dans les restaurants asiatiques en métropole. Le léger goût salé du liquide est réconfortant. Apporte un peu de chaleur au creux du ventre.
La salade composée qui accompagne le tout est, certes, simple. Mais la vinaigrette au ponzu, une vinaigrette faite à base d'agrumes, apporte une touche d'acidité en bouche agréable.
Vient enfin ce que je redoute le plus. Le maquereau.
Car oui, c'est simple. Tout ce qui vient des flots. Que ce soit de l'eau douce, de l'eau salée. Du poisson, des crustacés et même le caïman que j'ai eu l'occasion de goûter en Guyane... rien n'y fait.
Je peux évidemment manger les poissons sans goût comme le colin. Mais je n'y prends pas vraiment de plaisir. Pareil pour un plat reconnu et apprécié par beaucoup dont je ne comprends vraiment pas l'intérêt. Les sushis. Vraiment pas pour moi.
Hiroshi, en bon observateur silencieux, est le premier à remarquer mon malaise.
Ne voulant pas paraître impoli face aux efforts de la maîtresse de maison, je prends un morceau de maquereau. Comme avec le reste des aliments, je mets le morceau de poisson sur mon bol de riz. Une légère hésitation, qui n'échappe pas à Miyuki, avant d'engloutir le morceau.
Je ne peux empêcher une légère grimace.
À mon plus grand malheur, je remarque les regards du couple sur moi. Je baisse les yeux.
Miyuki :
Je perçois la grimace de Julien lorsqu'il goûte le maquereau. Apparemment, Hiroshi l'a vu aussi.
Julien rougit sous nos regards. Gêné. Avant de reprendre une bouchée.
Je l'arrête dans son geste en posant délicatement ma main sur son bras.
Je lui dis avec sollicitude :
« Tu n'aimes pas le poisson, n'est-ce pas ? Ne te force pas Julien-san. »
En parlant, je montre patiemment le poisson avec ma main avant de faire mine que le poisson me rend malade.
Hiroshi ajoute avec un sourire discret en désignant imperceptiblement Yuki du menton :
« Yuki, en revanche, adore le poisson. »
Julien :
Comme à chaque fois, la barrière linguistique ne me permet pas de comprendre les paroles. Mais les gestes, le timbre de la voix. Sakana qui, je le sais, veut dire poisson, me font comprendre, après un léger moment de réflexion, la signification de leurs dires.
J'incline doucement la tête vers Miyuki :
« Désolé, Miyuki-san.»
Puis je dis à Yuki avec un léger clin d'œil en désignant mon maquereau et sa salade composée en signe d'échange :
« Yuki-chan? »
Avec gourmandise, Yuki échange nos deux accompagnements. Apparemment ravi de la complicité qui se forme entre elle et moi.
Le repas se poursuit en silence. Pas un silence imposé et gênant. Un silence chaleureux. Où les regards valent plus que des mots.
Des regards bienveillants et reconnaissants. D'autres remplis d'humilité et d'émerveillement. Ou encore d'autres heureux, rassurés et contents de se retrouver autour de cette table après les épreuves vécues et subies par certains. Être de retour dans un climat doux et chaleureux. Sans oublier ceux qui étaient dans l'attente et la frayeur de ne jamais retrouver leur progéniture.
Le repas se finit par une petite douceur.
La gastronomie japonaise n'est pas reconnue pour ses desserts. C'est même plutôt rare. Mais, suite à cette journée hors norme, Miyuki nous a ramené des yōkan. C'est un dessert que je ne connaissais pas.
En demandant à grand renfort de geste et de mon vocabulaire approximatif à Miyuki, j'apprends que cet entremet est une gelée à base d'haricots rouges.
J'en salive d'avance. J'adore les desserts à base d'haricots rouges. Notamment les mochi que l'on trouve dans le commerce en France.
Ce dessert est accompagné d'un thé vert à base de sencha. Le tout faisant un ensemble légèrement sucré. Chaud et réconfortant.
Le dessert entamé. Le thé servi, Hiroshi me regarde avec le regard d'une personne qui veut parler sérieusement. Afin de faciliter les échanges, comme précédemment, il décide d'utiliser le traducteur de son téléphone.
Miyuki :
Du coin de l'œil, je vois le changement de posture chez Hiroshi. Il commence à tapoter sur son téléphone.
Inquiète, je dis à Yuki :
« Yuki, va dans ta chambre. »
À ma surprise, l'adolescente me regarde dans l'intention de protester. Ce qu'elle n'a jamais fait. Avant de finir par baisser les yeux.
Son intention m'interloque.
Elle allait sérieusement protester ?
Après quelques secondes d'hésitation, Yuki, doucement, se lève. Les poings serrés. Me donnant l'impression de lutter intérieurement.
Je la suis du regard. Elle se dirige dans le couloir menant à l'escalier. Avant de se fondre dans la faible lumière, elle s'arrête.
Elle me dit, décidée :
« Je veux rester !! »
Je me renfrogne. Pas du tout habituée à ce que Yuki conteste mes ordres, j'essaie de rebondir avec calme. Ne voulant pas élever la voix devant un convive :
« Yuki, ne discute pas. Tu dois aller te reposer.»
« Non !! »
Je finis par élever la voix, agacée :
« Yuki !!! Les enfants écoutent leurs parents. Fais ce que je te dis. Maintenant !! »
J'appuie mes dernières paroles en pointant brusquement mon doigt vers les escaliers.
Des larmes montent aux yeux de Yuki du au trop-plein d'émotions.
Larmoyante, les poings serrés et tendus vers le sol, elle réplique abruptement :
« J'ai vu mes amies se faire tuer aujourd'hui. Je n'ai plus aucune nouvelle d'elles. J'ai vu des créatures volantes tuer sans distinction des personnes de tous âges. J'ai failli mourir en retour. J'ai même vu Julien tuer pour me sauver. Tanaka aussi. Et je suis encore une enfant malgré tout ? »
Plus elle parle, plus sa voix s'élève et va dans les aigus. Mais suite à ces mots, elle me laisse sans voix. Bouche bée. J'abaisse lentement ma main. Les yeux brillants.
C'est vrai. En une demi-journée, Yuki a vu des choses que bon nombre d'adultes n'ont jamais vues dans leur vie et ne verront jamais. J'ai sous-estimé le traumatisme que cela a pu engendrer sur ma fille.
Piquée au vif et par fierté, je vais pour répondre sèchement. Mais je suis interrompue par mon mari.
Ce dernier me dit d'une voix calme et apaisante :
« Miyuki, je pense qu'après la journée qu'elle a vécue, elle a obtenu le droit de rester là. Et puis...»
Hiroshi regarde Julien avant d'ajouter :
« Son ancre émotionnelle est là. Tu l'as vu quand elle s'est effondrée tout à l'heure suite aux images. Non seulement elle l'a vécu. Mais elle l'a revécu une seconde fois en se revoyant d'un point de vue extérieur. Et... quand il l'a prise dans ses bras pour la calmer, ça a marché. Elle peut rester. Et puis... de toute façon, ça ne sera pas méchant. Et c'est mieux qu'elle reste là. »
Une lueur reconnaissante envers son père passe dans les yeux de Yuki.
Je sens mes jambes trembler. Je n'arrive plus à retenir mes larmes que je cache immédiatement. Honteuse.
Yuki s'approche de moi, les yeux baissés. Un contraste étrange après les paroles échangées :
« Maman, s'il te plaît. Je veux rester.»
Je reste immobile. Plusieurs secondes. Les yeux rouges. Avant de finir par me rasseoir. Vaincue.
« D'accord.»
Yuki s'installe de nouveau face à Julien. Silencieuse.
Julien :
Je lance un dernier regard compatissant à Miyuki. Je n’ai pas compris les mots employés lors de leur échange. Mais la communication non verbale est limpide.
Moi aussi j’ai eu à faire à la détermination de sa fille. Et... apparemment, ce trait de caractère de Yuki avait l’air d’être totalement inconnu par ses parents. Mais... les derniers événements, comme je m’y attendais, l’ont changée brusquement.
Moi aussi d’ailleurs. Je ne vais pas en ressortir indemne de cette épreuve. Et je le sais.
Je reporte mon attention sur Hiroshi. Finissant mon thé. Attendant qu'il prenne la parole.
L'homme prend son téléphone et il dit :
« Et maintenant, que comptes-tu faire ? »
Il ne dit pas ça par irrespect ou pour mettre mal à l'aise. C'est une question sincère. Logique et pratique. Je ne le prends absolument pas mal. Bien au contraire. C'est une question qui se pose.
Il me tend son téléphone pour que je puisse formuler ma réponse.
Je le prends dans mes mains. Réfléchissant.
Je sens le regard curieux de Miyuki et Yuki. Attendant ma réponse.
Je réponds :
« La seule chose que je puisse faire. Avancer. Mais... ça attendra demain. Ce soir, si vous le permettez encore évidemment, je vais... me reposer ici. »
Je dis ce point-ci en regardant Yuki. Lui signifiant explicitement par mon regard que ce sera pareil pour elle. Avant de continuer :
« Demain matin, j'irai à l'ambassade de France. C'est la seule chose que je puisse faire. Et... récupérer mes affaires à mon hôtel. »
J'éloigne le téléphone afin de laisser la voix informatisée de l'IA faire la traduction en japonais.
Hiroshi regarde Miyuki qui hoche la tête imperceptiblement :
« Évidemment, tu peux rester dormir ici autant de temps que tu voudras.»
Il s'incline humblement à ces paroles.
« Et pour aller à l'ambassade, je peux t'y amener si tu veux. Si tu veux rester discret. »
J'attends la fin de la traduction avant de répondre à mon tour dans le combiné :
« Ça ne sera pas nécessaire je pense. Je vous remercie Hiroshi-san. Je préfère y aller par mes propres moyens. Ça va me permettre de mettre de l'ordre dans ma tête et... de répondre aux appels téléphoniques que je repousse à demain. »
Même si toute la famille Nakamura l'avait déjà remarqué depuis un moment. Hiroshi a la confirmation que je ne me rends absolument pas compte de la portée des actions que j'ai effectuées. Hiroshi estime que ce n'est peut-être pas plus mal pour ce soir.
Hiroshi se lève. Signe que la discussion est finie. Il finit par dire :
« Julien-san, on a une chambre d'ami. Tu pourras l'utiliser. Il est temps d'aller se reposer. Et, Julien-san. Encore une fois, merci de nous avoir ramené notre fille.
Une fois que la voix de l'IA finit de rapporter les paroles d'Hiroshi, je me lève également avec une grimace de douleur à cause de mes lombaires douloureuses et je m'incline légèrement en disant :
« Merci. »
Je regarde Yuki. Pendant qu'on discutait avec Hiroshi, j'ai remarqué qu'elle était agitée. Comme si elle voulait demander quelque chose sans oser le faire.
Je demande à Hiroshi son téléphone afin de dire quelque chose grâce au traducteur. Je dis avec un demi-sourire, devinant ce qu'elle veut :
« Avec l'autorisation de ton père et ta mère, »
J'insiste un peu plus sur le mot mère.
« J'ai besoin d'une guide demain. Pour m'aider à me repérer dans les transports. Tu penses que tu feras l'affaire ? »
Je rajoute à l'intention d'Hiroshi et Miyuki :
« Je ferai attention à elle. Vous avez ma parole. »
Yuki me regarde avec un large sourire. Se levant à son tour avec enthousiasme.
Miyuki se mordille doucement la lèvre. Réfléchissant à cette proposition. Elle a bien compris que c'était surtout son accord que j'attendais. Faisant suite à la discussion qu'il y a eue entre elle et sa fille.
Plusieurs secondes de silence.
Yuki dit d'une petite voix presque suppliante :
« Maman, dis oui. »
Miyuki lève les yeux et regarde sa fille. Comme pour évaluer sa détermination. Se remémorant sa fille qu'elle a laissée partir ce matin même pour une sortie avec ses amies. Et la voir maintenant grandie malgré elle en une journée.
Elle dit simplement à mon attention, sans traducteur :
« Je compte sur toi pour faire attention à elle.»
À ces paroles, Yuki saute dans les bras de sa mère en disant :
« Merci maman. »
Je comprends la signification des mots de Miyuki. Je lui réponds en français en mettant mon poing droit sur le cœur :
« Tu peux compter sur moi Miyuki-san. »
C'est sur ces dernières paroles, à 20h49, que cette longue journée prend fin.
Lexique :
Chabudai : Table basse traditionnelle japonaise, généralement ronde ou rectangulaire, utilisée pour manger en position assise au sol.
Itadakimasu : Expression japonaise rituelle prononcée avant de manger, signifiant littéralement "je reçois humblement" (marque gratitude envers la nourriture et ceux qui l'ont préparée).
Mirin : Saké de riz doux et sucré utilisé comme assaisonnement en cuisine japonaise.
Mochi : Gâteau de riz gluant japonais pilé jusqu'à obtenir une pâte élastique et moelleuse, consommé nature ou fourré (anko, glace).
Pickles : Légumes marinés/conservés dans du vinaigre, du sel ou de la saumure (tsukemono en japonais).
Ponzu : Sauce japonaise acidulée à base d'agrumes (yuzu ou citron), sauce soja et vinaigre, utilisée comme condiment ou pour tremper.
Sencha : Thé vert japonais (le plus courant), obtenu par infusion de feuilles de thé cuites à la vapeur, au goût délicat et légèrement herbacé.
Sushis : Plat japonais composé de riz vinaigré accompagné de poisson cru ou fruits de mer, algue nori, et parfois légumes (variantes : nigiri, maki, sashimi).
Soupe miso : Soupe japonaise traditionnelle à base de bouillon dashi et de pâte miso (soja fermenté), souvent garnie de tofu, algues wakame et oignons verts.
Tamagoyaki : Omelette japonaise sucrée-salée roulée en couches, souvent servie au petit-déjeuner ou dans les bentos.
Yōkan : Pâtisserie japonaise traditionnelle gélatineuse à base de pâte de haricots rouges sucrés (anko), souvent servie en tranches avec du thé.
Zabuton : Coussin carré japonais plat et rembourré, utilisé pour s'asseoir au sol, notamment autour d'un chabudai.rend fin.

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